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Le pouvoir est dans la tête


Il y a une grande partie qualitative appelé « Israël » (ISRA-EL) dans le désir général de recevoir. Cette partie a été fondée par ceux qui ont quitté l’ancienne Babylone avec Abraham, qui aspirait à une relation avec la force supérieure, contrairement  aux autres Babyloniens. Mais l’essentiel, c’est qu’ils ont besoin de cette connexion pour être les conducteurs de la lumière pour les nations du monde (MONDE).

Puis il est dit sous la forme d’une fable que le Créateur s’est tourné vers les nations du monde et leur a offert la méthode de correction, mais ils n’étaient pas en mesure d’accepter ses principes: ne pas assassiner, ne pas voler, etc. En effet, nos désirs égoïstes ne peuvent  remplir le but du don sans réserve par eux-mêmes et ils ont donc besoin d’une «tête» qui leur donnera une bonne intention.

Ainsi, les deux parties du désir  général doivent être ensemble. Ils ne peuvent pas être l’un sans l’autre. D’abord la partie d’Israël doit être corrigée, ce qui signifie avoir la bonne intention, afin qu’ils soient prêts à travailler avec les désirs. Ensuite, il sera possible de se tourner vers les désirs eux-mêmes, en les corrigeant par les intentions du don sans réserve.

Il est important de comprendre quelques subtilités ici: Nous savons déjà que les désirs corrigés sont différents de ceux non corrigés dans leurs intentions. Les intentions dépendent d’Israël. Donc, il n’y a rien que nous puissions  exiger des nations du monde, la correction est à Israël et son lien avec le monde. Après la destruction du Temple et l’éclatement, Israël a sombré dans l’intention égoïste, et donc pour cette raison doit se corriger d’abord. Ensuite, ils ne feront que tirer et ajouter les désirs des nations du monde vers les bonnes intentions et ainsi  la correction sera assurée.

Nous devons nous concentrer et nous  préparer pour ce moment: nous travaillons consciemment et nous sommes attentifs à  ce que nous faisons, à ce que l’obligation de la correction nous appartient et nous ne devons pas attendre que les nations du monde fassent  quelque chose. Sinon, ils ne comprennent pas leur dépendance à l’égard d’Israël et ils  tourneront leurs demandes et leur colère contre nous. De toute évidence, cela ne fera que provoquer des catastrophes, car ils ne sont pas corrigés et ne peuvent  pas encore faire pression sur nous en aucune  autre manière.

Il est du devoir spirituel et matériel d’Israël d’accélérer la correction autant que nous le pouvons. Nous ne pouvons pas dépendre des nations du monde de quelque façon si nous ne les influençons pas correctement et ne faisons pas ressortir l’intention en la rapprochant de leurs intentions.

Dans l’ensemble c’est un schéma très simple, même si elle conduit à de nombreux résultats. « Israël » veut dire « j’ai une tête – Li – Rosh ». Tout dépend de la tête du Partsouf .La troisième et dernière phase est différente de la première phase initiale  lorsque  l’humanité acquiert une «tête», tandis que les autres désirs restent les mêmes.

Ainsi, il s’avère que la correction dépend d’Israël. Les nations du monde qui sont le corps du Partsouf attendent  apparemment qu’Israël soit prêt à leur donner leur intention, pour ajouter les intentions de la «tête» au «corps ». Le corps lui-même est passif et ne peut se déplacer dans une direction. Il peut être beaucoup plus intelligent que Israël  avec toutes les sagesses du monde, mais ne viendra pas en soi à l’idée de don sans réserve et ne peut donc pas effectuer la correction.

Par conséquent personne n’a pas  de solution pour la crise en cours. L’humanité va se trouver totalement impuissante et les choses peuvent se détériorer  en  émeutes,  assassinats et guerres. Éventuellement, cela mettra suffisamment de pression sur Israël afin qu’il construise l’intention correctement et présente la méthode de sauvetage pour  le monde entier : «Connectons-nous et unissons-nous. Rejoignez-nous. »Cela devrait être fait dès que possible.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale, le 06/09/12 , «Le Shofar du Messie »

Adieu les fantasmes !

