Category Archives: Perception

Travailler dans et au-dessus de la raison

243.01Question : Nous étudions que la sagesse de la Torah se révèle dans la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer). Il s’agit d’un travail au-dessus de la raison. Et quelles sont les conditions pour travailler Lishma (En Son Nom) dans la raison ?

Réponse : Dans la raison, c’est votre esprit, votre attitude ordinaire envers la Torah.

Question : Une attitude ordinaire suffit-elle pour être considérée comme un travail, ou faut-il encore faire une transition au-dessus ?

Réponse : En aucun cas cela suffit ! Dans la Kabbale, il existe une « condition nécessaire et suffisante » que nous devons révéler et maîtriser.

Question : Donc en général, tout travail Lishma est-il effectué au-dessus de la raison ? N’ai-je aucune capacité à faire des corrections dans la raison ?

Réponse : Pour l’instant, non.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 26/11/2025

Le chemin de la transmission de la Lumière

252Question : Vous avez dit que nous pouvons être comme un relai par lequel la qualité du don sans réserve se transmet à toute l’humanité. Sommes-nous prêts pour cela ?

Réponse : Interrogez-vous. Clarifiez ce dont vous avez besoin pour devenir ce canal, le chemin par lequel, d’en haut, du Créateur, la Lumière viendra, se répandra dans tous les récipients (Kelim), atteindra notre monde et nous emplira.

Question : Pourquoi n’avons-nous pas la force nécessaire pour que la Lumière agisse sur toute l’humanité à travers nous ?

Réponse : Nous n’avons pas encore les bonnes et correctes intentions.

Nous sommes en train seulement d’apprendre à penser correctement, avec qui nous connecter et de quelle manière nous unir les uns aux autres. Bientôt, cela deviendra plus clair.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 26/11/2025

En quête de la compréhension spirituelle

219.01Question : Comment peut-on savoir quand il est temps de caécher les secrets de la Torah et quand il est temps d’en révéler les saveurs ?

Réponse : Nous recevons cela en même temps que la révélation de la tâche qui nous est confiée.

Je pense que nous devrions continuer simplement à étudier les articles, examiner toutes les nuances de chaque phrase et ainsi progresser vers la compréhension du spirituel.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 213/11/2025

Le succès dans la science de la Kabbale

566.01Question : Il est écrit dans TES (Talmud des dix Sefirot) : « Et qu’il consacre tout son temps à la science de la Kabbale – le véritable moyen d’atteindre le succès. » De quel type de succès s’agit-il ?

Réponse : Le succès dans la Kabbale signifie découvrir le Créateur.

Question : À quel bon signe le Baal HaSoulam fait-il référence, un signe qu’une personne doit recevoir sur le chemin spirituel ?

Réponse : Un bon signe est lorsqu’une personne, au lieu de s’appuyer sur ses propres efforts, reçoit du Créateur la clé de ce qu’elle attendait.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 21/11/2025

La foi est le don sans réserve

766.2Question : Qu’est-ce que la foi ?

Réponse : La foi est le don sans réserve, la capacité de donner malgré le désir de recevoir (la foi au-dessus de la raison). Puisque nous sommes un désir de recevoir, la foi, qui est la qualité du don sans réserve, est toujours contraire à notre nature.

On ne peut l’acquérir qu’avec l’aide de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon) qui nous donne la capacité de nous élever au-dessus de nous-mêmes, d’agir non pas selon notre propre désir, mais selon le désir d’un autre, du Créateur (pour le bien d’un autre, le Créateur). En cela, je deviens dépendant du supérieur (un serviteur du Créateur) et non de moi-même (un serviteur de moi-même). Si vous me croyez, cela signifie que vous agissez de toutes vos forces pour mon bien. Vous devenez semblable à moi. Généralement, chaque personne est opposée à une autre. Mais si je dis que quelqu’un me croit, disons à 50 %, cela signifie qu’il a neutralisé ses désirs à 50 % et que, dans cette mesure, il peut fusionner avec moi.

Il n’y a que la connaissance, les actions motivées par la satisfaction de ses propres désirs, où l’on sait ce que l’on veut. Et il y a la foi, l’action consistant à combler les désirs d’autrui. Selon la mesure de cette qualité, une personne perçoit hors d’elle-même les désirs des autres. Ce qui est perçu en eux est appelé le monde supérieur spirituel. Par conséquent, la foi est liée à l’amour, l’amour de l’autre. L’amour est la capacité de substituer son propre désir à celui d’autrui et de le remplir.

