Category Archives: Perception

La nature des hommes

Dr. Michael LaitmanQuestion : Le besoin du désir des femmes, sans lequel les hommes n’atteindront pas l’objectif, n’a pas été ressenti lors des séminaires. Pourquoi ?

Réponse : Pour qu’un homme ressente le besoin de quelque chose, il doit se rendre compte que, sans ce besoin ou ce désir, il n’atteindra pas l’objectif. Cela signifie qu’ils n’ont toujours pas atteint cet état.

Supposons que j’essaie de faire quelque chose et que je voie que cela ne fonctionne pas. Que me manque-t-il ? Aha, j’ai besoin d’un autre outil. Je commence à travailler avec celui-ci et remarque alors qu’il me manque encore d’autres outils. C’est-à-dire, ce n’est que dans la mesure où je ne me vois pas atteindre mon objectif, que je dois rechercher les moyens pour y parvenir.

Ainsi, je vois le manque d’un soutien clair et fort. Il doit exister, c’est sûr ! C’est ce qui est écrit dans les sources kabbalistiques et nous le voyons aussi dans la vie réelle.

Les hommes ont leur propre fierté, quelque peu sans fondement. Ils oublient leur dépendance à l’égard des femmes en raison de leur nature. C’est la nature d’un homme.

Mais en avançant, ils commencent réaliser à quel point ils sont faibles. Puis ils ressentent un fort besoin de soutien de la part des femmes.

Ce n’est pas une faiblesse, c’est juste notre nature ; lorsque nous dépendrons les uns des autres seulement dans la bonne combinaison, nous atteindrons ensemble l’objectif commun.

Soit dit en passant, je suis sûr que beaucoup d’hommes ont ce sentiment, je le vois en eux. Ils le ressentent vraiment.

Du Congrès de Vilnius 23/03/12, Leçon 1

L’Egypte aux yeux d’un esclave et à ceux d’un homme libre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment une personne peut compter 400 ans (niveaux) de son séjour en exil si l’Egypte est dans l’obscurité totale?

Réponse: Il est impossible de compter cela, et c’est pourquoi l’évasion a lieu tout d’un coup, à la hâte. Une personne ne sait pas quand elle  sortira de l’exil. Supposons que les 400 ans de l’exil vont finir aujourd’hui à 13:30, mais vous ne pouvez pas le savoir. Ne voyez-vous pas que, selon l’histoire, la fuite est soudaine? On vous dit que ce que vous devez emporter avec vous: les éléments qui composent votre récipient spirituel afin que plus tard, vous soyez en mesure de vous élever au-dessus.

Selon l’histoire, après que nous soyons sortis d’Egypte, nous n’avons rien laissé derrière. Je prends tout l’or, tous les moutons et les bovins, tous les biens, et je laisse derrière moi un pays vide et détruit. Je détruis jusqu’au sol du pays, jadis florissant, grand et prospère avec de belles villes, et je pars.

Bien sûr, je pars pour une vie meilleure, et il n’y a rien à perdre. Il n’y a aucune raison de rester en Egypte, où il n’y a même pas d’eau à boire parce que tout s’est tourné en sang, et tout est mort.

C’est ainsi qu’une personne voit le monde matériel qu’elle laisse. En fait, les beaux palais sont toujours là et ce sont donc toutes les bonnes choses, tout est en plein essor, mais, à mes yeux, cela ressemble à une terre détruite dans l’obscurité. Voilà comment cela est perçu dans mes nouveaux discernements qui m’obligent à manquer de respect envers tout le luxe et à le voir comme un simple déchet et à vouloir y échapper.

Cependant, si je regardais tout à travers les yeux d’un esclave, je verrais la terre riche et je penserais qu’il n’y a pas besoin d’évasion. Après tout, la terre d’Egypte est entourée par un désert.

