Category Archives: Perception

Les joyeux invités, reconnaissants envers l’hôte

Dr. Michael LaitmanRabash, « la question de Yenika et Ibour: » … ce qui signifie qu’il ne doit pas voir qu’il aura le bonheur comme fruit de ses travaux, mais ce qu’il doit voir, c’est qu’il doit se préparer à savoir pour qui il travaille et quelle est son importance, et la joie est le résultat de ceci, ce qui revient à  dire que s’il n’a pas de joie dans le travail, il n’a aucune idée de l’importance du Créateur, et alors il doit se corriger dans la foi.

Les forces sont prises à partir de la reconnaissance de l’importance et de la grandeur du Créateur, l’objectif, la compréhension de pour qui nous travaillons, de qui nous nous approchons et à qui devenons-nous semblables. Devenir plus proche n’est possible que grâce à l’équivalence de forme, mais d’où pouvons nous prendre des forces qui nous permettent de travailler contre notre nature? C’est seulement à partir de l’environnement. C’est pourquoi la grandeur du supérieur ne dépend que de l’environnement, et nous devons travailler sur cela.

Si c’est un désir égoïste habituel alors nous créons la religion. La religion est construite sur la grandeur et l’importance d’un objet vénéré parmi les masses, malgré le fait qu’il ne leur est pas familier, n’a pas été révélé ou compris. Au contraire, simplement parce qu’il n’est pas compris et pas révélé et ce n’est même pas un objectif, on l’appelle la foi, qui est aveugle et ne mène pas à la réalisation. C’est pourquoi plus une personne est simple, plus elle est considérée élevée et  juste dans la foi, parce qu’elle est prête à être fidèle sans aucune connaissance.

Cependant, la Kabbale établit un nouveau but pour nous: «Apprenez à connaître votre Créateur et à travailler pour Lui! » Autrement dit, nous avons besoin de savoir, de Le révéler. C’est précisément le but de la création: de sorte que nous soyons heureux et profitions de la sensation de proximité avec notre Roi, au point de la pleine adhésion. Adhésion signifie complète réalisation de toute la hauteur de la création qui a atteint une similitude avec le Créateur. Ils deviennent égaux les uns aux autres.

Donc, ici nous avons besoin d’un travail complètement différent. Atteindre la grandeur du supérieur se fait en deux étapes. Dans la première étape, on parle de la grandeur de l’objectif, le Créateur, que nous voulons révéler, au sujet de la force supérieure à côté de laquelle il n’y a rien d’autre, et à la deuxième, s’impressionner les uns les autres. Nous devenons inspirés par le rapprochement de la révélation de cette plus haute qualité qui existe entre nous, cachée, pour le moment, mais sera révélée bientôt.

Ce n’est pas une simple source d’inspiration comme dans l’extase religieuse, mais elle attire la lumière environnante pour nous. C’est une énorme différence. Nous sommes impressionnés par la grandeur du Créateur et nous nous rapprochons de Lui selon notre désir de devenir semblable à Lui, c’est-à-dire, pour se débarrasser de la puissance du mauvais penchant en nous et passer sous la puissance de la bonne nature du don sans réserve . Comme il est écrit: « Je souhaite qu’ils M’aient abandonné mais gardent ma Torah, car en s’occupant par eux-mêmes de celle-ci, la Lumière qu’elle contient les ramènerait dans le droit chemin. »

Nous ne voulons pas juste révéler le Créateur, la force du don et de l’amour en nous, mais nous voulons vraiment changer en raison de Sa Lumière et de Sa force. C’est pourquoi nous créons artificiellement en nous-mêmes l’opinion de Sa grandeur, ce que par essence est une imposture parce que nous ne Le sentons pas. Cependant, nous savons que nous sommes plongés dans notre égoïsme, le désir de jouir, et c’est pourquoi nous n’avons pas d’autre façon de grandir si ce n’est qu’en travaillant à l’encontre de l’état actuel. Nous faisons tout cela tout à fait délibérément et sous notre contrôle.

C’est pourquoi dans la compréhension habituelle, la foi signifie fermer les yeux et de ne pas chercher à connaître et à atteindre quoi que ce soit. Une personne obtient la force de son égoïsme, de l’environnement égoïste qui lui permet d’agir avec l’espoir d’une grande récompense. L’environnement lui promet le Jardin d’Eden, et toutes sortes de récompenses dans cette vie et dans les vies futures.

