Category Archives: Spiritualité

Le long voyage du développement spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vos élèves sont des gens très ouverts qui se traitent les uns les autres avec beaucoup de soin. Mais les gens que nous invitons à apprendre n’atteindront cet état que dans le futur.

Réponse: Nos groupes sont des groupes de personnes qui ont bien voulu tendre vers l’interaction intégrale. Mais si nous parlons des masses dont nous allons avoir la chance de les faire participer à l’interaction intégrale, ces gens ne viendront pas spontanément, c’est ainsi, ils ne viendront pas en pleine conscience, mais au contraire, cela va se produire dans la mesure de l’importance du besoin social ou personnel. Bien sûr, il y aura des déséquilibres très grands et une ascension.

C’est pourquoi la première étape de leur développement, qui comprend l’étude préliminaire du matériel, la formation et la compréhension intérieure de chacun des processus psychologiques, prendra du temps.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale» N°10, 16/12/11

Où, en moi, se trouve la micro puce de l’âme?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Une fois, j’ai regardé un film où une puce électronique fut installée dans le cerveau d’un singe, pour qu’il puisse se procurer des bananes en utilisant un bras artificiel. C’est alors que j’ai compris que mon corps n’existait pas, car il peut être tout aussi artificiel. Dans ce cas, où se trouve le désir de révéler le Créateur, que je ressens maintenant en moi?

Réponse : Le désir de spiritualité n’est pas situé à l’intérieur du corps matériel. Les désirs ne se trouvent absolument pas à l’intérieur du corps. Nous confondons le corps biologique et animal, qui fonctionne selon des instincts naturels, une personnalité, et des inclinations, en déterminant ses désirs naturels et ses besoins, avec le désir qui est déconnecté de ce corps et qui appartient à l’atteinte de la spiritualité.

Notre corps est un animal, comme ce singe avec une banane. Mais quand un nouveau désir s’éveille en nous, au-dessus de nos besoins animaux, il est à un niveau complètement différent et n’est pas à l’intérieur du corps. Le corps peut vivre ou mourir, mais rien n’arrive au désir spirituel.

Le corps animal vit et meurt, et tous ses désirs animaux, ses aspirations et ses objectifs meurent avec lui. Mais il y a aussi un désir appelé «le point dans le cœur», que nous devons développer. Si nous le connectons à d’autres désirs semblables, présents dans d’autres personnes, alors nous construisons avec eux un désir commun, dans lequel il est possible de révéler la vie spirituelle.

J’ai une goutte de sperme spirituel, appelé « le point dans le cœur. » Je peux l’agrandir en luis ajoutant de plus en plus de «chair», comme un bébé grandit à partir d’une goutte de sperme dans l’utérus d’une mère.

Alors, comment puis-je ajouter de la chair spirituelle à mon point, à la goutte de sperme spirituelle ? Pour cela, je dois m’unir aux autres. Voilà comment je construirai le récipient de mon âme et commencerai à vivre à l’intérieur de celui-ci, à l’intérieur de ce nouveau désir que j’ai assemblé.

Si je ne le construis pas, alors je resterai cette goutte de sperme initiale, seul avec le gène d’information (Reshimo), et je reviendrai encore une fois et passerai par des cycles de vie, l’un après l’autre, recevant la possibilité de développer cette goutte.
Mon corps animal ne fait qu’accompagner la goutte de sperme, le point dans le cœur. Par conséquent, cesser de vous concentrer sur votre corps et donnez-lui ce qu’il est censé recevoir pour mener une existence normale. Et consacrer toute votre attention au point dans le cœur, à la façon de le connecter à d’autres points afin de construire avec eux un récipient général, qui permettra de révéler le monde spirituel.

En ce qui concerne les puces, les laisser-les aux singes.

