Category Archives: souffrances

Echapper au rouleau compresseur du développement

Dr. Michael LaitmanQuestion: Les gens peuvent comprendre la nécessité de faire des concessions les uns aux autres, mais comment pouvez-vous expliquer la Lumière de la correction à une personne ordinaire?

Réponse: La Lumière est la qualité du don sans réserve, la force supérieure qui est présente dans la nature, qui nous fait progresser, nous donne la vie, nous corrige, et nous fait bouger en avant. Tout au long des millénaires d’existence de l’homme sur la terre (sans tenir compte des millions d’années de développement du minéral, du végétal, et des animaux de la nature), nous nous sommes développés par la contrainte, au moyen de la force cachée dans la nature. Il y a un certain programme à l’intérieur de celle-ci, un moteur qui fonctionne grâce à ce programme, qui règle tous les mouvements de la création et provoque son développement.

Les scientifiques révèlent qu’il y a 15 milliards d’années notre univers a commencé à se développer à la suite du Big Bang. C’est-à-dire, l’univers contient une force de développement. Et maintenant, cette force continue de nous développer, ce qui est appelé «le cours naturel de l’histoire» (Beito).

Toutefois, nous avons la possibilité de nous développer « plus vite que le temps » (Akhishéna), non pas au moyen de la force brutale de la nature qui nous pousse au développement avec un « bras de fer » à travers « le jugement et la restriction », mais en éveillant sur nous la « miséricorde », comme il est écrit:« Comme Il est miséricordieux, ainsi vous deviendrez miséricordieux. »

Cela signifie que je réveille les bonnes forces de développement dans la nature. Si je suis d’accord avec le développement, que je le désire, et que j’aspire moi-même au même but en éveillant le désir en moi avant même que la nature commence à mettre la pression sur moi, alors je me sens bien et à l’aise! Je mériterai la compréhension et je raccourcirai mon chemin. En deux mots, c’est tout ce que nous avons à faire!

Nous avons à courir de l’avant par nous mêmes, comme une souris fuit un chat. Quand une personne devient plus sage, elle comprend que le rouleau compresseur du développement se meut sur elle. D’autre part, il y a des gens qui n’ont toujours pas remarqué ou ressenti cette presse qui va les rattraper. Cela signifie qu’elle ne s’est toujours pas suffisamment rapprochée d’eux et ne provoque pas de grandes souffrances.

Imaginez que vous êtes en train de courir sur une route et qu’une presse énorme est à vos trousses, sur le point de vous écraser. Si vous vous ressentez déjà cela, alors vous cherchez vraiment un moyen d’être sauvé. Vous n’avez nulle part où aller. Sur vos deux côtés il y a des bâtiments qui s’étendent sur de nombreux kilomètres, et vous courrez entre eux sur une route étroite, tandis que la presse avance en roulant juste derrière vous. C’est une image surprenante …. Vous ne voulez pas que la presse vous écrabouille sur l’asphalte, n’est-ce pas ?

 

Certaines personnes sentent déjà qu’elles sont dans cet état, tandis que d’autres ne le sentent pas encore. Néanmoins, tout est une question de temps. Peut-être que vous vous sentez bien pour l’instant, comme une personne tombant du 10ème étage, et en passant devant le 8ème étage, elle dit à son voisin qui la regardait par la fenêtre, « Comment allez-vous ? Tout est OK pour l’instant ». Voilà comment le monde est «OK »aujourd’hui, mais elle ne le comprend pas encore.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/05/11,Talmud des dix Sefirot

Atteindre les élites

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment les changements se produiront dans le système éducatif – par l’initiative du gouvernement supérieur, ou par la pression du peuple d’en bas?

Réponse: Les dirigeants n’ont peur que pour leur «fauteuil» et rien d’autre. Si le peuple sortait dans la rue et commençait à ébranler ces fauteuils, et qu’il ne mettrait pas seulement les voitures en feu, mais commencerait à faire des actions plus sérieuses, les dirigeants commenceraient à écouter leurs revendications. De toute façon, ils devront les accepter. La question est : Serons-nous capables de leur offrir notre explication concernant les mesures nécessaires ? Nous devons essayer de le faire autant que nous le pouvons.