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Le corps et l’âme »: Le reste des concepts, qui combinent la raison de leur méthode et d’autres méthodes, nous  est interdit. Celui qui les utilise viole le précepte  «Ne vous faites pas d’idoles. »

Si j’imagine quelque chose qui est imperceptible à  mes organes de perception, ceci est appelé «idolâtrie». De là, on voit clairement  dans quel genre de fantaisie se trouve toute l’humanité ».

Mon analyse doit être au maximum exacte. Elle doit être fondée sur des données réelles, sur ce qui est dans mes mains, pas dans le fantasme et la conjecture. Seul ce type de perception et l’approche me feront  changer et voir le monde nouveau, mais, encore une fois, dans les perceptions réelles, «entre  mes mains ». Tout le reste est un jeu d’imagination.

C’est seulement si je m’arrête de fantasmer et que j’accepte qu’il n’y a rien en dehors des cinq organes de perception, que l’on peut être guidé que par ce qu’on voit , dans ce cas cela va m’obliger à élargir la gamme de mes perceptions, et c’est pourquoi l’interdiction des fantasmes est nécessaire pour les changements intérieurs. Grâce à cela, je vais révéler le monde supérieur dans mes organes de la perception améliorés.

Question: Mais personne ne comprend ça!

Réponse: C’est vrai, mais il ya une chose telle que la reconnaissance du mal. Ce n’est que lorsque l’homme atteint le bord, la limite, quand  cela devient vraiment insupportable pour lui, alors il est ouvert à des changements.

L’humanité a besoin d’atteindre le fond même de toutes les religions et croyances. C’est de là qu’est le fanatisme religieux moderne, de l’ensemble de ses manifestations. Il y a une place pour cela. Les gens doivent donner une expression exhaustive de toutes ces approches à la vie. C’est seulement alors qu’ils seront en mesure de passer d’un bord à l’autre et de révéler la vérité, – la vérité simple, matérialiste basée exclusivement sur ​​l’étude et les perceptions des organes de perception.

C’est ce que réside la science de la Kabbale. Il n’y a pas de mysticisme, pas de chimères. De la même façon qu’un âne se tient devant l’auge, soit il y a la nourriture ou  bien il n’y a pas de nourriture. Il n’y a pas d’autres options.

Tout à la fin, les gens vont découvrir que la totalité de leurs croyances ne  leur donne pas  la nourriture, cela ne leur donne rien. Vous descendez  sans  force soit pour vivre ou pour  mourir. Vous ne serez pas autorisés à prévoir votre existence dans vos perceptions, et alors vous aurez besoin de les changer.

Dans un premier temps, nous imaginons ce monde dans la perception, et nous allons  ici, sans changer nos perceptions. Puis, nous commençons à descendre, et les perceptions se rétrécissent, se contractent, nous poussent, et nous limiter. C’est semblable au tourment  du travail de la naissance. Le monde descend dans les ténèbres, dans la pénurie, les problèmes et les dangers, et puis, parce que je n’ai pas d’autre choix, je suis obligé de m’échapper en courant  de ces perceptions, car, en elles, je fais l’expérience de la mort. En elles, je ne suis plus capable de continuer  que je fais. Ici, il n’y a plus de place pour la croyance en quelque chose de mieux « de l’autre côté ». Je ne peux pas survivre aujourd’hui. L’espoir d’une vie après la mort ne m’aide plus.

Aujourd’hui, les problèmes ont un impact sur ​​le portefeuille, mais, demain, ils vont s’abattre sur les  âmes, la source de la force de la vie. En collaboration avec la science de la Kabbale, dans l’ensemble du monde, les gens seront amenés à comprendre qu’il est nécessaire pour eux de changer leur perception.

