Category Archives: Perception

De, par et pour nous

Dr. Michael LaitmanQuestion : S’il y a des luttes dans un groupe et que des différences d’opinion sont créées qui ne sont pas comprises, ne causons-nous pas de préjudice aux 99% de l’humanité à travers cela ?

Réponse : Certainement ! Nous sommes en train de devenir la première partie et le correcteur de l’âme collective. Si la partie du niveau inanimé, le niveau des 99%, ne participe pas à l’unité, cela est considéré comme normal, s’ils ne constituent pas une perturbation pour nous.

Les 99% de l’humanité ne deviennent pas la partie dangereuse de l’humanité. Toutefois, dans la mesure où nous ne réalisons pas notre tâche et notre mission, nous faisons du mal. Cela nous concerne en particulier. Par conséquent, nous devons accélérer cela aussi rapidement que possible et nous devons être inclus dans leur correction. Grâce à cela, nous allons nous corriger.

Tant qu’une personne n’est pas connectée à la correction collective, on ne considère pas qu’elle fait du tort au système collectif. Vous pourriez contester et dire : « Qu’en est-il de l’écologie et tout le reste ? » Tout ceci est ridicule, tout cela arrive de, par et pour nous.

Question : Quand nous sortons vers le public, nous ne pensons qu’à eux et non pas à propos de l’unité dans le groupe…

Réponse : L’unité dans le groupe est nécessaire pour que nous puissions travailler avec les masses dans le droit chemin. Donc dans ce cas, la préférence est donnée à eux et pas à nous.

Du congrès de Krasnoyarsk du 16/06/13, Leçon n°5

Élevez votre voix devant Pharaon

Dr. Michael LaitmanEn son temps, le Baal HaSoulam a écrit des articles qui expliquent l’essentiel de la confrontation entre deux idéologies: le capitalisme et le socialisme. Il s’est également rendu en Pologne, où il y avait une activité vigoureuse du mouvement syndical. Pour cela, les autorités voulaient le mettre en prison en Palestine et il a failli être arrêté en Europe comme un communiste. Il a reçu calomnies et insinuations en réponse. Il a été forcé de déménager de Jérusalem à Tel-Aviv. Cependant, il n’y avait pas d’alternative. Il a dû appliquer toute sa force à publier ses œuvres.

En gros, le temps n’a pas changé depuis lors. Au contraire, il y avait des gens plus intelligents alors qui ont compris la présentation et la description du Baal HaSoulam. Aujourd’hui, nous assistons au déclin des générations, la bêtise croissante et la cupidité. C’est ce qui se trouve aujourd’hui à la base.

Nous devons comprendre que la situation que nous vivons aujourd’hui est la même qu’alors. Nous pensons que c’est beaucoup mieux, mais soyons sérieux et, si possible, des chercheurs objectifs. La nature humaine n’a pas changé. Les gens sont devenus plus têtus, plus primitifs et plus bornés. Les ordinateurs, les gadgets et les médias nous trompent. Le flux de nouvelles sur la fin du monde familier, les catastrophes naturelles et le potentiel destructeur de la crise mondiale ne produisent pas un impact sur eux.

Notre tâche est d’aller vers eux pour leur dire la vérité sur l’état actuel des choses, mais alors que nous essayons de le faire, les gens sont tout simplement incapables de comprendre ce qui se passe. Je ne les blâme en rien et si mes paroles sonnent négatives bien sûr ce n’est pas de leur faute. Ils ne peuvent pas entendre notre message.

Nous ne pouvons pas faire sans « l’alourdissement du cœur » ici, avec ce qui se passe réellement. D’autre part, nous devons continuer notre travail en dépit d’eux, tout comme Moïse a travaillé devant Pharaon.

Qui est «Pharaon» en fait? Ce sont des «Juifs glorieux» en qui le mauvais penchant est en constante augmentation, qui deviennent plus rebelles et crachent au visage de Moïse, disant qu’ils ne veulent pas aller avec lui. Ils ne se soucient de rien: Dieu merci, tout va bien, le monde est plein de délices.

C’est le Pharaon qui ne laisse pas le peuple d’Israël sortir de l’esclavage, le représentant de l’inclinaison au mal du milieu d’Israël, et nous devons travailler contre lui du mieux possible.