D’une façon ou une autre, nous devons atteindre les dirigeants, mais des deux côtés : depuis le bas, à travers les masses qui sortiront dans la rue, et directement en haut. Après tout, nous parlons d’une étude globale du monde, de changements dans l’éducation, et de construire un système mondial d’éducation, dans lequel chacun étudiera tout en recevant un salaire fixe pour cela, les moyens de subsistance.

Cet apprentissage prendra la place du travail, mais en réalité, il deviendra le travail des gens au sens spirituel. Toute personne attirera la lumière dans la mesure de ses forces et de ses capacités, et celle-ci sera sa récompense. Après tout, la lumière contient toute l’abondance possible.

Combien de personnes sont nécessaires pour subvenir aux besoins vitaux de tous les habitants de la terre ? Vêtements, nourriture, construction, services – tout ce qui est nécessaire dans le cadre d’une existence normale ? Par exemple, les gens travailleront une demi-journée et étudieront une demi-journée. Et tout le monde fera ainsi.

Toutefois, cela ne peut être atteint qu’à travers les dirigeants, ou plus précisément, à travers l’opinion publique, par le biais des gens qui pensent, y compris les scientifiques, sociologues, politologues, et tous ceux qui s’élèvent au-dessus de la masse, mais pas trop haut. Après tout, le sommet est occupé par les « destructeurs », alors que nous parlons surtout des milieux universitaires.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 26/5/11, «Préface à la sagesse de la Kabbale »

Utiliser la crise comme un moyen de progrès spirituel

Dr. Michael LaitmanNous devons correctement évaluer l’état d’être actuel sur la terre. Les défauts sont destinés à ce que nous les corrigions, pour les utiliser comme un moyen pour nous élever dans le monde d’en- haut. Sinon, pourquoi est- ce que je vis ici? Pourquoi suis-je en train de vivre tous ces problèmes et de tenter de leur résister? Je tiens à les surmonter. Je suis conscient de la situation et reconnaissant de la crise car en la corrigeant, je vais entrer dans le monde supérieur. Si ce n’est pas pour cette crise, où pourrais-je travailler, où pourrais-je me changer pour m’élever à un niveau supérieur?Nous parlons d’un moyen qui nous permette de nous améliorer et de nous corriger. Nous avons révélé la maladie, mais maintenant, en travaillant sur le traitement, nous atteindrons notre nature et comprendrons ce qui nous manque pour acquérir la nature du Créateur.

De toute évidence, la crise n’est pas une raison de s’enthousiasmer, mais c’est la révélation du mal. Toutefois, nous devrions avoir une attitude pratique envers elle. Tout à coup, je découvre que je suis cruel, avide, et que j’aime commander les autres, que je ne me soucie de personne d’autre au monde – et j’évalue ces révélations comme un moyen sur mon chemin. Je suis heureux des défauts qui se sont révélés parce que je sais à quoi ils sont destinés.

C’est pourquoi nous ne devrions pas faire taire ou dissimuler les problèmes du monde loin de nous. Au contraire, nous devons les exposer aux gens, et non pas pour leur faire peur, mais pour guérir la maladie. Nous devons montrer à tous que nous n’avons qu’une seule issue de sortie : traiter la crise dans la pratique, l’utiliser pour faire des changements qualitatifs.

Ensuite, nous allons tout d’un coup avoir l’impression que nous faisons un travail merveilleux sur la correction, dont le résultat sera la vie éternelle et parfaite. Qu’y a-t-il possiblement de mieux? Nous ne voulons pas rester au niveau animé, naître et mourir, encore et encore. D’ailleurs, c’est impossible parce que grâce à notre développement, nous avons déjà atteint la nécessité de nous élever au niveau supérieur, dans une dimension supérieure.

Nous ne sommes pas en train d’expliquer la nature de la crise aux gens, mais nous visons son objectif le plus élevé. La question ici n’est pas de nous éduquer et de nous rapprocher, en nous obligeant à nous unir. Tous ces éléments sont simplement des moyens, une échelle qui nous permettra de monter à un nouveau niveau de l’être.
De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/05/2011, les problèmes du monde, la surpopulation

L’examen de compétence de « l’ouvrier du Créateur »

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si une prière est un moyen de correction, plutôt que d’élimination de la souffrance, pourquoi est-il écrit qu’il faut prier pour cette dernière?

