Category Archives: Spiritualité

La force du silence

Dr. Michael LaitmanQuestion: Ce week-end nous allons organiser un «  samedi silencieux» . Que doit être ce silence?

Réponse: Cette coutume de garder le silence est venu dans le monde des kabbalistes. C’est un exercice utilisé dans de diverses pratiques qui ne concernent pas notre chemin, et plus généralement, dans le domaine de la psychologie.

Quand une personne veut comprendre quelque chose de nouveau, se concentrer sur quelque chose de nouveau, elle a besoin de solitude. Elle  peut courir loin de tout le monde vers un endroit, qui serait la solitude physique. Ou bien elle  peut trouver la solitude à l’intérieur de soi, là où je trouve un certain espace intérieur pour m’y cacher des regards des autres, bien que physiquement je sois  entouré par de nombreuses personnes. Cela concerne tous les niveaux d’une personne.

Donc, nous voulons procéder à un exercice similaire, un «engagement  silencieux», où nous nous abstenons de parler. Il y a des périodes spéciales quand les gens étudient davantage la Torah, approfondissent  le matériel, observent différents  jeûnes. Ces méthodes tirent quelqu’un  hors de l’ordre habituel, de la routine, et l’aident à regarder le monde et lui-même un peu différemment. Ils lui permettent de se concentrer ou de faire le point à l’intérieur.

« Un samedi silencieux »  ne signifie pas que personne n’ouvre la bouche. Mais quand nous parlons, nous parlons seulement de l’étude et ce qu’elle contient. Et on ne parle que dans la mesure où cela est nécessaire. Si cela n’est pas nécessaire, alors nous pensons  aux mêmes questions au lieu de parler à leur sujet. Après tout, les mots mettent à nu l’âme d’une personne, révélant les secrets les plus intimes de son cœur. Et donc, on ne devrait pas parler si ce n’est pour des raisons de correction.

C’est ainsi que nous allons tenir ce samedi. Toutes les leçons et les repas auront lieu aux horaires habituels, et toute personne se limitera autant qu’elle peut, en essayant de ne pas parler, mais seulement de penser.

La concentration dans la pensée, le focus intérieur a un effet beaucoup plus grand dans le monde que les mots. Après tout, la pensée est une force beaucoup plus élevée que la parole. Il s’agit de la plus grande force dans une personne, et elle est donc plus efficace dans le système général de la réalité. C’est précisément le début de la chaîne, « pensée, parole, action».

Par conséquent, nous espérons qu’en coupant au minimum les conversations  nous nous élèverons à un plus haut degré du don sans réserve. 

 De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 11/01/2012, « La Liberté »

Un engagement silencieux

Dr. Michael LaitmanAfin de comprendre quoi que ce soit, il faut soit commencer dès le tout début ou à la fin – à partir du début de la création ou de son but final. Après tout, ce qui est dans le milieu appartient à notre travail, au libre choix. En analysant le début et la fin, nous devons comprendre ce que nous avons à faire au milieu.

La différence entre le début et la fin du chemin réside dans l’acquisition de l’intention du don sans réserve. Il n’y a que cela qui change en réalité. En changeant l’intention, nous atteignons notre différence par rapport au Créateur et la corrigeons. Par conséquent, il est clair que notre tâche ne réside que dans la réalisation de cette bonne intention.

Chaque action se compose de la pensée, de la parole et de l’action. La pensée est le plan qui précède tout, qui comprend d’abord le résultat de l’action. Et au milieu, entre le plan et l’exécution, il y a la parole, ce qui signifie le discernement.

Et afin de faire le discernement approprié, il doit y avoir la concentration. C’est pourquoi les kabbalistes ont coutume de se taire, ce qu’on fait aussi dans ce monde. Quand une personne est sur le point de participer un événement important et veut comprendre comment le faire, elle se concentre sur elle-même, exigeant le silence, et en essayant de se fermer afin de n’être pas gênée par les conversations externes. Elle se prépare intensément pour mener à bien l’action correctement.

C’est pourquoi nous voulons passer le week-end dans le silence, dans le calme et réfléchir à comment nous pouvons atteindre la bonne action. Au lieu de parler, nous allons faire des discernements dans le silence.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale du 10/01/2012

La première lueur de lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion : Baal HaSoulam écrit dans « La liberté » que la méthode de la Kabbale est destinée à la purification d’Israël, et que cela renvoie à la reconnaissance du mal. Comment sont-ils reliés l’un à l’autre ?