La Torah nous donne un exemple, ce qui démontre que c’est possible. Donc, nous devons essayer d’agir en conséquence. Que nous réussissions ou non n’est pas notre affaire. Si cela fonctionne, alors ce n’est pas notre affaire non plus. Nous avons juste un travail que nous devons faire.

Devant nous, il y a une société qui souhaite uniquement profiter de la vie. Nous devons comprendre que Pharaon se manifeste chez les personnes de cette façon. Dieu nous aide afin que nous le révellions, parce que nous avons des forces pour  nous opposer avec succès. Et ils ne sont pas à blâmer. Il n’est pas fortuit que quand on parle de l’exil égyptien la Torah parle principalement de Moïse, pas du peuple d’Israël. Moïse, Aaron et le Créateur sont devant Pharaon. C’est l’histoire de ce qui se passe. L’essentiel ici est de lutter contre l’égoïsme général.

Question: Que voulons-nous? Est-ce ajouter un esprit des masses ou de trouver des inclusions d’esprit parmi les masses?

Réponse: Les masses n’ont pas d’esprit, que de l’indifférence. Nous cherchons simplement en elles la capacité de comprendre en leur sein dans le contexte de l’histoire et les troubles qui se manifestent aujourd’hui, pour comprendre la tendance du développement et de les secouer un peu avant que des troubles ne viennent. Ce sera l’accélération.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 19/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam 

La faille du désaccord

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “La paix dans le monde:”  Et donc, dans le sujet qui nous intéresse, le bénéfice de chaque individu à l’intérieur de son groupe est évalué non pas selon son propre gain, mais selon le service qu’il rend à la société. Et vice et versa, nous jugeons les mauvais attributs de chaque individu uniquement selon le tort qu’il inflige à la société en général et non pas selon sa propre valeur individuelle.

La vérité est que les gains en ces choses sont clairs comme l’eau de roche, car la société ne dispose uniquement que de ce qui appartient à l’individu. Le produit de la société correspond au profit de chacun des individus. Celui qui cause du tort à la société, récolte sa part de préjudice et celui qui apporte un bienfait, en récolte le fruit. Tout cela parce que les individus sont les parties du tout et que le tout ne vaut pas plus que la somme de ses parties.

L’égoïsme ne nous permet pas de comprendre et d’accepter cela, il déforme l’image. Cependant, en regardant les choses de manière impartiale, objective, nous devons accepter que tout est comme il est. Si vous suivez la logique normale simple, il est clair que c’est la façon dont cela devrait être. La nature est un mécanisme intégré unifié, et évidemment chaque partie, dépend de tout le monde, et le système dans son ensemble dépend de toutes ses parties. Dans ce cas, bien sûr, la prestation collective et individuelle est le même.

Question: Mais la roue dentée individuelle dans ce mécanisme n’a pas de liberté de choix. Alors quel est l’intérêt de dire si elle est bonne ou mauvaise?

Réponse: En effet, la roue dentée elle-même n’a pas de libre choix. Elle ne peut pas décider si elle doit ou ne doit pas tourner à l’avantage de la communauté. Chacun fait ce qu’il ou elle est prédestinée à faire d’en haut.

Cependant, ce système dispose d’un mécanisme semblable à un embrayage: la chose est la mesure dans laquelle je suis engagé à l’intérieur avec le « moteur » de tourner avec lui sans poser de questions.

Question: Ainsi avons-nous le libre choix?

Réponse: C’est de vouloir tourner ou de tourner à contrecœur. Ma liberté est d’accord. Mais je travaillerai en tout cas, que ce soit «sous la contrainte», sous la pression du « rouleau de développement», ou de mon propre gré, avec plaisir.

En général, le système est parfait et agit avec une efficacité absolue, mais je le sens et perçois en fonction de la mesure de mon consentement à son travail. En outre, d’autres le considèrent de la même façon, et ainsi à la fin, nous ressentons tous la faille personnelle ou collective de désaccord, de la personne ou du système.

Mais néanmoins, notre perception n’affecte pas le système lui-même.

Question: Comment pouvons-nous accélérer la correction?