Réponse: Il est écrit que l’on doit prier pour réduire la souffrance parce que, là où je la ressens, les défauts de mes désirs égoïstes se révèlent à moi. Ceux-ci sont sur quoi porte ma prière, je peux ainsi discerner le mal en moi et comprendre comment je peux les corriger, afin de les transformer en désir de donner.

Une personne normale prie pour se sentir bien, pour avoir accès à un robinet ouvert déversant dans ses mains l’abondance d’en Haut. Sa douleur est matérielle, c’est-à-dire qu’elle se situe dans le désir de recevoir du plaisir. C’est ce qu’elle cherche à satisfaire. Par conséquent, sa prière est corporelle et naïve.

L’homme ne considère pas sa douleur comme le moyen de venir vers le Créateur. Il veut tout simplement la calmer, l’assujettir, combler le vide intérieur. C’est ainsi que la plupart des gens en général prie, qu’ils soient laïcs ou religieux. Tous s’efforcent de se sentir bien, ce qui les rend prêts à prier pour cela. Ils ne font que prier: « Donne-moi, donne-moi, donne-moi » parce que leur ego souffre, et doit être calmé.

Une vraie prière est quand je dis: « il n’y a rien hormis Lui. » Il a créé le désir égoïste en moi, « le mauvais penchant, » et je dois découvrir ce que c’est. Si mon désir de recevoir du plaisir souffre, il me faut utiliser la prière comme un remède. Après tout, le Créateur a créé ce désir. Le Créateur est responsable de la douleur que je ressens et personne d’autre. Je sens la douleur, là où je ne suis pas encore réalisé l’union au Créateur, alors que je dois y parvenir.

Imaginons que je sois en première année d’école. Ils m’ont donné des devoirs à faire, mais je ne les ai pas faits. Je ne me suis pas préparé pour l’examen et j’ai échoué. Maintenant, je dois en assumer les conséquences. Je souffre, mais cette souffrance est appropriée à mon âge, à la première année.

De même, chaque personne ressent la douleur, là où elle a échoué à l’examen, là où elle ne s’est pas corrigée, où elle n’a pas suivi le « chemin» du Créateur  menant vers le but, l’état de correction. Par conséquent, elle devrait remercier le Créateur, la lumière supérieure, qui insuffle en lui cette sensation de douleur. Un symptôme de la maladie vous est donné pour vous permettre d’aller chercher le traitement adéquat, alors vous irez bien.

Ainsi, ne cherchez pas à ce que le Créateur soulage votre douleur, mais cherchez plutôt comment y remédier. En fait, si vous calmez la douleur, demain, vous vous réveillerez dans une souffrance bien plus importante. Aujourd’hui, vous avez pris un antalgique, vous avez cessé de ressentir la douleur, et vous êtes heureux de vous sentir apparemment bien. Mais vous vous trompez. Demain, ce sera pire!

En d’autres termes, il y a ceux qui traitent toutes leurs douleurs et tous leurs problèmes quotidiens avec toute sorte de médicaments, toute sorte d’anti-douleur, juste pour se débarrasser de la souffrance. Ils prient pour ne recevoir ni souffrance, ni récompense. D’autres prient pour ressentir des souffrances pouvant leur montrer où ils ont besoin de se corriger, afin d’atteindre progressivement le degré du Créateur. Pour cela, ils sont prêts à accepter et à remercier le Créateur de manière égale pour tout le mal et tout le bien reçus. Après tout, ces sensations sont là pour nous réveiller et nous guider sur le chemin.

Ce sont deux méthodes très différentes. Certains crient: « Sauve-moi, donne-moi la paix! » C’est la prière du peuple ». D’autres cependant disent: « Non, nous utiliserons toute cette douleur de la manière la plus efficace », ceux-ci sont les ouvriers du Créateur. Après tout, nous voulons faire Son œuvre, car nous désirons être Son partenaire. S’Il nous éveille, nous voulons nous réveiller.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 09/05/2011, Shamati N°113

Les feux de circulation de mon âme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que la souffrance pointe directement ou indirectement, seulement là où la correction est nécessaire, seulement?

