Category Archives: Spiritualité

La honte nous empêche de faire demi tour

Dr. Michael LaitmanIl est très difficile pour nous d’imaginer comment une créature, qui a été faite par la Lumière, existait en adhésion avec elle, et ne ressentait aucune carence, en étant opposé à elle, se sentit soudain honteuse et n’accepta pas de rester dans cet état, se restreignit elle-même et expulsa toute la lumière. Que doit ressentir la créature quand elle prend conscience de son éloignement totale de la lumière et qu’elle désire être identique à elle?

L’état d’adhésion et de perfection, que la créature a connu lorsqu’elle était dans le monde de l’infini avant la restriction, fait que plus tard, elle prendra cette route pour retourner à l’infini à travers tous les états (1-2-3 et ce en dépit du fait que du côté de la lumière, il n’y a pas de changement et que le Créateur Lui-même ne se sépare jamais de la créature, ne voit aucun défaut ou la nécessité d’une correction en elle, la créature elle-même ne peut pas accepter d’être différente du Créateur à n’importe quel degré.

Ce sentiment merveilleux oblige l’être créé d’entreprendre des mesures drastiques : pour restreindre son désir, pour obtenir un écran, pour subir tout le processus d’éloignement du Créateur, de la lumière, et pour ensuite retourner à Lui, ayant achevé le cycle complet. C’est ainsi, que le désir fonctionne.
Et comment se fait-il que la lumière, qui donne à l’être créé un sentiment d’unité avec elle, d’union et d’absence de différences entre eux, évoque en même temps dans la créature un type particulier de honte qui force celle-ci à se restreindre et à prendre ce long chemin qui l’éloigne du Créateur ?

Ce sentiment de honte a quelque chose d’unique : il devient un puissant moteur qui éloigne l’être créé du Créateur, qui fait que la créature se cache de Lui, tout comme une personne se cache de devant celui qui lui fait éprouver de la honte, pour faire toutes les corrections nécessaires plus tard. Et ce n’est pas pour que la créature puisse se sentir fière d’elle-même, mais plutôt pour qu’elle puisse revenir au Créateur, son amour, que la créature sentait émaner de Lui quand elle avait honte. Ces notions sont très exaltées.
Il s’ensuit donc que cela vaut la peine pour la créature de faire ce terrible cercle complet, sans jamais s’arrêter sur ce chemin n’aboutissant à rien, bien qu’elle puisse retourner à l’état d’Infini à tout moment ! Et encore, à chaque nouvel instant, elle décide à nouveau : « Non, je ne vais pas succomber à ce plaisir infini, à moins que je le fasse consciemment et que je puisse être fière de moi-même et me respecter « . De toute évidence, ce n’est pas une question de fierté égoïste, il s’agit de la créature voulant donner au Créateur l’attitude qu’elle a révélé par rapport à elle-même.

Fondamentalement, dans le monde de l’infini, l’amour du Créateur n’oblige la créature à rien. Le Créateur la traite comme un père qui aime son fils à l’infini et est prêt à tout lui donner, sans aucune réserve et sans impliquer la honte. Et pourtant, le fils, ayant connu l’amour du Créateur pour lui, se rend compte qu’il est lui-même incapable d’aimer. Et c’est la seule chose qui lui fasse honte : que lui-même soit incapable d’aimer sans condition et qu’il soit incapable de donner au Créateur le même genre de sentiment à partir des ténèbres et de la séparation.

Par conséquent, le fils prend la décision d’accepter de son père l’obscurité plutôt que la lumière, ainsi que les coups les plus horribles. Il s’engage à l’aimer quoiqu’il arrive, comme s’il ne recevait que la plus douce et véritable lumière de l’Infini. L’amour du Père est infini et absolu, ainsi le fils décide de ne pas moins l’aimer.