Réponse: En voulant se mettre d’accord avec le fonctionnement du système, avec le mouvement de ses parties. Cela va tout changer dans mes sentiments. Je n’ajoute ni emporte rien dans la vraie réalité, la différence est seulement dans combien son image est déformée par le «miroir déformant» de mon égoïsme.

Toute ma vie se déroule sur cette toile comme je me «peins» moi-même par rapport au vrai système, en désaccord avec lui d’une manière ou d’une autre. Et j’appelle cette image « mon monde. » En substance, il s’agit d’une impression instantannée de mon désaccord avec la nature originelle, avec l’amour absolu. Tout mon être est la projection sur un certain « écran », décrivant cette «divergence d’opinion». Je ne vois pas le système réel, je ne vois rien, sauf mes propres défauts internes.

Question: Y a-t-il une telle chose qui est détachée de l’intégralité de la perception, mon « coin personnel »?

Réponse: Oui. Je peux sentir mes désirs dans la mesure de leur opposition au système. Ainsi, mon monde, comme la réalité spirituelle, se compose également de 613 parties, mais chacune d’entre elle me paraît opposée à l’ensemble.

Cette opposition est divisée en 125 degrés ou stades de l’équivalence ou de non-équivalence. Maintenant, je suis en quelque sorte au derrière des derniers, le 125e degré, dans le détachement complet, en manque absolu de compréhension. Alors au fur et à mesure que je m’élève à chaque degré, je vais découvrir la différence entre moi et le système dans une plus grande résolution, et en corrigeant ces failles, je me rapproche d’un accord, à « une foi complète », l’adhérence complète.

Ainsi, pour le moment, je vois et je me sens seulement moi-même par rapport à l’état  qu’ils veulent me montrer. Bien sûr, pour comparaison, on ne m’offre pas immédiatement le monde de l’Infini, le système idéal de la nature, du Créateur. C’est impossible, parce que maintenant je peux distinguer seulement un écart minuscule, comme un enfant, qui est encouragé à bien étudier en classe, et s’il réussit, il est salué comme un étudiant avec la note «20/20».

Dans le même temps, nous devons nous rappeler: Maintenant je ne vois que moi-même, et rien de plus.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 24/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La paix dans le monde”

Le nouveau monde dépend de vous!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Les gens pensaient que les dirigeants, les chefs de gouvernement, changeraient l’ordre social et l’économie.
Réponse: En général, les dirigeants font cela et aujourd’hui le Créateur fait cela.
En outre, il n’y aura pas de leaders dans notre monde; cette époque est révolue. Un leader est quelqu’un qui gère le monde par la force et seulement un peu de bon sens. Cela ne fonctionne plus! Un dirigeant moderne doit comprendre la nouvelle structure du monde qui approche et de tels dirigeants n’existent pas!
Par conséquent, les élites sont en quête. Elles ont besoin de vous. Vous verrez comment vous serez en mesure de venir vers les dirigeants et leur expliquerez ce qui doit être fait et ils vous écouteront. Ils mettront en œuvre ce que vous conseillez de faire avec leurs méthodes énergiques et réaliseront activement  tous les exercices intégrés.
Ils vont commencer à gérer l’éducation intégrale au sein de la population et dans les écoles et organiseront des tables rondes, donneront le feu vert à des programmes sur ces sujets à la télévision, dans tous les moyens de communication, et ainsi de suite. Ils seront obligés de le faire parce que toute l’économie va commencer à s’effondrer. Partout, il y aura des incidents sanglants. Les gens ne vont pas se calmer si les dirigeants n’ont rien à leur donner.
Aussi,  vous serez autorisé à venir et à dire quelque chose d’intelligible et personne d’autre, tout le monde verra que les vieux principes, convenus et connus de tous, ne fonctionnent plus. Par conséquent, le nouveau monde dépend de vous.
Du congrès de Krasnoïarsk 14/06/13, Leçon 4