La chose la plus importante en cela est le désir de recevoir, et les gens ont besoin de le changer pour celui de donner sans réserve , ne plus croire à quelque chose qu’ils ne voient de leurs propres yeux, ce qu’ils ne savent pas faire par expérience. Les fantasmes vont cesser d’aider. Les gens vont se développer à un point tel qu’ils auront le sentiment que la seule solution est de modifier leurs propres perceptions.

C’est la réalisation du mal, du mauvais penchant, que le Créateur a créé en même temps que la Torah, c’est dire, la méthode de la correction avec la force de la correction de la Lumière qui permet de venir au bon début. Telles sont les trois états, les trois étapes de la voie.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale ,31/08/12, article « Corps et âme »

Explication scientifique

Dr Michaël LaitmanQuestion: Est-ce qu’on peut utiliser dans les cours pour les 99% des exemples de menaces de crise, de la faim et de la guerre? Dans quelle proportion, et dans quelle mesure?

Réponse: N’utilisez pas ces exemples de cette façon. Il faut seulement montrer le développement du monde, où il va. Et il faut le faire de manière scientifique, en expliquant que, conformément à l’évolution de l’égoïsme, il peut y avoir de tels et tels problèmes, etc.

La crise ne passera pas toute seule, nous devons la corriger en nous-mêmes, c’est une crise des relations entre les gens, et non pas la crise financière, économique ou environnementale. C’est-à-dire ce n’est pas la nature qui est contre nous, mais nous sommes ses plus grands opposants. Il est nécessaire de montrer aux gens où cela conduit, d’un point de vue scientifique, détaché de sentiments. Bien sûr, tout cela conduit à des guerres et à des gros problèmes si nous n’intervenons pas et ne commençons pas faire avancer le monde vers l’équilibre. Nous sommes en mesure de résoudre ce problème.

De la leçon virtuelle, 26/08/2012

N’ayez pas raison, soyez bon

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que dois-je faire si je suis heureux qu’il y ait des crises, car elles démontrent que nous avons raison?

Réponse: Nous avons raison de dire que le monde ne voit pas de solution à la crise, mais si nous pouvions expliquer ce qui se passe au grand public, il n’y aurait pas besoin de coups. Les gens arriveraient à une compréhension plus profonde et plus large de l’actualité, et ils sauraient quoi faire.

Aujourd’hui, les gens sont tout simplement en état de choc. Mais, nous pouvons adoucir leurs ennuis en expliquant les choses, par des corrections et l’intégration mutuelle. Maintenant, le même niveau de soulagement que nous avons pu lui transmettre se transforme en haine envers nous. Les gens ne savent pas pourquoi ils nous haïssent, et le fait est que le temps est venu pour le public en général d’être corrigé, en particulier en Israël et dans une certaine mesure dans le monde entier. Dans l’ensemble nous sentons les coups sur nous-mêmes.

Voyons donc si vous vous sentirez heureux quand votre négligence et votre inattention vous frapperont comme un boomerang. Soit dit en passant, cela se réfère à chacun de nous.

Le Baal HaSoulam dit dans l ‘«Introduction au Livre du Zohar», article 71: Dans une telle génération, tous les destructeurs parmi les Nations du monde relevent la tête et leur souhait essentiel est de détruire et de tuer les enfants d’Israël, car il est écrit (Yevamot 63), « Aucune calamité vient pour le monde, mais pour Israël. » Cela signifie, comme il est écrit que dans les corrections désignées, elles causent la pauvreté, la ruine, le vol, le meurtre, et la destruction dans le monde entier.

Une personne se réjouie de tous les troubles dans le monde: «Je vous ai dit que les choses allaient mal, maintenant, vous voyez que j’avais raison! » Quel genre d’ego puant cela peut être. Bien sûr, c’est en chacun de nous, mais nous ne devons pas laisser cela nous diriger et accepter que ce slogan soit inscrit sur notre drapeau. Nous ne devons pas rester sans rien faire et voir combien les gens souffrent. Peut-on traiter le monde de cette façon? Y a-t-il une place pour une telle personne parmi nos amis ?

