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Célébrer le Don de la Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que célébrons-nous au cours de Chavouot?

Réponse: Au cours de Chavouot, nous célébrons le don de la Torah. C’est le jour où tous ceux qui sont considérés comme « Israël » (« Isra-El », qui signifie « droit au Créateur ») ont reçu la Torah, la méthode de réalisation de soi par le libre arbitre, plutôt que d’en venir à un état préprogrammé d’accomplissement sous l’effet de la Lumière qui les y pousse.

Au contraire, ils sont capables de se voir, la réalité tout entière, et même le Créateur. Au lieu qu’Il le fasse, ils peuvent décider qu’ils veulent vraiment atteindre cet objectif, comme s’Il n’était pas Celui qui l’a fourni.

Nous célébrons que nous sommes en mesure de comprendre, de sentir, et d’atteindre la force supérieure qui agit en nous et de nous identifier à ses actes. De toute évidence, cette force supérieure, le Créateur, œuvre de toute façon. Cependant, nous atteignons la façon dont Il travaille; nous désirons qu’Il travaille sur nous, et même avant qu’Il ne prenne une mesure, nous sommes déjà tendus vers Lui. C’est ainsi que l’amour est mesuré.

Question: Donc, c’est seulement avec le don de la Torah que nous obtenons le libre arbitre, la liberté d’accepter la méthode et de la réaliser volontairement, alors qu’auparavant nous n’avions pas un tel libre arbitre, n’est-ce pas ?

Réponse: C’est exact. Par conséquent, c’est considéré comme la liberté de l’ange de la mort, «être une nation libre dans notre propre pays (notre volonté) », être libre. Qu’implique cette liberté ? Maintenant, je suis capable d’exprimer mon point de vue sur l’objectif de la création et sur notre chemin.

Pouvez-vous passer à un autre but ? Vous ne pouvez pas. Pouvez-vous choisir un chemin différent? Non. Qu’y a-t-il de si unique à ce sujet alors? Je prends ma part en lui ; je prends une décision, je choisis ce désir, je suis présent dans ce processus. Sinon, je ne suis pas. Le Créateur nous a donné une chance de participer. Cela signifie que je m’assume ainsi que mon indépendance, ce qui se passe dans le degré où je m’identifie avec le Créateur, en devenant semblable à Lui. Je suis soit un animal soit un homme.