L’âme en quête de choix

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le monde supérieur est composé de 125 niveaux d’atteinte. Qu’advient-il de l’âme si elle remonte au cinquième niveau, par exemple, a-t-elle un libre choix d’avancer ou de rester à ce niveau?
Réponse: Le libre choix n’existe nulle part ou dans quoi que ce soit, sauf en ce qui concerne une et une seule activité: renforcer le lien avec le groupe.
Le libre choix est seulement dans ce domaine. Car si vous ne  vous accrochez pas à la connexion au groupe, alors l’énergie dont vous avez besoin pour vous éveiller sous une bonne forme pour avancer sera constamment repousser par l’influence négative, par la souffrance. Si vous commencez à fuir ces souffrances, mais pas de votre volonté, plutôt contre votre volonté, alors vous avancez comme le reste de l’humanité. Mais si vous comprenez qu’il est nécessaire de vous élever en dépit de tout cela, alors vous devez vous connecter au groupe.
Il n’y a pas d’autre choix libre dans le monde à part ce choix. Tous les êtres humains sur terre sont asservis et n’ont pas de libre choix. Il est impossible de faire quoi que ce soit dans votre présent, passé ou futur si vous ne commencez pas à changer votre destin avec l’aide du groupe et de choisissez pas d’aller de l’avant avec un désir individuel au lieu du bâton qui vous pousse par derrière.
Par conséquent, le chemin pour tout le monde est le même, mais si vous comprenez ce qui est souhaitable et vivez à tous les changements intérieurs de votre propre volonté, alors vous commencerez à  changer l’égoïsme en altruisme. Et si non, alors la nature va vous obliger à changer à travers de grandes souffrances qui finiront par vous casser et vous serez d’accord de faire tout vous-même.
Question: Donc, si une personne ne se sent pas heureuse au sujet de son implication dans le travail spirituel, c’est un signe qu’elle est en train de faire quelque chose de mal?
Réponse: Cela revient à dire qu’elle ne progresse pas. Nous n’avançons que par le bonheur. Le mouvement vers l’avant représente ma préférence pour la caractéristique du don à la place de la caractéristique de la réception, l’amour au lieu de la haine. Comment est-ce possible si vous n’êtes pas satisfait de votre choix? Ue telle chose n’existe pas. C’est un signe qu’il ya encore pas de choix.
Du congrès de Krasnoïarsk 1er jour 14/06/13, Leçon 2

La douleur comme un levier d’ascension

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le Créateur a basé toute notre vie sur la souffrance? Il est dit que seuls les héros qui ont eu la patience, ce qui signifie qui ont tenu, ont finalement découvrert le Créateur. Il s’avère qu’une personne souffre encore, même après être venue étudier.

Réponse: Une personne ne souffre pas moins dans la vie ordinaire quand elle doit travailler. Chaque matin, je vois mon voisin, qui est un professionnel et non un homme pauvre, prendre son enfant à la maternelle, à six heures du matin et alors il part travailler. Il rentre tard le soir et puis sort de nouveau, donc passe toute la journée à l’extérieur de son domicile. Combien de temps faut-il pour vivre? Après tout, il doit dormir, manger et prendre une douche, combien restent-ils d’heures ? N’est-ce pas une vie de souffrance?

Mais puisque ce genre de vie est la norme, il ne ressent aucune douleur, il est même fier de lui et sent qu’il réussit. Il paie si cher cette vie dure, mais dans l’ensemble qu’est-ce qu’il obtient? Il travaille toute sa vie pour souffrir moins, et il a sa descendance qui mènera également la même vie, si ce n’est pire, alors quel est le sens d’une telle vie?

Une personne qui commence à étudier la sagesse de la Kabbale ne souffre pas. Elle sait qu’elle corrige son âme. Dans sa vie ordinaire, elle a travaillé pour un certain patron sans même savoir pourquoi. Elle vivait puisque qu’elle avait peur de mourir et sorte qu’ielle a payé avec de la douleur afin de rester en vie. En étudiant la sagesse de la Kabbale, une personne ne paie pas avec de la douleur mais ressent une douleur tout en corrigeant son âme. Cette douleur est le sentiment de la maladie à l’intérieur de son âme qui lui montre exactement où elle doit se corriger. Donc, c’est une bonne douleur, car elle révèle l’endroit de la corruption.

