Category Archives: Spiritualité

Choisir sa chance

Dr. Michael LaitmanLa seule chose qui peut nous aider est d’abaisser notre ego face au groupe, à l’enseignant, et au Créateur. Cela implique de se connecter à un environnement et d’ en absorber tout ce qu’il est humainement possible.

L’histoire nous montre de nombreux exemples. Par exemple, l’un d’eux est Josué Ben Noun, qui mérita de devenir le successeur de Moïse. C’est notre force intérieure qui nous conduit à la dernière étape de la correction, en nous amenant avec amour plus près de la correction finale (Gmar Tikkoun), après que la force de Moïse ait fait sa part.

C’est le stade le plus exalté du désir de recevoir dans l’intention de donner! Et comment Josué l’a-t-il mérité? Il le mérita en aidant Moïse, tandis que celui-ci enseignait au peuple: Il  nettoya la pièce et arrangeait les bancs.

En d’autres termes, il adhéra aux actions de son professeur et voulait être sa partie inséparable, recevant ainsi la sagesse de Moïse. C’est lui qui a mérité et non pas les étudiants qui étudiaient. Il n’a même pas étudié, mais reçu plutôt la spiritualité « Peh El Peh» («de bouche à  bouche», grâce à l’écran commun), en adhérant à son professeur.

Et ceux, qui ont étudié, l’ont également reçue, chacun selon leur propre degré (ils étaient aussi de grands kabbalistes), mais à un degré pas aussi élevé que celui de Josué Ben Noun. N’étaient-ils pas conscients de ce principe? Ils l’étaient, mais ne sont pas parvenus à l’appliquer.

Tout dépend de combien une personne tente de s’annuler devant le professeur et le groupe. Je voudrais également ajouter que la « chance » joue aussi un rôle dans cela. C’est-à-dire, d’autres paramètres, dont nous ne sommes pas au courant, descendent d’en haut, « goutte après goutte » (la «chance» ou «Mazal, » de l’hébreu, le mot « Nozel» ou «un filet, goutte à goutte») . Cela est fortement déterminée par la racine de l’âme, selon sa predestination.

 Mais il n’y a pas lieu de discuter de ce qui n’est pas de notre ressort. Nous devons faire ce qui dépend de nous, c’est-à-dire, s’auto-annuler.

Il est décrit partout et ce n’est pas nouveau personne. Que faisons-nous si nous ne réussissons pas? Je sais de ma propre expérience combien il est difficile de réaliser cela. Habituellement, une personne trébuche sur les plus simples obstacles: Ils semblent si faciles à surmonter, et pourtant elle ne peut le faire. Elle comprend même que cela est bénéfique à tous égards, même le niveau materiel, mais quelque chose en elle l’empêche de le faire.

La lumière des mondes supérieurs et notre vie dans ce monde

Dr. Michael LaitmanLors de l’étude des attributs et structures spirituels, nous découvrons des groupes très particuliers, des combinaisons, et les caractéristiques de ces forces. Ils forment un groupe. Chaque force et attribut se regroupent en Sefirot et Partsoufim.

Un Partsouf est un système qui étend son influence vers le bas sur notre projection correspondante ici, dans ce monde. Les Partsoufim sont liés ensembles en des fusions complètes et plus globales appellées les mondes. Ainsi, dans le monde d’en haut, il y a des mondes, des Partsoufim, et des Sefirot.

Les Sefirot sont les plus petites entreprises, associations. Un Partsouf est une association plus globale. Un monde est une fusion encore plus grande. Tous les mondes constituent un monde supérieur unique. Tout cela, pour canaliser l’unique Lumière Supérieure, la Lumière du Créateur, jusqu’à nous, qui résidons ici,  en bas, dans notre monde.

Ainsi, tout en étudiant la Kabbale, on peut imaginer quelle est la meilleure façon de nous organiser afin de construire correctement notre société, notre famille, notre domicile, l’éducation, les relations entre mari et femme, entre les humains, les nations et le monde.