La sagesse de la Kabbale enseigne le contraire parce que, comme il est écrit: «L’opinion de la Torah est opposée à l’opinion des masses égoïstes. » Nous ne cherchons pas des valeurs banales, mais nous voulons la force du don et de l’amour pour que les autres gouvernent en nous. C’est pourquoi la foi pour nous est appelée la force du don. « Croire en le Créateur» signifie Lui donner sans réserve en tant qu’invités reconnaissants envers l’hôte. Ainsi, nous devenons égaux à Lui.

De même, à chaque fois qu’on s’élève, nous avons encore besoin de l’environnement pour étayer l’opinion que le Créateur est grand. Cependant, cela ne nous est pas du tout clair. Cela est nécessaire uniquement dans le but d’attirer la Lumière environnante vers nous, ce qui va nous donner la propriété du don sans réserve et nous permettre de nous élever au-dessus de notre égoïsme, de sentir l’autre. La propriété du don sans réserve, la propriété de Bina, est appelée la foi.

Vous pouvez vérifier votre joie de ce point de vue: Est-ce le résultat de bonnes actions comme il se doit, c’est-à-dire l’action du don sans réserve, de la foi au-dessus de la raison? Cela signifie que le don doit être au-dessus de la réception, au-dessus de notre désir égoïste, ou ressentons-nous de la joie parce que nous éprouvons du plaisir dans notre égoïsme? Alors, c’est de la joie égoïste, la joie de l’égoïsme au pouvoir. Tout dépend de ce que règne en nous. C’est ce qui doit être vérifié.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 10/06/13

Co-dépendance

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le temps de passage d’un niveau à un autre dépend de quoi?

Réponse: Le temps de passage d’un niveau à l’autre ne dépend que de vous. Chacun de nous doit avoir le libre choix. Si je dépends d’autres, je n’ai pas de libre choix.

C’est-à-dire, d’une part, nous dépendons tout à fait les uns des autres, mais d’un autre côté, nous ne dépendons pas de n’importe qui. Je dois me dire que tout le groupe se trouve dans un état idéal et que tout dépend de moi uniquement.

J’ai besoin d’examiner cette question et la clarifier de la manière suivante: «Tout le monde dépend de moi. Mais je compte aussi sur lui. Vais-je être capable d’avancer si je regarde leurs visages? S’ils sont respectueux et enclins à être gentils, alors oui, et s’ils ne sont pas amicaux, alors non, alors comment dois-je me comporter», ce qui veut dire, leurs états et leur influence sur moi dépendent aussi de moi? J’ai besoin de travailler sur eux. C’est-à-dire, je dépends déjà d’eux, mais cela dépend du degré où je peux m’influencer moi-même. Et ici, la connexion inverse  se produit, qui dépend aussi de vous.

Nous pouvons voir et être convaincus que d’une part nous sommes complètement indépendants et des personnes libres, et d’autre part, nous sommes absolument reliés entre nous, et en troisième lieu, nous pouvons prendre des autres toute forme que nous voulons . Cela signifie en fait que nous travaillons toujours en présence d’un groupe qui se trouve dans le monde infini, c’est seulement notre ego qui nous les dépeint ainsi maintenant. Uniquement et seulement! Et donc, pour avancer, nous avons besoin de «travailler» sur eux, de les élever à nos yeux. Et afin de les élever à nos yeux, nous devons effectivement travailler.

Pendant le processus de travail spirituel toutes les questions deviendront progressivement plus claires parce que, afin de clarifier chacune d’elle, nous devons créer en nous des sensations nouvelles et plus récentes tout le temps, que nous n’avons pas précédemment expérimentées. Par conséquent pensez, clarifiez ces questions, et à la fin, elles se mélangeront en un seul ensemble, mais ce sera déjà un état spirituel. Alors nous allons sentir combien il est fermé, complet.

De la 2ème préparation pour le Congrès à Krasnoyarsk 13/06/13

Guérir quelque chose avec quelque chose qui lui ressemble

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi est-il difficile pour nous d’ouvrir nos cœurs, même si nous savons que nous sommes une seule famille? Plus une personne nous est proche, et plus c’est difficile. Nous sommes prêts à partager et à verser notre cœur à n’importe qui sauf à ceux qui sont près de nous. Pourquoi est-ce comme ça? Est-ce juste mon sentiment, mon illusion?

Réponse: C’est en fait ainsi et cela sera encore plus difficile. Il est dit dans le Zohar que les élèves de Rabbi Shimon, qui étaient tous de grands kabbalistes, ont ressenti une si grande haine envers l’autre quand ils se sont réunis, qu’il leur semblait brûler de l’intérieur. Ils étaient prêts à se faire brûler l’un l’autre. Donc, vous êtes sur la bonne voie.  Nous devons comprendre cela et savoir comment le gérer.