Réponse : réalisez-vous vraiment quelque chose de bien, en reconnaissant votre propre mal ? Bien sûr, parce que cela vous a conduit à la purification, vous devenez meilleurs, plus réceptifs ; vous ressentez plus, comprenez mieux, vous pénétrez dans la matière de votre désir. Avant, cela revenait à de bonnes ou mauvaises sensations, et vous n’aviez connaissance de rien d’autre. Vous ne faisiez que de réagir à des stimuli comme un animal très primitif. Tout comme la jambe d’une grenouille se contracte automatiquement sous l’influence d’une impulsion électrique.

Maintenant vous avez des questions : «Pourquoi dois-je faire cela? D’où cela vient-il ? Dans quel but ? Est-ce bien ou mal ? « Vous vous élevez au-dessus de votre nature, en analysant la situation, et en quelque sorte c’est comme si vous sortiez de votre nature. Comme un ver dans une pomme, vous commencez à faire votre chemin vers la lumière.

Imaginez une pomme rouge et juteuse, et que vous êtes à l’intérieur de celle-ci. Une ouverture vers l’extérieur apparaît. Même si vous n’êtes pas encore passés par là, vous avez déjà commencé à distinguer que la lumière est là, et qu’il fait sombre ici. Différencier les deux devient votre reconnaissance de mal.

Ceci est une énorme réussite, de la taille de la création, qui nous sert de « pomme » ….

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/01/12 « La liberté »

Un pont étroit dans le domaine du Créateur

Dr. Michael LaitmanRabash, Lettre n°42: «Leurs opinions diffèrent autant que leurs visages »- alors comment peuvent-ils devenir  » comme un seul homme dans un seul cœur? » Le problème est que lorsque chacun se soucie de lui-même, il est impossible d’être «comme un seul homme  » », parce qu’ils ne sont pas semblables. Cependant, si tout le monde annule son propre domaine (tous les intérêts égoïstes de l’homme), et que tout le monde ne se soucie que du bénéfice du Créateur (du point dans le cœur de tous), alors il n’y plus d’opinion privée, l’opinion individuelle de chacun est éliminée, et tout le monde entre dans le domaine de l’Un.

En d’autres termes, nous ne pouvons nous connecter qu’à la condition que chacun s’annule. Mais, de manière générale, suis-je vraiment capable d’abandonner quelque chose et de faire quelque chose de moi-même ? Nous voyons que nous restons comme nous étions.

Mais nous devons commencer à connecter nos points dans le cœur. Ce point n’appartient pas à l’univers personnel de chacun et à tous ses qualités particulières, qui sont différentes des qualités des autres. La connexion entre nous n’est possible qu’à travers ces points dans le cœur, parce qu’ils ne nous appartiennent pas – ils sont une «partie divine venant d’En-haut» en chacun de nous ! Et si nous parvenions à relier ces points, nous serions capables de nous unir à travers eux.

D’où la condition : s’élever dans la foi au-dessus de la raison -c’est le seul moyen de se connecter. Lorsque nous connectons les points dans le cœur, nous révélons leur source – le Créateur !

Si chacun s’annule, annule « son domaine », alors nos points spirituels nous révéleront la réalité où ils existent et ils existent dans le Créateur. Et nous entreront en Lui à travers eux. Au moment où je m’annule, mon point se connecte immédiatement aux points de mes amis, et ensemble, ils me prennent et m’amène au sein du Créateur.

Et alors, nous révélons que, au lieu d’exister à l’intérieur du récipient, à l’intérieur du désir, nous existons à l’intérieur de la lumière qui remplit ce récipient ! Ma perception entière s’inverse : j’étais dans mon désir et je pensais que c’était ce que je suis – chacun pour soi, dans son domaine.

Mais au moment où nous nous annulons, nos points nous révèlent l’atteinte du même endroit, dans le même état, où nous étions. Seulement, au lieu de percevoir le récipient – nous percevons la lumière, qui existe à l’intérieur du récipient.

Le changement n’est que dans notre perception et rien d’autre. Nous sommes passés de la perception du désir à la perception du la Lumière. Nous avons annulé notre égoïsme, et avons commencé à sentir la source du point dans le cœur, le Créateur, à travers les points.