De la 1ère partie du cours quotidien de la Kabbale du 29/05/2011, Shamati # 40

Se laver les « mains » avec la Lumière

Dr. Michael LaitmanToutes les coutumes traditionnelles dans le judaïsme sont une empreinte des actions kabbalistique spirituelles, mais seulement dans le désir corporel égoïste. Les véritables actions spirituelles sont réalisées dans deux domaines: la réception et le don sans réserve.
Après que nous ayons perdu la connexion avec l’amour des autres, avec le don sans réserve et le monde supérieur, ce qui nous reste dans le cadre de ce monde est appelé le judaïsme. C’est la forme sous laquelle la Kabbale existe pour une personne au cours de la période d’exil. Cependant, pour quelques-uns, elle se révèle dans deux sphères: spirituelle et corporelle.
C’est pourquoi, dans la religion, il existe certaines coutumes effectuées conformément à la tradition. Au lieu d’exécuter ces actions à l’intérieur de soi-même, comme des actions spirituelles, elles sont effectuées à l’extérieur.
Le Choul’han Aroukh ( la table dressée ), livre de lois religieuses, décrit les actions spirituelles, mais sous une forme matérielle. Quand on dit « lavez les mains», cela signifie que vous devez prendre votre récipient spirituel de la réception («mains») et le nettoyer par trempage ou lavage dans la Lumière de Hassadim (Miséricorde). Il explique comment faire le dais nuptial, la Houppah, pour la connexion avec le Créateur, comment séparer le désir pur (casher) de l’impur, ou comment abattre un «animal», qui signifie son propre égoïsme, de la bonne façon.
Toute action effectuée tout au long de la journée est le reflet des processus spirituels. C’est pourquoi le Choul’han Aroukh décrit la vie d’une personne en détail à partir du moment où elle se réveille et remercie le Créateur: de quel pied elle doit se lever en premier ens ortant du lit au réveil, comment mettre ses chaussures, et la façon de s’habiller, en mettant d’abord la main droite, un symbole de la volonté de donner, et puis la gauche, un symbole du désir de recevoir.
Tout est décrit dans les moindres détails parce que cela fait suite à la correction de l’âme. Le « corps » est l’âme, et le livre explique comment la corriger, comment l’habiller, la laver, comment la nourrir (ce qui signifie la façon de la remplir et avec quelle Lumière, Hokhma ou Hassadim, et dans quel ordre), et comment bénir différents types d’aliments, les types de satisfaction pour le désir de recevoir. C’est ce dont parle le Choul’han Aroukh.
Avant la destruction du Temple, la nation tout entière avait réalisé ces actions, chacun à son niveau et en travaillant sur son âme. Tout le monde savait ce que cela signifiait en relation avec son âme et la Lumière.
Toutefois, au moment où nous avons perdu une connexion avec le monde spirituel et où nous sommes tombés dans la réception égoïste, nous n’avons plus eu d’âme, il n’y avait donc rien à corriger, en effectuant toutes ces actions. C’est pourquoi les gens ont commencé à effectuer les mêmes actions sur leur corps, avec cette chair corporelle, dans le monde matériel, et à la table matérielle où ils mangent, au lieu de remplir l’âme avec la Lumière.
Si nous ouvrons le Talmud, nous allons voir un ensemble de règles que nous devons suivre par rapport aux autres (par exemple, la façon de payer votre voisin si votre animal l’a blessé), mais cela implique un niveau spirituel. L’ensemble du Talmud parle des actions d’une personne qui travaille sur la correction de son âme, mais elles sont décrites à travers les animaux ou travaux dans le champ, en utilisant le langage de l’allégorie.
Si vous êtes dans le monde spirituel, il est clair pour vous que cela a trait au monde spirituel, à l’âme. Pour vous, c’est comme si ce monde n’existait pas. Vous comprenez qu’il est impossible de corriger quoi que ce soit, en versant alternativement de l’eau sur une main, puis sur l’autre, et que ces actions sont effectuées uniquement comme un signe de la similitude du monde matériel avec le monde spirituel.
Si quelqu’un existe dans le monde spirituel, il ou elle agit ainsi de la même façon dans le monde corporel. Cependant, une action matérielle ne corrige pas l’âme. Il s’agit simplement d’une tradition culturelle, l’histoire d’une nation, un mode de vie auquel on est habitué depuis l’enfance.
En réalité, nous réalisons ces actions dans notre correction interne. En d’autres termes, nous prenons les parties de notre volonté et avec des actions comme celles-ci, nous les sortons du niveau égoïste, les remplissons au niveau du don sans réserve envers les autres et le Créateur. C’est exactement ce dont parlent le Choul’han Aroukh et toute la Torah, qui nous enseigne comment le faire.
Cependant, lorsque nous avons perdu notre lien spirituel, nous avons commencé à traiter cela comme des actions matérielles. La main droite, la main gauche, le taureau, ou un âne, une personne les a compris et les a étudiés comme s’ils étaient des lois corporelles.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 29/05/2011, Shamati # 40