Je dois être content de cette douleur, comme le Baal HaSoulam dit: «Je suis heureux du méchant qui se révèle » puisque maintenant je sais enfin ce qui doit être corrigé. Les gens paient beaucoup d’argent pour obtenir le bon diagnostic de leur maladie: Ils vont chez des experts et sont examinés avec un équipement spécial puisque la chose la plus importante est de savoir de quoi ils souffrent. Parfois, quand vous ne ressentez pas la douleur, c’est encore pire.

Ici cependant, on me montre la raison de mes souffrances! En médecine le bon diagnostic est considéré comme 90% de la réussite du traitement, alors que dans notre cas, il est à 100% car je sais exactement ce que mon mal est et trouve immédiatement un remède.

Dans notre monde vous ne savez pas si vous pouvez trouver le bon remède après un diagnostic, mais dans le monde spirituel, le diagnostic est une garantie immédiate d’un remède. Le même serpent qui se révèle devient à son tour la cure, «l’ange de la mort» devient le «saint ange».

Au moment où nous découvrons la douleur, on trouve le remède pour elle dans la douleur elle-même. Il est dit: «J’ai créé le mauvais penchant, j’ai créé la Torah comme une épice puisque la Lumière qui est en elle ramène vers le bien. » La même Lumière qui révèle le serpent le transforme en un «saint ange ».

Donc, pour nous, la douleur est un signe de maladie, nous voulons que la douleur se révèle afin que ce soit un levier pour monter, un saut au niveau spirituel.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 06/06/13, Les écrits du Rabash

Deux états

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est très important pour nous de transformer les états intérieurs rapidement. L’état numéro un est: « Il n’y a rien hormis Lui. » Et quel est le deuxième état? Il doit y avoir au moins deux s’il y a un changement d’états.

Réponse: En contraste avec l’état de « Il n’y a rien hormis Lui», son contraire est tout trouvé, mon ego. Quoi d’autre peut-il y avoir?

Vous êtes comme Moïse qui se trouve entre le Créateur et Pharaon et les deux sont tourmentés par cela. Le Créateur lui dit: «Va vers Pharaon. » Et lui, le pauvre homme, est incapable de décider: «Où vais-je? Où m’emenez-vous, jusqu’à ce gigantesque serpent? « Le Créateur pousse intentionnellement Moïse vers l’ego parce que ce n’est que lorsque vous faites face à cela que vous avez besoin du Créateur. Cela signifie que le Créateur nous pousse dans un abîme de sorte que nous serons pris là-bas. C’est tout le travail en exil de la spiritualité puisque nous sommes détachés de l’unicité du Créateur.

L’état de « Il n’y a rien hormis Lui» n’est pas le bonheur, mais une immense tension, afin de ne pas tomber et d’ouvrir cet état plus loin, car au moment où vous Le quittez, ça y est! Il disparaît.

Par conséquent, je vous souhaite d’être que dans un seul état comme ça tout le temps. Il n’y a pas besoin d’un deuxième état parce que vous voyez que c’est contraire au premier, tout est débranché dans son sein, vous ne voyez pas quelqu’un ou quelque chose gérer notre monde, de sorte que vous commencez à inventer quelque chose par vous-même.

Afin de découvrir «Il n’y a rien hormis Lui», il est nécessaire d’utiliser le principe: «Si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi » (Aide-toi et le ciel t’aidera).

Question: En fait, nous passons à travers une multitude de différents états ….

Réponse: Il n’y a pas une multitude d’états. Il y a soit le Créateur ou moi-même. Il n’y a pas d’autres états! Qui établit l’état? Soit je comprends bien, vois clairement, et je sens bien dans chacune de mes cellules que tout autour de moi est le Créateur, soit je pense que tout dépend de moi et quelques autres sources. L’un des deux! Il ne peut y en avoir trois. C’est soit l’ego ou le Créateur.

Question: C’est-à-dire que si je m’accroche au Créateur comme une sangsue, alors rien d’autre ne me préoccupe et je ne remplace pas cet état avec rien?

Réponse: Ce n’est pas que rien ne me concerne. Il y a une tension constante qui ne vous permet pas de vous laisser aller, ne manquez pas, ne manquez pas, et ne manquez pas. Mais si le groupe vous aide, cela devient un voyage agréable parce que, ensemble avec les autres, quand tout le monde contribue, tout le monde agit, tout le monde se réveille, alors vous êtes libérés de la tension.

Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas garder une position dans cet état par vous-même. Mais quand le groupe vous entoure, alors votre travail en commun commence. Et le Créateur, au lieu de vous éclairer personnellement avec certains très petits rayons de Lumière, commence à se révéler entre vous dans tout un éventail de sentiments, comme une marée qui déborde sur ses berges.

Et vous commencez à jouer à ce niveau de puissance entre vous. Mais c’est déjà un jeu facile. Il est difficile aussi longtemps que vous êtes tenus individuellement par le Créateur. Mais quand vous Le sentez parmi vous, déjà vous commencez à jouer avec cette caractéristique: comment elle peut être augmentée, comment sa forme peut être modifiée, c’est entre vos mains.

Du Congrès de Krasnoyarsk  14/06/13, 3ème cours

Le conducteur de mon “âne”

Dr. Michael LaitmanLe Créateur conduit notre « âne » (Hamorחמור), ce qui signifie qu’il gère notre matière (homerחומר) (qui a la même racine en hébreu), notre désir, par la Lumière qui ramène vers le Bien.

Depuis le début de la création, Il développe le désir de recevoir comme quelque chose à partir de rien à travers les quatre phases de la lumière directe (la structure du premier HaVaYaH) et ainsi de suite. La Lumière fonctionne toujours partout, comme il est dit, «Je suis le premier», et en même temps, «la fin de l’acte est dans la pensée initiale, » ainsi l’objectif de notre développement est prédéterminé pour rendre la créature indépendante.

Le Créateur a accompli le premier acte, qui est en fait le seul acte appelé « création ». Il a pris quelque chose de lui-même. C’est pourquoi il est appelé Bryia, la création en hébreu, qui signifie Bar – le moi extérieur de quelqu’un. D’autre part, il a apporté le désir de perfection et cela a été fait immédiatement.

Dans la perception de l’être créé, il y a tout un processus qu’il doit découvrir par lui-même: qui il est, ce qu’il est, à l’égard de qui il existe, et pourquoi cela arrive de cette façon. Il doit l’accepter basé sur sa nature.

La chose principale est que, en raison de tous les sentiments et les clarifications qu’il traverse, il atteint un état appelé adhésion; cette adhésion est le résultat de la connaissance, comme il est dit: « Connais ton Seigneur. » Ainsi, la créature atteint le point du milieu, le Séfira de Keter ou la Sefira de la connaissance, qui est l’esprit du Supérieur.

Ainsi, nous effectuons différentes actions afin de découvrir où nous sommes réellement et dans quel état. Les états que nous traversons sont divisés en niveaux des mondes: ce monde, le monde de Assiya, Yetsira, Bryia, Atsilout, et le monde d’Ein Sof (Infini). C’est ce que nous appelons les états qui nous ont été préparés à l’avance lors de la descente de haut en bas jusqu’au moment où nous sentons que nous existons et nous commençons à nous poser la question: «Que faisons-nous maintenant, que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous le réaliser? Quelles sont les attentes? Comment sommes-nous gérés et comment pouvons-nous nous gérer nous-mêmes ».

Là arrive un moment où je me pose la question: «Qui suis-je? » Je vois une sorte de réalité devant moi et mon sentiment est divisé en deux:

  • L’intériorité, qui est le sentiment du moi, mon corps, mon désir, etc.
  • En dehors de moi-même, ce qui est la nature minérale, végétale et animale et parlante, le monde entier et les différents sentiments des autres mondes dont les kabbalistes parlent, qui sont tous à l’intérieur de moi, dans mon récipient spirituel, que j’ai à unir.

Alors, quelle est cette force supérieure? Qui est le pilote « de l’âne »?

Nous ne pouvons pas bien sûr parler abstraitement au sujet du Créateur, à propos de la Lumière supérieure. Nous devons L’«habiller» dans une certaine forme révélée que nous comprenons, et donc dans le Livre du Zohar dans l’article « Le meneur d’ânes (point 74), » Rabbi Shimon veut nous transmettre les points par lesquels nous pouvons percevoir la force supérieure qui guide et gère la matière. Cependant, nous devons essayer de sentir cela autant que possible, à la fois dans notre cœur et notre esprit, autant que nous en expérimentons le besoin.