Réponse: Nous devons essayer de discerner ce qui est précisément l’origine de la douleur, c’est-à-dire ce que le Créateur attend de nous. Quand une pensée, un désir, ou des intentions nous visitent et que ceux-ci ne sont pas liés à l’amour des autres, je devrais immédiatement sentir en moi le feu passer au rouge!

Il existe des pensées, des désirs, et des intentions, où se trouve ce signal d’alerte, d’abord, jaune, puis orange et enfin, rouge comme un vrai signe de catastrophe. Cela dépend des cas.

Mais je dois considérer cela comme le désir de tout regarder avec amour, et si c’est moins que cela, je veux que la lumière passe au rouge. Ensuite, je vais voir un champ de feux rouges devant moi. Cela me fait comprendre et prendre conscience de mon état réel de sorte que je puisse m’arrêter et puisse désirer que toutes ces lumières deviennent vertes. Je cherche comment y arriver, et, ainsi, je commence à travailler avec le Créateur.

Il allume en moi le feu rouge, et je la change en vert. Tout en m’efforçant de le faire, je cherche la raison pour laquelle il est devenu rouge et comment le changer. C’est l’objet de tout notre travail, le processus que nous sommes censés subir.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 9/5/11, Shamati # 113

Le point d’entrée dans la spiritualité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi est-il écrit que «ce monde est créé pour personne d’autre qu’Israël» plutôt que pour les nations du monde, même si leur correction est le but de la création?

Réponse: Nous devons suivre les définitions scientifiques de la sagesse de la Kabbale. Le «monde» (Olam) signifie «dissimulation» (Alama). La dissimulation est créée seulement pour Israël, ceux qui aspirent « droit au Créateur. » Ceux qui veulent atteindre le Créateur doivent passer par des dissimulations, la souffrance, et les coups, afin de construire en eux-mêmes une forme négative opposée au Créateur et pour désirer ensuite atteindre la qualité du Créateur : l’attribut du don séparé de la réception.
C’est le point que nous devons atteindre. Entre temps, notre désir ne doit pas être semblable au Créateur dans toute Sa puissance, Pas du tout! Vous pouvez avoir un désir qui ne pèse qu’un gramme, mais il doit être corrigé! Un désir corrigé signifie que vous sentez ce que veut dire être détaché de la réception. Cette qualité est la plus importante, et nous devons en faire l’expérience.

Après tout, pour le moment nous sommes en mesure de donner que si nous voyons un avantage. Comme il est écrit, « nous échangeons une vache contre un âne, »  car nous recevons ce que nous préférons. Par exemple, un livre est plus important pour moi que l’argent. Alors je donne de l’argent et reçois le livre. C’est ce qu’on appelle une acquisition.

Mais pourquoi est-ce une acquisition? N’avez-vous pas payé? N’avez-vous pas donné votre argent? Non, ce que j’ai donné est moins important pour moi que ce que j’ai reçu. Si je devais donner quelque chose de valeur égale, en échange, je serais incapable de le faire. J’ai toujours besoin d’imaginer que ce que je reçois est préférable à ce que je donne. Et plus la différence entre eux est grande, plus je suis satisfait car plus j’en profite: «Regardez ce que j’ai trouvé! Il était presque gratuit!  »

C’est votre façon de vivre: votre satisfaction doit être aussi préférable que possible par rapport à ce que vous donnez en retour. Agir ainsi n’est pas « donner dans l’intention de donner ».

Comment une personne ressent la séparation de la réception pour donner et de ne rien recevoir en retour? Je suis disposé à travailler sans rien recevoir en échange, si je crois qu’ainsi je gagne moi-même le monde à venir. C’est comme si j’ouvrais un compte dans l’avenir et y effectuais des versements. Cela est encore plus fiable: Personne ne l’enlèvera et rien ne se perdra dans ce monde.

Mais comment sentez-vous que vous êtes complètement détaché du don sans réserve, que vous ne profitez pas de lui en aucune façon, et qu’il est complètement isolé de vous? Vous travaillez avec ardeur toute votre vie, et personne, y compris le Créateur, ne sait rien de vous. Mais vous savez cela ; vous travaillez et ne souhaitez rester que dans ce domaine. Toutefois, si vous travaillez pour ne pas vous sentir coupable, cela est votre salaire.