Lag Baomer: la fête de la lumière

Dr. Michael LaitmanLa fête de Lag Baomer (le 33ème jour du décompte de l’Omer) est célébrée en l’honneur de Rabbi Shimon Bar Yohaï, l’auteur du Livre du Zohar, qui est mort ce jour-là. Dans le chapitre « Idra Zouta » article « Azinou », Le Livre du Zohar décrit la mort de Rabbi Shimon de cette manière: « Car le Seigneur donna la bénédiction, la vie éternelle sur lui » (Psaume 133). Rabbi Abba a dit: «La Sainte Lumière n’a pas fini de proclamer la vie jusqu’à ce que ses discours aient été achevés. Je les ai enregistrés et j’ai pensé en enregistrer un peu plus, mais je n’ai pas entendu. Et je n’ai pas levé la tête parce qu’il y avait une très grande Lumière que je ne pouvais pas regarder. Rabbi Eleazar et Rabbi Abba se levèrent et l’emportèrent hors de cet endroit. Et toute la maison était remplie d’une odeur parfumée. On le posa sur le lit et personne ne l’a touché à part Rabbi Eleazar et Rabbi Abba. Quand ils ont transporté le lit hors de la maison, ils entendirent une voix. Alors tout le monde est entré et s’est réuni pour la célébration en l’honneur de Rabbi Shimon. »Le Zohar utilise ces descriptions colorées parce qu’il est écrit dans la langue du Midrash (qui raconte une histoire). Mais bien sûr, il ne parle pas de sa mort physique, mais du passage de l’âme qui passe à l’état de la fin de la correction. C’est pourquoi il s’agit d’un événement important et pourquoi tout ce système, qui comprend ses élèves, reçoit une si grande Lumière.

Ce n’est pas parler de la mort d’une personne, mais de l’amenuisement d’un Partsouf spirituel. D’abord la Lumière vient et se revêt dans un Partsouf, formant à l’intérieur Taamim, Nekoudot, Taguin, et Otiyot. Les vêtements de la Lumière dans un Partsouf et sa disparition font s’ajuster la Lumière pour son utilisation, et c’est ainsi que l’âme de Rabbi Shimon atteint sa véritable action- le dernier niveau, la fin générale de la correction. C’est ce que décrit Le Zohar.

Tous les autres amis, toutes les âmes qui dépendaient de lui et qui résultaient de son Partsouf, qui s’était rempli de Lumière et s’est maintenant libéré d’Elle, maintenant reçoivent à travers lui toute la Lumière qui le quitte. Ce sont ceux qui étaient attachés à lui, connectés à lui, et ont participé à attirer la Lumière quand il est décédé.

La mort d’un kabbaliste signifie que l’ensemble de la Lumière qu’il avait absorbée à l’intérieur de son âme avec ses étudiants, en s’accumulant avec leur aide pour l’humanité tout entière, est maintenant libérée par lui et a été transmise à toutes les autres âmes. Dorénavant cette Lumière devient comme une illumination, comme la Lumière environnante qu’il donne aux autres. Son décès symbolise ce passage de la Lumière.

C’est pourquoi nous célébrons ce jour de cette manière et nous sommes heureux de recevoir cette Lumière supérieure, qui est appelé « Le Zohar », capable de corriger toutes les âmes, de connecter et élever chaque personne au niveau du Créateur. C’est pourquoi cette fête est appelée la fête de la Lumière – la Lumière qui ramène vers le Bien, la Lumière de la correction. Toute personne doit se demander: utilise-t-elle vraiment cette Lumière?

Cette Lumière nous a été donnée, mais l’utilisons-nous et nous réalisons-nous correctement? C’est ce qu’on appelle participer à la fête de Lag Baomer.

Du programme sur Lag Baomer du 17/05/2011

Un réseau qui enveloppe tout l’univers

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que ça veut dire que chacun des neuf étudiants de Rabbi Shimon représentait une Sefira distincte ? Peut-il y avoir de tels kabbalistes qui existent aussi dans notre temps ?

Réponse: Les dix kabbalistes qui ont permis d’écrire Le livre du Zohar sont les dix principales Sefirot. Chacun d’entre eux, par la réalisation de la racine de son âme, a compris qu’il appartient à l’une de leurs dix principales Sefirot, puis leur union intérieure a produit une force si énorme qu’ils purent révéler entièrement la Lumière supérieure et l’ont fait  » éclabousser » sur nous. C’est pourquoi ce livre est appelé « Le Zohar, » d’après le nom de la Lumière qui brille dans la partie supérieure du monde de Atsilout (GAR de Atsilout).