Que pouvons-nous faire pour correspondre, pour être en adéquation avec nos racines? Au degré où nous serons en équivalence avec elles, nous nous sentirons plus à l’aise dans notre monde. Et si nous parvenons à une certaine correspondance générale avec le monde supérieur, le Partsouf supérieur (pas avec l’humanité tout entière, mais avec certains groupes, certaines associations, pour l’instant), alors, nous commencerons à percevoir le monde supérieur et nous-mêmes comme un tout. Ceci est considéré comme notre ascension vers le monde supérieur.

Comme il n’y a qu’une seule force nous influençant, elle touche pratiquement tout le monde en même temps. Par conséquent, plus l’ensemble des composants de notre monde sont proches, plus ils intéragissent harmonieusement les uns avec les autres, plus proches nous serons de cette force absolue. C’est la règle générale.

Réveillez-vous dans le monde spirituel

Dr. Michael LaitmanLa parasha « Trouma » (offrande) ne parle pas de notre fausse réalité dans ce monde illusoire, que nous percevons dans notre désir. Pourquoi est-ce illusoire ? C’est parce que nous avons reçu cette forme de notre état inconscient, où il semble que nous existons.Il y a des films montrant comment tout le monde dort d’un sommeil profond et comme un somnambule, et tout se passe dans le rêve. Il s’agit de l’état, où nous sommes aujourd’hui parce que nous sommes séparés de la vraie réalité. Notre réalité est une sorte de rêve, qui est la raison pour laquelle il est écrit, « nous étions comme dans des réveurs. »

Il nous semble que nous existons en réalité, comme le conducteur de cheval qui est allé au ciel et pour compenser les souffrances qu’il a endurées, il a reçu la réalité il avait dans le monde terrestre : une femme, des enfants, une maison, une voiture et un bon cheval. Cela signifie qu’une personne reçoit ce qu’elle désire. Il est dit dans Le livre de Zohar qu’il est demandé à une personne dans le monde à venir, « Que vouliez -vous ? » Bien entendu, personne ne demande rien à quiconque et rien de la sorte ne se déroule, mais en fin de compte, une personne reçoit ce à quoi elle aspirait.

Il en va de même dans notre réalité. En ce moment nous existons dans un monde imaginaire, mais lorsque nous commençons à construire indépendamment la vraie réalité, nous devons la construire de la façon dont il est dit dans cette portion de la Torah. Quand je travaille sur mon désir, si je transforme peu à peu mon intention égoïste en intention de don sans réserve, alors j’atteins un nouveau Kli dans lequel je révèle une nouvelle réalité. Je construis le Tabernacle et dans le processus je révèle de plus en plus le monde spirituel, jusqu’à ce qu’il devienne pleinement révélé.

L’intention correcte révèle le monde

Dr. Michael LaitmanQuestion : Faisons-nous maintenant l’offrande correcte pour le Tabernacle, ou bien le Créateur va-t-il l’assembler pièce par pièce ? Et qui est l’architecte ?

Réponse : Bien entendu, nous ne comprenons rien à notre travail tout comme un enfant de deux ans se développe sans savoir ce qu’il devrait devenir à l’âge de trois ans. Il ne prévoit pas le processus de sa croissance et ne se forme pas lui-même à l’âge de trois ans. De la même façon, nous faisons une Menorah (un chandelier à sept branches) en jetant une pièce d’or dans le feu et ensuite elle émerge par elle-même. Mais comment cela arrive-t-il « par elle-même » ?

Le fait est que vous ne pouvez rien faire par vous-même. Si vous préparez votre intention (pas l’action, mais seulement l’intention!), si vous la construisez dans la ligne médiane, alors la Lumière transformera votre matière précisément dans la forme que cette matière doit assumer. Cette matière ne peut prendre aucune autre forme ! En d’autres termes, elle a déjà cette forme et vous devez seulement la révéler en ayant votre intention pour vous révéler cette image.