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 02/09/12, l’article « Une servante qui hérite de sa maîtresse »

L’esprit ne donne pas d’instructions à l’ego

Dr. Michael LaitmanNous devons amener le monde à l’heure de vérité, à la compréhension du fait que seul l’homme lui-même a besoin de correction. Nous devons changer notre nature pour équilibrer le mal en nous. Sinon, nous continuerons à détruire l’environnement. Aujourd’hui, cette tendance devient illogique : Nous semons la mort dans nos maisons. C’est de notoriété publique, on a écrit à maintes reprises sur ce sujet, et nous le voyons de nos propres yeux, nous le vivons nous-mêmes comme des rafales de chaleur et de froid, des tsunamis et des tempêtes. Et pire arrivera dans l’avenir.

Et pourtant, comme en état d’inconscience, nous continuons à nous adonner à notre ego jour après jour, tout juste capable de réprimer l’instinct naturel dans la voix d’un homme de raison, lui disant qu’il est coincé dans la même impasse sous un barrage continu de coups. En regardant la situation de l’extérieur, il est impossible de comprendre comment cela est-il possible ?

Pourtant, c’est ce que le Créateur nous a préparé, une série de malheurs, jusqu’à ce que nous atteignions la connaissance du mal, au moins jusqu’à que nous mettions à poser la question : d’où vient tout cela et pourquoi ?

Le problème avec les leaders d’aujourd’hui, c’est qu’ils sont sourds au son de la raison et ne veulent qu’une chose : continuer la course aux richesses et au contrôle. Et surtout, ils ne voient pas de solution viable. Beaucoup savent déjà que tout cela est dû à la nature humaine, mais, dans le désespoir, ils lèvent tous les bras au ciel lorsqu’ils sont confrontés à ce problème. Ils ne connaissent que deux moyens : la puissance militaire et l’argent, leur permettant de se maintenir au pouvoir. Aucune autre option pour diriger n’est prise en compte.

Je leur dis qu’il est possible de changer les gens par l’éducation intégrale ; dans quelques années, ils verront de l’amélioration et de la prospérité. Ils écoutent, mais ils n’entendent pas. Ils ne peuvent pas entendre avec toute leur intelligence.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 29/08/12, article «L’exil et la rédemption »

«Pourquoi le socialisme? »

Albert Einstein (revue mensuelle mai 1949)

« Est-il conseillé que celui qui n’est pas un expert sur les questions économiques et sociales exprime son opinion au sujet du socialisme? Je crois que pour un certain nombre de raisons ce le soit.

«Regardons d’abord la question du point de vue de la connaissance scientifique. Il semblerait qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie et l’économie : dans ces deux domaines, les scientifiques tentent de découvrir les lois d’acceptabilité générale pour un groupe défini de phénomènes, afin de rendre l’interconnexion de ces phénomènes, aussi claire et compréhensible que possible. Mais en réalité de telles différences méthodologiques existent. La découverte de lois générales dans le domaine de l’économie est rendue difficile par le fait que les phénomènes économiques observés sont souvent affectées par de nombreux facteurs qui sont très difficiles à évaluer séparément. En outre, l’expérience qui s’est accumulée depuis le début de la période dite civilisée de l’histoire humaine a, comme on le sait, été largement influencée et limitée par des causes qui ne sont pas exclusivement de nature économique. Par exemple, la plupart des grands États de l’histoire doit leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont emparés du monopole de la propriété foncière et ont nommé un sacerdoce issu de leurs propres rangs. Les prêtres, contrôlant l’éducation, firent de la division des classes sociales une institution permanente et créèrent un système de valeurs guidant désormais le comportement social du peuple, dans une large mesure inconsciemment.

« Mais la tradition historique date, en quelque sorte, d’hier, et nulle part avons-nous vraiment surmonté ce que Thorstein Veblen  appelait « la phase de prédation » du développement humain. Les faits économiques observables appartiennent à cette phase et même les lois telles que nous pouvons en tirer ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est précisément de surmonter et d’aller au-delà de la phase de prédation du développement humain, la science économique dans son état actuel ne peut qu’apporter qu’un faible éclairage sur la société socialiste de l’avenir.