Je ne pense pas que nous ayons besoin aujourd’hui de kabbalistes de si haute stature. Ils ont déjà tout révélé, ont mis en lumière l’ensemble du système des âmes, et puis tous les autres kabbalistes ont rejoint le même système. Cela a engendré un réseau entièrement corrigé d’âmes à l’intérieur du système commun des âmes, qui ne sont pas encore corrigées.

Maintenant, si nous voulons nous corriger, il suffit pour nous de lire Le Livre du Zohar et autant que nous le pouvons, de toutes nos forces, pour essayer de rejoindre ses auteurs, leurs âmes, ainsi que les kabbalistes qui les suivirent. Ils sont devenus la partie corrigée dans le système commun des âmes, et si l’on veut se joindre à eux, nous serons alors en mesure d’utiliser toutes les Lumières et les forces qui opèrent dans leur unification mutuelle. C’est ainsi que nous serons en mesure d’utiliser la lumière du Livre du Zohar.

Pour l’essentiel, nous avons déjà tout reçu ! Il existe déjà un système de correction des âmes à l’intérieur du système qui ne s’est toujours pas corrigé. Nous avons le livre à notre disposition et toute la science de la Kabbale en général, que nous étudions par la méthode du Baal HaSoulam. C’est suffisant pour nous!

Il est clair qu’il y aura encore de nouvelles révélations, tout nous sera plus expliqué, et nous comprendrons mieux ce qui est écrit dans ce livre. Mais d’en haut nous avons déjà reçu tout afin de compléter notre correction.

La Kabbale est étudiée dans un groupe. Et chaque personne dans le monde qui sent qu’il doit corriger son âme et aspire à révéler pourquoi il existe, l’endroit où se trouve la racine de sa vie et sa raison, finira par trouver sa voie dans le même réseau – dans un de nos groupes. Là, il va commencer à révéler ce que nous faisons et comment mettre en évidence la racine de l’âme, comment mettre en évidence le système spirituel dans lequel nous vivons, mais nous sommes là dans un état inconscient pour l’instant. Alors, comment pouvons-nous arriver à réaliser ce système?

Quand nous venons au groupe et commençons à étudier, alors nous voyons d’abord des gens en face de nous. Puis ensuite, après avoir étudié pendant un certain temps, nous commençons à comprendre que ce ne sont pas des gens, mais un réseau interne de connexion qui nous unit.

Pour l’instant ce système est dysfonctionnel, mais nous essayons de révéler une certaine connexion en lui, en recherchant une force qui pourrait nous corriger, faire de nous une personne avec un cœur, nous amener à l’amour du prochain, de la garantie mutuelle, et de l’unification mutuelle.

Cette aspiration mutuelle les uns envers les autres afin de révéler la connexion entre nous dans l’unité des cœurs nous amène à la sensation de ce réseau. Nous ressentons qu’il existe. Nous commençons soudainement à sentir qu’il est présent. Et puis, à l’intérieur de ce système de connexion, nous nous voyons nous-mêmes et tous les grands kabbalistes qui entrent dans ce réseau en tant que ses éléments corrigés qui le soutiennent, en conduisant la Lumière à l’intérieur de ce système, en le nourrissant par la Lumière de l’unification, par l’amour, et la participation mutuelle entre tous ses éléments.

Cela ne dépend pas de la manière dont nous nous asseyons ensemble : physiquement ou virtuellement. La chose la plus importante est que nous nous sentions ensemble et que nous souhaitions faire partie du même système, pour rejoindre les kabbalistes. Et si nous lisons le Livre du Zohar, nous retirons la nourriture, la force, la compréhension, et la sensation spirituelle de ces âmes, à partir de ce réseau corrigé, tout comme les enfants tirent des adultes. Cela nous permet de faire partie de ce système nous-mêmes et d’atteindre la mutualité, la connexion, et des concessions, en nous annulant et en nous unissant avec tout le monde.
Dans le programme sur Lag Ba Omer du 17/05/2011

Commémoration ou remerciement ?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que la prière des morts (Kaddish) symbolise?