Vous entrez dans un monde qui est prêt à l’avance ! Lorsque vous révélez la « balle et la fleur », « la Menorah », « la table », « l’onyx et les autres pierres, » vous révélez ce qui existe déjà. Vous êtes celui qui renouvèle votre perception. Vous la révélez. Elle se révèle à vous et à l’intérieur de vous. Vous construisez votre vision, la perception, la compréhension et l’accord. Selon l’étendue de votre accord, vous ne voyez pas la forme externe, mais vous voyez que tout est à l’intérieur de vous. Votre vision devient interne.

Dès maintenant, ce que vous voyez semble extérieur à vous, mais dans la spiritualité vous voyez que tout est à l’intérieur. Alors, votre perception est authentique. Vous n’avez plus l’illusion vous êtes maintenant là où il semble que le monde existe en dehors de vous, qu’il y a vous et le monde. Ce mensonge n’existe pas dans la spiritualité. Vous ressentez que tout est à l’intérieur de vous, à l’intérieur de l’âme avec laquelle vous vous identifiez.
De la leçon sur la parasha sur 4/2/11

Par à une voie faite d’obstacles

Dr. Michael LaitmanShamati n°1, Et seulement si cette personne a un vrai désir, elle recevra de l’aide d’En Haut. Et on lui montre constamment comment elle est en faute dans son état actuel.Quel est le secours d’En-Haut? C’est que vous êtes constamment poussé dans votre crasse intérieure, dans votre égoïsme, et qu’on vous montre votre propre insignifiance. C’est ce que le Créateur fait : Il montre toujours à une personne une immense obscurité noire à l’intérieur de la personne, un dépotoir d’ordures dans ses pensées, désirs, intentions, et calculs.

Pourquoi? C’est seulement dans le but qu’elle en vienne à avoir besoin du Créateur, pour l’amener à un état où elle ne sera plus en mesure de supporter sa propre odeur. Pour ce faire, il est nécessaire de constamment la sortir de ce sentiment et de lui montrer une autre existence, celle qui est légèrement plus élevée, plus légère et plus élevée que son égoïsme. Puis elle doit encore une fois être poussée la tête première dans son propre égoïsme: regardez-vous, voyez qui vous êtes. Et puis elle doit de nouveau être légèrement sortie de ce marécage, puis une nouvelle fois poussée la tête en bas.

Voilà comment tout se passe jusqu’à ce qu’une personne vienne à penser qu’elle n’a pas vraiment toute la « sainteté » ou la pureté spirituelle, et que tout ne vient que de son égoïsme personnel, petit, qui a été créé en elle et dans lequel elle a été créée.

Quoiqu’elle puisse recevoir à l’occasion des éveils d’En-Haut, qui momentanément la font revivre, bientôt après cependant elle retombe dans le lieu de la bassesse.

Bien sûr, toutes ces actions sont celles du Créateur. Mais ce n’est pas grave, car une personne les ressent sur elle -même et à l’intérieur d’elle-même. Tout ce que nous sommes est la sensation. Il n’y a rien en nous à côté de la sensation et nous ne nous rendons compte que de ce que nous ressentons. L’esprit accompagne seulement le sentiment.

Cependant, c’est ce qui l’amène à venir [enfin] à se rendre compte que seul le Créateur peut l’aider et vraiment la rapprocher [de la perfection]. Ce besoin ou cette demande de perfection mûrit peu à peu à l’intérieur de nous précisément à partir de ces états opposés

Instructions: Comment « formater » un récepteur spirituel

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale se révèle à toute personne individuellement et à l’humanité entière, afin de répondre à leurs questions. Les gens ne se soucient pas de la théorie, la quantité d’anges dans le ciel, ou des Partsoufim supérieurs. Ils sont préoccupés par une seule chose: ils ont besoin d’accomplir leurs désirs. Et finalement, ils sentiront que la Kabbale semble avoir la réponse.Jusqu’à présent, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent, mais comme nous diffusons la Kabbale, nous devons leur expliquer où ils peuvent trouver ce qu’ils cherchent. C’est comme une mère qui peut ressentir ce dont a besoin un enfant en le regardant, ce qui est bon et mauvais pour lui. Elle sait pourquoi il pleure, ce qu’il veut, et où il a mal.

Nous avons besoin de sentir l’humanité de la même manière, de prévenir les coups, et lorsque ce désir grandit, commencer à l’élaborer un petit peu à l’avance afin de l’orienter vers le bien et éviter la souffrance. Il n’est pas nécessaire d’attendre que la faim horrible se manifeste et de faire souffrir les gens. Nous devons donner aux gens l’accomplissement à l’avance. Laissez-les essayer et voir ! Nous avons besoin de leur expliquer où leur désir est dirigé. C’est l’objet de la diffusion de la Kabbale.

Ceux qui sont pour l’instant satisfaits de leur vie, doivent être laissés seuls. Et le reste a besoin d’explication sur l’endroit où ils peuvent trouver à combler le vide qu’ils ressentent. Les gens doivent comprendre qu’un désir particulier est révélé en eux en ce moment.

Jusqu’à présent, il manque complètement de forme. Il doit être «formaté» et «branché» avec un nouveau programme ou système, comme un disque d’ordinateur qui, jusqu’à présent n’est qu’un morceau inerte en métal ou plastique, et nous avons besoin de le «faire vivre» afin d’apprendre à travailler avec les programmes et les données. Nous serons alors en mesure d’utiliser ce désir qui est le nôtre.
Pour faire tout cela, nous avons besoin d’une force spéciale que nous recevons grâce à nos efforts dans le groupe, l’étude et en écoutant l’enseignant. Et de cette manière nous allons progressivement nous « reformater », et dans cette mesure, nous commencerons à adopter de nouvelles informations spirituelles qui nous donneront satisfaction et nous aideront à trouver nos repères dans la vie.

La perception de la réalité: de Newton à la Kabbale

Dr. Michael LaitmanNous vivons dans un monde assez confus. Et les gens se posent des questions sur où ils vivent, où ils existent. En général, nous n’avons pas posé ces questions au cours de milliers d’années. Nous avons pensé que le monde dans lequel nous vivons est ce monde. Cette conception est appelée la «perception du monde en fonction de Newton. »Puis, alors que nous avancions dans notre étude de la nature, nous avons découvert que d’autres êtres, qui sont différents des humains, perçoivent le monde d’une autre manière: les serpents le perçoivent sous la forme de taches de chaleur; les chiens le perçoivent comme un nuage d’odeurs; les abeilles le perçoivent divisé en de nombreux secteurs, et ainsi de suite. En d’autres termes, chaque être perçoit le monde de différentes façons et est guidé en fonction de ses sensations. Et cela ne nous empêche pas d’exister dans une dimension, où nous percevons tous le monde d’une manière absolument différente.

Ensuite, un paradigme différent a vu le jour. Einstein est venu et a prouvé que tout est relatif: temps, espace, mouvement, et il n’y a rien d’absolu. En d’autres termes, notre perception de la réalité est seulement nos habitudes, et nous pourrions le percevoir d’une manière complètement différente.

Si nous devions bouger à une vitesse très rapide, si nous étions en orbite autour de grandes masses célestes, le temps et l’espace se déformeraient, et nous sentirions, verrions et nous percevrions de manière absolument différente. C’est la perception de la réalité selon Einstein, la théorie de la relativité: Tout est relatif à l’homme. Le scientifique suivant, Hugh Everett, a prouvé que le monde que nous percevons est par rapport à nous, c’est-à-dire, ce qui dépend de nous pratiquement n’existe pas; nous le construisons dans nos sensations.

Et puis la sagesse de la Kabbale est apparue, qui a été cachée pendant presque 6000 ans, et il était toujours écrit dans ses livres que ni nous ni le monde n’existons comme nous le percevons, tout n’est que relatif à nos sens. Si nous devions changer nos sens, le monde changerait.

En d’autres termes, selon la théorie d’Einstein il y a un observateur et l’objet de l’observation. Selon la théorie de Hugh Everett il y a un objet et un observateur, les deux changent constamment, et nous sommes en mesure de percevoir quelque chose de moyen entre eux. Mais on peut aussi même percevoir sur demande, en fonction de nos qualités intérieures. C’est ce dont la Kabbale parle.

Pourquoi avons-nous besoin de toutes ces connaissances? Nous en avons besoin pour que nous puissions enfin comprendre où nous vivons, le monde où nous existons. Des films comme « Matrix » et « Que savons-nous » apparaissent, qui véhiculent les hypothèses et les idées que la dimension que nous percevons par nos sens physiques n’est pas la dimension dans laquelle nous vivons

Nous avons la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher. Nous percevons tout ce qui tombe dans le champ d’application de ces cinq sens. Notre image du monde est sur cette base.

Mais si nous devions commencer à nous désengager de ces sens, l’image du monde commencerait à diminuer et disparaître. En d’autres termes, ce que nous percevons n’est pas ce qui existe réellement en dehors de nous, mais nos réactions, nos influences intérieures, que l’on appelle «troubles» pour des choses que nous ne comprenons pas.

Mais quel monde percevrions-nous si nous devions nous libérer de nos cinq sens? C’est là que la Kabbale vient et nous dit comment nous pouvons surmonter ces cinq sens et commencer à percevoir le monde comme étant différent, complémentaire. Nous pouvons commencer à percevoir la nature, le monde, la façon dont il existe en dehors de notre corps, en dehors de nos cinq sens, en plus du monde où nous existons maintenant dans nos corps comme tout organisme vivant.

Nous avons un rudiment de cette perception, que l’on appelle le «point dans le cœur ». Ce n’est ni un cœur, ni un point en lui. Il s’agit simplement d’un nom pour un sentiment rudimentaire et dormant que nous avons. Nous pouvons le développer et l’utiliser pour commencer à percevoir le monde que nous pouvons imaginer en dehors de notre corps.

Ainsi, la Kabbale parle du monde qui existe en réalité en dehors de nous, en dehors de nos cinq sens, en dehors de la circulation de l’information qui nous pénètre. C’est pourquoi elle est appelée « la Kabbale » (« réception »), un guide pour l’acquisition d’une réelle perception de la véritable réalité

Un rayon de lumière dans l’obscurité

Dr. Michael LaitmanQuestion:  Pourquoi les auteurs du Zohar écrivirent dans un langage très terre-à-terre en certains endroits, comme si le livre parlait de notre monde, ce qui apporte la confusion, et en d’autres, ils écrivirent en utilisant la langue des Partsoufim et Sefirot?

 Réponse: La langue qui fut créée dès Adam HaRishon contient plusieurs Segoulot (qualités miraculeuses). Pourquoi parle t-on de Segoulot? C’est parce que nous ne comprenons pas ce qu’est le monde spirituel. Nous ne l’atteignons pas et ne pouvons pas l’imaginer correctement. Nous ne pouvons pas rien formuler sur lui avant que nous ne l’ayons atteint nous-mêmes.

Il est d’abord évident que toutes nos notions, même celles de ce monde, sont totalement fausses. Comme des aveugles, nous essayons tous d’avancer en sentant notre chemin, ne sachant pas ce que nous  heurtons et ce qui se passe. Tous nos souvenirs et nos images imaginaires sont incorrectes et fausses.

Nous sommes à un niveau tellement noir que nous n’avons jamais goûté le goût de la vérité. Pas même un faible rayon de lumière n’a une fois pénétré dans cette obscurité, afin d’éclairer un tant soit peu les détails du monde, dans lequel nous vivons, ainsi que les liens entre nous.

C’est pourquoi une question survient: Est-il seulement possible de parler à ces créatures? C’est encore pire que de chercher des vers dans le sol et d’essayer de parler de la Torah à ces vers. C’est n’est pas une blague! La différence entre nous et le monde spirituel est beaucoup plus grand qu’entre nous, les êtres vivants, et un ver de terre, qui est aussi une créature vivante.

Dans les ténèbres où vous existez tous deux, vous différez du ver par la taille de votre conscience et de votre connaissance. Cependant, vous et une personne, qui êtes séparés dans la spiritualité par une perception opposé – un abîme même inimaginable.

Adam HaRishon fut la première personne qui a révélé le fait que, outre notre état, il existe une source – le monde spirituel, la vraie réalité, alors que nous sommes dans l’obscurité totale, comme des vers dans le sol qui n’ont jamais rampé à l’extérieur et ne savent pas qu’un autre monde existe. Par conséquent, nous devons recevoir au moins le bout d’une corde à laquelle l’on pourrait s’accrocher.

Ainsi, ceux qui ont atteint la spiritualité à partir d’Adam HaRishon, ont inventé ce qui semble être toutes sortes d’histoires. Toutefois, ce ne sont pas des histoires, mais un système qui nous relie au monde et ce sont les âmes qui atteignent la spiritualité, en s’unissant entre elles et c’est la Lumière qui est en elles.

À l’heure actuelle nous n’avons aucune idée du sens de chacun de ces mots – que ce soit le mot monde, âmes, connexion, ou lumière – rien! Alors, ils ont tracé une certaine connexion avec un état, qui nous est inconnu, et dont nous avons également aucune idée. Mais ils ont fait ainsi, pour nous relié en quelque sorte à cet état. Et si nous utilisons cette connexion en suivant leurs conseils, elle nous influencera peu à peu.

Par conséquent, il est absolument hors sujet de demander pourquoi ils ont écrit en utilisant tel type de langage ou tel autre – l’un peut être plus sensible ou plus rationnel, l’autre plus clair ou moins clair. Nous ne pouvons être confus que par les descriptions qui semblent plus terre à terre et plus proches de nous.

Il n’y a qu’une seule possibilité de se rapprocher du Zohar: nous unir, autant que possible, l’un avec l’autre. Dans la mesure où nous nous unissons par nos efforts au-dessus de notre ego, nous donnons à ces états l’occasion d’être révélés. Mais tant qu’ils ne sont pas révélés, nous ne pourrons pas savoir ce qu’ils sont. Il est écrit: « J’ai vu un monde inversé. » Vous verrez que le monde spirituel n’est absolument pas ce que vous pouviez imaginer.

Pour toute chose il y a une saison


Aujourd’hui, la sagesse de la Kabbale doit être révélée au monde. De nos jours, chacun doit savoir quel est le but de la vie et comment atteindre la racine de la création. Atteindre la racine peut être comparé aux fruits, où la vie spirituelle d’une personne et son développement spirituel sont assimilés à la tendance d’un arbre à porter des fruits.Dans une de ses lettres, le Rabash explique comment « entretenir » le désir en utilisant l’analogie de l’entretien d’un arbre dans notre monde. Nous le cultivons dans les quatre stades de HaVaYaH jusqu’à ce que nous acquérions le désir de donner sans réserve, après quoi nous commençons à employer le désir de recevoir pour donner sans réserve. C’est le «fruit», qui signifie la fin de la correction de l’homme, sa maturité.

Mais en attendant, après avoir fait face à la question du sens de la vie, une personne vient à la sagesse de la Kabbale, l’endroit qui est représenté par les individus ayant des questions similaires. Il s’agit de la période définie comme « Lo Lishma » (pas en Son nom). L’approche de la personne est toujours égoïste, mais maintenant elle désire obtenir le monde spirituel et recueillir un « fruit » supérieur, ce qui répond à la question de ce qui est le but de la vie. En raison de la nature de l’homme, il ne comprend pas comment il peut être obtenu autrement.

C’est ainsi que nous semons la graine dans le sol, et elle commence à évoluer. Tout d’abord, une personne marche sur le chemin frappé par l’égoïsme comme il l’a toujours fait et s’appuie sur elle-même, en voyant un bel avenir devant elle. Mais après un certain temps (parfois quelques années), elle éprouve un sentiment évoqué par la Lumière qui ramène vers le Bien : elle commence à sentir ce qu’est vraiment sa nature égoïste.