« En second lieu, le socialisme est orienté vers un but social et éthique. Cependant, la science ne peut pas créer des buts et, encore moins, les inculquer aux êtres humains ; la science, tout au plus, peut fournir les moyens d’atteindre certains buts. Mais les buts eux-mêmes sont conçus par des personnalités ayant de nobles idéaux éthiques et – si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vitaux et vigoureux – ils sont adoptés et mis en avant par nombre d’êtres humains, qui, à moitié inconsciemment, déterminent la lente évolution de la société.

«Pour ces raisons, nous devrions faire attention de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains, et nous ne devrions pas supposer que les experts sont les seuls qui ont le droit de s’exprimer sur les questions touchant à l’organisation de la société.

« D’innombrables voix affirment depuis un certain temps que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement ébranlée. La caractéristique d’une telle situation est que les individus se sentent indifférents ou même hostiles envers le groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Afin d’en illustrer le sens, permettez-moi de rappeler ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et bien-intentionné de la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je remarquais que seule une organisation supranationale pourrait offrir une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur, très calmement et froidement, me dit : «Pourquoi êtes-vous si profondément opposé à la disparition de la race humaine?

«Je suis sûr, qu’à peine un siècle auparavant, personne n’aurait fait une déclaration de ce genre si légèrement. Il s’agit de la déclaration d’un homme qui s’est efforcé en vain d’atteindre un équilibre en lui-même et qui a plus ou moins perdu espoir d’y parvenir. Elle est l’expression d’une solitude douloureuse et de l’isolement dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause? Y a-t-il une issue?

« Il est facile de soulever de telles questions, mais difficile d’y répondre avec une certaine assurance. Je vais essayer, cependant, du mieux que je puisse, même si je suis très conscient du fait que nos sentiments et aspirations sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés en formules faciles et simples.

«L’homme est, à la fois, un être solitaire et un être social. En tant qu’être solitaire, il tente de protéger sa propre existence et celle de ceux qui sont proches de lui, pour satisfaire ses désirs personnels et développer ses facultés innées. En tant qu’être social, il cherche à obtenir la reconnaissance et l’affection de ses semblables, à partager leurs plaisirs, à les consoler dans leurs tristesses et à améliorer leurs conditions de vie. Seule l’existence de ces aspirations variées, souvent conflictuelles, représente le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut atteindre un équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux directions est, pour l’essentiel, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui émerge finalement est largement formée par le milieu dans lequel l’homme se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle il grandit, par la tradition de cette société, et par une évaluation de certains types de comportement. La notion abstraite de «Société» signifie, pour un individu, la somme totale de ses relations directes et indirectes avec ses contemporains et avec toutes les personnes des générations précédentes. L’individu est capable de penser, de sentir, d’aspirer à un but, et de travailler par lui-même ; mais il dépend tellement de la société – pour son existence physique, intellectuelle et émotionnelle – qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre, en dehors du cadre de la société. C’est la «société» qui fournit à l’homme la nourriture, des vêtements, un logement, des outils de travail, le langage, les formes de la pensée, et la plupart du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible grâce au travail et réalisations de millions de personnes passées et présentes, qui se cachent toutes derrière le petit mot «société».

«Il est évident, par conséquent, que la dépendance de l’individu à la société est une circonstance naturelle qui ne peut pas être abolie, tout comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, alors que le processus de vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans le moindre détail, par de rigides instincts héréditaires, le modèle social et les interrelations des êtres humains sont très variables et susceptibles de modifications. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, les institutions et les organisations, dans la littérature, dans les réalisations scientifiques et techniques, dans les œuvres d’art. Cela explique comment, dans un certain sens, l’homme peut influencer sa vie par sa propre conduite, et comment dans ce processus conscient, penser et vouloir peut jouer un rôle.

« L’homme acquiert à la naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer fixe et inaltérable, y compris les pulsions naturelles, qui sont propres à l’espèce humaine. En outre, au cours de sa vie, il acquiert une constitution culturelle qu’il adopte de la société, par la communication et par de nombreux autres types d’influences. C’est cette constitution culturelle qui, avec le passage du temps, est sujette au changement et qui détermine dans une très large mesure la relation entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation comparative des cultures dites primitives, que le comportement social des êtres humains peut varier considérablement, en fonction des modèles culturels dominants et des types d’organisation prédominant dans la société. C’est sur cela que ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme peuvent fonder leurs espoirs : les êtres humains ne sont pas condamnés, en raison de leur constitution biologique, à anéantir l’autre ou à être à la merci d’un destin cruel, auto-infligé.

« Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devrions constamment être conscients du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne pouvons modifier. Comme mentionné précédemment, la nature biologique de l’homme est, à toutes fins pratiques, pas sujet au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques des derniers siècles ont créé des conditions qui sont là pour rester. Dans les populations relativement densément peuplées établies avec les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et un appareil hautement centralisé de production sont absolument nécessaires. Le temps, où des individus ou des groupes relativement petits étaient complètement auto-suffisants et qui en regardant en arrière semblait si idyllique, s’en est allé pour toujours. Il est à peine exagéré de dire que l’humanité constitue encore aujourd’hui une communauté planétaire de production et de consommation.

«J’ai maintenant atteint le point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit de la relation de l’individu à la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à l’égard de la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace à ses droits naturels, ou même à son existence économique. En outre, sa position dans la société est telle que les motivations égoïstes, responsables de sa construction, sont constamment accentuées, tandis que ses pulsions sociales, qui sont par nature plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position dans la société, souffrent de ce processus de détérioration. Sans le savoir, prisonniers de leur propre égoïsme, ils se sentent sans aucune sécurité, solitaire, et privés du pur et simple plaisir de vivre. L’homme ne peut trouver un sens à la vie, aussi courte et périlleuse soit-elle, qu’en se consacrant à la société.

« L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la véritable source du mal. Nous voyons devant nous une énorme communauté de producteurs dont les membres s’efforcent sans cesse de se priver mutuellement des fruits de leur travail collectif – non pas par la force, mais pour l’ensemble dans un respect fidèle aux règles légalement établies. À cet égard, il est important de se rendre compte que les moyens de production – c’est-à-dire toute la capacité productive qui est nécessaire pour produire les biens de consommation, ainsi que des capitaux supplémentaires de biens – peuvent légalement être, et pour la plupart sont, la propriété privée des individus.

« Pour des raisons de simplicité, dans la discussion qui suit, j’appellerai « travailleurs » tous ceux qui ne partagent pas la propriété des moyens de production, bien que cela ne correspond pas tout à fait à l’utilisation usuel du terme. Le propriétaire des moyens de production est en mesure d’acheter la force de travail de l’ouvrier. En utilisant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est la relation entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il est payé, tous deux mesurés en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est «libre», ce que l’ouvrier reçoit est déterminé non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par ses besoins minimum et par les exigences des capitalistes envers la force de travail en rapport au nombre de travailleurs en concurrence sur le marché du travail. Il est important de comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

«Le capital privé tend à se concentrer dans quelques mains, en partie à cause de la concurrence entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petits. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé, dont l’énorme pouvoir ne peut pas être contrôlé efficacement, même par une société politique organisée démocratiquement politique. Il est vrai que les membres des organes législatifs sont choisis par les partis politiques, en grande partie financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, à toutes fins pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence est que les représentants du peuple ne protègent, en fait, pas suffisamment les intérêts des couches défavorisées de la population. En outre, dans les conditions actuelles, les capitalistes privés contrôlent inévitablement, directement ou indirectement, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est donc extrêmement difficile, et même dans la plupart des cas tout à fait impossible pour le citoyen individuel de parvenir à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

« La situation, prévalant dans une économie basée sur la propriété privée du capital, est ainsi caractérisée par deux principes fondamentaux : premièrement, les moyens de production (le capital) sont des propriétés privées et les propriétaires en disposent comme bon leur semble, d’autre part, le contrat de travail est libre. Bien sûr, une société capitaliste au sens pur du terme n’existe pas. En particulier, il convient de noter que les travailleurs, à travers de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir une forme quelque peu améliorée du «contrat de travail libre» pour certaines catégories de travailleurs. Mais pris dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup d’un «pure» capitalisme.