Réponse: Lorsqu’une personne meurt, nous remercions le Créateur. Apparemment, pour quelle raison, pour la mort d’un être cher?

Cependant, nous adressons notre gratitude au niveau spirituel. Nous regardons de la hauteur de l’esprit, vers le désir de recevoir qui a perdu sa forme égoïste, grâce à la Lumière, grâce au Créateur. Enfin, Il a fait en sorte que cela arrive. Cette partie est morte, et maintenant je peux réaliser le « résurrection des morts » avec elle, cela signifie que je peux prendre le désir n’ayant aucune intention égoïste et commencer à travailler avec lui pour l’amour du don.

Après la mort de l’égoïsme, c’est-à-dire l’intention de recevoir, seul le «corps» du désir reste. Il se décompose, et je peux alors commencer à travailler avec lui. Ayant reçu beaucoup d’aide du Ciel, je remercie alors le Créateur pour cela. Ce ne sont pas que de simples mots, mais le sentiment qui irradie une personne, lorsque enfin son désir égoïste meurt.

Le Kaddish paraît contradictoire dans notre perception égoïste actuelle. En fait, toutes nos prières, préceptes et rituels ne correspondent pas aux lois de notre vie. Tout cela est absolument illogique et irrationnel à nos yeux, parce qu’ils sont la projection de lois spirituelles.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 09/05/2011  de la nation israélienne

Un endroit spécial sur la carte de l’humanité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous savons que «Isra-El » est une vocation et non pas seulement un signe sur une carte d’identité. Pourtant, y-a-t-il une mission particulière pour ceux qui vivent dans l’état géographique d’Israël?

Réponse: Dans l’avenir, cette terre, ce pays, devrait devenir un symbole de l’état qui sera construit entièrement sur les forces de l’attribut du don, sur l’amour réciproque, sur la garantie mutuelle, sur les principes comme «aimez votre prochain comme vous-mêmes» et «ne faites pas aux autres, ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse, » ou comme s’unir « un homme dans un seul cœur.  »

 

Voici l’endroit ayant les conditions les plus appropriées. Ainsi, si une personne est attirée vers la spiritualité, dans un sens, elle sera attirée vers cet endroit. Il est impossible d’établir l’Etat d’Israël à Madagascar ou en Ouganda. La loi de la racine spirituelle et des branche agit ici, et cela doit être pris en considération.

Ainsi, nous n’avons pas le choix. Nous sommes ici et nous devons construire ici un état d’amour et de don, servant d’exemple pour le monde entier. C’est seulement ainsi, que nous pourrons vaincre les ennemis, atteindre l’indépendance et éviter toute nouvelles victimes.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 09/05/2011 de la nation israélienne

Fête de l’Indépendance d’Israël: Vertige de la réalisation

Dr. Michael LaitmanQuestion: J’ai lu récemment un article qui parle de pourquoi tout ce qui a eu du succès dans le monde entier n’en a pas eu en Israël, tels que des films de fiction et des gadgets médiatiques compliqués. Pourquoi est-ce ainsi?

Réponse: Nous, le peuple d’Israël, sommes des «animaux primitifs, » la nation la plus arriérée, si nous ne vivons pas dans un cadre approprié. Cela est évident dans la culture, l’éducation, et tout ce qui se passe ici. Nous ne pouvons rien faire correctement, et nous en sommes aussi fiers.

Nous ne comprenons pas que nous n’avons pas et n’aurons pas de réalisations tant que nous ne nous plaçons pas sous la puissance supérieure. Par rapport aux réalisations des Juifs à l’étranger, nous n’avons pratiquement rien, dont nous pouvons être fiers ici. Bien sûr, nous parvenons à faire certaines choses correctement, mais compte tenu de notre potentiel, ce n’est qu’une fraction misérable de ce que nous pouvons faire.