Mais, soudain, je décide que d’y séjourner est la pire chose, et qu’il n’y a rien de pire que cela. Ce n’est pas seulement un désert, mais un lieu de destruction si épouvantable et de d’humiliation. Tout est dans les yeux du spectateur.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2012, Etude des dix Sefirot 

N’importe qui peut générer le bonheur de tous

Dr. Michael LaitmanMis à part les gènes d’information personnels (Reshimot) qui influencent  ​​l’état intérieur d’un individu, il y a un autre facteur qui a un grand impact. Il s’agit du réveil général d’En-Haut  (Etaarouta DeELa), qui est appelé «semaine», « Shabbat »(samedi), et les jours fériés, qui tous désignent  de perpétuels « hauts »et« bas » relatifs.

Il y a les « secondes », les « minutes », les « heures », les « jours », les « nuits », les « journées spéciales de la semaine», les  «jours extraordinaires du mois», les  «mois  spéciaux de l’année », et les « années bissextiles » , tous les uns dans les autres. Ils jouent un rôle très important dans nos vies car  notre chemin inclut ces états.

Même le plus petit état contient tous les autres comme une image holographique. Nous sommes connectés avec une Lumière spéciale qui brille pour nous et modifie donc la Lumière environnante de sorte que pendant plusieurs jours nous recevons différents types de la  Lumière environnante, même si nous continuons d’appliquer le même niveau d’effort.

Notre travail reste inchangé, mais par le simple fait que c’est un lundi, la Lumière  environnante  diffère de la Lumière que nous avions eu le dimanche. Nous modifions notre travail «d’en bas»; dans le même temps, les conditions «d’en haut » aussi sont modifiées afin de « rencontrer  »  notre travail et de l’égaliser avec les conditions externes qui sont appelés «le monde, une année, une âme. »

Cela s’applique particulièrement aux segments de temps différents tels que « secondes  et minutes », etc, car ils nous amènent en conformité  avec eux. Le réveil d’En-Haut est d’une grande aide pour nous. Des changements dans les mondes supérieurs se produisent perpétuellement, à chaque seconde. Il nous donne d’autres jeux de changements qui raccourcissent notre chemin vers la spiritualité.

Le système est construit d’une manière exceptionnellement sage. Parallèlement à notre croissance personnelle, nous corrigeons l’ensemble du système sur une grande échelle parce que le réveil d’En-Haut est à l’origine d’un état ​​exceptionnel en nous. Ainsi, un changement microscopique que nous réalisons a un impact sur ​​le système dans son ensemble et améliore l’état des autres en leur apportant beaucoup de bonheur.

De la 3èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 17/04/2012, Etude des dix Sefirot

Une personne est entre Kéter et Malkhout

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous mesurer nos progrès, par rapport à quoi?

Réponse: Je mesure ma progression en vérifiant dans quelle mesure je justifie les amis, les valorise, et  les vois comme les plus grands de notre génération, comme des gens spéciaux, et dans quelle mesure je vois l’image du Créateur en eux et veux que leurs attributs deviennent partie de moi.

Je veux devenir le résultat de leur influence, car c’est ce qu’on appelle la perception interne de l’environnement. Ce qu’ils  impriment en moi sera la forme du Créateur, la partie humaine en moi.

Je comprends que c’est ainsi que je devrais les traiter, mais en même temps je ne les vois pas de cette façon. Ce sont deux sentiments qui ne se connectent pas du tout. D’une part, je pense que les amis sont grands et extraordinaires et qu’ils ne sont pas différents du Créateur. D’un autre côté, je comprends que je les traite d’une manière totalement différente. Ce qui détermine mon attitude envers le Créateur. Si je manque de respect envers la société, dans la même mesure que je manque de respect envers le Créateur, c’est absolument la même chose. Si je veux changer par l’environnement, c’est comme si je me mettais sous l’influence du Créateur.

Si je peux combiner ces deux discernements, ce qui signifie haïr et manquer de respect envers les amis, tout en  les respectant en même temps et en les valorisant, j’atteins ces deux points  opposés polairement. L’un devient mon Kéter et l’autre devient ma Malkhout et ensemble, ils créent mon récipient spirituel.

