Category Archives: Spiritualité

Le seul rituel du kabbaliste

Dr. Michael LaitmanQuestion : Y a-t-il des rituels dans la sagesse de la Kabbale ?

Réponse : Dans la sagesse de la Kabbale, il n’y a pas de rituel ! Elle nese préoccupe pas de tout ce qui touche au monde matériel, ni au corps physique d’une personne.

La sagesse de la Kabbale consiste en un travail interne d’une personne, qui est dirigé vers la connexion et l’unité avec les autres, et à travers cette correction, c’est la découverte du Créateur. Il n’y a pas d’actions extérieures en cela, mais l’assistance  mutuelle pour un travail spirituel prospère. Il s’agit d’un travail en groupe, d’un travail dans un groupe de dix (appelé un Minyan), de réunions d’amis, de repas partagés, etc., en d’autres termes, toutes sortes d’activités extérieures qui peuvent nous aider à nous rapprocher sont les bienvenues.

Ici, il est possible de voir immédiatement la différence entre un groupe kabbalistique de dix et un Minyan de personnes qui se sont réunies dans une synagogue, qui n’évoluent pas vers la proximité mais viennent simplement pour prier. Ils n’ont pas une tâche partagée afin de créer un tout unique entre eux et de découvrir le Créateur parmi eux.

Alors que pour nous, la connexion dans un Minyan, un groupe de dix, est une activité spirituelle où nous essayons de nous connecter en un seul ensemble, l’image d’une seule unité appelée Adam (Homme), de sorte que notre seule image élevée au-dessus de l’ego et connectant chacun d’entre eux est construite sur la caractéristique du don sans réserve et ressemble au Créateur.

De cette unité entre nous, du fond du cœur commun, nous élevons notre demande vers le Créateur pour qu’Il se révèle dans notre désir unifié, notre cœur unifié. Ceci est appelé une prière kabbalistique, un Minyan kabbalistique, un groupe et un rituel.

De KabTV, « Histoires Courtes » du 22/10/14

Histoires courtes: Gravir le Mt Sinaï

Dr laitmanAprès être passé par toutes les étapes de la vie en Egypte et l’exode d’Egypte, le peuple d’Israël atteint un état appelé le Mt. Sinaï. Il commence à comprendre qu’il est confronté à une énorme montagne de mal, le mot «Sinaï» vient du mot «haine» (de la haine mutuelle) en hébreu, la répulsion profonde que les gens resentent entre eux  qui est beaucoup plus grande que ce qu’ils ont ressenti en Egypte.

Alors qu’en Egypte ou dans l’ancienne Babylone ils ne comprenaient pas et n’en étaient pas pleinement conscients; maintenant le mal leur est révélé dans toute son amplitude.

En conséquence, les gens se sont sentist désemparés, impuissants, et ne pouvaient même pas imaginer ce qu’ils devaient faire. Mais Moïse les aida en leur promettant d’organiser et de fixer la connexion entre eux et le Créateur. Ceci est son rôle car il est le lien entre le peuple d’Israël et la force supérieure. Les gens n’étaient pas en mesure de faire quoi que ce soit sans son aide et ses conseils, sans sa connexion au Créateur.

Il grimpe le Mt. Sinaï alors que les gens ne sentent pas cette connexion et sont prêts à retourner en Egypte. L’essentiel pour eux est de sentir qu’ils ont quelque chose, quelque chose à quoi s’accrocher! La haine fait peur aux gens ordinaires.

Imaginez que vous viviez dans un immeuble dans lequel tout le monde vous hait profondément. Vous avez peur de sortir de votre appartement, d’ouvrir une fenêtre, vous sentez des courants de grande haine de tous les côtés, vous ne pouvez pas dormir, et perdez votre appétit. Cette situation est terrible! Ceci est exactement ce que les gens ont ressentis aux pieds du mont Sinaï. La vraie nature de leur ego se révèle à eux et ils voient qu’ils ne peuvent pas le surmonter car la connexion au Créateur qui les a aidés a disparu depuis bien longtemps.