Comme nous le voyons, la foi dans la Kabbale est la maîtrise de la qualité supérieure du don sans réserve. Et elle n’a rien en commun avec la définition de la foi acceptée dans notre monde comme le fait de croire au savoir d’autrui et de l’accepter comme un fait. Il s’avère que même ce qui peut être une invention d’autrui devient un fait, une donnée pour moi sur laquelle je fonde mes actions futures, ma vie.

(Article non daté)

Tout provient de l’atteinte

222Question : Que signifie « la science de la Kabbale est revêtue des noms du Créateur » ?

Réponse : Cela signifie que tout ce que vous étudiez dans la Kabbale n’est qu’une chose extérieure, tandis que l’atteinte est une couche plus profonde. Après tout, tout ce que les kabbalistes écrivent provient de leur atteinte, de ce qu’ils révèlent dans la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer).

Question : Puisque toute la sagesse de la Torah est révélée dans la Lumière Réfléchie, peut-on dire que la Lumière Réfléchie est la ligne gauche ?

Réponse : Non, pas nécessairement.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 21/11/2025

Mon attitude envers mes amis

272Nous ne pouvons pas mesurer directement notre attitude les uns envers les autres. Nous pouvons mesurer à quel point nous nous aimons ou détestons uniquement par rapport à un certain objet extérieur.

Imaginez que vous aimiez quelque chose et que je le déteste, ou que vous l’aimiez plus que moi : cet amour, lui aussi, est relatif. Et c’est seulement de cette manière qu’il peut être mesuré.

C’est le fondement de la technique permettant une mesure intérieure et spirituelle précise de la connexion entre les gens, car c’est par cette connexion qu’ils se connectent également au Créateur. Cette mesure doit être très personnelle car nous avons tous des désirs complètement différents. Nous devons examiner dans quelle mesure nous sommes capables de discerner cette connexion. Mais il ne fait aucun doute que si j’aime ce que vous détestez, alors nous ne pouvons pas nous unir.

C’est ainsi que nous pouvons tester notre attitude les uns envers les autres. Il existe des milliards de concepts différents dans le monde, et si nous voulons nous aimer les uns les autres, alors notre attitude doit être alignée à l’égard de chacun d’eux. C’est ce qu’on appelle l’adhésion.

Comment pourrais-je vous examiner autrement, et vous m’examiner moi ? Cela n’est possible qu’en nous référant à un point de repère extérieur à nous deux. En nous comparant à ce point de repère, nous déterminons si nous sommes en adéquation ou non. Ce point de repère qui vérifie notre attitude envers le Créateur, c’est le groupe car c’est l’endroit où nous sommes ensemble avec Lui.

Si je me rapporte correctement au groupe, je découvre que le Créateur est déjà là depuis le commencement, en union avec les amis. Comme il est dit : « Le Créateur réside au milieu de Son peuple. » Il est déjà dans le groupe. Le seul problème, c’est que je n’y suis pas. Par conséquent, tout mon travail consiste à m’attacher aux neuf amis et à les compléter pour former une dizaine complète.

Dans la mesure où je m’attache au groupe, je fusionne avec le Créateur. Il n’y a pas d’autre cadre de référence. Le groupe est le point de repère, la norme, le diapason par lequel je m’accorde. Rien n’est requis des amis, pas même leur agrément.

Si je me joins à eux sans condition et que je m’annule en toute chose, je découvrirai qu’ils m’acceptent de tout leur cœur et de toute leur âme, et que le Créateur demeure parmi eux. Le groupe est alors dans un état de correction finale (Gmar Tikoun).

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Discours pour l’achèvement du Zohar » du 27/08/2018

Sans connexion nous ne pouvons pas avancer

282.01Question : Comment pouvons-nous vérifier que nous faisons plaisir au Créateur ? Que devrions-nous ressentir ?

Réponse : Nous devrions ressentir que nous avons une connexion intérieure avec le Créateur, c’est-à-dire ressentir Sa présence dans mon cœur, Son attitude envers moi et mon attitude envers Lui. C’est là, en essence, le fondement de la connexion.

Question : Je le ressentirai intérieurement dans mon cœur, mais existe-t-il un quelconque signe extérieur lié à mon environnement qui me montre que je suis correctement orienté vers le Créateur ?