Le fait est que tous les attributs négatifs nous ont été donnés pour que nous puissions voir comment nous devons concentrer nos efforts pour nous rapprocher. Il n’y a donc rien à redire, mais plutôt d’être heureux de la révélation du mal et de comprendre que cela vous montre où vous êtes malade.

Pouvez-vous imaginer ce qui nous arriverait si rien ne fait mal? Combien de maladies nous ignorerions? Grâce à la douleur nous prêtons attention à la maladie et guérissons. Nous ne nous calmons pas en disant que «je déteste l’autre, mais maintenant je vais prendre un verre avec lui, manger quelque chose ensemble, et tout ira bien … » Non! Ceci est faux! C’est comme prendre un analgésique. Un verre de vodka et tout va bien, et il est déjà votre ami? Non!

Question: Alors, où puis-je me procurer le remède?

Réponse: Le remède ne se révèle que lorsque nous atteignons la reconnaissance de la maladie elle-même, alors seulement, le remède est révélé à l’intérieur de la maladie. Après tout, tous les remèdes que nous utilisons dans ce monde ont été découverts par l’étude de la maladie elle-même. En étudiant la maladie, nous découvrons ce qu’elle provoque et nous commençons à utiliser le même matériel comme un antidote, guérissant ainsi quelque chose avec quelque chose de « similaire ».

Cela signifie que lorsque nous savons avec certitude quel est le problème, nous guérissons en utilisant la même chose, mais dans sa forme opposée. Donc, ce n’est pas encore révélé. L’essentiel est de ne pas nier et de ne pas percevoir l’ego qui se révèle entre nous comme quelque chose de mauvais.

Du Congrès de Krasnoyarsk le 14/06/13, Cours 1

De la foi à la vérité

Dr. Michael LaitmanNous devons aspirer à voir réellement l’ami comme le plus grand de notre génération, pour réellement sentir «dans la raison » comme si c’était la vérité et non pas comme cela semble au désir de recevoir d’une personne. Le désir de recevoir veut toujours se sentir bien et à l’aise et il diminue instinctivement tout autour de lui afin d’être « au dessus. » La chose la plus importante pour lui est de diriger.

Donc, accepter l’idée de la nécessité de se connecter aux amis comme un moyen pour atteindre la connexion avec le Créateur n’est possible que dans «la foi au-dessus de la raison» puisque nous ne voyons certainement pas les choses telles qu’elles le sont réellement. C’est seulement après cette condition externe mineure, qu’une personne aspire au même but et est prête à accepter toutes les conditions nécessaires pour avancer vers cela, que nous commençons à nous relier à l’autre comme un ami, comme un moyen de se connecter au Créateur.

Selon ces signes extérieurs, nous décidons de commencer à travailler sur notre attitude envers cette personne. Si elle est prête à travailler ensemble, nous rejetons toutes les autres exigences de notre ego et nous nous rapprochons de cette personne et nous connectons à elle afin de réellement découvrir le lien entre nous, non seulement dans «la foi au-dessus de la raison. »

Dans la mesure où nous communiquons en réalité, nous abordons la construction du récipient spirituel dans lequel le Créateur se révèle. La connexion peut être «au-dessus de la raison » quand je ne vois pas que l’ami « vaut la peine », mais je me connecte toujours à lui. Je l’utilise comme un moyen, qui est appelé le temps de préparation lorsque je respecte les amis non pas parce que je vois qu’ils sont grands. Selon mes sens, je sens que je suis plus grand qu’eux, mais je travaille au dessus de mes sens et je ne suis pas d’accord avec eux, et j’imagine que les amis sont plus importants.

Afin de transcender un état de «la foi dessus de la raison » à l’état de «dans la raison», ce qui signifie de respecter vraiment les amis, je dois corriger les récipients, ma perception. La correction des récipients, c’est quand nous commençons à travailler sur le lien entre nous, malgré le fait que nous savons le contraire. Nous établissons une société dans laquelle chacun impressionne les autres avec le sentiment de la grandeur du groupe et de l’objectif.

En travaillant ensemble, nous attirons la Lumière qui ramène vers le Bien, et finalement nous passons de «la foi au-dessus de la raison» à «dans la raison» et ainsi nous continuent de monter. Les prochains niveaux sont plus difficiles, bien sûr. D’abord, les amis semblaient assez moyens, avaint de bons côtés et des mauvais côtés. Quand j’ai dû travailler « au-dessus de la raison», j’ai pu facilement le faire et les accepter comme égaux, en tant que partenaires sur le chemin spirituel et même comme les plus grands de notre génération. Leur objectif semblait important et ils semblaient très bien.