Mais Moïse leur promet qu’il va monter à ce niveau de connexion, établir l’union entre eux, et les sortir de cette haine. Il ne peut monter au-dessus de la montagne de l’ego, car il n’est qu’un petit attribut en nous.

Au moment où il se détache des gens,  ils perdent espoir de se connecter au Créateur et le seul espoir est dans la fabrication du veau d’or, pensant qu’il peut les réunir. Il n’y a rien d’autre à quoi s’accrocher.

Ils sont prêts à prendre leurs bijoux en or et en faire don afin que quelque chose les unisse. Par rapport à la haine profonde qu’ils ressentent, le petit ego qui est incarné dans le veau d’or les relie égoïstement au moins dans une certaine mesure.

Quand il descend du mont Sinaï, Moïse se rapproche des gens qui veulent s’unir au Créateur à travers lui et à établir l’union entre eux, mais il voit qu’une fois de plus ils se sont soumis à leur ego (le veau d’or). Alors il brise les deux tables de l’alliance reçues sur le mont Sinaï, qui sont maintenant inadaptées, car ils sont tombés à un niveau différent.

Moïse gravit la montagne, ce qui signifie l’ego de nouveau, et quand il se connecte à l’état supérieur de l’amour et du dons, il reçoit une seconde instruction du Créateur. Quand il descend à ce niveau spirituel, il apporte aux gens le plan de l’unité: la révélation du Créateur en se rapprochant de l’unité intérieure entre eux.

Le plan comprend toutes les grandes lois de la Torah, et la plus importante est «Aime ton prochain comme toi-même», et les gens sont prêts à la respecter et à s’unir.

Le jour où Moïse descend la deuxième fois de Mt. Sinaï est appelé Yom Kippour (Jour du Grand Pardon). Il apporte au peuple les deux tables, ce qui signifie les dix conditions opposées aux dix plaies d’Egypte. En remplissant ces conditions sur le plan spirituel, ils atteignent un niveau d’unité entre eux dans lequel le Créateur se révèle et ils se fondent en un avec Lui. Tel est le but de leur correction.
De «histoires courtes» de KabTV 22/10/14

Histoires courtes: L’évolution du groupe d’Abraham- Joseph

Dr. Michael LaitmanL’essence de la méthode kabbalistique fonctionne correctement avec l’ego grandissant en utilisant la ligne droite altruiste, et en même temps en montant les niveaux des mondes spirituels. Ainsi, la prochaine phase de l’évolution spirituelle est la révélation de l’énorme ego en nous.

La question est d’où vient le grand ego qui pourra nous élever jusqu’au niveau du Créateur?

S’il est apparu dans les premières étapes de la formation spirituelle, nous ne pouvions pas travailler avec lui et nous échapper inconsciemment de notre niveau. Par conséquent, sombrer dans l’ego et sa croissance interne est progressive. Un tel rapprochement progressif de l’ego, qui se révèle finalement dans toute son immense vide sombre et dans la force qui avale tout, est décrite dans l’histoire de Joseph et de ses frères.

Dans un premier temps, le petit et non-nocif ego des frères qui enviaient Joseph a grandi à un énorme conflit appelés Egypte. Egypte (Mitzraim) provient du mot hébreu «Mits Ra – mauvais jus » qui signifie la concentration du mal.

D’une part, il ne semble pas si mauvais, mais d’autre part, ils ont rencontré un problème: S’ils ne se rapprochent pas du mal et accumulent en eux et semblent calmer les différends qu’ils avaient, ils pourront pas être en mesure de continuer. Par conséquent, il est dit dans la Torah qu’il y a eu une famine en terre d’Israël.

Alors, que pouvaient-ils faire si sans l’ego n’y avait pas moyen de progresser vers la spiritualité? Voilà comment ils ont commencé à ressentir le besoin d’un ego grandissant et de le satsifaire comme il se doit. Ainsi ils sont descendus en Egypte, qui était dans leur intérêt car elle les nourrit et les réveille.

En outre, leur père Jacob entra dans le même état car il avait compris qu’il est la ligne médiane sans laquelle il est impossible d’avancer et qu’ils avaient besoin d’un grand ego afin de travailler plus tard à ce sujet. La construction de l’ego est appelé les sept années de satiété.