Nous nous sommes toujours comparés à d’autres nations, mais c’est incorrect car notre potentiel complet vient de Bina, et non de Malkhout. Alors pourquoi reculons-nous toujours? Pour l’essentiel, nos «réalisations» sont des échecs par rapport à ce que nous sommes en mesure de faire.

Rien ne nous aidera. Si nous ne nous connectons pas à notre Source, alors nous ne pourrons tout simplement pas survivre.

C’est pourquoi nous célébrons le Jour de l’Indépendance, quand nous sommes heureux d’avoir l’occasion de faire un travail spirituel et de monter spirituellement. Cette journée n’est pas « de reléguer à la fourrière » ce qui est arrivé à notre corps. Nous ne pouvons pas regarder la vie de cette façon.

Le Jour de l’Indépendance pour nous est un rappel de la chance qui nous a été donnée. En réalisant correctement cette opportunité, nous serons en mesure d’amener le monde entier à une ascension spirituelle, à l’éternité et la perfection. La problème ici n’est pas l’Etat d’Israël ou la nation d’Israël, mais l’essence spirituelle de ce qui se passe. Nous avons été conduit à l’endroit de la réalisation spirituelle, le lieu où la rédemption spirituelle de tout le monde commence.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 10/5/11, «L’héritage de la terre»

De la guerre à la paix

Dr. Michael LaitmanEn commémoration de la Journée nationale du souvenir des soldats morts et des victimes du terrorisme.

Nous avons reçu cette terre quand nous avons quitté Babylone. Nos racines spirituelles en relation au monde matériel se trouvent seulement ici. Le Baal HaSoulam dit qu’ici, nous devons donner un exemple à l’humanité tout entière de ce que cela signifie être une nation corrigée conformément à la force supérieure, à la nature. Toutes les nations et le monde entier doivent se conformer à cette loi naturelle, afin de continuer à exister. Sinon, une destruction massive commencera.

Nous devons faire des efforts pour que toutes les guerres de l’Etat d’Israël ne soient pas vaines. Nous devons être les gardiens fidèles de ce que nous avons obtenu grâce à ceux qui sont tombés lors des guerres. Une succession de guerres sans fin n’est pas le moyen qui permettra au pays de progresser. Au contraire, en l’honneur de ceux qui ont tout donné pour nous, nous devons comprendre comment vivre, comment mettre fin à la guerre et au meurtre.

Cela dépend de nous. Donc, au lieu de parler, faisons ce qu’il nous a été confié. Notre devoir n’est pas seulement de nous préparer à une guerre éventuelle, mais d’avancer vers une véritable réconciliation, vers la paix. Ce n’est qu’unis les uns aux autres que nous transmettrons la paix, qui est entre nous, à tout le monde.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 08/05/2011, « LA Nation »

Il faut révéler la bonté

Dr. Michael LaitmanLa lumière supérieure conduit une personne à travers de nombreuses montées et descentes, lui donnant constamment la sensation que seul le Créateur peut l’aider. Après tout, Il est celui qui m’a envoyé tous les problèmes pour finalement m’enseigner à prier pour le salut.
Le salut est la révélation du Créateur, je prie précisément  pour vivre sous sa puissance unique, qui est la seule chose existante. Je ne veux pas me tromper plus longtemps ou ressentir toute autre force. Bien que je comprenne que toutes les forces viennent de lui, je veux juste être contrôlé par cette force unique- la force du don et l’amour du prochain.

Je tiens à révéler le Créateur, parce que c’est la vérité! Tous mes autres états sont des mensonges. Ce n’est qu’alors que la prière et le cri naissent dans une personne, ce à quoi la force supérieure l’amène. Cette force a toujours joué avec elle, la trompant pour augmenter sa confiance en elle, lui créant des difficultés, afin qu’elle devienne plus forte.

Voilà comment une personne arrive à une prière et révèle le Créateur. Maintenant, elle ne recherche pas le Créateur, afin de se débarrasser de toutes ses détresses et quêtes, mais veut être sous la puissance du « il n’y a rien hormis Lui. » Ce qui signifie sortir de l’esclavage de Pharaon et  devenir l’esclave du Créateur.