Mais vint le durcissement du cœur et j’ai commencé à voir les différents défauts en eux, il est devenu difficile de les accepter comme grands et de voir le Créateur derrière eux, pour me réchauffer par le fait que je fais attention à personne, sauf les amis qui deviennent les plus précieux de tous pour moi. Ainsi, chaque fois devient plus difficile jusqu’à ce que j’arrive à surmonter ces interruptions et de remplir ma mesure.

Ensuite, tous mes efforts de travail « au-dessus de la raison » se tournent vers « dans la raison» et deviennent le bon récipient dans lequel la première révélation de l’attribut du don a lieu, ce qui signifie qu’une personne est remplie avec le sentiment du Créateur à l’intérieur d’elle. Ainsi, «la foi au-dessus de la raison» est un processus graduel, comme nous montons d’un niveau à l’autre, mais lorsque nous construisons notre récipient nous devons aspirer à l’avoir « dans la raison » autant que nous le pouvons.

De la 1ère partie du Cours quotidien de  Kabbale du 03/06/13, Les écrits du Rabash

Ce que nous devons atteindre cet automne

Dr. Michael LaitmanNous avons parlé et lu beaucoup de choses sur notre besoin de nous unir. Cependant, jusqu’à récemment, il y a eu une période relativement calme et nous n’étions toujours pas prêts à réaliser que la nécessité de s’unir est le facteur fondamental décisif et que tout dépend de cela.

Nous avons entendu parler de cela pendant des années, mais nous n’avions pas l’impression que tout ce que nous prévoyons se déroulait précisément dans l’unité. Le «déclencheur» ne fonctionne pas en nous, il n’y avait pas de « déclic interne », la prise de conscience que le résultat de tout ce que nous étudions et nous faisons n’est que dans cela. Mais dernièrement, ça commence à couler dans nous, essentiellement, avec l’introduction de l’éducation intégrale, que nous devons d’abord appliquer à nous mêmes.

À la suite de la séquence de nos congrès qui se poursuivra jusqu’à l’automne, nous nous rendrons à la qualité de l’«automatisme», ce qui signifie que nous allons nous convaincre que la correction de notre éloignement est dans l’union de tout le monde ensemble, ce qui est notre tâche. En ce qui concerne le désir de quelque chose d’incompréhensible, plus haut, pour la Lumière, il se manifestra automatiquement si nous atteignons l’unité correcte. Donc, nous devons nous réconcilier avec le fait que la réalité supérieure, en termes de désirs (Kelim), est cachée dans l’unité. Et plus nous appliquons automatiquement cela, même si cette approche est de plus en plus difficile à maîtriser, nous serons en mesure d’entrer dans le monde supérieur.

Nous le voyons dans l’exemple de l’exil égyptien, avec le groupe qui a créé Abraham. Pharaon (l’égoïsme) a demandé: «Allons! » En d’autres termes, « déchirez-vous de vous-mêmes, et échappons nous! » Et quand cela a été déclaré fortement, il y eut les dix derniers coups, les «dix plaies d’Egypte.  »

En fait, ce sont les dix dernières manifestations de l’égoïsme, lorsque l’épaisseur égoïste (Aviout) s’exprime dans ses dix dernières couches quand une personne a finalement «mûri». Bien que ces dix étapes de l’égoïsme nous affectent, elles nous aussi élèvent déjà et à la fin nous poussent dans le monde supérieur.

Ainsi, même l’égoïsme quand il grandit (et il ne pousse que dans la mesure où nous sommes prêts à nous connecter dessus), nous aide immédiatement. Il brûle plus chaud et alors nous arrivons à un nouveau degré. Je suis sûr que nous devons commencer à sentir ces dix étapes de l’ego augmenter dans la mesure de notre unité. Et puis, nous ressentirons que nos tentatives égoïstes, d’une part, ne nous donnent rien, mais d’autre part, ajoutent un nouveau niveau de connexion.

En d’autres termes, dans notre unité, nous devons commencer à nous sentir plus complexes, plus « compliqués », et en même temps voir que ce système, semblable à un circuit électronique, composé de divers composants radio, ne fonctionne toujours pas. Il semble que tout soit en place et nous essayons de nous unir; seulement il n’y a toujours rien. Cependant, comme nous passons par des coups égoïstes, nous trouvons constamment de plus en plus des endroits nouveaux où il n’y a aucun contact entre nous à un niveau plus sérieux.

C’est pourquoi nous devrions voir notre égoïsme comme une «aide contre soi-même. » Apparaissant entre nous chaque fois, il ajoute une occasion pour nous d’atteindre l’ego commun qui est nécessaire pour le premier degré. Cela signifie qu’il n’y a rien « contre », il travaille avec la Lumière et nous devrions voir en elle juste une simple action de la part du Créateur: d’un côté, la Lumière la ligne droite, et de l’autre côté, l’égoïsme, la ligne gauche.