De  la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/13, Le Livre du  Zohar — Introduction, “L’ânier”

Condamné à cause d’un ego vicieux

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi est-il dit que si un mensonge est petit, nous ne pouvons pas voir notre condition réelle?

Réponse: Supposons que j’étudie un acte criminel et je dois prouver que la personne assise devant moi est une menteuse et tout dépend de la preuve que j’ai contre elle.

Si la preuve n’est pas claire et c’est douteux et je ne suis pas sûr que cette personne est coupable, elle peut tout nier. Le tribunal ne peut rendre une décision quand une affaire est tellement vague. Mais si nous apportons une longue liste des infractions commises par une personne avec des preuves et des témoignages de témoins oculaires devant eux, alors il ne fait aucun doute qu’elle est coupable, elle ne peut plus le nier.

C’est l’état que nous devrions atteindre lorsque nous avons la preuve irréfutable de notre ego. Nous devons découvrir que nos attributs sont tellement mauvais que leur crime et les résultats sont évidents, non seulement pour nous, mais pour le monde entier.

Nous devons avoir la preuve irréfutable de notre mensonge et ce ne serait pas juste des cris tels que « vous mentez! » que je pourrais nier en comptant sur ma nature. Tous mes crimes doivent être effectivement révélés, comme il est dit: «Un juge ne dispose que de ce que ses yeux peuvent voir. »

Je dois atteindre un tel niveau de la révélation du mensonge que j’aurais vraiment envie de quitter les mensonges. Il sera très clair pour moi que l’ego me ment, c’est ce qu’on appelle un vrai témoignage d’un témoin, je dois voir réellement tous ses crimes au niveau le plus profond de Dalet de Dalet (quatrième de la quatrième).

Alors je n’aurai plus d’arguments, et ne serai plus capable de le nier. Je n’aurai pas le pouvoir de rester dans cet état. Je vais lui échapper comme vous échappez à un sentiment de grande honte.

Imaginez qu’une certaine électrode est connectée à votre oreille et tout le monde peut voir vos pensées et vos sentiments. Vous souhaiteriez plutôt mourir que de sentir une telle honte et c’est vrai pour chacun d’entre nous. Donc, nous devons être impressionnés par notre travail de cette façon afin de réellement avoir envie de mourir de honte à cause de mon ego. C’est seulement alors que nous arrivons à la vérité et accepterons de changer. Rester dans l’ego sera pire pour nous que la honte, car nos pensées « criminelles » seront révélées au monde entier.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 11/06/13, Les écrits du Rabash

Il n’y a pas de repas gratuits

Dr. Michael LaitmanComme nos sages ont dit, « … Tout est en dépôt, et un filet s’étend sur toute la vie. Le magasin est ouvert et le commerçant vend par paiement différé, le livre est ouvert et la main écrit. Et tous ceux qui souhaitent emprunter peuvent venir emprunter, et les collecteurs revenir régulièrement, de jour en jour, et recueillir auprès d’une personne sciemment et inconsciemment. Et ils ont sur quoi s’appuyer… « .

Question: Sui sont les “collecteurs?”

Réponse: Ils sont les forces qui me poussent vers l’avant, mais ils exigent toujours mon effort personnel car sinon je n’aurai aucun désir pour cela. Tout tourne autour du désir: savoir s’il existe ou non. En conséquence, je reçois des pouvoirs et un remplissage. Les forces enflamment le désir en moi et le remplissage l’éteint. Ainsi, les collecteurs peuvent travailler dans les deux directions.

Question: Pourquoi a-t-on donné ce nom à ces forces? Je l’imagine comme un collecteur d’impôt sur le revenu …

Réponse: C’est même pire que cela. Supposons que j’entre dans un magasin et je reçois un panier de produits que le propriétaire enregistre sur mon compte. Le temps passe et je ne reviens pas, je ne réponds pas au téléphone, alors le propriétaire envoie des gens vers moi pour recouvrer la dette.

