Category Archives: Sources kabbalistiques

Un signe de bon progrès

Question : Il y a trois ans, j’ai commencé à étudier la Kabbale et je pensais tout comprendre. La « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (Ptikha) et le « Talmud des Dix Sefirot » (TES) étaient tout à fait compréhensibles et clairs.

Maintenant, après trois ans je commence à ressentir que non seulement je ne comprends pas ce qui était clair auparavant, mais que PtikhaTES et le travail dans le groupe suscitent en moi un certain dégoût. Est-ce normal ?

Réponse : Ceci est un signe de bon progrès. Vous devez vivre cette période et être fort et persistant, et alors vous commencerez à tout comprendre à la fois intellectuellement et émotionnellement.

Question : Donc, ces perturbations sont une aide en fait ?

Réponse : Oui. Mais cela peut durer assez longtemps, peut-être plusieurs années. L’essentiel est de ne pas abandonner et vous en verrez la récompense.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/06/2019

L’immuabilité des sources kabbalistiques

Remarque : Dans la Kabbale, un livre, une source écrite par un kabbaliste il y a plusieurs milliers d’années, joue un rôle très important et constitue un moyen d’atteinte spirituel. Par exemple, Le Livre du Zohar. En psychologie, ce n’est pas le cas.

Mon Commentaire : Les sources kabbalistiques ne changent pas, tandis que les textes de tout livre concernant la psychologie, la politique et tout ce que fait l’humanité, à l’exception des sciences de la nature, changent constamment car une personne change.

Par conséquent, ce qui a été écrit par des psychologues il y a 100 ou 150 ans ou des philosophes il y a 500 ou 1 000 ans, aujourd’hui bien sûr, n’est plus d’actualité. Si les anciens philosophes grecs croyaient que l’âme pouvait être expirée et inhalée, personne n’a maintenant une pensée aussi primitive à ce sujet.

La Kabbale, cependant, fonctionne toujours avec les mêmes outils et objets qu’auparavant.

Question : Cela signifie-t-il que si nous rencontrions un kabbaliste qui vivait il y a 2 000 à 3 000 ou il y a 500 ans, nous trouverions une langue commune avec lui ?

Réponse : Non seulement nous trouverions une langue commune, mais nous apprendrions également de lui !

Nous aurions un langage commun, c’est-à-dire une compréhension absolue l’un de l’autre, et il serait intéressant de parler à cette personne. De plus, nous aurions une langue parlée en commun.

Par exemple, si un Français moderne rencontrait un Français qui vivait il y a 500 ans, ils ne se comprendraient pas l’un l’autre. Ou bien, prenons par exemple l’alphabet cyrillique créé par Cyrille et Méthode, dans lequel les lettres et toutes sortes de cercles n’ont rien à voir avec l’alphabet moderne.

Pourtant, l’hébreu n’a jamais changé. Après tout, il existe des lois selon lesquelles chaque lettre doit être exactement telle qu’elle est, car son contour provient de la conformité des forces spirituelles. De plus, la combinaison des lettres hébraïques n’est rien d’autre que des signes permettant d’exprimer les sensations d’une personne ayant atteint le Créateur. C’est pourquoi cela ne change jamais.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 13/12/2018

Lorsque vous ne comprenez pas ce que vous lisez…

Question de Facebook : Comment pouvez-vous attirer la Lumière supérieure si vous ne comprenez pas ce que vous avez lu ? Qui a besoin du Livre du Zohar qui, selon vos mots, n’a pas été donné pour être compris ?

Réponse : Les livres kabbalistiques ont été donnés pour que, sans rien comprendre en les lisant, nous nous efforcions d’obtenir le bien (l’éternité, l’amour, le don sans réserve, la Lumière supérieure) et Lui demandions de nous rendre comme cela.

C’est vraiment bien que vous ne compreniez rien. Votre cerveau n’est pas occupé à comprendre ce qui est écrit dans le livre, mais il vous demande de vous rendre bon, éternel, supérieur, donnant sans réserve et aimant tout le monde. Lorsque vous deviendrez ainsi, alors vous commencerez à comprendre tout le reste.

Extrait de KabTV, « Réponses aux Questions de Facebook » du 10/03/2019

Pour chaque type d’âme

Question : J’ai entendu dire qu’une seule page d’un texte écrit par un kabbaliste suffit pour entrer dans la spiritualité. Pourquoi y a-t-il autant de livres écrits, des milliers de pages ?

Réponse : Tout d’abord, chaque personne a son propre destin, son propre type d’âme, sa propre progression. Quelqu’un aime quelque chose de spécifique ; une autre personne aime autre chose.

Nous nous dirigeons vers le Créateur de différentes manières et à différentes vitesses. Quelqu’un marche à gauche, quelqu’un à droite, quelqu’un traîne la jambe, etc.