De la Leçon n ° 2 de la Convention Arvout à Arava du 24/02/12

Le Créateur et moi nous rencontrons dans le groupe

Dr. Michael LaitmanQuand une personne se rapproche de la révélation du Créateur, elle sent qu’elle se tient sur ​​le mont Sinaï. D’un côté se trouve tout son mauvais penchant, mais de l’autre, elle comprend que, pour atteindre l’objectif et révéler le Créateur, elle doit préparer son désir à recevoir la qualité du don, qui est copié de Lui. Après tout, « l’homme » (Adam) signifie : «similaire» (Domé) au Créateur.

Et ainsi, ensemble, nous préparons notre désir de recevoir à différentes formes de don, afin qu’il soit capable d’accepter l’empreinte. C’est l’état du don de la Torah, sur laquelle il est écrit : « Vous vous tenez tous aujourd’hui … » Pas un, mais tous : Parce que c’est dans notre union commune que nous révélerons la force supérieure.

 

Essentiellement une chose très simple est requise pour préparer la matière du désir. Il est vrai que cette action n’appartient pas à notre monde, c’est pourquoi ca nous est difficile. On l’appelle : l’inclusion mutuelle. Nous devons tous nous inclure mutuellement l’un dans l’autre, nous connecter les uns aux autres à travers nos désirs, et rien d’autre. Puis, tout comme avant la rupture, nous atteindrons le «lieu», où la Lumière supérieure peut entrer, et marquer son empreinte.
Et pour cette raison, ce que nous faisons n’a pas d’importance, si nous continuons à nous unir, à révéler le Créateur ; comme il est écrit : «Israël, la Torah, et le Créateur sont un. » « Israël » est l’homme. La «Torah» est la force de la Lumière qui nous unit au point d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Et le «Créateur» est la Racine, qui nous donne Son empreinte, lorsque nous nous unissons.

De cette façon, je me trouve d’un côté du groupe, et le Créateur est de l’autre. Et si Lui et moi sommes en mesure de nous rencontrer dans le groupe, alors la révélation a lieu.

 

C’est la façon dont nous avançons. Au fond, tout notre travail est de nous y préparer. Cela nous arrivera si nous nous unissons.

De la leçon n°2 de la convention Arvout d’Arava du  23.02.12

Retournez à la vérité

Dr. Michael LaitmanLe Créateur est une seule force, unique et unifiée. Comme il est dit: « il n’y a rien  hormis Lui», «Moi HaVaYaH je ne change pas », ou« la Lumière est au repos absolu ». Tout concerne une seule essence.

Toute  notre réalité ne peut exister que si nous nous séparons de l’Un et existons en dehors de Lui. Mais en réalité, il n’y a rien, sauf  l’Un. La question revient toujours: « Si il n’y a rien hormis Lui, alors qui sommes-nous? » Mais en réalité, nous n’existons pas. Toute notre réalité est dans notre imagination jusqu’à ce que nous revenions à l’Un : un seul désir et une seule Lumière, comme il est dit: « Lui et Son nom sont un. »

Puis tout disparaît sauf l’Un. L’ensemble du processus qui nous semble sortir à l’extérieur de ce Un, n’existe que dans notre imagination corrompue, détachée de la  véritable réalité , dans la dissimulation, dans une perception déformée. C’est ce que nous devons corriger: de notre vision illusoire dans laquelle il y a deux, nous devrions passer à la vérité dans laquelle il y a seulement Un.

Ce Un est la seule chose qui existe et dirige. Nous devons comprendre que le monde que nous voyons dans lequel il y a beaucoup de créatures différentes, c’est comme un rêve, une illusion d’optique. C’est comme si nous ne pouvions pas concentrer notre vision et trouver la bonne pensée ou le bon sentiment. Nous sommes comme si nous étions perdus dans le brouillard, déconcertés, et donc nous ressentons le monde de cette façon.

Alors, comment pouvons-nous revenir à la vérité dont parle  la sagesse de la Kabbale, appelée « la sagesse de la vérité », ce qui  signifie la méthode qui nous mène à la vérité? Comment pouvons-nous revenir à la véritable prise de conscience, pleine et correcte? Quelle est la raison pour laquelle il y a tant d’entre nous et que nous sommes tous dans cet état faux et perplexe, puis revenons à la vérité – au Un ?