Cependant, il n’a aucune autre chance de parvenir à cet état, sauf en prenant le chemin des ténèbres, qui est directement opposé à la satisfaction infinie. C’est parce qu’au-dessus de ces ténèbres il peut révéler l’amour inconditionnel.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 16/05/2011, Talmud Esser Sefirot

Utiliser la crise comme un moyen de progrès spirituel

Dr. Michael LaitmanNous devons correctement évaluer l’état d’être actuel sur la terre. Les défauts sont destinés à ce que nous les corrigions, pour les utiliser comme un moyen pour nous élever dans le monde d’en- haut. Sinon, pourquoi est- ce que je vis ici? Pourquoi suis-je en train de vivre tous ces problèmes et de tenter de leur résister? Je tiens à les surmonter. Je suis conscient de la situation et reconnaissant de la crise car en la corrigeant, je vais entrer dans le monde supérieur. Si ce n’est pas pour cette crise, où pourrais-je travailler, où pourrais-je me changer pour m’élever à un niveau supérieur?Nous parlons d’un moyen qui nous permette de nous améliorer et de nous corriger. Nous avons révélé la maladie, mais maintenant, en travaillant sur le traitement, nous atteindrons notre nature et comprendrons ce qui nous manque pour acquérir la nature du Créateur.

De toute évidence, la crise n’est pas une raison de s’enthousiasmer, mais c’est la révélation du mal. Toutefois, nous devrions avoir une attitude pratique envers elle. Tout à coup, je découvre que je suis cruel, avide, et que j’aime commander les autres, que je ne me soucie de personne d’autre au monde – et j’évalue ces révélations comme un moyen sur mon chemin. Je suis heureux des défauts qui se sont révélés parce que je sais à quoi ils sont destinés.

C’est pourquoi nous ne devrions pas faire taire ou dissimuler les problèmes du monde loin de nous. Au contraire, nous devons les exposer aux gens, et non pas pour leur faire peur, mais pour guérir la maladie. Nous devons montrer à tous que nous n’avons qu’une seule issue de sortie : traiter la crise dans la pratique, l’utiliser pour faire des changements qualitatifs.

Ensuite, nous allons tout d’un coup avoir l’impression que nous faisons un travail merveilleux sur la correction, dont le résultat sera la vie éternelle et parfaite. Qu’y a-t-il possiblement de mieux? Nous ne voulons pas rester au niveau animé, naître et mourir, encore et encore. D’ailleurs, c’est impossible parce que grâce à notre développement, nous avons déjà atteint la nécessité de nous élever au niveau supérieur, dans une dimension supérieure.

Nous ne sommes pas en train d’expliquer la nature de la crise aux gens, mais nous visons son objectif le plus élevé. La question ici n’est pas de nous éduquer et de nous rapprocher, en nous obligeant à nous unir. Tous ces éléments sont simplement des moyens, une échelle qui nous permettra de monter à un nouveau niveau de l’être.
De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/05/2011, les problèmes du monde, la surpopulation

La loi de l’adhésion avec le Créateur: 1+1=1

Dr. Michael LaitmanPourquoi la force unifiée de la nature, que nous appelons le Créateur qui nous a créés, nous développe d’une manière particulière, en nous maintenant complètement perdus dans nos pensées et nos désirs? Pourquoi et dans quel but le Créateur doit-Il nous donner l’illusion trompeuse de cette réalité et continuer à nous enchevêtrer de sorte que nous, comme de petits enfants, continuions de courir d’un coin à l’autre à la recherche de plaisirs, essayant d’en obtenir de plus en plus? Qu’atteignons-nous dans tout ce désordre?

Plus précisément, en essayant de reconnaître une force responsable, une source unique, dans cette confusion, nous nous rendons semblables à cette force. Sur 613 désirs, 613 pensées, et à une variété innombrable de pièges, nous nous construisons comme un seul tout.

Par conséquent, l’objet même de notre travail spirituel est de parvenir à l’union, la garantie mutuelle, de devenir «un seul homme dans seul cœur», et de nous unir en un seul désir,  en un seul récipient spirituel. Nous faisons tout cela, afin de nous rapprocher de l’adhésion avec l’unique force unifiée, le Créateur, quand chacun d’entre nous, en un tout, se confondra au Créateur.

Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans son article bien connu ; « il n’y a rien hormis Lui: ». C’est-à-dire qu’il n’y a  aucune autre force au monde pouvant s’opposer à Lui. Et si l’homme voit, des choses dans le monde niant l’Etre Supérieur, c’est parce que telle est Sa volonté [Il se montre à nous dans un tel état de fractionnement, qu’il nous semble qu’il y ait Lui et des forces contre lui].

Pour cette raison, nous avons la chance de pouvoir prendre le contrôle de nous-mêmes et de nous recréer, tout en surmontant la confusion, qui nous fait douter de la seule force, le Créateur, et tout en essayant de ne voir que Lui, dans l’image qui nous est présentée. Tel est l’exigence de notre travail.