Ces points ne furent qu’un petit moyen, auquel s’accrocher, alors que nous existions dans nos domaines. Et maintenant, nous les avons utilisées pour passer dans Son domaine.
Du cours du congrès dans le désert Arvout 2, 18/11/11

L’homme ne renonce pas

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale répond à la question sur le sens de la vie. En réalité, cette question est très importante. C’est parce que dans ma recherche d’une réponse à cette question, je m’examine surtout moi-même. Ai-je  la bonne attitude envers la vie dans tout ce que je  fais ?

J’ai le désir d’avoir du  plaisir, ce qui m’oblige à créer une famille, à avoir des enfants et à prendre soin d’eux, mon travail, mon avenir, mes parents, mon environnement proche, ma ville, mon pays, et peut-être même le monde entier. Tout cela n’est là que pour que je souffre moins.

De cette façon, à la fin, je ne suis seulement guidé que par différents degrés de souffrance. Dans le meilleur des cas, je suis poussé par la façon dont je peux en bénéficier. Cependant, que se passerait-il  si je m’élevais au-dessus tout cela? Que faire si j’arrêtais de dépendre  de la souffrance ou du plaisir et que je devenais objectif, comme un Homme avec un grand H ?  Peut-être que je serais alors libéré de tous ces liens. Après tout, rien sauf les instincts des animaux, ne me pousse à fonder une famille, et rien sauf les instincts sociaux  à me faire suivre les lois sociales. Que ferais-je si je n’étais pas conduit par la souffrance et le plaisir?

Aujourd’hui, je ressemble à un animal qui est dirigé à chaque étape du chemin, poussé et forcé à ralentir avec les deux rênes de la douleur et  de la douceur. Je suis comme une poupée, une marionnette, un mécanisme fragile qui ne manque aucune occasion de faire quelque chose par lui  même, même un minuscule fragment de son chemin.

Donc,  puis-je  prendre en charge ces rênes? Sinon, je peux au moins analyser la situation, comprendre pourquoi ça se passe et dans quel but? D’autre part, devrais-je même m’efforcer de m’élever ? Peut-être qu’il serait préférable de fermer les yeux et me plonger dans les pratiques religieuses et autres. Peut-être que cela me donnerait la paix pour le reste de ma vie si je me débranchais de l’essence.

C’est là où une personne qui n’abandonne pas et ne rejette pas ce qui importe le plus, se manifeste. Peu importe le plaisir, la souffrance, la honte, la  fierté et d’autres méthodes qui le guident et le contrôlent  dans sa vie, il cherche encore pour l’indépendance. « Ce qui doit arriver arrive, mais je dois trouver l’essence. C’est là où  je me sens comme une personne. Il n’y a aucune autre voie ». Abraham recherchait  des gens de cette sorte dans l’ancienne Babylone, et il en  a trouvé plusieurs milliers.

C’est le critère pour l’humanité qui permet de déterminer le niveau que son élément animal atteint, et le niveau auquel il est prêt à devenir Homme.

Sommes-nous capables d’accélérer le développement humain à travers la diffusion et l’éducation afin qu’il vienne plus rapidement à ces questions fondamentales? Essentiellement, de nos jours, c’est ce  que représente  le travail « social ». 

 De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbale du 24/11/2011, « L’essence de la religion et de son but»

Vous obtiendrez plus que vous avez demandé!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi devons-nous nous exercer à un endroit et trouver le résultat dans un autre endroit?

Réponse: Je m’exerce de  toutes les façons que  je peux, je travaille avec ce que j’ai: moi-même, le groupe, l’enseignant, et les livres. Je fais tout cela égoïstement.

Je m’efforce pour moi, pour Lo Lishma, (pas pour le bien) à cause de mon désir de plaisir: pour découvrir le monde supérieur, le  Créateur, afin que tout soit en ma faveur! Bien sûr, il n’existe aucun autre moyen. Je ne pense qu’à moi,  que je m’en aperçoive ou non, c’est la façon dont  ça se passe.

Bien que je demande: «Donne-moi ! » et que je veuille me remplir, toujours parce que je fais face à quelque chose qui est si spécial, c’est le contraire qui arrive, cela s’inverse et je reçois quelque chose que je n’ai pas demandé!