Je ne vois aucune lettre ni aucun article du Baal HaSoulam et du Rabash dans lesquels il y ait des répétitions et où il ne serait pas nécessaire d’apprendre de chacun d’eux.

Mais ce n’est pas important. Après tout, lorsque nous les étudions, nous en venons à la conclusion que tout cela est traité en nous, analysé, et apporte un résultat.

Question : Si le livre Shamati évoque en moi une tempête de sensations, est-ce que cela prouve qu’il convient à mon type d’âme et à mon destin ?

Réponse : Bien sûr.

Question : Est-ce la façon dont vous pouvez vérifier un livre ?

Réponse : Non. Tout de même, les livres du Baal HaSoulam et du Rabash sont ce que vous avez. Je vous recommande de ne pas vous attarder sur les autres.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019

Je suis responsable de ma personne

laitman_549.01La nation d’Israël est un groupe inhabituel, car notre connexion n’est pas à un niveau corporel, et par conséquent elle est très instable. Cela nous connecte apparemment quelque part au-dessus, mais nous ne ressentons aucun lien entre nous. Tout cela est dû à nos grands ego qui nous séparent les uns des autres. Il n’y a pas de connexion naturelle, physique, matérielle ; il n’y a qu’une connexion spirituelle qui échappe à nos sens.

Le Baal HaSoulam écrit que seuls les problèmes communs nous unissent, comme des frères d’infortune. Ainsi, nous ressemblons à une poignée de noix à l’intérieur d’un sac uni uniquement par le sac, ce qui ne les laisse pas se disperser. De ce fait, notre seul espoir est une éducation publique, un mouvement vers l’unité nationale capable de susciter l’amour de la nation au sein du peuple, afin que nous nous ressentions comme un seul corps.

Nous ne devons pas nous sentir comme des frères d’infortune, comme nous le faisons aujourd’hui, mais nous devons ressentir la connexion naturelle et éternelle qui existe en chacun de nous et dont personne ne peut se cacher. C’est la Lumière supérieure qui nous unit ensemble. Les autres nations sont connectées instinctivement par la nature même, ressentant un sentiment d’appartenance à leur nation. Mais pour le peuple d’Israël, cette connexion nécessite notre participation, nous devons l’attirer d’en haut par nous-mêmes.

Cet amour existait parmi nous à l’époque d’Abraham, le fondateur de la nation d’Israël. Mais après la destruction du Temple, cela a commencé à s’estomper et a été complètement perdu au cours des années d’exil. Nous devons reconstruire cet amour maintenant pour qu’il soit naturel et spirituel. Après tout, il n’y a pas d’amour corporel entre nous et nous ne voulons pas de liens mutuels comme les autres nations. Il ne reste plus rien de l’amour national après les deux mille ans d’exil. (1)

Je dois tout faire pour réveiller le groupe. Quelle que soit leur réponse, je continue de tout faire pour les unir : prier discrètement pour mes amis et faire divers actes que tout le monde peut voir, en montrant l’exemple. Ce faisant, je ne dépend de personne à part du Créateur, je lui demande donc de me donner la force et le désir. Ensuite, je me tourne vers mes amis et j’essaie de les inspirer. Je suis responsable de moi : « Si je ne suis pas pour moi, qui est pour moi. » (2)

Extrait de la deuxième partie de la Leçon quotidienne de la Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam, Journal, « La Nation », le 17/07/2019

(1) : de 1 minute à 1 minute et 19 secondes
(2) : à 12 minutes

Lorsque vous oubliez tout…

Question : Lorsque je lis des livres kabbalistiques, j’éprouve de nombreuses expériences et sensations. Mais après avoir lu, tout disparaît de ma tête. Que dois-je faire ?

Réponse : C’est une bonne chose ! Quand vous lisez, vous vivez tout cela, vous le transmettez à vos états. Ne vous inquiétez pas qu’ils disparaissent. L’essentiel est que vous les ayez traversés, qu’ils aient travaillé à l’intérieur de vous aussi longtemps qu’ils auraient dû le faire.

Ne vous inquiétez pas de ce que vous avez oublié, de ce que vous lisez ; vous ne devriez vous accrocher à rien : ni à la mémoire, ni aux sensations, ni à votre cœur, ni à votre esprit. N’essayez pas de vous accrocher à quoi que ce soit ! Laissez tout passer. Le prochain état sera toujours plus élevé, meilleur que le précédent. Faites-lui de la place !

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019

La personne découvre qui elle est en lisant le texte

Question : Les kabbalistes ont-ils écrit des textes avec des codes et ont-ils caché des secrets avec des lettres ou des mots, ou les livres devraient-ils être compris tels qu’ils ont été écrits ?

Réponse : Vous devriez les comprendre tels qu’ils sont écrits. Vous constaterez alors qu’une signification complètement nouvelle et différente s’y trouve, non pas dans le texte lui-même, mais à l’intérieur de vous, en réaction au texte. C’est-à-dire que vous découvrez vous même, pas le texte.