Ainsi, ils travaillent constamment, alternativement, comme deux jambes, et une personne avance dans la ligne médiane. Le Créateur, le général de l’armée d’en haut, gère ces deux propriétés, et nous devons les réaliser correctement à partir de bas en haut pour devenir égal au Créateur. La lumière et le désir doivent être égaux par niveau, et plus ils sont grands, plus nous nous élevons vers le Créateur.

Notre groupe Bnei Baruch a été créé dans le milieu des années quatre-vingt-dix, même si j’ai des élèves qui sont venus dès 1991. Imaginez que depuis lors, et jusqu’à récemment nous avons à peine parlé de l’unité au sérieux. Nous avons étudié les sources, lu les articles, mais n’avions pas encore pu commencer à le faire sérieusement, pratiquement. Ce n’est que maintenant que nous avons commencé à organiser des ateliers et à développer la méthode d’éducation intégrale, mais nous n’étions pas engagés dans cela jusqu’à présent, parce que c’était trop tôt.

Je pense que le groupe et le monde sont actuellement unis et dépendent les uns des autres. Jusqu’à présent, il n’y avait pas une telle tension, il n’y avait pas de telles conditions de sorte que nous puissions sérieusement, activement et pratiquement commencer à réaliser notre unité. Donc, je vois les résultats de ces derniers mois par le désir (Kli) que nous créons. Le résultat de nos congrès précédents est un sentiment de plus en plus grand de la nécessité et de l’unité.

Je dois comprendre que la spiritualité est entre nous, seulement à l’intérieur, seulement à l’intersection de nos désirs. J’ai besoin de l’imaginer comme cela automatiquement. Même si l’égoïsme monte au niveau suivant, il faut néanmoins trouver rapidement cet état, sentir l’éloignement, expérimenter la haine de ce qui nous sépare, et aspirer à une plus grande unité à nouveau.

En outre, cette unité sera de plus en plus qualitative. Il ne s’agit pas de connexion sur le plan matériel, dans les chansons, activités diverses, bien au contraire, elle se fera sentir de plus en plus profonde, plus intérieure. Elle ne sera pas lié aux paramètres de notre monde, avec des distances, avec des personnages, etc.

L’unité sera de plus en plus découverte comme une sorte de substance spirituelle, un réseau progressivement révélé des forces, la connexion entre nous qui existe dans la réalité. Nous trouvons seulement cela, et tous les autres attributs extérieurs que nous imaginons encore vont progressivement disparaître. C’est ainsi que notre Kli spirituel émergera. En pensant aux questions spirituelles, nous allons imaginer l’unité plus clairement sous la forme de ce réseau de connexions entre nous, à l’intérieur de chaque Partsouf, entre les Partsoufim, qui se composent des Sefirot et sous-Sefirot, et ils se trouvent tous ensemble dans le système appelé «monde».

Ces mondes sont disposés linéairement, hiérarchiquement, en fonction de l’égoïsme et de la façon dont nous travaillons à ce sujet à tous les degrés, comment il est gradué. Tout cela c’est les 125 degrés de l’échelle spirituelle. Et en même temps, les mondes sont ronds.

Ce système nous sera présenté comme le seul existant, et nous allons apparemment nous dissoudre dedans peu à peu, nous n’existons pas, il n’y a pas de corps physique, il n’y a pas tout le monde physique. Ce monde illusoire disparaît.

Nous allons désirer la spiritualité commune au lieu de l’individuelle, l’imaginant seulement sous la forme de l’unité qui sera de plus en plus clairement manifestée comme un réseau de forces entre nous. Et dans ce réseau de forces, nous allons vraiment nous sentir nous mêmes, notre «moi» intérieur qui existe uni avec tous les autres.

Ensuite, nous allons commencer à sentir ce qui se passe dans ce réseau au lieu de tout ce qui se passe dans le monde matériel. Notre monde est juste une manifestation extérieure de la spiritualité sous la forme que nous pouvons le remarquer. Et c’est grâce à ces indicateurs externes que nous devons essayer de découvrir le vrai seul réseau existant entre les désirs, le système entier de l’univers. Ces tentatives vont commencer à apparaître dans la conscience de tout le monde, et le système général deviendra de plus en plus évident, déterminant le seul existant.

Je pense que c’est ça qui va devenir le résultat de nos efforts et des congrès. J’espère que cela se produira. Mais cela dépend de nos efforts individuels et collectifs de tout le monde dans le mouvement vers cela.