En atteignant un tel récipient, je comprends que ce n’est pas ma nature et je peux déterminer que je suis en «exil», parce que maintenant je vois la cause qui exige ma connexion avec le groupe et que je devrais me placer sous son influence. D’un autre côté, je découvre à quel point je suis loin de la connexion, comme je l’oublie  toujours. Je découvre la difficulté à y parvenir et comme je suis réticent à le faire.

Ainsi je vois comment mon ego est dangereux en ne me laissant pas être inclus  en harmonie dans mon environnement, ce qui signifie être inclus et fondu en lui comme une partie intégrale. Cela signifie que je transcende la Makhsom (barrière) qui me sépare du travail  spirituel. 

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 19/04/2012, Écrits du Rabash

L’invitation à nous élever est partout

Dr. Michael LaitmanUne personne ne peut être corrigée avant de comprendre qu’elle doit s’élever à l’étape suivante.  Elle doit toujours imaginer cette solution dans son esprit comme si elle n’était pas dans son état ​​actuel, mais déjà dans l’état suivant après avoir atteint le niveau supérieur auquel elle s’est élevée par la Lumière qui ramène vers le bien.

Habituellement, nous voulons corriger notre état actuel. Ceci  nous arrête parce que nous pensons que l’état actuel est arrivé afin que nous le corrigions.

Ainsi, nous  sommes désorientés, car tous les états viennent pour que nous nous élevions au-dessus d’eux pour les états suivants. Il n’y a rien à corriger dans l’état actuel. La correction arrive en passant de l’état actuel vers le haut.

C’est très difficile à accepter, parce que cette approche n’existe pas dans notre monde, mais c’est ce qui arrive dans la spiritualité. C’est parce que tous les états sont donnés non pas pour qu’une personne les corrige, mais pour qu’elle se corrige. Il n’est possible de vous corriger vous-même  qu’en vous élevant au-dessus de chaque état, qui est appelé progresser par « la foi au-dessus de la raison ».

Chaque fois que je ressens un certain discernement ou un attribut mauvais et irréel, je le vois comme une invitation à m’élever au-dessus. Ainsi, je vois que tout ce qui se passe pour moi ne vient que pour me montrer mes lacunes. Leur remplissage et leur correction a lieu au niveau suivant, et jamais dans l’état actuel.

Tout ce que je vois quant à moi, en ce qui concerne ce monde, en ce qui concerne les amis et le Créateur, qui semblent aussi mauvais et imparfait, sont les discernements des lieux au-dessus desquels je dois m’élever pour me  conformer à un plus grand don sans réserve. C’est ainsi que je peux avancer jusqu’à ce que j’atteigne complètement le don sans réserve.

De la  1 er partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2012, Écrits du  Rabash

Entre moins l’infini et plus l’infini

Dr. Michael LaitmanNous faisons partie d’un système appelé le monde de l’infini .Dans cet Infini, existe le désir sous diverses formes et les modes de réception et de don sans réserve, ainsi que la Lumière qui se révèle dans le désir dans la mesure où le désir accorde une importance à l’attribut du don sans réserve. Plus le désir exprime le don sans réserve, plus la Lumière se révèle. Si le désir n’aspire pas au don sans réserve, la Lumière n’est pas révélée.

C’est appelé le monde de l’Infini car toutes les formes possibles de la création, de la plus égoïste à la plus altruiste, du moins de l’infini au plus de l’infini, existent en lui.

Le désir lui-même a été créé par le Créateur, et toutes ses formes sont révélées selon le plan de développement qui vient aussi du Créateur. Toutefois, en raison de toutes les métamorphoses et des changements que traverse le désir, qui tourne et bouillonne dans ce chaudron, un nouveau point spécial de la conscience de soi, d’indépendance, est formé. Et ce point commence à se développer dans tous les  états que le désir traverse: pour ressentir plus, pour mieux comprendre, pour se sentir comme existant, et atteindre son indépendance.