Après tout je n’ai pas demandé le véritable don sans réserve. Je ne peux pas le demander, mais je le reçois. Voilà toute l’astuce : c’est comme si nous étions trompés! Mais nous ne le  savons pas, et suivons  ce mensonge.

C’est ainsi que le Créateur nous a créés, mais vous devez suivre les conditions avec précision, comme dans une recette: prendre 10 grammes d’ici,  10 grammes à partir de là, le mélanger et boire-et ce sera votre médicament.

C’est ce que disent les kabbalistes : vous avez un groupe, un enseignant, et des livres. Vous  devez organiser tout cela dans votre travail, avec une intention spéciale. Arrangez-vous avec cela  et vous finirez par recevoir quelque chose!

Mais que recevrez-vous ? Même si vous ne pouvez pas demander le don sans réserve  (après tout, nous savons qui vous êtes et ce que vous êtes), si vous remplissez toutes ces conditions avec précision, cela va marcher  et vous le recevrez.

Voilà comment cela fonctionne, et c’est pourquoi c’est appelé Segoula (un remède miracle)! Même les anges se plaignent  au Créateur, qu’Il ait donné aux gens quelque chose qu’ils n’ont pas demandé. Mais c’est la façon dont ce système fonctionne. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/12/2011, Écrits du Rabash

Passer dans le monde spirituel

Dr. Michael LaitmanNous savons par la sagesse de la Kabbale que toutes les meilleures choses dans nos vies personnelles –  que ce soit notre égoïsme actuel ou quelque chose de supérieur vers quoi nous aspirons, tous les bienfaits dans le désir de plaisir ou le désir de plaire, que ce soit dans ce monde ou le monde supérieur –sont seulement réalisées par l’unité.

Aujourd’hui nous découvrons cela dans des formes assez difficiles et désagréables: nous rencontrons des difficultés et sommes submergés par la crise. Tout cela est conçu pour nous montrer que nous devons nous unir, car nous n’avons tout simplement pas d’autre choix. La nature nous presse sans nous laisser d’espace libre pour manœuvrer.

La sagesse de la Kabbale nous offre son aide dans ces conditions. Elle dit: «Je vais vous aider à atteindre l’unité. Voyez vous-mêmes qu’il n’y a pas d’autres options. C’est la seule façon de régler votre vie. »

Supposons que nous n’en voulions pas, mais comment pouvons-nous acquérir le bonheur? Nous sommes attirés par l’éternité, la perfection, la satisfaction à la fois ici et dans le monde futur, nous voulons aller au-delà de la vie et de la mort. Si nous devions faire une liste de la façon dont nous envisageons le bien-être de la consommation, il  n’y aurait pas grand chose – tout au plus dix points .Globalement, cela renverrait au plaisir, indépendamment du fait qu’il soit dans le cœur ou l’esprit. Et la seule façon d’y parvenir c’est en unissant.

Donc, aujourd’hui, quand nous découvrons cela dans le désespoir, la Kabbale vient à la rescousse. Elle ne propose pas de faire en quelque sorte le tour de cet état fixé, elle ne promet pas de protection ; elle ne nous mène pas vers le monde spirituel à travers la porte dérobée. C’est tout simplement impossible car cela fait référence à une loi de la nature.

Pourtant, la Kabbale aide à réaliser cela  de la bonne façon. Oui, cette condition est désagréable, inconfortable, amère au goût, mais l’amertume peut se transformer en douceur, et l’inconfort peuvent être surmontés grâce aux efforts communs, à la musique, à un flux de sentiments communs joyeux, aux cérémonies festives, et aux programmes de divertissement.

Il y a un travail difficile devant nous, nous devons passer par une transformation intérieure. C’est comme une personne malade qui accepte la chirurgie en sachant qu’elle aura une meilleure vie après.

Et la sagesse de la Kabbale nous aide à passer par cette chirurgie, qui nous changera radicalement. Notre mode de pensée, notre perception et notre compréhension du monde, notre perception de la réalité, toutes nos actions, tous nos objectifs, tous les mécanismes de l’esprit et des sens – toutes ces choses doivent se transformer. Nous devons désinstaller l’ancien programme et en installer un nouveau.

La Kabbale explique que vos qualités de base ne changent pas. Vos qualités inhérentes et les compétences acquises resteront comme elles étaient. Vous ne modifiez que le programme, selon lequel vous atteignez des objectifs différents dans la vie. Et puis, vous voyez tout à coup que chacun d’eux peut être réalisé.