Durant ces années, l’ego semble très intéressant, car il ne montre pas qu’il est contre le chemin spirituel. La vie en captivité de l’ego semblait douce, bonne et raisonnable et ils sont devenus ses esclaves.

Pendant ce temps, Israël développe, croît et se multiplie, ce qui signifie que la méthode de l’utilisation correcte de l’ego et de ses bonnes orientations au cours des sept premières années est très fructueuse. C’est parce que l’ego, dans le cadre de la nature féminine, est d’abord soumis suggérant: «sers toi de moi et avance. »

Mais après avoir absorbé de l’ego au maximum durant les sept bonnes années, son absorption est arrivée à sa fin. Sept ans est un niveau complet HGT NHYM, les sept bonnes années sont remplacées par les sept mauvaises années (de famine).

Ils commencent à reconnaître le mal dans l’ego. Tout le profit qu’ils apparemment fait avant est en fait vide total. La reconnaissance du mal est aussi pendant sept ans car ce sont les mêmes niveaux de HGT NHYM. Dans chacun d’eux, ils doivent reconnaître qu’il mène constamment à des résultats négatifs.

Vers la fin des sept mauvaises années, ils atteignent le dernier attribut, le plus égoïste, Malkhout. Ici, ils ont déjà à subir des coups sévères, les dix plaies d’Egypte, afin de renoncer à l’utilisation antérieure de l’ego.

De Kabtv » histoires courtes » du 15/10/2014

Histoires courtes: Jacob et le développement du groupe d’Abraham

Dr. Michael LaitmanLa restriction correcte de l’ego qui mène à l’équilibre entre l’attribut d’Abraham de Hessed (la miséricorde) et l’attribut d’Isaac de Guevoura (puissance) est nécessaire pour progresser spirituellement et prendre ce qu’ils ont en commun.

Ce qu’ils ont en commun est la prochaine étape dans le développement du groupe Abraham appelé Jacob, puisque la connexion entre la ligne droite (Abraham) et la ligne gauche (Isaac) représente progressivement la ligne médiane (Jacob).

C’est en effet à ce moment que nous pouvons parler du début de la réalisation réellede la méthode de la Kabbale parce que maintenant elle comprend les deux lignes, droite et gauche, l’attribut de Hessed (don) et l’attribut de Din (réception), qui créer une troisième force qui les relie correctement. La troisième force est appelée Jacob.

La formation de la ligne médiane (l’attribut de Jacob) dans le groupe kabbalistique qui est sorti de Babylone est la base du développement de la sagesse de la Kabbale. Chaque mouvement dans le développement spirituel se remplit progressivement et il n’est possible de monter au niveau suivant que lorsque nous ajoutons la ligne gauche à la droite ligne.

Si je suis à un certain niveau, je dois ajouter la ligne gauche et différentes sortes de désirs égoïstes et des problèmes et les dépasser pour monter au niveau suivant. Ceci est la seule façon pour comprendre le niveau suivant. En d’autres termes, les zones plates sur les marches de l’échelle sont les attributs de la bonté et l’ascension d’un niveau à l’autre sont les attributs de la domination, le respect et le pouvoir, au-dessus duquel je m’élève.

Voici comment l’échelle de l’ascension spirituelle appelée l’échelle de Jacob est construite. Jacob comprend les forces à la fois bonnes et mauvaises et les relie en réalisant intrinséquement la méthode de la montée correcte et progressive sur l’échelle . Jacob est en fait le début du développement spirituel qui est utile et bon.

Ceci explique l’existence de la ligne gauche dans notre monde. Elle provient du Créateur qui nous la donne pour que nous nous élevions plus haut, au-dessus de nous-mêmes jusqu’à ce que nous atteignons Son niveau.

La bonne combinaison entre les lignes droite et gauche, l’attribut d’Abraham et Isaac, s’inclut dans l’attribut de Jacob qui est aussi appelé Israël. Si nous prenons ces deux forces de la nature et les connectons correctement et gravissons l’échelle de Jacob, nous devenons ainsi Israël (Yashar- El), ce qui signifie droit au Créateur. Lorsque nous utilisons ces deux forces, nous pouvons nous concentrer précisément sur l’objectif et constamment vouloir, être et nous gérer exactement sur la ligne médiane.

De «hisroires courtes» de KabTV 15/10/14

L’Humanité rencontre la nature !

Dr. Michael LaitmanQuestion : Vous dites que l’être humain, comme lien le plus élevé de la nature, affecte fortement ses processus. Si tel est le cas, serait-il possible d’anticiper une catastrophe comme l’avalanche au Népal ?

Réponse : Cela dépend du niveau de notre développement. Si nous participons à la nature et découvrons ses forces intérieures, son processus général, son système et son but, alors sans aucun doute, nous pourrions voir comment les événements sont reliés, non seulement dans notre monde, mais aussi dans les mondes supérieurs. Car la nature englobe toute la réalité, y compris celle qui maintenant nous est cachée.

Question : Il y a toujours eu des gens qui étaient capables de ressentir ce qui n’était pas accessible à la perception des autres. Par exemple, aujourd’hui encore l’armée utilise des traqueurs Bédouins dans certaines zones, car ils sont capables d’identifier plus de choses en fonction de signes « imperceptibles » qu’une personne ordinaire le pourrait. Mais la catastrophe au Népal a pris à l’improviste même les habitants locaux qui avaient des générations d’expérience derrière eux. Ils n’ont pas ressenti l’approche du problème non plus. Pourquoi ?

Réponse : Nous approchons du stade où une personne doit prendre conscience de la nature et prendre sa direction sur elle-même. Mais aujourd’hui, nous ne sommes toujours pas en train d’aspirer à cela, et en conséquence, les Bédouins, les guides de l’Himalaya, et d’autres experts naturels perdent leur capacité à lire la nature.

Ainsi, à ce stade nous devons pénétrer dans une nouvelle profondeur, découvrir son programme et son but, et mieux comprendre son évolution. Puisque nous sommes en retard en cela, nous n’avons pas atteint de pouvoir sur une plus grande échelle et de ce fait nous restons impuissants.

Question : Quelle est cette nouvelle profondeur de la nature ?

Réponse : C’est le même niveau avec lequel nous devons nous familiariser, et nous avons besoin de la sagesse de la Kabbale pour l’atteindre. Par conséquent, elle se révèle de nos jours.

La sagesse de la Kabbale développe notre sensibilité envers le pouvoir général et complet de la nature. Même si les experts populaires de la nature peuvent découvrir les forces particulières et distinctes de la nature, aujourd’hui ces capacités n’existent tout simplement pas en raison d’une force globale générale qui apparait de plus en plus.

Elle influe sur les niveaux minéral, végétal et animal de la nature, mais surtout sur l’homme à un niveau qui n’est pas accessible aux enfants des déserts brûlants, des montagnes enneigées ou des forêts vierges. Derrière la nature qui leur est familière se cache le contour naturel de l’ensemble de la création.

Question : Comment est-il possible d’obtenir une bonne réponse de la nature ?

Réponse : Nous ne recevrons pas de bonne réponse de la nature aussi longtemps que nous n’avons pas atteint et compris l’ensemble du système. Nous devons aller dans ce sens, et pour se faire, nous avons besoin spécifiquement de la sagesse de la Kabbale. En effet, elle ouvre nos yeux sur le système. Ainsi, nous sommes en mesure de voir comment s’y inclure correctement. Si à tout moment, nous sommes préoccupés par le maintient de notre équilibre avec la nature, alors tout se calmera, se résoudra, et nous acquerrons la sécurité dans une vie bonne et paisible.

Du programme « Une Nouvelle Vie » du 21/10/14

Histoires courtes: Polythéisme ou une seule providence?

Dt LaitmanAbraham, qui était un prêtre dans l’ancienne Babylone et l’un des adeptes et disciples des enseignements de Noé, a été le premier à se rendre compte que tout ce qui arrive avec la nation était intentionnel.

Il est difficile d’accepter que les résultats négatifs, ce qui peut détruire une société idéale, peuvent provenir de la bonne force supérieure.

Si les gens qui vivent ensemble en paix et ayant des relations amicales sentent tout à coup qu’ils se ne comprennent pas et ressentent qu’ils se séparent de plus en plus en et même se haïssent on peut se demander si la force qui gère le monde est en effet bonne et bienveillante.

Ces questions touchent généralement les kabbalistes, mais pas les gens ordinaires.

La séparation qui a été soudainement sentie dans l’ancienne Babylone a conduit les prêtres et les sages à penser à l’existence de deux dieux: un bon et un mauvais qui sont en conflit et ceci se reflète dans notre vie dans ce monde. « Probablement la force négative va l’emporter sur la force positive. Et peut-être elle n’existe pas, et que »tout n’est qu’une série de divinités en tout genre.

Finalement, les gens ont commencé à être polythéiste, privant ainsi la providence d’une force dans ce monde. Abraham a considéré ceci comme du paganisme. Il est totalement en désaccord avec cela parce qu’il a découvert qu’il n’y avait qu’une seule force et une providence dans ce monde et et non pas de nombreuses forces en qui les Babyloniens croyaient, quand ils ont vu le bien et le mal dans toutes ses manifestations dans notre monde, qui se contredisaient et détruisaient tout.

Abraham a affirmé que tout cela découle d’une force, mais l’humanité a montré son déséquilibre avec l’ensemble du système, tout comme dans une expérience, de sorte qu’elle va commencer à étudier et à le comprendre. Nous devons comprendre, sentir, et le rapprocher de nous ou se rapprocher de lui. Nous devons nous connecter avec ses bons et ses mauvais attributs qui nous sont révélés et ceci est la raison pour laquelle le monde semble un endroit terrible.

Il y a seulement un directeur de la création qui fonctionne par deux forces opposées: bonnes et mauvaises. Nous devons contrôler ces deux forces et les relier afin que nous ayons une force positive qui surmonte la force négative et la force négative devrait faire augmenter la positive.

Ainsi, la révélation  de la force du mal continue chez une personne obligeant la force positive d’atteindre un niveau appelé le Créateur. Ceci est en fait ce que Abraham a découvert et il a commencé à l’expliquer et à diffuser son attitude envers la nature, la mission de l’homme, et le but de la vie.

Cependant, très peu ont été d’accord avec lui, en fait seuls quelques milliers de personnes dans l’ancienne Babylone l’étaient. Il les a séparé de tous les autres peuples qui avaient leurs propres intentions et inclinations et commença à leur enseigner. Ainsi, chacun des groupes a suivi son propre chemin.

De «histoires courtes» de KabTV 15/10/14

Le déluge et autres catastrophes naturelles

Dr. Michael LaitmanTout ce dont la Torah parle se passe à un niveau spirituel, mais ses personnages étaient des kabbalistes et ont vraiment existé. La Torah ne parle que de l’entrée d’une personne dans le monde spirituel. Elle ne décrit pas les phénomènes et les événements dans la vie physique, mais uniquement le chemin interne d’une personne en vue d’atteindre le Créateur.

En ce sens, Adam et Noé étaient de vraies personnes qui ont vécu sur Terre, ont enseigné les gens dans leurs écoles kabbalistiques, et les ont appelés leurs enfants ou descendants.

Puisque les événements décrits dans la Torah se sont passés à un niveau spirituel, il est impossible de dire qu’ils sont tous survenus dans la vie physique.

Par exemple, y a-t-il vraiment eu un déluge ? Pendant des milliers d’années de développement humain, il est certainement arrivé toutes sortes de catastrophes naturelles. Mais l’histoire de l’inondation parle de deux caractéristiques de la grande puissance de l’eau, d’une bonne caractéristique du don sans réserve que l’eau symbolise  (le côté droit) et d’un mauvais pouvoir de l’eau qui noie, détruit, provoque des tsunamis et ainsi de suite (le côté gauche).

L’histoire de Noé est spécifique à ce sujet et non pas à propos d’une catastrophe naturelle mondiale dans notre monde.