De Leçon 8,  Convention WE 03/04/2011

L’éveil de l’amour

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam Lettre n°19, p. 70: « . « Connais le Dieu de ton père et sers Le » Connaître signifie la reconnaissance, car une âme qui ne sait pas ce n’est pas bon. Cela signifie que si une personne ne connaît pas son maître, même si elle a une âme et aspire et désire Le servir, ce n’est pas bon.Même si on a une âme, on n’est pas prêt à Le connaître, «Jusqu’à ce que l’esprit soit versé sur lui d’En haut ». Toutefois, il faut prêter l’oreille et écouter les paroles des sages et croire en eux de tout cœur.

Il a déjà été écrit: « le bonheur et la grâce m’accompagneront certainement tous les jours de ma vie. » Le Baal Shem Tov interprète: « Le Seigneur est ton ombre » Comme l’ombre qui suit ses mouvements, ses inclinations se penchent à chaque direction que prend la personne, ainsi est l’homme selon le Créateur. Cela signifie que quand l’amour pour le Créateur réveille quelqu’un, il faut voir que le Créateur l’a éveillé avec un désir intense, etc.

Même si le point dans le cœur apparaît chez quelqu’un , il ne sait pas comment se réveiller et ne peut pas le faire de lui -même,seul. On est réveillé par la Lumière supérieure, le Créateur, alors que de tous ces réveils agréables et désagréables, on est censé comprendre et apprendre comment le Créateur nous traite. On doit apprendre à parler la langue du Créateur pour communiquer avec Lui.

Nous avons besoin de parvenir à un désir, une intensité, une nostalgie, qui correspond à ce qui est après, ce qui signifie le premier degré spirituel qui existe au dessus de nous, ou la dernière étape de l’échelle qui s’étend jusqu’à nous, le long de laquelle notre âme était descendue du monde de l’Infini il y a longtemps. C’était le barreau où nous étions encore liés avec le Créateur, et donc aujourd’hui, nous sommes censés atteindre le même genre de détermination, d’intensité, le désir, qui nous connecte avec Lui là-bas.

Nous en venons à ce genre de désir en utilisant les exercices que le Créateur nous donne dans le temps considéré comme des « roues » (Ofanim). Il nous présente diverses possibilités de se connecter à Lui, et nous ne savons pas pourquoi cela devrait être sous cette forme spécifique et dans ce genre de situation. Il nous rappelle soudain qu’Il existe, et nous commençons à sentir qu’Il nous manque.

À ce stade, il est nécessaire de comprendre qui a causé cet éveil. Me suis-je réveillé de mon propre chef, ou était-ce le Créateur qui m’a réveillé? Que suis-je censé faire? Dois-je rendre grâce à mon réveil ou Lui reprocher de ne pas m’appeler et de n’avoir rien eu du tout? Dans la mesure où une personne est au courant de tout ce processus et s’efforce constamment de recevoir un désir d’unité, elle pzrviendra à la réussite.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/05/2011, Lettre n°19 du Baal HaSoulam

Dans le reflet de la Lumière Supérieure

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si le Créateur est immuable, pourquoi chacun de nous le perçoit différemment?

Réponse: Chacun de nous perçoit différemment le Créateur au degré du développement de son âme, selon ses désirs et ses qualités. C’est parce que le Créateur Lui-même ne peut être perçu. Je ne Le ressens jamais, j’ai une perception de moi-même par rapport à une « simple Lumière Supérieure », je me découvre  par rapport à cette « simple Lumière Supérieure. ».

Alors, où suis-je? Vous êtes le monde entier. L’avez-vous ressenti? Oui. Existez-vous ensemble avec ceux qui vous entourent? Oui. Eh bien, alors vous êtes tout ce monde. Le monde entier est votre désir, dans lequel vous percevez tout.
Avez-vous l’impression qu’il se trouve à l’extérieur? Vous avez tort. Tout cela est en vous. Le monde entier est en vous. Vous percevez simplement votre réalité de cette façon, en opposition à la Lumière Supérieure. Vous ne percevez pas cette Lumière Supérieure, mais elle existe, et non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de vous.