Aujourd’hui vous êtes déçu et désemparé à cause du  mauvais programme. Vous devez le mettre à jour, et  cela vous permettra d’atteindre toutes les meilleures choses que vous voulez maintenant.

Et peu à peu, l’homme prend des mesures dans cette voie. Par ailleurs, les changements ne sont pas causés par la pression naturelle de la souffrance d’En-Haut à travers laquelle la Nature nous révèle toujours des problèmes et des défauts, nous forçant à courir. Lorsque nous nous sentons comme accrochés à une poignée, nous nous orientons naturellement vers l’état suivant.

Comme le Baal HaSoulam l’a dit, nous sommes incapables de rester en l’état actuel quand il devient insupportable, et c’est pourquoi  nous passons à l’état suivant sans avoir d’autre choix. Ce nouvel état ne fait pas appel à nous ;  sinon nous aurions choisi de commencer par lui .Selon notre nature, nous tournons autour, tant que nous pouvons  le gérer, et nous acceptons seulement les changements quand nous atteignons notre seuil d’endurance.

Et même alors, la situation n’est pas des plus agréable -c’est comme si nous avions besoin d’aller quelque part, de quitter notre maison avec toutes nos possessions,  de rejoindre le nouveau lieu, et de nous y assimiler …. Ces changements posent beaucoup d’inconfort. Mais la souffrance augmente tellement que cela nous oblige à faire ce «mouvement ». C’est ainsi que nous avançons à travers les étapes du développement humain.

D’autre part, la Kabbale ouvre de nouveaux horizons, nous montre comment bonne y sera notre vie,  en avant.  Après tout, l’objectif de la Nature n’est pas de nous pousser par des coups, mais elle crée des conditions pour que nous développions notre propre cheminement vers le bien.

Et puis au lieu de la pression venant de derrière, nous nous sentirons tirés en avant. Cela aide vraiment: avant notre train aurait été secoué par les secousses du moteur attachés dans le dos, mais maintenant un autre moteur tire de l’avant.

La Kabbale dit qu’au  21 ème siècle, notre développement  sera  réalisé par l’unité. Cela n’est jamais arrivé auparavant, avant que chacun ne soit développé individuellement, mais maintenant le temps est venu de s’unir, de devenir inclus dans un autre, pour que chacun puisse y acquérir un récipient commun. Alors tout le monde va grandir au même niveau que tout le monde, comme il est écrit: «Le particulier et le général sont égaux » . Tout le monde se sentira similaire à l’Infini, la force supérieure, percevant et embrassant toute la réalité à l’intérieur de  soi.

L’homme doit acquérir une deuxième force pour réaliser ceci –la force du don sans réserve, et l’’inclusion mutuelle avec les autres. Et c’est pourquoi il est amené à un groupe, un état de sa première union, même si cette union est externe, il s’agit d’une union avec des gens comme lui qui aspirent au même but.

En lisant le Zohar, nous aspirons à cette force, qui nous attire, et nous faisons des efforts pour nous unir entre nous. Nous aidons cette force, nous  participons  au processus et avançons vers l’objectif au lieu d’aller vers lui  sous la pression de la force initiale de la souffrance. Nous nous tournons vers le chemin de la Lumière à partir du chemin de la souffrance.

Le Zohar décrit les choses que la Lumière fait pour nous, et c’est pourquoi quand nous pensons à l’unité et aspirons à la Lumière, la lecture se transforme en un effort intérieur spirituel. C’est juste comme un enfant qui essaie dur pendant un jeu, et qu’un adulte va tout faire pour qu’il y arrive Ici nous essayons de mettre en œuvre une certaine action, mais cette action n’est pas physique, elle est intérieure. Et une fois que nous en sommes conscients, nous sentons le résultat – et le résultat est aussi intérieur. 

 De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/11/2011, Le Zohar

Briser le mur de fer dans le cœur

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam a débuté son «Introduction à l’étude des dix Sefirot» par ces mots : « Au début de mes paroles, se trouve un grand besoin de briser le mur de fer qui nous a séparé de la sagesse de la Kabbale, depuis la destruction du Temple jusqu’à notre génération. Il repose lourdement sur nous et suscite en Israël la peur d’être oublié. « 

Selon sa définition, la sagesse de la Kabbale est le moyen de révéler le Créateur aux créatures. Le Créateur est la seule force supérieure qui existe et qui dirige la création. La créature est complètement détachée de Lui et ne sait pas pourquoi, dans quel but, et comment elle existe. Et ici, apparaît la méthode appelée «la sagesse de la Kabbale», conçue pour relier le Créateur et la créature.