La Torah parle de la façon dont la personne comprend de quelle manière elle doit s’élever au-dessus de la caractéristique du jugement, le pouvoir qui existe dans l’eau, et par une sorte de relation avec ce pouvoir, elle peut se réaliser elle-même correctement à l’intérieur de cela. Elle doit construire une arche, le bon environnement fermé dans lequel les caractéristiques de l’eau seront bonnes pour elle, et pas impitoyables ou mortelles.

A son niveau contemporain de connaissance du système de direction, Noé a fait une découverte formidable pour les générations futures de Kabbalistes qui a rendu claire combien il est possible de traverser les forces naturelles crues, puissantes et les plus menaçantes vers celles qui sont bonnes et utiles.

Cela parce qu’avant Noé, les gens étaient impuissants face à la nature, comme de petits enfants. Et sa méthode a permis de dompter la puissance menaçante de la nature. Ainsi, le niveau de Noé était nécessaire sur le chemin de l’humanité vers la réalisation et le contrôle de l’ensemble du système de direction.

De KabTV, « Histoires Courtes » du 15/10/14

Les subtilités de la coopération mutuelle entre les parties de l’âme commune

Dr laitmanLa Torah, « Lévitique » (Aharei Mot), 18:9 : « La nudité de ta sœur, fille de ton père ou fille de ta mère, née dans la maison ou née au dehors, ne la découvre point. »

Il est question d’un système de coopération mutuelle entre les parties mâle et femelle du récipient général (Kli).

Chaque partie du récipient de réception est d’un attribut féminin. L’attribut mâle est l’attribut du don sans réserve qui ne peut pas se connecter à l’attribut féminin (le désir de recevoir) s’ils proviennent tous les deux de connexions incorrectes entre eux.

Ainsi, l’interdiction de « La nudité de ta sœur… tu ne la découvre point » fait référence au fait qu’il est impossible pour ces deux parties de se connecter lorsqu’il n’y a pas de Lumière de Hassadim en cela. En somme, il s’agit du revêtement, de l’habillement sur ​​la Lumière de Hokhma.

Au moins vingt attributs de chaque Lumière et leurs noms sont clarifiés dans le Talmud Esser Sefirot (L’Étude des dix Sefirot) car cela est très difficile à expliquer. Cependant, nous devons comprendre que nous sommes dans ce monde uniquement dans le but de travailler sur la correction de l’âme.

Maintenant, au niveau actuel de notre évolution, nous sommes entrés dans le système appelé ce monde, et nous devons exister en son sein pendant un certain temps et effectuer certaines actions, et passer ensuite à autre chose.

La Torah ne parle que des corrections que nous devons accomplir tout en étant au niveau de ce monde, lorsque nous nous sentons à l’intérieur d’un corps, par des moyens corporels. La Torah ne parle pas du reste de l’immense détour que nous devons traverser ni des autres parties de notre chemin.

Quand nous parlons de ce monde ou de notre monde, nous nous référons à notre état ​​actuel, et à ce que nous pensons et ressentons maintenant. C’est à cause de notre monde qui est une certaine condition. Nous sommes placés dans un certain bloc qui a été brisé en temps, espace, mouvement, et ainsi de suite, et nous devons effectuer certaines actions sur nous-mêmes tout en vivant en lui.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 19/03/14

Les gardiens du système spirituel

Dr. Michael LaitmanLa Torah nous raconte comment l’homme organise progressivement le système spirituel dans lequel la Lumière et le désir, qui ont été créés par le Créateur, se fondent dans la connexion entre eux comme Bina entre dans Malkhout, Malkhout dans Bina, et un système commun se forme.
Quand Malkhout entre dans Bina, ce qui signifie lorsque le désir pénètre la Lumière, il affaiblit progressivement la Lumière, ce qui se traduit par l’apparition de ses différents niveaux. Quand Malkhout reçoit la Lumière, il construit simultanément tous les systèmes qui l’aideront à atteindre le niveau de la Lumière dans l’avenir.

La Torah décrit les cadres dans lesquels la Lumière peut se propager à travers le désir et le désir peut ressembler à la Lumière.

Par exemple, qu’est-ce que symbolise la mort de Nadav et Avihou, les fils d’Aaron ?