 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/4/11, Shamati # 1

Quatre cents ans à la montagne de la haine

Dr. Michael LaitmanQuestion: Toutes nos intentions vont-elles directement dans la bouche du Pharaon, pour le nourrir?

Réponse: Tout dépend des intentions. Pharaon est une force spéciale, l’ego qui se dévoile par opposition à la Lumière. C’est une réserve d’égoïsme, le désir de recevoir, que nous devons construire.

Dans la sagesse de la Kabbale, il n’y a pas de «Pharaon» sans «Israël», c’est-à-dire il n’y a pas d’acharnement du Créateur à l’égard de l’homme, qui s’efforce de s’unir avec les autres et à atteindre l’attribut de don. Ainsi, dans la mesure de son aspiration vers l’attribut du don, une personne construit Pharaon, cultive en lui-même ses désirs (Kelim), d’où plus tard, il fuira et qu’il corrigera par la suite, recevant ainsi une récompense.

Tout le travail en Egypte est d’organiser Pharaon et de le faire grandir, de le rendre puissant et riche, c’est-à-dire  accroître notre ego en partant du minuscule point de notre égoïsme naturel jusqu’au statut du Créateur. Après tout, qu’est-ce que tout cet égoïsme nous donne? Il nous donne les désirs de nourriture, de sexe, d’argent, de célébrité et de connaissance, un petit ego de notre monde, un ego corporel, qui n’a rien à voir avec la spiritualité. Cet ego terrestre n’a même pas besoin de correction.

En commençant à travailler sur notre union, nous découvrons le ressentiment, la séparation, l’indifférence à notre union. Essentiellement, c’est la révélation du mal, mais seulement si une personne le voit comme tel. Après tout, elle peut dire qu’elle ne peut pas s’unir avec les autres et que ce travail n’est pas pour elle, avant même de l’entreprendre. Et certaines commencent, mais s’affaiblissent, tombent, et «meurent en terre d’Egypte. »

Mais il y a des personnes qui le supportent, en comprenant qu’il n’y a pas d’autre choix. Elles ne cessent de faire des efforts, encore et encore, bien qu’elles voient qu’elles continuent de perdre. Et elles essaient, autant que possible, de s’unir avec les amis, de renforcer le groupe, et en dépit de leurs efforts, elles voient que rien ne fonctionne. Au contraire, elles éprouvent le désir de critiquer les amis et de les éloigner tous d’elles. Et une fois de plus, elles surmontent ce flash d’égoïsme.

Ainsi, à chaque fois, tout ce qu’une personne a obtenu, tous ses efforts sont consommés par son ego, Pharaon, qui grandit et se réjouit. Une personne construit elle-même en son sein tous ces attributs, mais par ses propres efforts. Ensuite, elle arrive à l’état où elle ne supporte plus son ego. Et c’est à ce moment qu’elle reçoit tous les récipients de Pharaon (Kelim), tous les désirs.

En d’autres termes, l’exil égyptien commence seulement avec les efforts de la personne vers l’union avec les amis. En fait, que méritent Israël après leur fuite d’Egypte, d’où le Créateur les libère? Ils méritent l’union au Mont Sinaï (la montagne de la haine), tous comme «un homme dans un seul cœur, ne serait-ce que pour un instant, jusqu’à ce qu’ils sculptent le «veau d’or » et tombent encore une fois. Mais ces chutes sont d’une autre nature maintenant, dans l’or qu’ils ont transporté d’Egypte, dans les « récipients égyptiens» emportés avec eux, afin de les séparer d’eux et de les corriger.

Mais encore, que veulent-ils pendant toutes ces années d’exil? Ils voulaient créer l’union entre eux qu’ils ont finalement atteint au Mont Sinaï. Et sans ces efforts incessant en vue de résister au Mont-Sinaï, les «400 ans d’exil égyptien » ne seraient pas passés pour vous.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 21/04/2011, Le Livre du Zohar