Ce point est très important car il a grandi à partir de la ligne médiane, la troisième. Cela n’existe pas dans la nature du Créateur, ni dans la nature de la créature, qui est opposée au Créateur et complètement subordonnée à Lui. Bien sûr, c’est un dérivé, le résultat de l’affrontement entre ces deux attributs opposés, mais la créature est absolument indépendante.

Il nous est difficile d’imaginer comment cette indépendance est possible si tout a été créé par le Créateur. Mais imaginez deux domaines complètement opposés, divisé par un fossé le long de la gamme entière du moins au plus de l’infini, là où ni l’un ni l’autre ne peut exister. La frontière, où à la fois ces deux attributs se rencontrent et bataillent l’un avec l’autre est l’endroit où la créature ne peut exister indépendamment.

D’une part, elle est toujours considérée comme l’être créé, ce qui signifie qu’elle a été créée par la force supérieure. D’autre part,  elle possède un attribut qui lui permet de se tenir à l’opposé de la force supérieure, n’étant pas sous son contrôle total. Dans l’intervalle, nous sommes incapables de saisir comment cela est possible. L’homme ne comprend pas comment, étant sous le contrôle intégral du Créateur tout le temps, il peut néanmoins rester libre!

Deux attributs complètement différents, opposés existent, et la créature ne peut exister que dans l’abîme entre eux. Elle devient seulement créature dans la mesure où elle  fait des efforts pour acquérir la conscience. Cette prise de conscience est quelque chose de tiers qui n’existait pas auparavant.

Tout le reste avait déjà existé dans la créature: toutes les forces, les attributs, et le caractère qui détermine qui je serai. Pour tout cela, il est écrit: « Allez à l’artiste qui m’a fait ». Cependant, au-dessus de tout cela, je crée quelque chose de tiers, d’indépendant. C’est comme un enfant qui grandit et devient tout à coup indépendant, avec ses propres opinions. De toute évidence, il est créé sous l’influence de l’hérédité, de l’éducation, et de l’environnement, mais il est la manifestation de sa personnalité, et pas seulement une simple somme de paramètres fixes selon un plan inscrit en  lui.

C’est comme quand on fait cuire la soupe, on ajoute tous les ingrédients dedans, et à la fin on a une nouvelle essence appelée soupe. Ou bien nous coupons et mélangeons cinq ingrédients: tomate, concombre, oignon, sel et poivre. En fin de compte, une nouvelle essence apparaît, appelée salade.

Aujourd’hui, nous vivons dans ce monde, inconsciemment, en réalisant des commandes de notre nature. D’où peut apparaître quelque chose de nouveau pour nous? Seulement si vous vous placez entre les deux mondes de  la réception et du don sans réserve , voulant appartenir aux deux à la fois afin de ne pas vous détacher d’aucun d’eux, mais de les utiliser ensemble à la fois,  ainsi vous créez une nouvelle essence, comme un nouveau plat, la « salade » . Vous prenez tout le désir du monde de la réception et vous lui donnez la forme du don sans réserve, qui est appelé Adam.

Le fœtus est composé de la matière, c’est-à-dire le désir de recevoir du plaisir, mais à partir de l’extérieur, il adopte la forme du Créateur, la Lumière. Ensuite, le fond et la forme ensemble sont appelés homme.

Il semble qu’il n’y ait rien de nouveau ici car  tout existait déjà. Mais vous avez fait le travail – vous a prêté à la matière la forme du Créateur. Vous avez pris la matière d’une zone, la propriété de l’autre, et vous avez combiné les deux ensemble. En conséquence, une nouvelle essence a été formée. Ce n’est plus le premier ou le second, mais quelque chose de tiers. C’est comme la salade qui a une signification d’elle-même. Il s’agit d’un nouveau goût, d’une nouvelle existence

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/03/2012, Etude des dix Sefirot

Un processus infini

Dr. Michael LaitmanQuestion : Les études universitaires sont généralement divisées en plusieurs étapes : première, deuxième, troisième année, et ainsi de suite. Doit-on aussi diviser l’éducation intégrale en étapes formelles, comme à l’université ?