Tout ce que vous ne pourriez jamais imaginer est en vous, la Lumière Supérieure aussi. Mais quelle est cette Lumière Supérieure? Vous ne pouvez en parler qu’en fonction de votre expérience. Où est-elle? Elle est à l’intérieur de vos désirs. Tout est dans l’homme.
Cela continue jusqu’à ce que nous révélions en fait la Force Supérieure.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/04/2011, Shamati N°1

Un point noir dans un océan de bonté

Dr. Michael LaitmanToute la différence entre les kabbalistes (les personnes avec le point dans le cœur, qui suivent le chemin du développement spirituel) et les masses religieuses est dans leur attitude envers le Créateur. Les kabbalistes disent: «Tout dépend de moi. Je dois changer, alors que le Créateur est absolu et donc immuable.  »

Les seuls qui peuvent changer sont ceux qui peuvent être mieux ou pire, mais le Créateur est juste « le Bien, qui fait le bien. » Comment pourrais-je lui demander de changer et de s’améliorer lui-même? Ne serait-ce alors pas faire de Lui le «mauvais »?

Un kabbaliste croit qu’il est le seul à devoir changer, et que personne d’autrs n’est sujet à rectification: ni le monde, ni les amis, ni le groupe, pas une seule personne. À l’heure actuelle, j’existe au sein du Bien, qui fait le bien, le Créateur, la seule Force de la nature « il n’y a rien hormis Lui. » Comment je Le perçois dépend de mes qualités.
Quand je travaille avec un groupe, je suis celui qui travaille, je suis celui qui change. C’est pourquoi, il me semble que le groupe passe par différents états, mais en réalité, je travaille avec mon ombre, mes qualités.

Il en est de même en ce qui concerne le Créateur. Il me semble qu’Il me traite de différentes manières. Parfois, Il se rapproche et parfois s’éloigne de moi, mais c’est moi qui travaille avec moi-même par rapport à l’absolu, le Bien qui fait le bien, et il n’y a rien d’autre hormis Lui. Je suis en Lui.

Ainsi, « on reproche aux autres ses propres défauts. » Je vois mon ombre contre le Créateur. C’est moi, qui me vois à l’extérieur, le reflet de mes propres qualités.

De cette façon, le monde entier, sauf les kabbalistes, demande au Créateur de changer, et ils sont prêts à faire n’importe quoi uniquement pour que le Créateur soit bon pour eux. Ils ne pensent pas qu’ils doivent changer leur nature, corriger leur «mauvais penchant», leur ego, au contraire, ils demandent au Créateur d’être gentil avec eux, comme ils le sont.

Les kabbalistes disent le contraire: Le Créateur est «Le Bien qui fait le bien», et «il n’y a rien hormis Lui », la seule Force universelle de la nature. Rien d’autre n’existe en dehors du Créateur. En dehors de Lui, il y n’a qu’un point appartenant au désir de recevoir du plaisir, «l’existence de l’absence ». Différentes actions ont lieu dans ce point, qui sont des changements dans sa conscience, son existence dans la Lumière Supérieur.

Tout à coup, ce point sent qu’il s’élève au niveau de Malkhout de l’Infini, la forme des mondes, et certains changements se produisent. Toutefois, c’est le même point, qui expérimente tout cela. Rien n’a changé. Tous les changements n’ont lieu que dans ses sensations.

Cela continue jusqu’à ce qu’il atteigne un état constant, la sensation qu’il est un point noir existant au sein du «Bien, qui fait le bien », le Seul qui existe. Ce cercle entier, où dans la création, l’on passe jusqu’à sa correction complète (Gmar Tikkoun), est uniquement destiné à déterminer notre place réelle, en révélant le Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/04/2011, Shamati n°1

Vous souhaitez connaître le Créateur ? marché conclu!

Dr. Michael LaitmanIl est nécessaire de comprendre que nous sommes face au Créateur, force qui est bonne et qui fait le bien, et qu’il n’y a rien hormis Lui. Que lui demander? Il vous traite bien à 100% et ne change pas. Que pouvez-vous lui demander, qu’il vous traite bien à 101%?

Notre prière pour le Créateur est en fonction du développement de nos organes sensoriels. Puis, en reformant notre désir, en le moulant constamment dans une forme plus correcte, nous atteindrons un état où nous connaîtrons le Créateur dans toute sa totalité, dans sa forme authentique. Ceci est considéré comme une prière, nous permettant de connaître le Créateur.

Nous ne commandons aucune action du Créateur. Après tout, il est «l’un, l’unique et unis » et « il n’y a rien hormis Lui. » On peut dire qu’Il agit en permanence ou pas du tout, alors que nous résidons en Lui et c’est tout; Il ne change pas. Tout dépend de notre façon de voir le Créateur.

