Category Archives: Prière et intention

Le chemin menant au Créateur

221Comment maintenir constamment un état d’unité avec l’enseignant, les amis et le Créateur ? Essayez de trouver ce point intérieur en vous qui s’éveille en ce moment même et illumine le chemin qui vous mène au Créateur ; saisissez-le et ne le lâchez jamais.

C’est à partir de ces points d’unité que se construit le chemin. C’est un chemin sur lequel nous grandissons et nous rapprochons toujours plus du Créateur. Chaque personne se connecte à Lui d’une manière unique, dans une forme qui n’existe qu’entre elle et le Créateur. Il faut constamment demander cette unité.

Le prochain point de connexion sur le chemin dépend de l’état de préparation de mon cœur, c’est-à-dire de la façon dont il est corrigé par mon attitude envers tous les points précédents que j’ai déjà franchis.

Mon désir ardent pour le Créateur est la force qui me ramène à l’unité après chaque chute. Et si je ne suis pas dans l’unité, alors je dois demeurer dans une prière constante.

La disposition du cœur à s’unir au supérieur exige son expansion, et le cœur s’élargit par mon désir de m’unir avec les amis du groupe ou de la dizaine.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Les choses qui viennent du cœur » du 05/05/2025

Le moment de désespoir mène à la percée

239On ne devrait pas sombrer dans le désespoir en chemin. Pourtant, le désespoir d’un autre côté est précisément l’état qui conduit une personne à la bonne décision.
C’est pourquoi le désespoir est l’un des états les plus bénéfiques sur le chemin spirituel. Une personne désespère, prend une décision et avance.

Le moment de désespoir est le point de contact avec la force supérieure.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Les choses qui viennent du cœur » du 05/05/2025

Le chemin à travers les bandes de Lumière et d’obscurité

207Question : Comment se produit l’ascension spirituelle ?
Réponse : Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, elle débute en traversant différents états. Elle ignore d’où viennent ces nouveaux états, mais fondamentalement, tous les changements proviennent du niveau supérieur.

Il existe deux niveaux : le niveau supérieur et le niveau inférieur. Au niveau supérieur, il y a une partie supérieure et une partie inférieure (GE et AHAP), et au niveau inférieur se trouvent également GE (Galgalta ve Eynaïm) et AHAP (OzenHotem). Ensemble, ils forment les dix Sefirot, la structure de notre âme.

Tant que j’existe uniquement dans ce monde et que je n’ai pas commencé à corriger mon âme, je ne perçois que moi-même, mon niveau actuel, comme étant mon corps, ma vie. Et rien au-delà.

Mais lorsque je commence à étudier la Kabbale et que je rejoins un groupe, je commence à recevoir la Lumière Environnante (Ohr Makif). On l’appelle « environnante » par rapport à moi car elle est cachée dans ce qui m’entoure : les livres, le professeur, les amis par lesquels je reçois cette Lumière.

Je ne la reçois pas simplement « depuis les airs » ; il n’y a pas de Lumière supérieure dans l’air. Nous parlons de l’échelle des niveaux spirituels. Mais par rapport à une personne, elle se manifeste comme une Lumière qui lui est transmise par divers moyens.

Parfois, cette Lumière éveille une personne, et d’autres fois au contraire, elle lui procure une sensation d’obscurité, l’opposé de la Lumière. Le supérieur peut expliquer quelque chose à l’inférieur comme un adulte intelligent explique quelque chose à son élève. Et l’élève savoure ce qu’il entend et devient plus intelligent. Il perçoit cela comme une réception de la Lumière, de la connaissance et de la sensation.

Ou au contraire, le professeur, par rapport à l’élève, est dans un tel état, il lui transmet un tel matériel et une telle connaissance, une expérience telle que l’élève réalise à quel point il comprend peu la spiritualité, à quel point il se sent faible, fermé et vide. Ensuite, plus le maître lui donne, plus cela s’assombrit pour l’élève.

Cela ne dépend pas de la présence ou non de la Lumière de Hokhma, mais de la façon dont le supérieur s’adapte à l’inférieur. Or, si le supérieur s’adapte trop à l’inférieur, il le prive de toute possibilité d’action indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

La communication en pensée

172Commentaire : Vous dites que les kabbalistes peuvent communiquer sans mots. Dans notre monde, la communication passe généralement par les lettres et les sons.

Ma Réponse : Dans le monde spirituel en revanche, elle se fait par les pensées. La pensée est la force la plus grande, la plus éternelle, la plus fidèle et la plus parfaite.

Elle n’a pas de limites et se propage dans toutes les directions à une vitesse infinie, n’importe où, de n’importe quelle manière, entre les mondes, entre les vivants et les morts. La pensée est tout.

Question : Pouvez-vous communiquer avec les kabbalistes du passé par la pensée ?

Réponse : Bien sûr. Peu importe avec qui. Avec mon maître, certainement, je communique encore avec lui ; je le ressens toujours.

Après tout, lorsqu’il était physiquement près de moi, je le ressentais, et cette sensation restait en moi.

Alors, quelle différence cela fait-il que je le voie avec mes yeux ou que je l’entende avec mes oreilles ?

Ce qui était en moi était son image intérieure, et non extérieure. C’est la même chose maintenant. Cette image demeure en moi, non pas une image physique, mais son attitude envers le monde, envers moi, envers lui-même, envers le Créateur ; autrement dit, son image spirituelle.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les kabbalistes disent » du 21/08/2010

« Le Jour du Créateur »

293.1« Le Jour du Créateur » est un état où l’on ne ressent aucun manque et où l’on est prêt à demeurer dans cet état toute sa vie et au-delà à une seule condition : avoir constamment le désir de donner sans réserve au Créateur.

Et cela sans aucune réponse, connaissance ou compensation ; c’est simplement pour faire quelque chose de bien pour le Créateur, même sans que personne, pas même le Créateur Lui-même, ne sache que l’on fait des efforts pour Lui.

La preuve en est la joie et la sensation de perfection. Cela signifie que l’on est déjà à la fin de la correction (Gmar Tikoun), car on ne désire rien d’autre que cela. Un tel état est appelé le Jour du Créateur. N’importe qui, où qu’il puisse se trouver, peut l’imaginer et s’efforcer constamment d’y parvenir. Sinon, on ne parlerait pas de jour ni de perfection.

Extrait d’une conversation sur le thème « La foi au-dessus de la raison », non daté

Le Rabash est toujours avec moi

961.2Question : Lorsque vous étudiiez avec le Rabash, vous ne saviez pas ce qu’était un groupe en tant que tel ?

Réponse : J’avais une préparation différente. Le Rabash pensait qu’il y aurait un groupe, il était convaincu qu’il devait le faire. Je lui ai amené des étudiants. On peut voir le genre d’articles qu’il a écrits.

Mais le groupe ne s’est pas formé grâce à ces articles. C’est moi qui en suis sorti. Non, les autres en sont sortis aussi ; je ne les rabaisse en aucun cas. Ce sont tous mes anciens amis, et j’aime et j’apprécie chacun d’eux car ils sont aussi des élèves de mon professeur. Mais le groupe ne s’est pas formé à partir de nous.

Maintenant, chacun œuvre de son côté. Je ne juge personne. Chacun fait simplement ce qu’il peut et comme il peut. Je suis pareil, l’un d’entre eux. Mais j’étais l’étudiant le plus proche du Rabash, son assistant. Il a passé de nombreuses heures avec moi, à étudier ensemble, à tout faire.

C’est pourquoi j’ai développé un sentiment interne de connexion avec lui, qui me pousse à aller de l’avant. Je ressens qu’il est avec moi. J’ai le sentiment clair et net que dans tous mes efforts, il se tient derrière moi, et que je réalise tout en trouvant mon maître en moi.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Vous ou le groupe » du 01/08/2010

Changeons nos vies

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il existe une certaine similitude entre Moïse et la situation actuelle du peuple d’Israël. Moïse n’a pas confiance en Israël ni en Pharaon, bien qu’il soit en contact avec le Créateur. La condition actuelle de la nation israélienne est également assez précaire.

Réponse : Peu importe. S’il existe une direction précise, si nous comprenons que nous n’avons pas le choix, alors malgré les conditions qui nous obligent à fuir l’Égypte et à nous jeter dans la mer Rouge, nous faisons ce que nous devons faire.

Question : Mais vous dites que la nation israélienne moderne ne ressent pas qu’elle est en Égypte. Peut-être qu’une force particulière devrait apparaître ou quelqu’un qui puisse expliquer et amorcer ce processus ?