En conséquence, nous allons commencer à connecter toutes nos connaissances, le travail de groupe, le travail avec l’humanité, et des études sur les structures de mondes spirituels. Tous seront ajoutés. Soulignant une seule image et nous en son sein.

Cela devrait être le résultat de notre série de congrès. Je voudrais bien que quand ce sera fini, nous pourrons très clairement, sobrement, en réalité nous imaginer existant dans ce système et sentir qu’il détermine notre état interne et externe, l’état du monde, et en général de tout. D’une façon ou une autre, cette image est créée sur la base de nombreuses tentatives.

De la 2ème préparation du Congrès de Krasnoyarsk le 13/06/13

Des règles spirituelles difficiles

Dr. Michael LaitmanLa Torah, Exode 20:13, «Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. »

«Ton prochain » est mon ami, et ensemble, nous travaillons sur le don mutuel, et je dois être totalement honnête avec lui. Dans la même mesure, ton prochain est également le Créateur et le professeur. Cela signifie que ces trois facteurs sont essentiels pour façonner ma croissance spirituelle.

En même temps, ils doivent toujours sembler parfaits pour moi et je suis le seul qui le ne soit pas. C’est ainsi que je dois toujours me voir puisque c’est la seule façon pour moi de voir ce qu’il reste à corriger.

Ce n’est qu’un accompagnement psychologique. J’atteins un état où je vois que tout le monde est corrigé et que je ne le suis pas, d’une manière précise et progressive à travers l’exercice constant. Tout ce que je vois autour de moi comme négatif est tout à l’intérieur de moi, et tout autour de moi, c’est le monde de la plénitude infinie. Donc, il n’y a rien à corriger, sauf moi-même.

Question: Est-ce que ces exercices devraient être du plus faciles au plus difficiles, d’un ami proche à un enseignant et ainsi de suite pour le monde entier? Après tout, il est impossible de se préoccupper du monde entier.

Réponse: Oui, c’est un système complexe qui est très différent et il est très difficile de travailler avec. Ce n’est qu’après qu’une personne passe par tous les états à l’égard de l’ami, le professeur, et le Créateur qu’elle pourra travailler avec le monde. Là, les relations sont plus complexes mais, en tout cas, elles s’additionnent pour donner la même chose, sauf pour une chose. Si quelqu’un vient vous «tuer», ce qui signifie qu’il vous coupe complètement de la possibilité de vous corriger vous-même, alors vous devez le tuer en premier. C’est la loi!

Il n’y a pas de temps pour penser, « Est-il bien ou mal, je devrais ou ne devrais-je pas? ». Quand quelqu’un vient pour vous tuer, vous devez répondre de la même façon. Ces règles sont très claires. Dans ce cas, « assassiner » est votre correction collective, à la fois pour lui et pour vous, car il est très compliqué de tuer une personne lorsque vous la justifiez.

C’est une action difficile. Il s’agit de la correction d’un grand bouleversement psychologique, un moment tragique quand, dans le but de le tuer, vous devez vous tuer spirituellement.

Cela signifie que c’est un problème très grave! C’est la correction mutuelle, puisque vous commencez à accepter chaque personne comme une réplique de vous-même, et c’est comme si vous vous tuiez. Vous devez aborder cette question progressivement par l’expérience tout en vous déplaçant vers l’avant avec les amis, l’enseignant, le Créateur, et alors seulement, il est possible d’approcher cet état.

Du programme de KabTV  “Secrets du livre éternel” du 04/03/13

Un contraste qui révèle la vraie image du monde

Dr. Michael LaitmanLa Torah, Exode 20:14 : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartient à ton prochain. »

Une maison, une femme, un serviteur, un bœuf ou un âne sont tous les grands désirs d’une personne qui se connectent peu à peu en elle, à partir des récipients externes jusqu’aux désirs les plus intimes.

« Tu ne convoiteras point » signifie que vous devez travailler avec vos désirs afin de donner sans réserve et non pas pour vous-même.

Si jusqu’à présent il s’agissait de ce que vous aviez et comment vous devriez travailler avec cela, maintenant il s’agit de ce que l’autre a et ce que vous ne pouvez pas utiliser.

Utiliser signifie « vouloir. » Ce n’est pas simplement « tu ne convoiteras point » dans le sens de « ne pas prendre », mais en fait de ne pas convoiter, de sorte que vous ne ressentirez pas la moindre envie envers l’autre. Ensuite, vous commencez à comprendre que si vous vous reliez à lui, vous ne verrez même pas son image.