Les kabbalistes écrivent que, pour atteindre ce Un, nous devons aller de l’imperfection à la perfection. Pour cette raison, l’Un se révèle  et une unité différente apparaît.

Maintenant, il est impossible de reconnaître le but final et à quelle hauteur il se trouve.Mais nous essayons en quelque sorte d’imaginer la différence entre le désir et la pensée individuels  de chacun et la pensée et le désir qui se connectent et se conforment au concept du «Un».

L’unité à laquelle nous arrivons grâce à notre connexion n’est pas une simple combinaison des forces de beaucoup de gens qui se rassemblent. C’est une force qui grandit non seulement en quantité et  même pas seulement dans la qualité. La loi de l’équivalence de forme est en effet ici. Si nous nous connectons parce que nous voulons atteindre le don sans réserve, nous élever au-dessus de notre nature actuelle, alors en fonction de la loi de l’équivalence de forme, nous arriverons à la notion de « Un » qui ressemble au Créateur.

Si nous ne faisons que nous connecter, nous devenons un groupe ordinaire, comme un groupe de fans de football ou des soldats dans l’armée, qui reçoit la somme générale des forces de tous ses membres. Mais ici, il ne s’agit pas seulement de  la somme des forces individuelles. Après tout, tout le monde ne vient pas ici avec sa force, son ego, son esprit, et son désir afin de relier tous les attributs, les désirs, les forces, et les cerveaux ensemble.

Au contraire, tout le monde se lève au-dessus de son esprit et de son ressenti, et ainsi ils se connectent à leurs désirs afin d’être en dessus de la raison, au-dessus eux-mêmes. Ensuite, ils sont incorporés dans le concept du « Un » appelé « le Créateur » et acquièrent  un esprit et un sentiment. Ce seul  état d’esprit et ce seul désir commencent à régner sur eux.

Par conséquent, tous les sages et les kabbalistes ont un désir et une pensée, bien qu’il semble qu’ils expriment des opinions différentes et même le font valoir (comme la Maison de Hillel et la Maison de Shamai). Mais ils débattent seulement afin de mieux clarifier le concept du « Un », pour voir comment chaque individu  le ressent de son point de vue, après s’être élevé au-dessus et avoir découvert ce Un.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/02/2012, Écrits du Baal HaSoulam

Un assortiment de professions spirituelles

Dr. Michael LaitmanLa perception personnelle, que chacun a de la réalité, se développe en fonction de la racine de son âme, de son caractère et de sa mentalité.

Il y a des gens qui sont plus inclinés vers un développement technique, tandis que d’autres ont un penchant plus sensuel, de même qu’il y a dans notre monde des humanitaires et des techniciens. Certains étudient la musique, la littérature, la philosophie et d’autres l’ingénierie, les mathématiques, l’architecture, etc.

Et spirituellement, il y a une énorme différence entre eux. Pourquoi un kabbaliste écrivait-il dans un style, tandis que l’autre dans un autre ? Cela vient des caractéristiques de l’âme d’une personne, chacun perçoit le monde spirituel différemment. Par la suite, ils se complètent mutuellement, mais comme un tout, il y a une grande différence entre les âmes, beaucoup plus grande que les différences entre les gens dans notre monde.

Bien sûr, tout le monde perçoit la réalité spirituelle ;  au fur et mesure que nous progressons et traversons le Makhsom (barrière à la spiritualité), nous arrivons tous à la  clairvoyance. Mais le monde spirituel peut se révéler à une personne de manière à ce qu’elle voit le tableau d’ensemble et qu’elle travaille avec une réalité figurative, tandis que celle qui a une disposition plus technique de l’âme, aura une perception de notre monde pareil à un physicien. Une tierce personne percevra la spiritualité comme un psychologue le fait dans notre monde, et une quatrième, comme un simple ouvrier.