Réponse : Par tous les moyens, car une personne doit voir les étapes qu’elle traverse. Cela la pousse et la motive, et est absolument essentiel.

D’autre part, au cours des études, nous devons constamment parler du fait que tout est basé sur les changements, l’auto-transformation, l’amélioration de soi, ainsi que sur la convergence entre nous et la nature, de telle sorte que la société humaine devienne aussi intégrale, égale, et plus proche dans sa coopération mutuelle, comme on peut le constater dans la nature. Alors, les gens doivent comprendre que c’est en fait un processus infini, comme l’est la vie elle-même.

Finalement, une personne commence à sentir l’infini, l’éternité de la nature tout entière et s’en rapproche de plus en plus. Elle commence à se sentir paisible, comme tout l’est dans la nature, et qu’elle est capable de lui conférer ses désirs et ses pensées, car elle commence à entrer en contact avec elle. Ce contact est ressentir très clairement par une personne : Elle voit comment elle influence le monde autour d’elle, même au niveau inanimé, sans parler du niveau végétal et animal.

Notre rôle est d’atteindre un état tel que nous influencions la nature par nos désirs, nos pensées et nos intentions et que nous parvenions nous-mêmes à un équilibre absolu, à un confort absolu avec le monde qui nous entoure. Aussi étrange que cela puisse paraître, quand une personne se sent réellement elle-même en harmonie avec tout ce qui existe, la sensation de la vie et de la mort disparaît.

Les gens ont une certaine divergence dans leur compréhension et leur prise de conscience de ce qu’est la vie. Si nous leur en offrons une idée, celle-ci s’intégrera progressivement en eux, et ils commenceront à comprendre que notre mouvement vers l’équilibre avec la nature nous donne quelque chose de surnaturel, et pas seulement une existence confortable et une chance de se multiplier.

De KabTV  « fondements d’une société intégrale » 26/02/12

Une boîte noire navigant dans les vagues de la Lumière

Dr. Michael LaitmanIl est très difficile d’expliquer ce qu’est la spiritualité parce que c’est une question de sensation. Si une personne partage de tels sentiments, elle va comprendre ce qui est décrit. Mais si elle n’est pas sur le même niveau et ne ressent pas ce dont parle l’auteur, elle ne comprendra rien du tout.

Tout notre travail se déroule en  « Egypte », en exil, quand on ne ressent pas encore le Créateur, la force supérieure qui peut nous aider à nous élever au-dessus de notre désir de recevoir. Il s’agit d’un moment de choix et c’est le meilleur moment parce que c’est quand nous apprenons à travailler contre notre désir.

Je dois constamment imaginer que je suis déjà dans le don sans réserve, dans le monde spirituel, dans la sainteté, et je ne crée aucune partition, ni de barrière, dans la voie de la Lumière supérieure qui remplit toute la réalité. J’annule ma personnalité, mon  « moi » égoïste, et bien que je ressente différents états qui me traversent et convoquent  une  réaction différente dans mon ego, je dois essayer d’être seulement dans le pur don sans réserve.

C’est comme si j’étais déjà dans le monde spirituel, je suis immergé dans un océan de Lumière en  Lui étant totalement équivalent. C’est parce que tout ce qui  me sépare réellement de la Lumière est mon désir de recevoir, mon ego, qui ressemble à une boîte qui ne laisse pas passer la Lumière à travers. J’ai mis des obstacles pour moi, je suis le seul qui se distingue par son ego dans la Lumière. A part moi, tout est corrigé et prêt.

Seulement, je vois que cette réalité est déformée, que je suis corrompu, et que le Créateur est mauvais et me maltraite. En outre, il me semble qu’il y ait une autre autorité, sauf le Créateur.