Habituellement, vous voyez du bon et du mauvais dans une personne et vous l’enviez un peu, etc… Vous ne pouvez pas la voir tel qu’elle est réellement, vous la voyez par rapport à vous, que ce soit meilleur ou pire d’une manière ou d’une autre. Si vous ne la regardez pas à travers le prisme de la jalousie, etc, vous ne verrez pas son image.

Elle ne se représentera jamais à vous, car notre sous-base est comme un disque compact qui est sensible à la lumière, qui est derrière la lentille de la caméra qui capte l’image, la transforme en signaux électriques et les transmet à la commande de contrôle pour que notre sous-base perçoive tout uniquement par rapport à nous : dans quelle mesure cela semble meilleur ou pire en ce qui concerne mon ego.

Si je me débarrasse de vous, alors je ne vous vois pas, vous disparaissez de ma vue. Qu’est-ce qui se passe ? Il s’avère que le monde n’existe pas. Je ne vois que le vide absolu.

Cela signifie que l’état corrigé implique un manque d’envie en moi et tous les autres états à l’égard d’autres personnes et de l’humanité. Dans ce cas, je commence à comprendre qu’il n’y a personne et que tout disparaît. Ensuite, je dois trouver un tout nouvel attribut qui va me permettre de voir ce qui existe.

Il s’avère que si mon ego est annulé, alors toute l’image du monde s’annule et le monde n’existe plus. Donc, qu’est-ce qui existe ? Il n’y a rien d’autre que l’attribut du don sans réserve. Mais comment puis-je le percevoir ? Je commence à me changer en fonction de cet attribut du don sans réserve et dans la mesure où je ne suis pas compatible avec lui, je commence à voir les différences et vice versa ; dans la mesure où je suis compatible à lui, je commence à sentir cet attribut car un contraste a été créé. Il s’avère que la partie du monde dans laquelle je ne suis pas compatible avec l’attribut du don sans réserve est encore moi pour le moment, et la partie du monde dans laquelle je suis compatible avec l’attribut du don sans réserve est le Créateur. Alors, moi et le Créateur apparaissons et il n’y a personne d’autre que nous.

Quand j’atteins progressivement une correction complète, c’est comme si je disparaissais et seul mon sentiment de l’unique Créateur demeure. Ainsi, j’arrive à la reconnaissance du fait qu' »il n’y a rien hormis Lui ».

De KabTV, « Les secrets du livre éternel » du 04/03/13

S’évader du monde du fantasme vers le monde de la vérité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je ressentir les autres si le cœur ne se sent pas encore qu’ils sont proches ?
Réponse: Vous devez penser  que les autres font partie de votre âme et que seule la connexion avec d’autres vous permet de construire le récipient pour recevoir la lumière, la révélation du Créateur, la révélation du véritable état, ce qui signifie le don. Le monde de la vérité est le monde du don. Cependant, nous sommes sous la domination d’un mensonge, d’une certaine fantaisie que ce monde existe apparemment par la force de réception. Nous devons réfléchir à cela autant que nous le pouvons, jusqu’à ce qu’il soit clair que tout existe selon la force du don.
Notre perception fictive et déformée qui nous oblige à penser et à sentir différemment, n’est qu’en nous. Donc, à cause de cela nous ne voyons pas le monde réel et nous sommes comme des aveugles qui marchent dans l’obscurité, à tâtons en se tenant à un mur. Nous ne comprenons pas où nous en sommes!
Ainsi, toute l’humanité erre les yeux bandés dans le noir. Nous devons faire de plus grands efforts afin d’éliminer cette dissimulation et puis nous verrons que toute la réalité n’existe que par la force du don et de l’amour. Nous allons voir la réalité comme une sorte d’un monde imaginaire enchanté où tout fonctionne selon les lois du don total. Nous nous promenons dans cette ville enchantée et nous avons la chance de nous corriger et de nous améliorer constamment, par l’acquisition d’une puissance supplémentaire de don à chaque fois.
Ainsi, nous nous assimilons de plus en plus dans cette ville et nous pouvons nous servir de tout et comprendre et sentir plus. C’est ce qu’on appelle gravir l’échelle spirituelle.
Mais au moment où l’échelle spirituelle se révèle à nous, il est clair que toute la réalité n’est que don et amour. Par ailleurs, il y a une petite bulle dans cette réalité dans laquelle nous dormons, comme dans un coma, ne reprenant pas conscience. Ce fantasme malade n’est que dans nos têtes comme dans un esprit d’une personne qui a perdu conscience et un fluide différent, des pensées chaotiques, coulent dans son esprit. C’est ce qui nous arrive maintenant …
La réalité de notre monde n’existe pas! C’est seulement une sorte de fantaisie, mais c’est très important car ce n’est qu’à partir de cela que nous pouvons nous élever à la vérité.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 04/06/13, Le Zohar