« La production est réalisée dans un but lucratif, et non dans un but d’utilisation. Il n’existe aucune sécurité que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler seront toujours en mesure de trouver un emploi, une «armée de chômeurs» existe presque toujours. Le travailleur est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Puisque les chômeurs et les travailleurs mal rémunérés ne constituent pas un marché rentable, on restreint la production des biens de consommation et il en résulte de grandes difficultés. Les progrès technologiques se traduisent souvent par plus de chômage plutôt que par un allégement de la charge de travail pour tous. La recherche du profit, en conjonction avec la compétition entre les capitalistes, est responsable d’une instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital qui conduit à des dépressions de plus en plus sévères. La concurrence illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et, à cette paralysie de la conscience sociale des individus dont j’ai déjà parlé.

« Je considère, cette paralysie des individus, comme le pire des maux du capitalisme Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude concurrentielle exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est formé à adorer un avide succès comme préparation à sa future carrière.

«Je suis convaincu qu’il y a une seule façon de remédier à ces maux graves, à savoir à travers la mise en place d’une économie socialiste, accompagnée d’un système éducatif qui serait orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production sont la propriété de la société elle-même et sont utilisés de façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la communauté, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait des moyens d’existence à chaque homme, femme et enfant. L’éducation de l’individu, en plus de la promotion de ses propres capacités innées, tenterait de développer en lui un sentiment de responsabilité pour ses semblables au lieu de la glorification du pouvoir et du succès dans notre société actuelle.

« Néanmoins, il est nécessaire de se rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une économie planifiée en tant que telle peut être accompagnée d’un asservissement complet de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de certains problèmes sociopolitiques extrêmement difficiles : comment est-il possible, compte tenu d’une centralisation de grande envergure du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment les droits de la personne peuvent être protégés et avec cela un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie peut-il être assuré ?

« La clarté sur les objectifs et les problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes est sujet à un puissant tabou, je considère la création de ce magazine est un service public important. « 

Devant nous une vague supplémentaire de crise


Avis de M. Faber, économiste américain: Aujourd’hui, les États-Unis, la Chine et la plupart des pays en développement ne montrent pas la meilleure dynamique d’évolution.
Ceci indique l’approche de la soi-disant «tempête parfaite». Par ailleurs, la crise dans la zone euro, est l’argument décisif en faveur de ceci, l’économie mondiale pourrait sombrer dans l’ombre à nouveau.

Commentaire : tout se poursuivra ainsi, par des vagues lentes et tranquilles, jusqu’à ce que cela nous force à commencer des changements dans la société – sociaux, économiques , et à passer à l’économie de consommation intelligente, égalité et union.

L’athéisme est en hausse partout dans le monde

Dr. Michael LaitmanDans les Nouvelles (extrait de Science Christian Monitor) : «L’athéisme est en augmentation aux États-Unis et ailleurs, tandis que la religiosité est en baisse, selon un nouveau sondage fait dans le monde entier. « L’indice mondial de la religiosité et de l’athéisme», menée par WIN-Gallup International dont le siège est en Suisse, a constaté que le nombre d’Américains qui se disent «religieux» est passée de 73 pour cent en 2005 – lors du dernier sondage mené – à 60 pour cent . Ceux qui ont dit être des athées «convaincus» sont passés de 1 à 5 pour cent. Et 33 pour cent des personnes interrogées ont dit qu’elles ne se considèrent pas comme étant des personnes religieuses. ‘…

«L’Amérique demeure en bas de liste des pays se proclamant athées. La Chine arrive en tête de cette liste avec 47 pour cent d’ »athées convaincus», suivie par le Japon (31 pour cent), la République tchèque (30 pour cent), la France (29 pour cent), et la Corée du Sud (15 pour cent).