Tout notre travail est d’imaginer correctement notre état, la manière dont il est réellement, et non ce qui est représenté dans notre ego. Il n’y a rien, sauf le Créateur, mais mon ego me dit qu’il y a beaucoup de différentes forces qui prennent des décisions et il y a moi  aussi.

Il me semble que je sens et décide quelque chose de moi-même, mais même cela n’est pas vrai. Le Créateur est celui qui m’envoie tous ces sentiments de telle sorte que, sur la base des impressions que je reçois de Lui à chaque instant, je sois en mesure de faire le travail et d’annuler moi-même et les pensées que je semble penser, et que je ressente de façon indépendante que je reçois quelque chose de l’environnement, du  groupe, et du  monde extérieur  entier. Au lieu de cela, je dois imaginer que je suis totalement sous le contrôle de la Lumière supérieure qui remplit toute la réalité.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012 , Shamati N°59

Passer à une autre dimension

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce que cela signifie que nous pouvons exister sous une autre forme: sans corps ou à l’extérieur de celui-ci?

Réponse : Il y a des informations, leur support, et quelqu’un qui ressent cette information. Et tous peuvent changer. L’information (l’intellect et ainsi de suite) peut exister non seulement dans une protéine, le silicium, ou un autre support, et même sans aucun matériau, pas dans le cerveau.

L’information en soi n’est pas matérielle. C’est seulement nous qui la percevons à travers un support matériel. Nous sommes déjà en mesure de transmettre des informations à partir d’une protéine, d’un support vivant (le cerveau) vers un support  inanimé. Toute notre évolution nous a conduit à des changements graduels du support d’information, à l’éloignement progressif de sa forme  initiale naturelle: de la parole à l’écriture sur des supports différents, puis à la programmation et au stockage d’informations dans l’espace virtuel.

Aujourd’hui, nous nous tenons au seuil d’un autre état ​​dans lequel le corps perd de son importance, les sensations seront transférés à une nouvelle dimension (l’attribut du  don sans réserve), tandis que nous allons passer l’information du cerveau-support ou, pour être plus précis, la qualité de la réception, à un autre support : la qualité du don sans réserve

Vers la simplicité

Dr. Michael LaitmanQuestion : Aujourd’hui, les scientifiques ont découvert que nous sommes tous interconnectés, que des fils innombrables, dont nous ignorions même l’existence, s’étendent entre nous. Comment un kabbaliste voit cela ? Voit-il réellement cet énorme enchevêtrement se mouvoir constamment devant lui ?

Réponse : En réalité, tout est très simple. Et plus on avance, plus c’est simple. L’homme est simple, et la Lumière est simple, alors que des multiples calculs surgissent à cause de l’interaction de l’égoïsme avec le désir de donner.

Plus une personne avance, plus elle perçoit naturellement l’image du monde. L’habitude devient une seconde nature.  Vous voyez votre famille et vos proches de la même façon : cela devient votre vie, votre nature, et vous ne devez plus déployer des efforts dans les relations avec vos proches ou avec ceux que vous ne connaissez pas vraiment. Vous connaissez chacun d’eux et comprenez toutes les connexions.

À l’heure actuelle, cela vous paraît être un problème, car cela exige des efforts. Mais quand le désir de donner règne en vous, les problèmes disparaissent. Il n’y a rien de plus simple que de parvenir à connaître le monde spirituel et d’y vivre.

« Est-ce qu’une telle chose est possible? Comment puis-je prendre soin de tout, contrôler le mouvement de tous les atomes et de tous les mondes ?  »

Vous n’avez pas besoin de contrôler quoique ce soit puisque tout se révèle en vous, comme votre propre système. Et c’est pourquoi chaque degré ultérieur sera encore plus libéré de toute pression, de la nécessité de comprendre ce qui se passe. A chaque étape, tout ne deviendra que plus clair.

De la 4e partie du cours quotidien de la Kabbale 29/03/2012  « Introduction au TES »