Un petit jardin peut nourrir tout le monde

Dr. Michael LaitmanDans les Nouvelles (de Next Big Future): «Le processus Pronutria est radicalement plus efficace que l’agriculture actuelle et l’élevage, et produit une nourriture pure jusqu’à 1000 fois plus efficace, avec un impact minimal sur l’environnement et la qualité de la nutrition maximale.
« Le bétail seul occupe 45 pour cent de la superficie des terres de la planète et contribue à des émissions de gaz à effet de serre plus que les voitures, les avions, et toutes autres formes de transport combinées. Même avec les améliorations des rendement offertes par les cultures OGM, ces technologies de 10.000 ans sont tout simplement trop inefficaces en ressources pour répondre à la demande mondiale croissante pour des aliments nutritifs. …
« La percée centrale dans la technologie de Pronutria est la découverte que les cellules photosynthétiques simples peuvent être optimisées pour permettre la production en continu et ultra-efficace de protéines essentielles, des lipides, des sucres, ou des vitamines, en utilisant uniquement la lumière du soleil, le dioxyde de carbone, d’azote, de l’eau fraiche ou salée en tant qu’alimentaion. « 
Mon commentaire: La crise se passe dans les pays où la population a suffisamment de nourriture et en général ne  meurt pas de faim! Il est possible de résoudre tous les problèmes modernes technologiquement, mais ils ne seront pas  résolus pratiquement tant que nous corrigeons pas l’être humain afin qu’il ne cherche plus à réprimer les autres, et, au contraire, aspire à aider les autres comme ses enfants.
Avant que la nature égoïste de l’homme (sa propriété pour supprimer les autres) ne soit modifiée, la crise de la confrontation de l’homme avec la nature (la propriété de l’amour et du don) ne fera qu’amplifier. Cette crise, car elle est générale, ne nous permettra pas résoudre tous nos problèmes. Par exemple, alors qu’il y a une abondance générale dans le monde, la moitié de l’humanité meurt de faim.

Au-dessus du temps et de l’espace

Dr. Michael LaitmanDans les Nouvelles (à partir de JSpace): « Les physiciens savent depuis longtemps que les particules quantiques peuvent s’influencer mutuellement indépendamment de la distance qui existe entre elles dans un phénomène qu’Einstein moqueur a appelé  » Action fantôme à distance» Maintenant, les scientifiques de l’Institut Racah de l’Université hébraïque de physique ont prouvé que cette règle vaut pour les particules quantiques qui n’existent pas encore dans le même temps.
«L’observation d’Einstein, appelée enchevêtrement, décrit le principe d’incertitude en mécanique quantique. Les particules quantiques de lumière, appelées des photons, existent dans un nuage d’incertitude, et peuvent être polarisées horizontalement, verticalement ou avec surprise dans les deux directions. Cependant, au moment où une particule est testée pour la polarisation, l’incertitude s’effondre et le photon est polarisé dans une seule direction.
« L’enchevêtrement se produit quand il y a deux photons. Chacun peut être polarisé dans une des trois directions, mais l’enchevêtrement relie la polarisation de ces particules, même quand elles sont chacune indéterminées. Ainsi, lorsque le premier photon est mesuré comme ayant échoué à une polarisation verticale, la seconde s’effondre simultanément horizontalement, peu importe sa distance.
« Selon les résultats publiés dans Physical Review Letters, des scientifiques israéliens ont enchevêtrés des photons  qui n’existaient pas encore dans le même temps. Eli Megidish, Hagai Eisenberg et ses collègues de l’Université hébraïque ont utilisé un système appelé l’enchevêtrement de permutation pour prouver que deux photons qui n’existent même pas au même moment, peuvent être enchevêtrés. La clé a été d’utiliser deux paires de photons enchevêtrés, puis de forcer un photon de chaque paire de s’enchevêtrer à l’autre.
« Cette avance étend la portée des implications de la théorie quantique. En outre, l’expérience pourrait améliorer la cryptographie à longue distance en permettant aux utilisateurs de longue distance d’être liés par un réseau quantique. « 
Mon commentaire: Nous nous rapprochons de la frontière avec le monde supérieur qui existe au-delà du temps et de l’espace, mais la science s’arrêtera à sa limite, car un esprit différent sera nécessaire à l’être humain, esprit qu’il n’obteindra qu’en changeant ses propriétés de l’égoïsme à l’altruisme. Dans ce cas, il sera en mesure de comprendre les actions du monde supérieur décrites dans la sagesse de la Kabbale.