Réponse : C’est exactement ce que nous essayons de faire. Notre groupe, notre organisation, veut montrer à toute la nation d’Israël qu’il existe un moyen d’être sauvé. Changeons nos vies ! Après tout, la situation ne cesse d’empirer ; le monde devient de plus en plus hostile et la société israélienne est désintégrée et divisée. Notre sécurité est de plus en plus menacée.

Les coups que nous subissons ne frappent pas la « nation d’Israël », mais « l’Égypte », notre ego, car nous ne voulons pas en sortir. L’Israël en nous, le désir de donner sans réserve qui veut sortir de l’exil et s’élever, ne ressent pas les coups. Lorsque nous sommes à l’intérieur de l’ego, il ressent la douleur, mais dès que nous le quittons, nous nous déconnectons des « fléaux ».

Question : Que devrions-nous faire pour cesser de tomber dans l’ego ?

Réponse : La seule chose que nous devrions faire est de nous unir. Nous avons la méthode pour connecter tout le peuple d’Israël, et c’est le moyen de nous libérer de tous nos problèmes.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : La nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

L’équilibre entre le bien et le mal

278.03Question : Comment maintenir l’équilibre entre le bien et le mal ?

Réponse : Nous ne pouvons pas maintenir un tel équilibre. Nous n’en avons pas besoin du tout car ces calculs sont intrinsèquement égoïstes. Nous devons nous efforcer de nous abandonner pleinement au Créateur.

Vivez dans un état où vous vous sentez complètement ouvert au Créateur. Progressivement, ces sensations se stabiliseront en vous et prendront leur place.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Qu’est-ce que la grandeur et la petitesse dans la foi ? » du 19/04/2024

La foi parfaite

945Question : Comment ajoute-t-on la foi (Emouna) ? Est-ce quelque chose que nous faisons nous-mêmes ?

Réponse : Le Créateur le fait, mais c’est grâce au fait que nous voulons constamment accroître notre foi tous ensemble. Chacun le fait à sa manière, mais en principe, on le fait ensemble. Nous voulons être dans une foi parfaite.

La foi parfaite est une foi qui remplace complètement la connaissance, les sensations et tout ce que nous pouvons recevoir du Créateur.

Question : Comment pouvons-nous nous aider mutuellement à parvenir à un manque constant de foi qui finira par remplacer nos connaissances et nos sensations ?

Réponse : Les amis peuvent montrer l’exemple et nous soutenir, et vous verrez alors ce qui vous manque pour acquérir une foi complète.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Qu’est-ce que la grandeur et la petitesse dans la foi ? » du 19/04/2024

Lorsque le chemin devient difficile

120Au début, le chemin spirituel paraît agréable, attrayant et hospitalier ; il promet des réalisations extraordinaires, des révélations et une élévation spirituelle. Mais nous commençons ensuite à comprendre le prix à payer pour tout cela et ce qui nous est demandé pour nous aligner sur le niveau spirituel. Ainsi, le chemin devient de plus en plus difficile, perdant son attrait, mais devenant plutôt rebutant, déroutant, voire humiliant.

C’est la période symbolisée par le Maror (herbes amères). Et en vérité, il n’est pas facile de la traverser, car c’est comme chercher un but dans l’obscurité totale, se débattre sur des sentiers dangereux et des ponts étroits, et gravir une montagne en direction du palais du roi. L’atteindre semble aussi facile que de tirer sur une petite pièce de monnaie à grande distance.

C’est pourquoi nous devons aiguiser notre perception et nous habituer à un nouvel état en nous élevant par la foi au-dessus de la raison vers un nouveau sens. La seule chose qui puisse aider ici est de renforcer la grandeur du but et celle du Créateur.

Sinon, le but spirituel perd de son importance pour notre désir égoïste. Nous voyons combien de personnes, incapables de cultiver et de développer le sens de l’importance du but spirituel au-delà de l’obscurité et des difficultés, abandonnent ce chemin.

« Seuls les héros », comme l’écrit le Baal HaSoulam, atteignent le but en ne voyant pas d’autre choix et grâce à l’Arvout (solidarité). C’est le temps du Maror amer. Seuls ceux qui s’affermissent correctement développeront en eux un nouveau système appelé « foi » et commenceront à œuvrer dans le don sans réserve, détachés de leur égoïsme. Ils échapperont à l’exil et entreront dans le pays où coulent le lait et le miel.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Qu’est-ce que « S’il avale l’herbe amère, il n’en sortira pas » dans le travail ? » du 22/03/2018