Les collecteurs me servent en fait, mais sous certaines conditions. En fait, c’est le même propriétaire qui me demande constamment de payer la dette. En d’autres termes, je dois m’exercer et faire un effort pour ce que j’ai reçu. Après tout, j’ai demandé de payer par carte de crédit pour ces produits: «Donnez-moi le pouvoir, donnez-moi la santé, donnez-moi de l’énergie, et alors je vais travailler et payer pour tout. Je vais prendre part aux leçons, aux activités du groupe, je vais me connecter à des amis, je ferai tout, juste donnez-moi les pouvoirs pour le faire et puis je vais payer par l’intention d’ « afin de donner ».

Question: Donc, il semble seulement que le propriétaire n’est pas dans le magasin.

Réponse: Bien sûr. Il y a des gens «chanceux» qui ne vivent que sur leurs revenus immédiats et sont exempts de tout soucis sur le monde corporel. De grosses sommes entrent sur leur compte chaque mois et ils ne font rien. Leur vie est simple, la richesse ne les  «rend pas fous», et ils ne sentent pas qu’ils ont besoin de quelque chose. C’est tout simplement «Le Ciel», et vous pouvez obtenir ce que vous voulez. Quand je regarde ces personnes, je vois qu’elles n’ont aucune idée de ce que sont des vacances, puisque toute leur vie est des vacances et elles «flottent» au-dessus du sol.

Donc, il semble seulement qu’elles prennent des marchandises du magasin sans aucun compte. En fait, il y a une très grande dette en construction derrière elles, une dette que je ne me souhaite pas. Car alors, la correction de l’âme sera très …

Question: Pourtant, à l’extérieur, il semble que tout aille bien pour eux.

Réponse: Imaginez qu’un voleur parvient à voler plusieurs millions de dollars et il les dépense négligemment, mais en même temps, les policiers sont en train de resserrer la corde autour de lui, comment tout cela finira? C’est la raison pour laquelle nous apportons l’éducation intégrale au monde et nous essayons d’expliquer aux gens que l’humanité est en fait en train de voler de la terre. Nous ne devons pas  épuiser toutes ses ressources naturelles et faire tout ce que nous avons envie. La nature est « ronde » et indissociable, et il ne faut pas y pénétrer sans connaître ses lois. Finalement, nous aurons à payer la dette. Aujourd’hui, c’est très clair, nous voyons que le temps de payer la dette est venu et dans différents domaines, à différents niveaux, et le coût sera le sang …

En attendant, les menaces augmentent rapidement et c’est l’éducation intégrale qui nous aidera à prévenir les catastrophes. Elle va expliquer aux gens que leur dette augmente et qu’ils peuvent récupérer comme les gens de Ninive lorsque Jonas, le prophète a été envoyé. Il leur expliqua que le Créateur leur présentera bientôt le compte et exigera le paiement, et alors ils se sont corrigés.

Tout d’abord, n’ayant pas le choix, les gens comprennent qu’ils doivent changer les relations entre eux et plus tard leurs actions forcées attireront la Lumière qui ramène vers le Bien. Ensuite, ils auront le sentiment que cela vaut la peine même sans la Lumière et sans excuses.

Si nous parvenons à la diffusion de la méthode de correction intégrale, de la garantie mutuelle, la nouvelle perception de l’éducation, alors tout sera différent. Si nous ne réussissons pas, alors ça ne le sera pas. D’une façon ou l’autre, le monde entier se réunira en un tout et nous serons en son centre, ou plus exactement au centre de la «bombe» qui peut s’éteindre. Si nous ne réussissons pas tout le monde va s’unir pour nous éliminer.

Question: Alors, que pouvons-nous faire si nous ne pouvons pas compter sur un miracle?

Réponse: Rien, sauf pour la diffusion et la prière. Nous éveillons les gens, ils se joignent à nous, et ensemble nous finissons tout le travail. Si vous manquez de pouvoirs, tournez-vous vers le Créateur pour demander de l’aide, après tout, vous ne demandez plus pour vous-même, mais pour les autres.

Question: Alors, de quoi est-ce que notre succès dépend-il?

Réponse: Seulement sur la reconnaissance de l’importance de la mission qui nous est soumise. Si, selon ma nature, je ne peux pas être un enseignant, je vais arranger et préparer les salles de classe. Si je ne suis pas éloquent, je vais diffuser des documents dans la rue. Il y a toujours quelque chose à faire et son importance détermine tout.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 07/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam