Category Archives: Travail en groupe

Avec l’aide de la réaction du groupe

938.01Question : Comment se déroule l’analyse du vrai et du faux ?

Réponse : Dans un groupe, cela se passe incomparablement plus vite que lorsqu’une personne le fait seule. Dans un groupe, vous voyez instantanément la réaction de vos amis, vos relations avec eux, et si vous donnez dans une certaine mesure ou non.

Vous comprenez alors que vous ne donnez pas, mais que vous recevez seulement. Dans ce cas, vous pouvez rapidement déterminer que vous êtes dans un état de « nuit », car le groupe n’apprécie pas la manifestation d’un désir de recevoir, mais souhaite vous voir comme un donneur.

Avec l’aide de la réaction du groupe, vous déterminez très vite votre état et arrivez à une conclusion : ces qualités en vous sont-elles le jour ou la nuit, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses, douces ou amères ?

Mais vous n’êtes pas le seul à observer le groupe. Le groupe lui-même doit constamment vous apporter ses réactions, son inspiration, de nouvelles normes et des outils d’évaluation en constante évolution, visant une plus grande précision et des sommets toujours plus élevés, à la hauteur des exigences du groupe envers ses membres.

En fin de compte, que vous le vouliez ou non, le groupe vous dynamise et vous met en mouvement.

Sans cela, la transition d’une personne d’un état à un autre serait très longue. Seul, en agissant de manière isolée, ce processus peut s’étaler sur des mois, voire des années. Si quelqu’un n’est pas dans un groupe, s’il fait des efforts seul, cela peut s’étaler sur des mois ou des années alors que dans un groupe, vous pouvez le réaliser en une seule journée et recevoir immédiatement des critiques constructives et observer ce qui se passe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que représentent le jour et la nuit dans le travail ? » du 11/03/2026

L’effort est-il mesurable ?

237Chacun de nous cherche à s’intégrer au groupe, et chacun pourrait se demander : « Comment évaluer l’effort de mes amis ? L’un s’investit énormément dans le groupe, mais peine à prononcer quelques phrases par semaine. Un autre crie et se dispute. » C’est vrai. Tant que nous sommes dans ce monde, nous sommes incapables de mesurer correctement l’effort de chacun.

Souvent, nous prenons pour exemple celui qui fait le plus de bruit, qui dirige et aide, même si son effort intérieur est moindre que celui qui reste silencieux. Et il faut bien l’admettre : nous n’avons pas le choix tant qu’il en est ainsi. Après tout, tant que nous ne sommes pas corrigés et que nous ne nous ressentons pas mutuellement comme des parties de l’âme, il est important pour nous d’être impressionnés les uns par les autres extérieurement.

Par conséquent, celui qui parle haut et fort de ce qui est juste, de l’éveil du groupe, est plus important pour moi que celui qui déploie peut-être un effort plus grand mais dont l’expression extérieure est calme. On ne peut rien y faire, car nous sommes tous en dessous de la Machsom (Barrière), dans la dissimulation, et c’est ainsi que fonctionne notre examen. Lorsque nous nous élèverons à un degré spirituel, nous jugerons différemment.

Question : Mais peut-être que celui qui fait moins de bruit m’éveille davantage ?

Réponse : Chacun est touché à sa manière, selon ses traits de caractère. Lorsque je vois quelqu’un travailler en silence, bien que personne ne fasse attention à lui, avec constance et précision, il m’influence plus fortement que celui qui fait beaucoup de bruit. Cela me touche plus profondément ; j’en retire un impact intérieur plus fort. Et il en va de même pour tous ceux qui sont capables de percevoir ce phénomène.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Adhérez à l’opinion du groupe

278.03Question : Quelle est la cause de l’échec lorsque nous essayons d’éveiller une idée spirituelle ?

Réponse : L’échec survient car on ne peut pas éveiller le groupe en criant simplement, car nos efforts s’évanouissent instantanément. Il faut plutôt que chacun s’efforce d’exiger cela de tous les autres. Chacun devrait se remettre en question : s’ils ne sont pas d’accord pour que la grandeur du Créateur soit au centre des préoccupations du groupe, ils devraient exprimer ce désaccord et se rallier sans hésiter à l’opinion du groupe.

C’est ce qu’on appelle aller avec la foi au-dessus de la raison. Cela ne sera pas considéré comme du fanatisme, car à chaque étape une personne révèle un plus grand degré de raison. Et à chaque fois, on est contraint de soumettre la question à une analyse rationnelle. Il n’y a rien d’autre à faire.

L’opinion du groupe est que le but de l’adhésion au Créateur est la seule chose que nous ayons, et qu’il n’y a rien d’autre dans nos vies.