Réponse : Nous apprenons constamment des sources que cela dépend de l’amour pour nos amis, de la connexion avec eux et de l’entraide.

Tout cela est lié à la connexion au sein du groupe. Sans elle, nous ne pouvons pas progresser.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 10/11/2025

Comment éviter de tomber dans le piège des aléas de la vie

760.4Question : Comment peut-on apprendre à accepter tous les caprices du destin ? On lit ici « Acceptez tous les coups du sort, c’est un jeu », etc. Comment peut-on apprendre cela ? De nos jours, le destin prend des tournants inattendus.

Réponse : Vous devez percevoir tout cela avec un certain enthousiasme, comme un jeu. Lorsque votre adversaire fait un mouvement sur l’échiquier ou pose une nouvelle carte sur la table, vous commencez à anticiper votre prochain coup. Vous devriez vous réjouir d’être en lien avec un tel « joueur ». Et, à travers cette connexion, vous souhaitez découvrir le Créateur.

Question : Alors, chacun de mes mouvements en réponse, c’est cela l’aventure ? Mon aventure intérieure. Et toutes mes pensées sont « comment et quoi » ?

Réponse : Oui.

Question : Vous avez ensuite prononcé la phrase : « Vous vous trouvez en connexion avec le Créateur. » Même si cette pensée n’existe pas réellement à l’intérieur de moi, est-ce précisément ce qui me conduit à un tel voyage à travers la vie ?

Réponse : Oui, c’est ce que vous souhaitez atteindre.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 07/11/2025

Atteindre l’indépendance

443La création requiert deux aspects, deux qualités sans lesquelles elle ne peut se distinguer du Créateur. Elle ne perçoit que ce qui existe en elle-même et par conséquent, il n’y a pas de Créateur en dehors de la création.

Seul le premier acte, la création de quelque chose à partir de rien, semblait extérieur, émanant de l’essence éternelle et parfaite. C’est ainsi que les kabbalistes révèlent ce message : la propriété du don sans réserve a créé le point noir de la création, quelque chose d’extérieur à elle-même.

Toutes les actions ultérieures se déroulent au sein de la création, à l’intérieur de ce point même. En lui, la Lumière commence à se répandre, la qualité du don sans réserve commence à se manifester et, par comparaison avec elle, la création apprend à se connaître, elle perçoit la différence entre recevoir et donner sans réserve.

Ayant réalisé sa nature, la création éprouve naturellement un immense désir de correction, d’atteindre l’égalité et la ressemblance maximales avec la qualité originelle du don sans réserve.

Une partie de ce processus s’opère par la force. Deux qualités opposées agissant l’une sur l’autre provoquent la descente des mondes jusqu’à ce que leur interrelation donne naissance à quelque chose de particulier : une qualité intermédiaire, neutre, qui n’appartient ni à la réception ni au don sans réserve, ni à la qualité du Créateur ni à celle de la création.

A l’intérieur de la création, entre l’impureté et la sainteté, surgit la Klipa Noga, une part neutre. Cette nouvelle réalité confère à la création son indépendance, la capacité de s’exprimer. De plus, la création est désormais non seulement capable mais aussi tenue de décider de ce qu’elle est et de ce à quoi elle se rapporte.

Cela exige un travail particulier car la création doit accepter les deux forces opposées de manière égale. Mais alors, comment peut-elle déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais ?

Ce dilemme se reflète en nous, il se manifeste comme la Lumière et les ténèbres, comme la confusion des sensations, comme la foi au-dessus de la raison, comme quelque chose qui apparaît et disparaît. Cette qualité intermédiaire s’exprime dans nos pensées et nos désirs jusqu’à ce que, finalement, nous atteignions une position indépendante pour révéler notre indépendance en elle par notre propre décision.

C’est très difficile. La nature nous prépare à devenir indépendants en dehors d’elle-même, en dehors de la création. Nous contemplerons alors le Créateur et la création, l’univers tout entier, d’un point de vue extérieur. C’est à cela que nous préparent les deux forces opposées.

En nous appuyant sur la qualité médiane, nous intégrons à la fois la sainteté qui se trouve au-dessus d’elle et l’impureté qui est en dessous, afin de nous construire comme un être spirituel complet, un Partsouf. En lui, le Créateur et la création fusionnent en un seul être grâce à notre juste usage de ces deux forces, et nous embrassons la création tout entière en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Les Principes de l’Éducation Globale » du 27/03/2011