Alors, comment pouvons-nous nous arracher des désirs de la réception? Vous avez besoin de sentir ce détachement aussi peu qu’un gramme, et c’est tout, vous n’avez pas besoin de plus que cela. Alors vous êtes prêt pour la révélation. Après tout, cela est déjà une image du véritable attribut du don, une image du Créateur.

Supprimez Pharaon

Dr. Michael LaitmanLe Pharaon en vous a besoin de grandir. Au début, il est petit, quel genre de roi est-il. Joseph sent qu’il contrôle toute son Egypte, tout son égoïsme, dans son intêret personnel. Il prévoit l’avenir et sait ce qu’il faut faire. Mon ego s’épanouit, j’atteins les sept années d’abondance.

Et même lorsque les sept années de famine commencent, je ne les sens pas encore. Je vends mes réserves à Pharaon. La misère des Égyptiens joue en ma faveur : je les vends à Pharaon avec tout ce qu’ils ont, alors qu’Israël ne souffre pas du tout dans mon pays de Goshen. Il n’y a pas de famine là-bas.

Voir comment ces états se révèlent dans une personne dans un certain ordre, l’un après l’autre, jusqu’à ce qu’elle commence à comprendre que Pharaon est son ange de la mort, et qu’il n’y a rien qu’elle puisse faire à ce sujet. Alors, elle commence à réaliser que tout vient de la même source, le Créateur. Pharaon l’amène plus près du Créateur («rapprocher» et «sacrifier» sont le même mot en hébreu). Il nous aide «indirectement».

Je ne reçois plus de plaisir de la réception, mais je n’ai pas non plus de plaisir à donner. Alors, qu’est ce qu’il me reste ? Je n’ai ni l’un ni l’autre ! C’est ce qu’on appelle : «Et les enfants d’Israël gémissaient encore sous la servitude. » Je suis sorti de la réception égoïste et je ne vois pas de joie en cela. Ces «belles villes » ne sont bonnes que pour Pharaon ; elles ne font rien pour moi. Cela signifie que je me suis déjà séparé de Pharaon.

Ces villes restent pauvres pour moi parce que je n’ai rien reçu d’elles. Où sont le désir de donner, la réalisation du but ? Il n’y a rien. C’est parce que je désire l’attribut du don et la réalisation spirituelle égoïstement. Je veux donner pour mon propre bien. Alors, comment puis-je parvenir à un pur désir de donner de façon désintéressée ?
J’ai besoin de m’élever au-dessus de ces «villes pauvres » car ainsi, je ne peux plus attendre de compensation pour mes actions. C’est alors seulement que je serais prêt à m’élever au degré de la foi, qui est complètement déconnecté de mon désir et de mes qualités actuelles.

Je ne suis pas capable d’atteindre cet état par moi-même, mais j’ai besoin du désir de le toucher, de me « séparer » de l’action de penser à moi, même légèrement. C’est un gros problème. Quand je suis finalement parvenu à cela, à travers les villes qui sont belles pour Pharaon et pleines de misère pour Israël, je commence à comprendre qu’il n’y a pas d’autre moyen d’avancer qu’à travers les coups venant d’en haut. Je ne pourrai jamais me séparer de mon égoïsme et oublierai toutes les conséquences de mon désir de donner.
Ensuite, je pense au désir de donner, mais comment puis-je éviter de m’attendre à recevoir un bénéfice personnel ? J’ai besoin de recevoir de réels coups pour faire cela, pour que je souffre avec  Pharaon de l’utilisation égoïste de mon désir de donner.

Ensuite, les plaies d4egypte viennent, et je veux les utiliser pour m’élever au-dessus de tout intérêt personnel, d’aucune conséquence personnelle de mon désir de donner. En d’autres termes, je commence à m’efforcer à désirer donner en faveur de l’attribut du don. Le besoin de me débarrasser de mon ego commence à se former en moi. Ces dix plaies révèlent l’image de la libération en moi parce que sinon, je ne serai pas en mesure d’aller à l’étape suivante.

L’exil et la rédemption sont déterminés par le manque du Créateur et de Sa présence. J’ai besoin de comprendre ce qu’on appelle le Créateur, afin que, d’une manière ou d’une autre, Il puisse se manifester à moi dans mon exil et que je parvienne à la rédemption. Qu’Il se manifeste par son absence, mais je veux simplement avoir une sorte de perception de lui.

