Category Archives: Perception

Devenir digne de recevoir la Torah

943Question : Comment s’assurer d’être digne de recevoir la Torah, d’être prêt à se porter garant les uns des autres ?

Réponse : Si une personne est prête à se porter garante pour autrui (et nous savons que recevoir la Torah implique d’être « comme un seul homme avec un seul cœur »), alors, bien sûr, ce qu’elle désire réellement recevoir n’est pas la Torah !

Si une personne souhaite être prête à devenir « comme un seul homme avec un seul cœur », et qu’elle en est incapable, cette tâche lui paraît comme une montage. Cela signifie que l’impulsion d’agir « pour recevoir » lui est insupportable et qu’elle souhaite agir « pour donner sans réserve », c’est-à-dire être « comme un seul homme avec un seul cœur ».

Cela signifie unifier les points dans le cœur. C’est la seule correction que la Torah apporte, rien de plus. Notre présence au pied du Mont Sinaï, avec tous nos doutes et toute notre haine, sert un seul but : opérer la transformation d’agir « pour recevoir » à une attitude « pour donner sans réserve ». Pour donner sans réserve signifie unir tous les cœurs et former un récipient (Kli) commun pour recevoir la Torah. Sans cela, ce que l’on reçoit alors ne sera pas la Torah, mais autre chose, une sorte de science.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

La confusion est un signe d’ascension

115.06Question : Que devrais-je faire dans les moments de douleur et de souffrance, lorsque la direction est incertaine ? Que devrais-je faire dans un état de confusion et d’incompréhension ?

Réponse : Confusion, incompréhension, joie, douleur, compréhension : nous devons appréhender chacun de ces états comme le plus approprié et nécessaire à l’instant présent. Peu importe comment je le ressens dans mon désir de recevoir.

L’important est de le vivre pleinement, de ne pas s’enliser dans l’inconscience, dans la sensation de simplement vivre. Je devrais ressentir cet état comme mon état spirituel, par lequel je peux me connecter avec le Créateur qui me le donne.

Alors, peu importe la nature de cet état, il peut être bon ou mauvais ; l’essentiel est que je ressente, à travers lui, le Créateur me l’envoyer. C’est de là que commence mon chemin vers la progression.

L’état de confusion indique généralement une ascension vers un degré supérieur par rapport à l’état précédent. Si, dans un état d’attention dispersée, lorsqu’une personne ne comprend pas, ne sait pas, est confuse, essaie d’écouter sans y parvenir, et qu’elle fait des efforts, alors c’est ainsi qu’elle atteint le degré supérieur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Faites-vous un Rav et achetez-vous un ami – 1 » du 16/02/2026

Tout a été créé pour nous

715Question : Si j’atteins le but de la création, y a-t-il une différence entre y parvenir par un long chemin ou un court ?

Réponse : Il y a le chemin de la Torah et le chemin des souffrances. J’avance soit en recevant des coups, soit en m’efforçant de devenir semblable au Créateur. Dans les deux cas, le but est le même. On dit que le magasin est ouvert et que le commerçant tient les comptes. On prend dans ce magasin de toute façon, qu’on le veuille ou non. Il faut prendre, il faut vivre, il faut recevoir des plaisirs.

Une personne est facturée pour ce qu’elle prend, qu’elle en soit consciente ou non. Le Baal HaSoulam en parle dans l’article « La Paix ». « Quelle différence cela fait-il qu’une personne en soit consciente ou non ?» demande-t-elle. Est-ce que je ne vois pas le commerçant et ne prends pas simplement dans le magasin, dans cette vie (puisque c’est ainsi que je suis fait) ? Ou bien est-ce que je sais qu’il y a un commerçant et que ce que je prends, je le prends à crédit et je dois le rembourser un jour ?

La différence, c’est que le commerçant ne se soucie pas de combien vous prenez ; le magasin est pour vous, tout est pour vous. Ce n’est pas sans raison qu’à la fin de l’article il est dit que tout est prêt pour le festin. Tout a été créé pour vous dès le commencement, et bien sûr, à la fin, vous recevrez tout.