Aaron est le grand prêtre et il symbolise l’un des gardiens du système de la Providence, GAR de Bina, qui n’est pas autorisé à transmettre la Lumière de Hokhma à travers lui.

Les fils d’Aaron, Nadav et Avihou, qui symbolisent les attributs de ce système, ont voulu ajouter la Lumière de Hokhma en lui, mais ils ne pouvaient pas le supporter et ont été déchirés par la Lumière. En même temps, ce n’est pas la mort du système mais la création d’un gardien, dans lequel seule traversera la force de la Lumière qu’Aaron peut transmettre.

Cela s’appelle la mort des fils d’Aaron, ce qui signifie de ne pas recevoir dans ce désir, en contournant ce gardien de la Lumière de Hokhma, car une Lumière plus grande que la Lumière au niveau d’Aaron ne peut pas passer en dessous.

Il se trouve qu’Aaron est un filtre qui coupe l’entrée de la Lumière vers le bas, car l’inférieur ne peut pas l’accepter et la percevoir. Si quelqu’un veut monter au niveau de la Lumière de Hokhma, il doit monter au niveau d’Aaron.

Question : Est-ce que cela veut dire qu’il ne peut pas y avoir une autre brisure ?

Réponse : Ce n’est pas une brisure mais une adaptation de la connexion entre la Lumière et le désir. Ces deux forces de la création doivent établir une symbiose d’actions réciproques entre elles afin qu’elles filtrent correctement la Lumière et le désir de l’En-Haut et d’en-bas afin pour permettre aux âmes de monter correctement de bas en haut, de s’étendre, de se développer, et ainsi d’être remplies avec la Lumière.

Ainsi, Nadav et Avihou sont des systèmes qui sont créés spécifiquement pour organiser les cadres dans lesquels la Lumière peut se propager à l’intérieur du désir et par lesquels le désir peut ressembler à la Lumière.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 19/03/14

D’un désir à une pensée

Dr Michaël LaitmanQuestion : Nous avons parlé du point dans le cœur durant de nombreuses années. Maintenant, nous avons commencé à parler du point dans l’esprit, qu’est-ce que c’est ?

Réponse : Le point dans le cœur et le point mental sont deux points ou deux attributs par lesquels je ressens, mesure et examine mon état, mon intention.

Le désir existe sous la forme d’un point et la pensée est toujours avec le désir. Quand je ressens quelque chose dans mon désir, une pensée qui relie mon état ​​actuel à l’état que je veux atteindre apparaît naturellement. La pensée naît dans l’écart entre ce que je désire et ce que je ressens.

Ainsi, plus la distance entre l’état désiré et l’état initial est grande, plus notre pensée devient active. Si nous donnons tout à une personne, elle ne perd pas seulement son désir, mais ses pensées cessent également de travailler et elle devient engourdie.

Une pensée apparaît uniquement lorsqu’un sentiment de vide apparaît dans le désir, quand il nous manque quelque chose. Nos pensées sont un dérivé du désir. Le désir est la phase initiale et la pensée est secondaire. Ces deux catégories doivent exister dans chaque personne et nous devons les développer simultanément afin d’atteindre notre objectif.

Nous représentons l’objectif comme un état ​​clair du groupe. Le fait est que le but spirituel est un concept vague et obscur. Nous devons l’imaginer sous la forme matérielle de l’état spirituel, qui est la connexion mutuelle totale entre nous lorsque nous sommes tous unis, nous souciant en permanence mutuellement les uns des autres, lorsque la force supérieure coule parmi nous et nous remplit, nous connecte, et nous lie ensemble.

En d’autres termes, le Créateur remplit le réseau des désirs, notre peur mutuelle, que nous avons créé. De ce fait, nous pouvons appeler cela un état spirituel.

Nous devons d’abord dessiner l’état dans lequel nous sommes et l’état que nous voulons atteindre. Ensuite nous le ressentons clairement, nous nous représentons l’écart entre eux sous la forme d’une pensée infinie : « Comment pouvons-nous atteindre l’état désiré. »

Ainsi, nous agissons à partir d’un désir vers une pensée, d’une pensée vers une prière, une demande, et vers son accomplissement.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Premier Jour », Atelier n°1 du 19/09/14