Cette connexion est appelée « la révélation du Créateur à la créature, » et elle est réalisée en fonction du développement de la créature. Le Créateur est dissimulé non pas parce qu’Il se cache de nous à dessein, mais parce que les attributs de la créature ne lui permettent pas d’atteindre le Créateur et de le découvrir.

En conséquence, les attributs de la créature, qui lui furent donnés dès le début, doivent être transformés en d’autres attributs. Alors, la créature découvrira le Créateur et deviendra semblable à Lui. Cela signifie qu’elle arrivera à la même forme d’existence.

La sagesse de la Kabbale était révélée, jusqu’à la destruction du Second Temple. Cela signifie que le Créateur se révélait aux créatures, qui étaient en contact avec Lui et qui étaient appelées la «nation d’Israël. » Mais ensuite, après la chute, les attributs de ceux qui étaient en contacte avec le Créateur furent endommagés. C’est ce qu’on appelle «la destruction du Temple. »

Alors, la sagesse de la Kabbale disparut. La connexion entre le Créateur et la créature fut anéantie, et a cessé d’exister depuis lors. Maintenant, le Baal HaSoulam veut la restaurer, c’est-à-dore qu’il veut la restaurer dans la même forme existante auparavant, avant la destruction. Maintenant nous devons restaurer cette connexion pour les désirs brisés qui furent complètement coupés et éloignés de la révélation du Créateur et de l’équivalence à Lui.

Ainsi, la sagesse de la Kabbale que Baal HaSoulam  nous révèle est différente de celle qui existait dans le passé. Dans le passé, elle appartenait au système déjà existant de connexions et de formes. Mais de nos jours les gens ne savent pas ce qu’est le Créateur. La créature créé est brisée et dispersée. Elle n’est plus un petit groupe plus ou moins corrigé, mais elle est une humanité énorme dans laquelle ces désirs brisés sont dispersés.

En conséquence, nous devons les éveiller et faire un long voyage avant que l’humanité ne puisse découvrir le Créateur. Jusque là, nous devrons passer par un grand nombre d’étapes de correction.

Ces étapes de correction ne sont pas similaires à celles que le petit groupe autrefois brisé a traversées. Maintenant un grand groupe de personnes est impliqué, y compris «le cœur de pierre (Lev ha Even) » et tous les attributs du AHP (les désirs de recevoir). Ainsi, il ne s’agit pas seulement de révéler la sagesse de la Kabbale. Nous devons également la transmettre correctement à notre génération.

Baal HaSoulam appelle cette séparation, la barrière, qui existe en nous et qui ne nous permet pas de découvrir le Créateur et le monde spirituel, « le mur de fer». On l’appelle ainsi, car elle est en effet très grande et très forte ! Et il ne s’attend pas à se qu’elle s’en aille et disparaisse par elle-même ; il a l’intention de la briser.

Cette barrière existe dans le cœur de chaque personne. Et Baal HaSoulam veut atteindre le cœur de chacun et effectuer ce travail en chacun. Cela signifie que celui qui est sûr d’avoir assez de force, et on pourrait même dire d’«impudence», pour déclarer qu’il est capable de faire cela, prend la responsabilité sur lui de pénétrer dans la créature.

En effet, ce mur de fer est la séparation, existant entre la Lumière qui s’éleva vers le monde d’Atsilout après la brisure et les désirs brisés, qui tombèrent dans les mondes de BYA (Béria, Yetsira, et Assiya) et qui furent séparés de la Lumière. La différence entre eux est ce mur qui a grandi alors que l’égoïsme se développa et ajouta l’ensemble de nos stigmates, traditions, religions et croyances au sujet de la Kabbale, et la calomnie contre cette sagesse et contre les kabbalistes.

Baal HaSoulam devra casser toutes ces barrières dans son introduction. Mais nous aussi devons prendre part à cette percée. Après tout, la Kabbale nous donne seulement les moyens, avec lesquels nous devons continuer à travailler par nous-mêmes, dans l’intention de briser cette séparation.