Mais ce qui importe au commerçant, c’est que vous vous rapportiez à tous vos « achats » dans ce monde, dans ce magasin, avec intention. Car de cette manière, vous vous relierez à la création comme Lui et atteindrez Son degré. C’est là le vrai plaisir : être dans la position du Créateur ; Il veut que vous y parveniez.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie que la création du monde a été par générosité ? » du 25/02/2026

Atteindre le statut du Créateur

239Il existe une action appelée donner sans réserve, et la position du Créateur en tant que donneur. En accomplissant des actes de don sans réserve au sein du groupe et en développant ainsi son Kli (récipient), en se perfectionnant dans cette action et en ressemblant au Créateur dans cette action, une personne atteint le statut du Créateur.

Dans l’une de ses lettres, le Baal HaSoulam donne l’exemple d’un roi qui souhaitait élever à une plus haute position un serviteur. Il le soumit donc à diverses épreuves afin que, par toutes ces actions, le serviteur apprenne ce que signifie être roi ; et qu’ainsi, dans l’état atteint, il ressemble à un roi. Le don sans réserve en tant que tel n’est pas non plus le but. Le don sans réserve est une forme d’équivalence extérieure avec le Créateur.

Par conséquent, si nous travaillons dans un groupe afin de donner sans réserve, parce que cette forme est la forme extérieure du Créateur par rapport à nous, alors nous méritons de  Lui ressembler dans nos qualités intérieures. Et quelles sont ces qualités intérieures, nous ne pouvons même pas les exprimer, mais on finit par les atteindre. Si le Créateur se révélait, nous ne pourrions pas accomplir cela, car alors Il nous dominerait.

Mais nous sommes ici dans un état où il n’y a pas de plaisirs ; le don sans réserve n’attire pas, il repousse. Pour contrer cela, nous devons intensifier la grandeur du Créateur, cet idéal de devenir Son égal. Afin d’accomplir un acte de don sans réserve au sein du groupe, nous avons besoin de découvrir le Créateur, non pas sous la forme où Il se révèle comme plaisir, mais sous la forme où Il est grand comme but. Alors nous recevons la force de travailler avec le groupe ; cela nous donne l’énergie nécessaire pour donner sans réserve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la création du monde ait été par générosité ? » du 25/02/2026

Comment puis-je corriger une perturbation ?

284.07Question : Comment puis-je corriger une perturbation ?

Réponse : Vous corrigez une interférence en la transformant en aide. Vous souvenez-vous d’une fois où vous avez fait cela ? Vous aviez une convocation au tribunal et viviez dans la crainte constante. Vous aviez peur du policier et avez vécu diverses situations désagréables. C’était une interférence contre l’unité du Créateur.

Alors, quelle est l’essence de cet obstacle ? Tout rendre dépendant du policier ou du Créateur ? C’est là que les principes « Si je ne suis pas pour moi-même, qui le sera ? » et « Il n’y a rien hormis Lui » entrent en jeu. L’important est de savoir quand et comment mettre ces principes en pratique.

En fin de compte, dans le contexte de cette perturbation, vous étiez censé vous corriger vers une connexion supplémentaire avec la gouvernance du Créateur qui est présente au cœur même de cette perturbation, et qui vous est donnée afin que vous renforciez votre lien avec Lui.

Cela s’est-il produit ? Avez-vous ressenti à quel point cela vous a aidé ? Il en va de même pour toutes les perturbations dans le travail du groupe. Lorsqu’une personne suit le chemin spirituel, elle reçoit de nombreuses perturbations, notamment celles liées aux tribunaux, aux pressions sociales et celles des lois de la société, car elles sont clairement entre les mains du Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon ce qui est expliqué concernant “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Être silencieux pour laisser parler le cœur

414Question : Vous dites souvent qu’une conversation peut se dérouler en silence, de cœur à cœur. Pouvez-vous expliquer ce que signifie « parler avec le cœur » ?

Réponse : À travers les sentiments. Lorsque vous voulez exprimer vos sentiments à quelqu’un, mais qu’il est très difficile de trouver les mots justes, le mieux est de garder le silence.

Ainsi, personne ne se sent mal à l’aise. Vous restez simplement silencieux. Et de cette façon, graduellement, petit à petit, vous commencez à vous comprendre les uns les autres sans mots. C’est ce qu’on appelle « une conversation entre les cœurs ».

Question : Vous avez dit que vous vous asseyiez souvent en silence avec votre professeur. Avez-vous déjà ressenti le besoin de dire quelque chose ?

Réponse : Non, absolument pas. On s’assoit et on réfléchit à côté de lui, et il fait de même.