Ainsi, prier, en hébreu, signifie «se juger soi-même. » Nous nous jugeons ou changeons, et grâce à nos transformations internes, nous ressentons une toute nouvelle et autre réalité. Ainsi, on parle toujours des désirs (Kelim), tandis que la lumière, ou le Créateur, est au repos absolu.

Par conséquent, une prière pour le Créateur reflète uniquement à quel point je me suis corrigé et à quel point j’ai acquis de nouveaux organes de  perception, dans lesquels j’atteins la révélation de « Il n’y a rien hormis Lui, le bien qui fait du bien. » Et aucune action ne dérive jamais du Créateur.
De la 1ère partieu cours quotidien de Kabbale 26/04/2011, Shamati n°1

Au seuil de la porte

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que veut signifie «les secrets de la Torah »?
Réponse: Un «secret» est quelque chose, que je ne peux pas révéler, même si je sais pertinemment qu’il existe. J’ai la sensation d’un « secret ».  Lorsque je me trouve au seuil de quelque chose de nouveau, avant d’ouvrir la porte.

A part cela,  sans rapport avec moi, « les secrets de la Torah » sont les lumières cachées par Atik. Ils sont dans la tête de Arikh Anpin, sous la forme d’une sagesse cachée. Ces lumières sont cachées parce qu’en ce moment, nous n’avons pas d’écran sur eux pour nous permettre de les discerner. Cependant, pour moi, ils ne sont pas des secrets, parce que je ne les ressens pas.

Le vrai secret est l’écran que je ressens. Par exemple, l’exil est l’anticipation du salut, qui est ressenti comme extrêmement nécessaire, mais pas encore acquis. A l’intérieur de la sensation même de vacuité, je dessine déjà les contours de l’accomplissement futur. Cela signifie se sentir en exil: je comprends et ressens ce que je veux, et tout ce qu’il me manque est la mise en œuvre.

C’est aussi vrai concernant le «secret»: je sens qu’il me manque l’attribut du don, pour qu’à l’intérieur de sa lumière de Hassadim, je puisse révéler la lumière de Hokhma. La connaissance que fait que cette lumière me soit cachée.

De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbale 4/26/11, «parler à mots couverts »

Le sens de la foi en-dessous de la raison

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la différence entre la foi au-dessus de la raison et en- dessous de la raison?
Réponse: Si vous vous annulez devant le professeur parce que vous avez décidé dans votre esprit qu’il le faut pour atteindre la spiritualité, c’est ce qu’on appelle la foi en-dessous de la raison. Après tout, votre esprit approuve cette sorte d’auto-annulation: Vous pensez que l’enseignant est grand, et qu’avec son aide vous serez couronné de succès.

Vous avez besoin de sentir la puissance de votre ego au maximum, tout le Pharaon qui existe en vous. Vous avez besoin de sentir ces deux points, le pharaon et le Créateur, ce qui signifie que vous devez sentir dans quelle mesure vous voulez rester dans votre ego, critiquant les amis, vous-mêmes et tout votre environnement, garder toutes les possibilités de calculs logiques et la puissance de votre esprit vif et rationnel.

C’est alors seulement que vous serez en mesure de décider qu’en dépit de tout cela, il peut être intéressant pour vous de vous abaisser, car votre esprit voit qu’autrement, vous ne pourrez pas atteindre la spiritualité. C’est ce qu’on appelle la foi en-dessous de la raison. Ou vous pouvez choisir la foi au-dessus de la raison. Comment cela fonctionne-t-il? Comment pouvez-vous aller à l’encontre de votre esprit, quel calcul devez-vous faire pour vous permettra de vous élever au-dessus de votre intelligence?
Cela s’applique non seulement à votre attitude à l’égard de l’enseignant, mais aussi envers les amis et le Créateur. Après tout, vous vous reliez à quelque chose qui est en dehors de vous. L’enseignant donne la direction, vous vous annulez devant que le groupe, et vos amis font de même. Votre but est de vous unir comme les roues dentées, dont vous dépendez et eux de vous. Si vous travaillez au sein du groupe pour mener à bien l’instruction de l’enseignant, vous mériterez la révélation du Créateur, la force générale de l’attribut du don.
Vous vous annulez devant le professeur de façon à accepter ses conseils. Vous vous annulez devant le groupe de façon à réaliser ce conseil dans la pratique, afin qu’ensemble, avec eux et en leur sein, vous puissiez révéler le Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/04/2011, Shamati n°59

Les problèmes de Pharaon

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand une personne tente de sortir de l’Egypte, ce qui signifie de son amour-propre, elle reçoit des coups qu’elle ne peut surmonter qu’en demandant de l’aide au Créateur. Mais, outre cela, il y a aussi l’égoïsme matériel, terrestre qui reçoit des coups à son niveau, tels que des problèmes avec sa famille, la santé, le revenu, etc. Comment doit-on réagir à ces problèmes?