Dans les mondes spirituels, il y a un « assortiment » de professions beaucoup plus riche que dans notre monde, comme la projection d’un monde dans un autre.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 12/02/12, Le Zohar

Au-dessus du niveau de la mort

Dr. Michael LaitmanL’éducation intégrale enlève d’une personne pratiquement tout ce qui caractérise notre société moderne. Ce qui reste est seulement son existence normale, paisible, et régulière (que nous appelons le niveau animal, non pas par mépris car c’est le niveau auquel notre corps physique existe). À ce stade, une personne consacre toutes ses ressources uniquement à maîtriser le degré suivant, celui de «Adam», le degré de la garantie mutuelle universelle, de l’élévation, et de  l’unité. C’est précisément dans notre unité que ce révèle le prochain niveau de notre existence: la réalisation de l’éternité et de la perfection.

Et cela est possible car en rompant avec notre corps animal et en atteignant l’image complète de la nature, son mécanisme, sa dynamique et les forces qui l’imprègnent de bout en bout, tout ce processus, une personne se connecte et s’associe à ce processus et vit déjà simplement à ce niveau. C’est comme si il ou elle se détachait de son propre corps (nous ne pouvons pas encore imaginer cet état ) et on s’associait à l’union atteinte en commun et qu’on existait au sein de l’union de telle sorte que même si notre corps mourrait, on ne ressentirait pas la mort. C’est comme si c’était la mort de son animal de compagnie bien-aimé qui vivait à côté de soi. On ne ressentirait pas que notre «moi» perdrait quelque chose de ce fait.

Puisque notre corps ne représente que la somme de nos désirs et notre notion de l’égo, si nous ne nous associons plus avec lui, c’est comme si nous vivions en lui étant détachés de lui. C’est aussi un problème psychologique, mais il peut être surmonté dans le cadre de l’éducation intégrale.

Nous devons progressivement mener nos étudiants à cela car le problème de la mort, malgré les tentatives constantes de « le réprimer», mène néanmoins l’être humain. Dans n’importe quelle tâche que nous mettons devant nous, nous incluons inconsciemment cet élément et sommes contraints d’y remédier. Toute décision que nous prenons: avoir des enfants, soutenir une famille, paraître d’une certaine façon aux yeux de la société, etc.,  tout présuppose un élément de l’inclusion de soi dans quelque chose en dehors de nous-mêmes puisque, de cette manière, c’est comme si nous continuions sur la lancée.

Des «Cours sur le nouveau monde » n°8, 15.12.11

Questions et réponses sur la spiritualité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Cela pourrait-il aider une personne d’intégrer dans  son travail spirituel le processus de correction et celui de son travail comme un hobby (dans son temps libre)? Disons, par exemple, si cet homme était programmeur informatique et qu’il appliquait les diagrammes de la sagesse à un programme biomimétique, qui construirait un besoin pour un certain aspect de la réalité, puis appliquerait le processus de correction à ce besoin grâce à cette conception du programme, est-ce que cela l’aiderait à mieux ressentir le but spirituel?

Réponse: Non, vous devriez vous rapporter  à la correction comme à la chose principale de la vie, tandis que la programmation informatique est une nécessité. Vous manquez l’importance de l’objectif.

Question: Pouvons-nous répondre ou prendre contact avec ceux qui sont déjà dans le monde spirituel?

Réponse: Vous pouvez rencontrer tous ceux qui sont là, peu importe si oui ou non ils existent dans ce monde, pourvu que vous soyez à leur niveau.

Question: Est-ce une erreur: Yod – Key – Vav – Key ? J’ai seulement entendu parler deYod –  – Vav –  .

Réponse: C’est pour garder le commandement de «  ne prenez  pas le nom du Seigneur en vain ». C’est juste que nous n’appelons pas nos parents par leur nom

La racine supérieure des lettres

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quelle est la racine supérieure des lettres noires ? D’où tirent-elles leur force ?

Réponse : De la pointe du Youd (la 10ème lettre de l’alphabet hébreu). Le Ari a écrit dans un poème :

Voici que, avant que les émanations aient été émanées et que les créatures aient été créées,

La simple Lumière Supérieure remplissait  tout la réalité.