C’est pourquoi les derniers coups arrivent. Je sens combien un coup me rapporte quand il survient, car une puissante révélation du mal a lieu. D’autre part, ces coups sont très douloureux, et arrivent directement sur moi, sous forme de chocs spirituels intérieurs. Toutefois, ils renforcent vraiment une personne, comme le sel « préserve » la viande. Ces coups amènent la guérison.

Vous ne pouvez pas vous « endormir », puis vous « réveiller » à la fin de la correction

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pour autant que je comprenne, le Créateur joue avec nous et ce jeu a un but spécifique. Mais tous les jeux ont une fin et cela signifie que ce jeu prendra fin dans environ 200 ans. Est-ce exact?Réponse: En fait, j’espère que cela finira plus tôt encore. Je vous le dis en toute confiance que nous pouvons l’achever en plusieurs années. Il n’existe aucun obstacle.
Question suite: Si ce « jeu » se termine et que nous allons en arriver là où nous devons aller dans tous les cas, ce qui signifie que nous allons corriger notre âme, alors quelle est la différence entre la ligne droite et la ligne gauche ? Et qu’arrivera-t-il si nous choisissons la voie de la ligne de gauche?

Réponse: L’objectif de la création est pour chacun d’entre nous, chacun de nous étant un petit point du Kli commun ou désir, pour atteindre la perfection, ce qui signifie le même genre d’unité avec tous les autres points de ce Kli que celui existant parmi les cellules d’un organisme parfait et sain.

Afin d’atteindre cet objectif, nous devons comprendre, ressentir, et parvenir à tout ce système commun, énorme, car, en substance, nous sommes un organisme unique dans lequel nous sommes unis les uns aux autres. Même notre corps physique fonctionne en étant pénétré par un certain champ d’information. Ce n’est pas seulement un système lymphatique, un système cardio-vasculaire, un système nerveux, et ainsi de suite, mais un certain système commun d’information. Par conséquent, il est impossible pour moi de prendre un somnifère et de m’endormir, ou de me congeler pendant 200 ans et alors quelqu’un me réveillera et je serai à la fin de la correction. C’est impossible!

Je dois développer mon esprit et mon cœur, ma capacité à comprendre, à réaliser et à atteindre. Après tout, en une heure nous ne pouvons pas faire ingurgiter à un enfant toutes les connaissances qu’il doit acquérir pendant plus de 20 ans d’études. Et exactement de la même façon, nous ne pouvons pas enseigner à une personne qui a grandi dans la jungle tout qu’elle doit recevoir progressivement au cours de plusieurs décennies. Nous avons des exemples.

En d’autres termes, chaque personne doit passer par son parcours personnel de développement, progressivement et de façon persistante en s’élevant. La seule différence est de savoir si elle sera poussée en avant par un « bâton» à chaque étape de la voie, ou si elle avancera de son propre désir.

Nous devons passer par des phases spécifiques de correction et chacun de nous doit les traverser les unes après les autres. Et à chaque pas, je suis comme un enfant forcé par ses parents à lire un mot de plus, puis encore un, et ainsi de suite. Je souffre beaucoup parce qu’on m’oblige à étudier, jusqu’à ce que je comprenne que je dois le faire d’une façon ou d’une autre.

Mais si je suis intelligent, je comprends que je peux développer un désir de lecture. Par exemple, en regardant mes amis qui ont déjà appris à bien lire, je commence à avoir honte de mon incapacité et je reçois un désir de les «rattraper». Alors je n’ai plus besoin de personne pour me gronder, mais je vais de l’avant par moi-même.

C’est la différence entre les lignes gauche et droite – le chemin de la souffrance, quand des « coups » descendent sur vous de toutes les directions, et le « doux » chemin où vous êtes dans l’environnement correct qui éveille en vous le sentiment de l’envie .Vous les regardez et vous enviez le fait qu’ils aient quelque chose que vous n’avez pas. Et cela vous oblige à bouger.