Réponse: Peu importe quel type de problème surgit dans ma vie, d’abord et avant tout, je dois le voir comme une perturbation qui vient du Créateur. Même si je souffre, je dois encore m’élever au-dessus de la perturbation par la foi au-dessus de la raison. Malgré tout, je sais que je dois faire des calculs au-dessus de cette perturbation et non pas sous son poids. Je dois rester en contact avec son « expéditeur », le Créateur.

Comme pour des actions responsables, dans la réalité de ce monde, je dois résoudre tous les problèmes par des méthodes généralement acceptées. Quand il s’agit de la banque, du travail, de la famille, et de la santé, je dois m’occuper de tout, comme toute autre personne dans notre monde.
Ainsi, vous construisez une attitude à double-tranchant aux problèmes:

– Tout d’abord, ils viennent du Créateur et  vous ne traitez qu’avec Lui. Vous voulez avoir ces perturbations, car elles vous donnent la possibilité de vous élever au-dessus des connaissances et de rester en contact avec le Créateur. Alors, vous traitez correctement les troubles et vous commencez même à les aimer et les respecter. Après tout, peu importe à quel point ils vous dérangent, peu importe la quantité de sel qu’il met sur vos blessures, et peu importe combien ils vous énervent, c’est exactement ce qui vous permettra de vous élever au-dessus.

– Deuxièmement, vous résolvez les problèmes qui surviennent, comme on les traite dans le monde matériel.

Ces deux dimensions doivent être présentes dans votre attitude. Vous attribuez les problèmes au Créateur, et en même temps vous voulez travailler avec eux. On ne jette pas Pharaon hors de notre vie, mais nous apprécions ses ennuis. Après tout, ce n’est que par eux que nous pouvons le rejeter et nous séparer de lui, et donc monter plus haut et plus haut.

Pharaon, c’est ma chaire la plus précieuse, mon âme, mon point le plus sensible, mon enfant, la corde la plus importante et plus belle en moi.

Question: Mais Pharaon résiste à l’unité des amis. Qu’est-ce que les problèmes matériels ont à voir avec ça?

Réponse: Ils vous distraient également de l’effort interne. Ce n’est pas par hasard que tant de kabbalistes connurent des problèmes matériels. Le Créateur a délibérément causé leur maladie et le mépris des gens autour d’eux. C’était pour leur donner un endroit où ils pourraient surmonter cela.

À la fin de la journée, tout cela est le résultat de l’endurcissement du cœur de Pharaon. Le désir se révèle progressivement à l’intérieur de vous et en conformité avec cela vous rencontrez des problèmes différents, tant dans les autres et qu’en vous-mêmes.
Question: Dois-je demander de l’aide dans ces cas? Après tout, le Créateur ne nous aide que dans un seul cas – l’union.

Réponse: C’est exact, et les problèmes vous empêchent de le faire. Lorsque vous êtes malade, il est difficile pour vous de mettre l’accent sur l’amour envers les amis. Très souvent vous oubliez tout ça. Et cela signifie que vous devez demander de l’aide. Il n’y a rien hormis Lui. Tout vient du Créateur, mais cela arrive par différents canaux.

Vous devez atteindre l’objectif, mais votre corps, votre «petit âne» est malade et ne peut vous y mener. Alors, que devez-vous faire? Le Laissez mourir? Mais vous avez besoin de lui sur le chemin.
Pourquoi voyez-vous ce monde comme séparé de l’œuvre spirituelle? Même de petites perturbations peuvent être utiles, si vous travaillez avec elles correctement. Peu importe ce qui nous arrive, il est important de se rappeler que cela provient d’une source unique, jusqu’à ce que nous parvenons vraiment à ressentir que nous sommes en exil spirituel.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/4/11, Shamati