Et il n’y avait aucune interruption, telle qu’un air vide, un trou,

Mais tout a été rempli avec cette simple, Lumière infinie.

Et il n’y avait aucune partie comme la tête, ou la fin,

Mais tout était une Lumière simple, équilibrée de manière égale et équitable,

Et  cela  a été appelé « la Lumière de Ein Sof (Infini) »

Et quand de Sa volonté simple, est venu le désir de créer des mondes et d’émaner les émanations…

Et puis le désir de recevoir a été révélé, quelque chose qui était opposée à la Lumière.

La Lumière est don sans réserve et amour. Et soudain, dans le don sans réserve et l’amour, quelque chose de noir commence à apparaître pour se différencier du don sans réserve et de l’amour. En fait, c’est une petite goutte, qui n’est pas semblable à la Lumière, quelque chose de distinct d’Elle, qui a été créé en Elle, et s’est précisément appelé « la créature ». Tout le reste s’est développé à partir de cela. Tout le reste a donc été déterminé par cette petite différence de la Lumière, qui a commencé à se développer en raison de la Lumière, et qui a commencé à se ressentir elle-même et à se familiariser avec son opposition à la Lumière.

Et ensuite on parle du quatrième niveau dans les phases de la Lumière directe, d’Ein Sof (infini), des restrictions et de la poursuite du développement de la créature. Mais rien ne change réellement : il y reste la même petite différence d’avec la Lumière. La seule chose qui grandit en elle est la sensation de combien elle est opposée à la Lumière. Mais en soi, elle est juste un peu différente de la Lumière.

Par conséquent, seul le Créateur a créé la pointe du Youd, et tout le reste s’est développé à partir de ce point. C’est la racine des lettres.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale, Le Zohar, du 01/02/2012

Lorsque le supérieur vous soulève dans ses bras

Dr. Michael LaitmanQuestion : Lors du cours d’hier, j’ai ressenti une grande pesanteur. Ensuite, je suis sorti et je fus tellement perdu que pendant longtemps je ne comprenais pas où j’étais. Comment est-il possible de vivre et de passer par de tels états ?
Réponse : En effet vous savez que nous devons passer par une naissance spirituelle. La naissance est un renversement complet, comme une révolution. Une personne doit passer par un certain nombre d’états, à travers lesquels elle acquiert une nouvelle vision : elle voit tout de manière habituelle, comme les autres, et en même temps, elle voit aussi de l’autre côté, un monde à l’envers. Et ceci n’arrive pas une seule fois, mais plusieurs fois.

Elle doit s’habituer à se détacher de sa nature animale et à exister sans en percevoir le monde à travers son corps. Ce n’est pas du mysticisme, mais un travail spécial, que nous laissons à la lumière le soin d’effectuer sur nous. Nous ne savons pas quand nous tomberons dans ces états, il est difficile de les prévoir et de les localiser à l’avance. Mais cela arrive, afin de vous donner de l’enthousiasme, le sentiment qu’il est possible de voir le monde d’une manière, qui diffère de vos habitudes.

Si une personne travaille de manière intensive avec des livres authentiques, qu’elle attire à elle la lumière qui corrige, et tente de se connecter au groupe, elle traversera alors des états comme ceux-ci. Il n’y a rien de spécial ou de dangereux à ce sujet. Cela ne produit aucun résultat indésirable, mais est uniquement fait dans le but d’habituer la personne à voir le monde et toute la réalité de manière objective.

La manière objective est la même forme que je revêts. L’objectivité en soi n’existe pas. Même le Créateur, comme il nous paraît, n’est pas objectif, car Il voit tout selon le don, tandis qu’actuellement nous voyons tout à travers notre égoïsme. Mais pour nous apprendre à voir la réalité à partir de deux points de vue, ils nous sont transmis au moyen d’exercices comme ceux-ci.

Dans notre monde corporel il n’existe pas de telle « division », puisque nous ne quittons jamais ce seul monde, qui fonctionne selon les principes de la réception égoïste. Ainsi, il est impossible d’expliquer à quelqu’un qu’il peut y avoir une autre perception. Il voit cela comme de la psychologie sophistiquée.

Mais avec nous, cela se passe d’une façon matérialiste, puisque nous changeons notre substance avec les autres. Quand la Lumière, qui corrige, opère sur une personne, Elle lui donne une base qui s’appelle le désir de donner. Et la personne commence déjà à voir le monde à travers ce désir.

Et en attendant, cela arrive non seulement au détriment de la personne elle-même, mais aussi l’éduque simplement, la secoue un peu, et la réveille, comme un adulte prenant un bébé dans ses bras et permet ainsi à l’enfant de voir soudain un nouveau monde d’en haut. Un monde grand et vaste. Lui-même, demanda à être soulevé et maintenu en place afin de se sentir adulte comme tout le monde, et même plus que cela, puisque tout devient visible devant lui.

Mais mérite-t-il cette hauteur ? Non, nous sommes ceux qui le soulevons et qui lui montrons que quelque chose d’autre existe en dehors de la perception enfantine, afin d’éveiller un désir et une envie en lui de l’atteindre.

Et des exercices de ce genre nous sont parfois donnés d’en haut, avec l’aide de la Lumière environnante. Habituellement, ils se produisent soudainement. Dans ces exercices, il y a parfois des états qui nous sont incompréhensibles, et qui ne sont donc pas agréables et nous troublent fortement. La personne ne comprend absolument pas comment tout cela peut se retrouver à l’envers et s’inquiète parce qu’elle ne sait pas ce qui lui arrive.

Ils veulent simplement vous montrer maintenant, qu’il existe d’autres formes de perception, différente des formes auxquelles vous êtes habitués. Dans ce monde il existe autre chose que ce que vous avez ressenti les dernières décennies de votre vie. Cela arrive ainsi pour tout le monde.

Nous passons par ce genre d’états, jusqu’à ce que nous nous habituions à eux. Au début, ils sont considérés comme des exceptions et comme incompréhensibles dans la mesure où vous ne savez pas quoi faire avec eux. Ensuite, vous vous êtes déjà habitués à l’existence de cette inversion. Vous commencez même à l’identifier sur les amis, lorsqu’ils perdent l’équilibre et vivent le passage d’état en état.

Ainsi nous avançons. Vous vous y habituez et anticipez que vos états intérieurs changeront aussi rapidement et fréquemment que possible, car à travers eux, vous prenez la forme des relations avec la réalité. Après tout, toute la réalité est en vous et dépend de votre état.

Ainsi nous progressons jusqu’à la Makhsom (barrière), où vraiment un véritable changement se produit. Et tout ce qui arrive jusque-là est conçu pour s’y préparer. Prenez-en l’habitude !

Vous devriez être heureux d’avoir déjà commencé à vous sentir autrement qu’une bête, et que des changements fondamentaux et hautement qualitatifs se produisent dans vos attributs, dans la perception que la Lumière qui corrige vous apporte. Personne ne vous hypnotise, mais c’est tout simplement le véritable début d’un sentiment de changements internes.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 23/01/12, Shamati # 148

Le sacrifice de soi au-dessus de l’amour et de la haine

Dr. Michael LaitmanNotre seul travail est de gravir les niveaux, où chaque niveau est totalement coupé du précédent. Une telle échelle fut créée lors de la descente de haut en bas, quand Malkhout de la partie supérieure devint Kéter de la partie inférieure. Et voilà comment se fait la transition d’un état à un autre, même si cela n’est pas encore une ascension vers les degrés spirituels.

Il s’agit d’une véritable transformation, et le changement que traverse notre matière est tellement complet et profond, que nous cessons de nous comprendre nous-mêmes lors de la transition d’un état à un autre. C’est parce que tous ces états sont faits d’une variation de la quantité de lumière éveillant notre désir de recevoir, et parce que les deux, la lumière et le désir, donnent naissance à un nouveau niveau, un nouvel état.
Lorsque nous sommes au nouveau niveau et que nous n’avons gardé de l’état précédent que les Reshimot (gènes informationnels) ayant provoqué ce nouvel état,  le précédant état nous est également dissimulé. Cela signifie qu’il ne reste rien de l’état précédent dans le nouvel état spirituel.

Nous pensons que cela arrive de cette façon, même avant d’entrer dans le monde spirituel ; nous devons nous accorder avec tous les états que nous traversons, et apprendre d’eux ce qu’est vraiment la transition spirituelle, alors que nous passons d’un monde à l’autre. Chaque niveau est en fait un monde en soi.

Le problème est chaque niveau contient deux éléments : le désir de recevoir et le désir de donner, deux opposés se contredisant l’un l’autre – la ligne droite et la gauche, chacune avec sa propre coquille. Nous devons devenir la ligne médiane, qui relie en elle les deux, qui les contrôle et se trouve au-dessus d’elles.

La descente de haut en bas se fait de la manière suivante : Hokhma (à droite), Bina (à gauche), puis Da’at (savoir) (en-dessous, au milieu). Et ainsi un triangle est formé avec sa pointe regardant vers le bas. Pendant la remontée de bas en haut il y a Hokhma (à droite) et Bina (à gauche), puis Kéter (en-dessus, au milieu), parce que nous ne voulons que nous élever. A chaque fois, le milieu est le résultat de Hokhma et Bina, de Hassadim et Gevourot, de la peur et de l’amour, et est toujours au-dessus d’eux.

Et donc on retrouve toujours le problème de savoir comment combiner ces deux éléments, qui se contredisent mutuellement, jusqu’à ce que le troisième arrive et décide. Le troisième élément vient d’En haut, sous la forme de la révélation du Créateur, après qu’une personne prenne conscience qu’elle ne peut absolument pas concilier les deux.

Par conséquent, le sacrifice de soi est nécessaire à la fois dans la peur et dans l’amour. Il est plus difficile à atteindre la crainte que dans l’amour, parce que l’amour absorbe aussi l’âme et les deux agissent de la même manière. Si j’aime quelqu’un, je suis totalement dévoué à lui et désire me connecter à lui. Cela nous paraît ainsi dans ce monde, parce que nous aimons ce que notre désir de recevoir aime.

Mais dans le monde spirituel j’aime ce que mon égoïsme déteste, comme il est dit : « . L’amour couvre tous les péchés » Cela signifie que le sacrifice de soi est aussi difficile en amour, mais dans la haine, il est totalement impossible.

Pour pouvoir haïr et donner, mon âme doit utiliser mes récipients de réception en vue de donner. Alors, comment puis-je réunir les ennemis que je hais le plus et qui me haïssent aussi, et ainsi leur donner le bien que je ne suis capable de faire qu’aux êtres que j’aime le plus et qui me sont les plus proches ?

Je ne peux y parvenir que s’il y a un objectif supplémentaire justifiant tout le reste. Mais si le but est l’action elle-même, c’est tout simplement impossible. Cela signifie que l’on attend de nous une ascension très difficile, au-dessus de nos calcules personnels.

On s’en approche progressivement, peut-être pas par la Lumière, qui est le chemin le plus court et le plus beau, mais par un chemin beaucoup plus long, qui comprend des souffrances et qui est appelé « Derech Eretz, » (le chemin de la terre). Finalement, cependant, nous atteindrons l’objectif, parce que la Lumière supérieure fonctionne sur toutes les actions que nous effectuons et décide entre les deux côtés opposés.

Par conséquent, bien que je doive donner mon âme à la fois dans la peur et dans l’amour, cela se fait en alternance, jusqu’à ce que nous nous élevions et que nous soyons capables de connecter le tout. Ainsi, vous pouvez être dans un état d’autosacrifice dans la peur, tout comme dans l’amour.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/01/12, Shamati # 219