Du 3ème cours de la Convention WE ! Du 01/04/2011

Ce qui fait souffrir un kabbaliste

Dr. Michael LaitmanUn kabbaliste souffre quand il voit que le monde est en retard dans l’avancement vers l’unité, la révélation du Créateur, et la vie parfaite. Nous sommes capables de le faire, nous avons toutes les conditions pour cela, mais nous ignorons cette occasion et ne la satisfaisons pas. Ainsi, nous causons divers problèmes sur nous-mêmes et nou faisons souffrir le Créateur.Un kabbaliste est celui qui souffre plus exactement parce qu’il a atteint la révélation du Créateur. Après tout, en ce qui concerne le monde, il est comme une mère en relation avec ses enfants. Le monde entier est ses Kelim, des parties de son âme. Même si elles ne sont pas corrigées, un kabbaliste souffre pour eux plus qu’ils ne souffrent par eux-mêmes.

Chaque personne ressent son égoïsme personnel et souffre parce que son Kli (récipient, désir) est vide. Toutefois, un kabbaliste inclut tout le monde. Il veut traiter tout le monde avec amour et combler tout le monde avec une bonté absolue. Cependant, les gens n’en veulent pas, ils ne sont pas d’accord pour s’unir et annuler leur égoïsme même un peu, afin de créer un grand désir(Kli) qui puisse être rempli avec la Lumière de l’Infini.

Un kabbaliste ne peut pas corriger le monde, il ne peut qu’en souffrir et attendre que les gens expriment une préparation minimale pour avancer. Certes, la plupart de tout ce qu’il éprouve est pour ses élèves car leur souffrance est dirigée vers le but. Il ne peut pas les faire progresser artificiellement car il leur ferait du mal et entraverait leur développement. Par conséquent, il parle avec eux au niveau correspondant au leur.

Nous étudions les sources authentiques, et notre relation avec elles détermine ce que nous pouvons recevoir d’elles. C’est exactement ce que je révèle, et non ce que je comprends dans mon désir. Je travaille avec le besoin collectif qui s’élève dans le but d’être révélé à tout le monde.

De la Kabbale pour débutants 13/12/2010, « Qui est un kabbaliste »

Elever le contraste de l’image de la réalité

Dr. Michael LaitmanLa nature est bien absolu et donc tout doit être évalué selon l’état final auquel elle nous conduit. En général, la «nature» et «le Créateur» est la même chose. Alors, pourquoi la nature arrange les choses de telle sorte que dans le processus de notre développement, nous devons traverser tant d’états désagréables, problématiques, et atroces sur la chemin vers la bonne ligne d’arrivée?

La réponse est simple: la Bonté en tant que telle n’existe pas. Nous ne la révèlons qu’en la comparant au mal. Il n’y a pas de bien sans mal, et nous devons donc révéler les défauts ainsi que leur avantages, encore et encore. C’est la seule façon pour nous d’acquérir la profondeur de la sensation. Le contraste entre le bien et le mal nous apporte la compréhension, et sur le chemin qui mène à travers une procession d’états, nous acquérons de l’expérience en passant du mal au bien.

Dans ce mouvement constant, nous accumulons tout le mal à l’intérieur de nous, et au-dessus de lui, tout le bien, et ansi nous prenons conscience de l’écart entre eux, l’abîme entre l’infini négatif et l’infini positif. Tout ceci est à l’intérieur de nous, est absorbé en nous, et devient notre récipient ou volume.

Bien et mal, plus et moins ne peuvent exister en nous séparément. Il n’y a pas de Créateur sans création. Nous ne parlons de la lumière que dans le contexte d’un récipient déjà présent à l’intérieur. Nous ne considérons pas le Créateur séparément de la création qu’Il a créé. Il est impossible de dire si quelque chose existait auparavant, car la notion même de temps, la base même de la perception disparaît. Il n’y a personne pour dire quelque chose et personne pour en parler. Tout n’est atteint que par la création. Même si elle est secondaire par rapport à la Lumière, il en est seulement ainsi en termes de cause à effet.

Le Ari écrit: «Voici qu’avant les émanations ne fussent émanées et les créatures ne fussent créées, la simple Lumière Supérieure avait rempli toute l’existence. » En d’autres termes, la lumière remplit déjà une réalité, elle y existe, et est sujette à la perception ou la sensation. Ayant atteint cette réalité, un kabbaliste nous en parle. Nous ne pourrons jamais parler de tout ce que nous n’avons pas atteint à l’intérieur de nos récipients.