Il n’y a pas de code, pas de secret, pas de message chiffré dans le texte. Tout le code secret est à l’intérieur de vous. Vos réactions aux mêmes mots seront complètement différentes. Vous serez capturé par ce qui apparait en vous.

En principe, le texte sera le même texte et le livre sera le même livre ; vous seul le percevrez d’une manière nouvelle. Par exemple, en lisant un livre pour la première fois, vous ressentirez qu’il dit quelque chose d’intelligent et puis, en y revenant après quelques années, vous verrez qu’il décrit la structure du monde supérieur et que vous y êtes dedans.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019

Les nouveaux états sont préférables aux anciens

Question : Si je lis les lettres du Baal HaSoulam et ressens à quel point je suis l’auteur d’un état à un autre, comment ne pas quitter ce mouvement interne avec lui ? Comment puis-je rester avec l’auteur tout le temps ?

Réponse : Cela demande vraiment beaucoup d’efforts. Mais même si cela ne fonctionne pas, ne vous inquiétez pas, vous y arriverez quand même. Plus important encore, n’essayez pas de rester dans un état spirituel particulier. Les vrais kabbalistes ont même demandé à tout oublier et à tout recommencer. Imaginez à quel point ils ont compris que les nouveaux états étaient meilleurs que les anciens. N’ayez peur de rien ! Abandonnez-vous à ce flux, laissez-le vous transporter en avant.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019

Pourquoi étudier Ptikha ?

Pourquoi étudier PtiKha (Préface à la Sagesse de la Kabbale) ou L’Étude des Dix Sefitot ? Ai-je besoin de savoir combien d’anges sont dans le ciel et quels sont leurs noms ? Le fait est que nous souhaitons voir un système complet devant nous et il est par conséquent très important de l’étudier. Nous voulons comprendre comment nous vivons dans ce système et nous y intégrer en interagissant avec lui. J’affecte le système et le système m’affecte, ainsi je ressens notre connexion. De ce fait, j’ai besoin de l’étudier, de le percevoir comme un système global, fermé, intégral et entier, incluant tous les mondes et les objets spirituels, toutes les forces.

Tout ce que nous étudions est inclus dans un système unique dans lequel je veux me voir, comprendre comment je l’affecte et comment il m’affecte. Je veux voir chacun de mes états comme une conséquence de ce système. Cela inclut la vie dans ce monde et d’autres états : tout est inclus dans un seul système.

Il est important de recevoir des informations sur le monde, son histoire, son économie et ses crises, afin de percevoir l’image la plus complète possible et de comprendre où nous sommes. Nous savons que le Baal HaSoulam s’intéressait à la science et utilisait toutes les informations dont il disposait dans ses explications. Il n’est pas écrit en vain qu’un kabbaliste doit d’abord étudier toutes les sciences du monde et ensuite seulement il comprendra ce qui se passe au-dessus de ce monde.

Par conséquent, il est important d’étudier la Préface à la Sagesse de la Kabbale afin de percevoir l’image d’ensemble et de s’y inclure, en commençant une interaction consciente avec la réalité. (1)

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Préface à la Sagesse de la Kabbale », Point 92, le 16/07/2019

(1) : à 0 minute et 20 secondes

Des kabbalistes infaillibles ?

Question : Existe-t-il un culte de la personnalité dans la Kabbale ? Croyez-vous en l’infaillibilité de certains auteurs ou faudrait-il tout traiter avec un certain degré de scepticisme ?

Réponse : Franchement, avec ma petite atteinte spirituelle, je ne peux pas me permettre d’évaluer les kabbalistes. En effet, malgré le fait que je ressente, comprenne, atteigne, et demeure dans un espace spirituel, je suis dans cet espace au niveau d’un garçon de quinze ans de notre monde.

Que puis-je dire à ce sujet ? Dans le monde spirituel, lorsque vous comprenez même à un tel niveau, vous avez le sentiment que vous n’êtes qu’un ado, que vous ne savez pas grand-chose et que, par conséquent, vous ne pouvez pas ouvrir la bouche, critiquer ou donner aucune évaluation.

Puis-je critiquer des kabbalistes tels que mon professeur le Rabash et son père le Baal HaSoulam ou ceux qui les ont précédés : le Baal Shem Tov et le Ari ? Ils sont tous dans l’atteinte absolue du Créateur. De ce fait, je n’ai rien à dire à ce sujet.

J’accepte leurs livres comme une connaissance absolue. Ce sont des gens qui n’ont commis aucune erreur en s’élevant à leur niveau, et leur niveau est pratiquement dans la réparation finale (Gmar Tikoun).

La seule différence entre eux est que chacun l’a atteinte depuis la racine de son âme, il y a donc une différence dans la présentation. Mais pour moi, c’est vraiment une bonne chose. Je lis à partir d’un seul angle à propos de l’atteinte du monde supérieur, puis d’un autre, d’un troisième et cela me développe.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019