« Selon le sondage, voici les dix pays les plus religieux: Ghana (96 pour cent des participants se disent être religieux), le Nigeria (93 pour cent), l’Arménie (92 pour cent), Fidji (92 pour cent), la Macédoine (90 pour cent ), la Roumanie (89 pour cent), l’Irak (88 pour cent), le Kenya (88 pour cent), le Pérou (86 pour cent) et le Brésil (85 pour cent).  »

Mon commentaire : Il s’agit d’une étape de transition de la mystique à la vraie religion, la Kabbale, comme Baal Soulam écrit dans son article «L’essence de la religion et son but», qui conduit une personne à la révélation du Créateur, la seule force la plus élevée de nature.

La faim à l’horizon

Dr. Michael LaitmanDans les Nouvelles (Extrait du  NYDailyNews): « Il y a des milliers de travailleurs à faible revenu qui gagnent à peine leur vie et 1,5 millions de personnes – la plupart des femmes, des enfants, des personnes âgées, des travailleurs pauvres et des personnes handicapées – obligées de compter sur la soupe populaire et les banques alimentaires pour mettre de la nourriture sur la table.

«Depuis 2003, le nombre de New-Yorkais qui ont des difficultés à se procurer de la nourriture pour eux-mêmes et leurs familles a augmenté de 60% et atteint un chiffre énorme de 2,9 millions.

« Pourtant, l’année dernière les banques alimentaires et les soupes populaires dans les cinq arrondissements ont perdu 11 millions de repas en raison des compressions fédérales dans le Programme d’aide alimentaire d’urgence (TEFAP), dit Purvis. Cela signifie qu’il y a 40% d’aliments en moins disponibles pour les New-Yorkais  à faible revenu à un moment où la demande ne cesse de croître à pas de géant.

« Aussi mauvaise que la situation soit maintenant, elle pourrait très bientôt devenir bien pire.

« Bien qu’il soit difficile de le croire, certaines personnes à Washington ont l’intention de priver 46 millions de personnes dans le pays de leur bouée de sauvetage leur permettant de garder des aliments sur la table. Plus de 1,8 millions de personnes dans la ville en souffriront.  »

Mon commentaire : L’absence d’éducation intégrale ne permet pas aux gens de comprendre comment ils peuvent s’unir et s’aider eux-mêmes sans aucune charité de l’Etat.

Le coût économique du réchauffement climatique : cela blesse les pays pauvres et fonctionne pour les riches

Dr. Michael LaitmanDans les Nouvelles (Nouvelles du MIT): « Même les hausses temporaires et locales de températures endommagent de manière significative la croissance économique à long terme dans les pays en voie de développement, selon une nouvelle étude coécrite par un économiste du MIT.

«Suite aux données météorologiques au cours du dernier demi-siècle, l’étude constate qu’à chaque augmentation d’un degré Celsius dans un pays pauvre, au cours d’une année donnée, réduit la croissance économique d’environ 1,3 %. Toutefois, cela ne s’applique qu’aux pays en voie de développement ; les pays riches ne semblent pas être affectés par les variations de température.

« Des températures plus élevées diminuent substantiellement la croissance économique dans les pays pauvres », déclare Ben Olken, professeur d’économie au MIT, qui participa à la recherche. Alors qu’il est relativement facile de voir comment les sécheresses et un temps chaud peut nuire à l’agriculture, l’étude indique que les périodes chaudes ont des effets économiques beaucoup plus étendus.

«Ce que nous disons, c’est que les effets s’étendent au-delà de [l’agriculture], » ajoute Olken. « Ils influent sur l’investissement, la stabilité politique et la production industrielle. »

Mon commentaire: La Nature (la force supérieure, qui est la même chose) est un système unique et se manifeste donc par son impact sur l’humanité de bien des façons, parfois de manières contradictoires, et qui nous semblent, du moins, sans aucun lien.