Puis, elle découvre que le monde spirituel ne peut être atteint en utilisant ses sentiments et son esprit habituels ; elle se rend compte que cela ne peut être atteint que par opposition à ce qui a été jusqu’à présent. Et une personne semble perdre ses ailes. Elle ne peut pas aller de l’avant avec détermination, ouvrant toutes les portes, comme elle le faisait avant. À ce stade, elle doit commencer à travailler avec elle-même apparemment de l’extérieur, c’est-à-dire dans l’environnement: dans le groupe, avec un professeur et des textes kabbalistiques.

Il faut tendre de l’intérieur vers l’extérieur, et alors seulement, ayant complété un cercle, une personne peut se traiter comme une graine plantée dans le sol. Elle apprendra à cette graine à pousser de sorte qu’elle puisse germer et ne se dessèche pas dans le sable. Elle lui offrira des conditions stimulantes : les minéraux, l’humidité et la lumière, tout ce qui est nécessaire à sa croissance. Et c’est seulement alors que sa graine germera.

L’humanité en transition

Dr. Michael LaitmanNous existons à l’opposé de la propriété du don sans réserve du Créateur : c’est-à-dire le désir égoïste de plaisir. Sur le chemin spirituel, tous les désirs qui, progressivement, se déroulent en nous, des désirs plus légers aux plus lourds, doivent être transformés dans le but de donner sans réserve.Contrairement aux niveaux minéral, végétal, et animal, alors que nous, les humains, évoluons, notre égoïsme le fait tout autant. Toute notre histoire est une croissance non-stop du désir de plaisir et d’une chaîne de tentatives de le satisfaire. C’est notre nature. Par conséquent, nous ne cessons de vouloir que ce désir soit réalisé, rempli.

Donc, cela continue ainsi jusqu’à ce qu’à un moment donné de son développement l’homme arrive à la question: « Pourquoi ai-je besoin de cela ? » Son désir termine sa phase quantitative de l’évolution et se transfère vers le qualitatif. Maintenant, une personne n’a pas besoin seulement d’une meilleure voiture, d’une plus grande maison, et d’un monde plus confortable. Elle commence à poser des questions pour savoir pourquoi les choses se passent ainsi : « Pour quoi faire? Pourquoi? Qu’est-ce qui se passe avec moi et qu’est-ce que cela m’apporte ? »

De nouvelles questions s’élèvent au-dessus du niveau précédent de l’évolution. Au niveau humain, nous commençons à évaluer et à analyser la vie, n’étant pas satisfait du rôle d’une personne qui y « va -pour », qui, sans y penser, sert le désir égoïste. Dans les générations précédentes, de telles questions étaient très peu envisagées pour atteindre la source des événements, l’essence du processus et sa finalité. Ces personnes sont appelées des kabbalistes, du mot hébreu «celui qui reçoit» (Mekabel) car ils reçoivent la révélation de la gouvernance supérieure, avançant de ce fait. Comme les autres, ils ne se sentaient pas une vocation à répondre à de telles questions.

Dans la sagesse de la Kabbale qui aide une personne à trouver des réponses aux questions sur le but de la vie (la source et le but), il est écrit que le temps viendrait où de nombreuses personnes souhaiteraient savoir pourquoi vivons-nous. Dans leur s désirs égoïstes qui émergent progressivement, les masses vont commencer la transition à partir du niveau animal, de la vison d’une bonne vie, dans la mesure de l’homme, à la question de savoir pour quoi vaut-elle d’être vécue.

Les kabbalistes ont marqué le moment où une telle transition devait commencer: la fin du 20e siècle. Et c’est vraiment arrivé. Aujourd’hui, « les questions prioritaires» proviennent d’un grand nombre de personnes à travers le monde et dans une certaine mesure parmi toute l’humanité. Nous voyons comment le désespoir croissant, l’abus de drogues, le taux de divorce, et la crise de l’homme en général démontrent que les questions concernant la finalité de l’existence arrêtent notre développement égoïste normal, et ils exigent que nous cherchions des réponses. C’est alors seulement que nous trouverons la force pour continuer le voyage.