Question : Et il ne vous incitait pas à parler ? Rien de tel ?

Réponse : Non, ce n’était pas nécessaire. Rien n’était nécessaire. Il y a des sentiments, des moments, où tout est compris. Et une connexion intérieure s’établit, un flux d’émotions s’échange mutuellement, sans un mot.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/10/2023

Dépêchez-vous de demander

284.01Imaginez que vous êtes un parent (peut-être strict, peut-être bienveillant, peu importe, mais aimant) tout comme un parent se comporte avec ses enfants, vous devriez traiter les autres.

Question : Et au moment où je lis ceci chaque jour et que je comprends que je ne peux pas le faire, est-ce là la prière : « Je ne peux pas ! » ?

Réponse : Il ne s’agit pas encore d’une prière, mais d’un état dans lequel vous vous examinez et voyez à quel point vous avez besoin d’être corrigé. Et alors, vous avez déjà une sorte de demande ou de requête de correction. Et vous l’exprimez.

Vous vous jugez ; vous venez exiger du Créateur qu’Il vous corrige, car vous ne pouvez pas vous corriger vous-même. Le seul qui le puisse, c’est Lui. Mais seulement en accord avec vos demandes, vos requêtes et vos exigences. Alors dépêchez-vous !

Commentaire : Vous avez commencé par l’instruction d’aimer tout le monde.

Ma Réponse : Oui.

Question : Donc je souhaite atteindre cela, mais je n’y parviens pas, et je le demande ?

Réponse : Exactement !

Commentaire : Merci. Super !

Ma Réponse : Alors préparez-vous.

Extrait de KabTV, « Conversation avec Michael Laitman » du 26/02/2026

Évaluez votre état

294.2Question : Comment une personne peut-elle déterminer par elle-même que ce n’est pas le groupe qui a besoin d’être corrigé, mais elle-même ?

Réponse : Ce sentiment se révèle à une personne comme une évaluation de son état lorsqu’elle le perçoit soudainement sous cet angle.

Elle voit que, malgré ses actions, tout découle de son intention d’être remplie, de recevoir. Et même si d’autres peuvent se trouver dans un état similaire, cela n’a pas d’importance. La personne s’évalue par rapport à la Lumière qui descend sur elle et détermine alors qu’elle est dans l’intention de recevoir.

On peut sombrer dans le désespoir, ou bien se dire : « Ce qui m’est révélé est le signe de la révélation de quelque chose de nouveau, de réel. Et maintenant, je dois trouver la force. Celui qui me révèle cet état me révélera aussi comment en sortir. »

Tout dépend de la préparation de la personne et du groupe, de la manière dont celui-ci la soutient et de sa disposition à recevoir ce soutien.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Le saboteur était dans le déluge et mettait à mort” ? » du 26/02/2026

Là où la mort n’existe pas

939.02Question : Vous avez dit qu’une personne doit comprendre ce système dans lequel nous existons. Alors, tout commence à s’éclaircir pour elle ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : On peut dire que le monde est interconnecté, mais on a du mal à se le représenter. Est-ce vraiment le cas ?

Réponse : Oui, c’est exactement ça.

Commentaire : Et ces connexions sont, comme vous l’avez dit, bienveillantes.

Ma Réponse : Ces connexions sont bienveillantes et elles ne s’arrêtent pas à ce monde. Elles se poursuivent également dans l’autre. Par conséquent, nous devons aussi comprendre où nous sommes, comment nous sommes inclus les uns dans les autres, comment cette interaction se produit entre nous, de sorte qu’il nous est impossible d’y échapper. Nous devons être en bons termes les uns envers les autres en permanence.

Question : Cela signifie-t-il que je pars et que je reviens, que je pars et que je reviens, et que tout se déroule au sein de ce système ?

Réponse : Oui, tout est inclus dans ce système. C’est ce que signifie l’idée qu’il n’y a pas de mort, pour ainsi dire, et que tout est infini.

Commentaire : C’est magnifique ! Comment peut-on saisir cela ?

Ma Réponse : Ce n’est pas nécessaire, c’est très difficile.

Question : Mais parviendra-t-on à cette compréhension ?

Réponse : Oui, nous devons nous y préparer, mais d’un autre côté, nous devons être prêts à l’accepter et comprendre que ce sera mieux ainsi pour nous. Nous ne devons pas le percevoir comme une obligation immense.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 26/01/2026