Cette déclaration est le titre prévalant pour l’ensemble de l’enseignement du Baal HaSoulam. Elle explique pourquoi il révéla la Kabbale et nous l’offrit, raison se trouve spécifiquement dans le but mentionné ci-dessus.

De la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 18/12/2011, « Introduction à l’étude des dix Sefirot« 

Pourquoi est-ce que je me sens bien?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Cette année, je n’ai pas ressenti de descente après le congrès.  Est-ce normal ?

Réponse : Les hauts et les bas ne se mesurent pas par eux-mêmes, mais par les sentiments. Baal HaSoulam dit qu’un grossier personnage peut voler ouvertement devant tout le monde, croyant que c’est acceptable puisque «tout le monde vole. » Une personne plus raffinée prendra discrètement quelque chose qu’il n’est pas droit de prendre et ressentira « cela » comme insignifiant. » Un individu encore plus sensible est incapable de posséder une chose imméritée.

Ainsi, vous vérifiez et déterminer l’ampleur de la descente vous-même. Cela ne doit pas être un coup, dont vous pouvez à peine récupérer. Il suffit simplement de se sentir quelque peu détaché de l’excitation ressentie lors du congrès, et vous percevrez déjà cette baisse d’enthousiasme comme une descente.

C’est la même chose sur le plan spirituel : vous recevez un léger coup, mais vous le ressentez comme une douleur réelle. «Qui m’a donné ce coup? Pourquoi et à quoi cela sert-il ?  » La quantité se transforme en qualité ; Sinon, nous ne serions pas en mesure d’y résister. Nous avançons toujours par des ajouts qualitatifs.

Donc, essayez d’augmenter la sensibilité de votre état actuel afin de le ressentir comme étant le pire état. Alors vous commencerez à vous élever : «Pourquoi est-ce que je me sens bien? Tout est bien et rien ne me blesse. Bon, alors est-ce que je m’examine selon des sensations animales ? Suis-je connecté aux amis comme je l’étais pendant le congrès ? Mais cela m’est égal. Cela signifie-t-il donc que je suis devenu indifférent et que j’ai dit au revoir au congrès ?  »

Commencez à vous examiner et vous verrez que vous êtes dans un état bien pire que lors des descentes précédentes : «La dernière fois, je me sentais très mal et j’étais prêt à exploser ». Et maintenant je suis dans une descente et je me sens bien. J’étais alors malade et je voulais guérir, me lever. Même si je maudissais tout le monde, je voulais encore quelque chose. Aujourd’hui, je suis satisfait, comme si j’étais libéré de toutes obligations. Je suis un mort vivant.  »

C’est la descente la plus profonde. Eveiller de telles forces provoquera pas moins de douleur que celle ressentie auparavant. C’est très difficile, et vous sentirez que vous ne pouvez pas vous élever par votre propre pouvoir. Cela signifie que vous devez vous tourner vers le groupe, pour que les amis commencent à travailler sur vous et vous donnent l’importance de l’objectif. Lorsque vous touchez leur unité et leur amour, vous ressentez votre bassesse.

En général, notre état après le congrès est en effet différent de celui auquel nous sommes habitués. Ce n’est pas le même mauvais sentiment que beaucoup ont ressenti dans le passé. Aujourd’hui, un examen qualitatif est nécessaire. Une personne peut se sentir bien, et ne voir aucune raison pour progresser. Mais ne soyez pas dupe – travaillez !

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale de 16/12/2011, « La paix »

Le retour au passé est annulé

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit, une fois, qu’il est interdit de se rappeler les états précédents, quelles qu’ils fussent, et de regarder en arrière ….

Réponse : Nous ne regardons pas en arrière. Nous voulons revenir au point d’unité dans notre nouvel état égoïste. Ce ne s’agit plus d’un retour vers le passé. Nous ne voulons pas être dans le passé !

Aujourd’hui, nous souhaitons retourner à cet état, que nous avons quitté, à cause de notre égoïsme grandissant. Et quand nous y retournerons avec notre véritable égoïsme, ce sera un nouvel état plus fort et plus clair.

A part cela, il n’y a rien. Toute la différence entre les étapes spirituelles n’est qu’un supplément d’égoïsme.

Des fondements de la Kabbale cours du 11/12/11