Telle devrait être l’attitude générale. Par exemple, comme c’est le cas durant Pessa’h (Pâques), il y a une effervescence générale. Il ne nous apparaît pas toujours évident que cela soit lié à la grandeur du Créateur ; le but n’est pas tout à fait clair, mais un sentiment d’élévation se fait ressentir. Chacun semble flotter légèrement au-dessus du sol.

Cette même atmosphère devrait régner au sein du groupe, et vous ne devriez pas vous laisser aller. Cela doit guider mes actions et mes choix de vie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Il n’y a rien qui n’ait pas sa place’ dans le travail ? » du 07/03/2026

Découvrez le monde de votre âme

942On peut parvenir à la reconnaissance du mal uniquement au sein d’un groupe, qui sert de laboratoire spirituel, car c’est là que l’on entre en contact avec son âme. L’âme est parfaite et entière, telle qu’elle l’était dans Adam HaRishon.

Cependant, vous n’en percevez qu’une infime partie. Autrement dit, vous voyez tout mais comme un simple point, et c’est en ce point que réside toute la structure de l’âme.

Si vous prenez et faites briller la Lumière dans ce point, alors au lieu de ce point, vous commencez à percevoir un monde distinct, le monde de votre propre âme, et vous commencez à y vivre. Ici, tout dépend de la quantité de Lumière que vous attirez pour illuminer toutes vos qualités.

On dit que si vous attirez la Lumière avec l’aide du groupe, alors vos amis deviennent les représentants de toutes les autres âmes d’Adam HaRishon. Vous attirez ainsi une Lumière d’une grande intensité, enrichie par les autres âmes de ses multiples nuances, qui brille sur vous en accord avec toutes les sensations accumulées, vous amenant ainsi à la conscience du mal.

En bref, tout repose sur l’attraction de la Lumière Environnante (Ohr Makif). C’est la destination ultime.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

Réveillez le groupe

947Question : Si le groupe est « en feu », il est facile de suivre son exemple, mais que faire s’il ne l’est pas ?

Réponse : Si vous ne sentez pas que le groupe est « en feu », alors allumez-le ! Qu’est-ce qui vous en empêche ? Comment ? Peu importe comment. Criez, bousculez-les, offrez-leur des cadeaux ; faites quelque chose ! Cherchez une solution ! Asseyez-vous avec eux et discutez. Dites-leur que ce n’est pas la vie, que ce n’est pas pour cela que nous sommes là. Commençons à faire quelque chose ; commençons à les éveiller.

Le groupe est un mécanisme extérieur qui, par rapport à moi, exerce une pression constante et me force à changer. Pourtant, dès que je ressens le besoin de changer, je dois m’investir dans le groupe. Alors, le groupe me le rendra, et bien plus que ce que j’y investis.

Le groupe inclut de nombreux désirs de recevoir : des désirs distincts et non corrigés qui interagissent de diverses manières. Chacun des amis passe par des montées et des descentes, et de ce fait, le groupe est constamment dans son propre mouvement interne.

Des changements internes s’opèrent en son sein par sa nature même, car il comprend de nombreuses forces étrangères les unes aux autres. L’un s’élève, l’autre descend, et c’est pourquoi le groupe est en perpétuel changement.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que représentent le jour et la nuit dans le travail ? » du 11/03/2026

Réussir pendant la période de préparation

231.01Question : Comment savoir si j’ai réussi à tout attribuer au Créateur ? Et si je n’y suis pas parvenu, que devrais-je faire ensuite ?

Réponse : Réussir signifie qu’à cet instant précis, je ressens que je progresse et que je clarifie mon état plus profondément. Cela ne signifie pas que j’obtiens une vision claire face aux perturbations. J’acquiers une clarté au sens de l’adage : « Tu verras ton monde de ton vivant », mais ce n’est pas encore la véritable atteinte du but.

Cependant, lorsque les causes et les conséquences me sont révélées comme étant la gouvernance du Créateur, je commence à comprendre que, par cette action, j’ai unifié mon attitude, Son œuvre en moi et l’état dans lequel je suis parvenu. Autrement dit, Sa volonté m’est révélée d’une certaine manière, mais seulement pour que je retombe aussitôt dans une perturbation encore plus grande et que je la clarifie dans une obscurité encore plus profonde.

Ainsi, à chaque fois, je reçois davantage de force et de connaissance, ou disons plutôt la force de la connaissance, afin d’être prêt pour la prochaine épreuve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Selon l’explication du précepte “Aime ton prochain comme toi-même” » du 18/02/2026

Devenir digne de recevoir la Torah

943Question : Comment s’assurer d’être digne de recevoir la Torah, d’être prêt à se porter garant les uns des autres ?

Réponse : Si une personne est prête à se porter garante pour autrui (et nous savons que recevoir la Torah implique d’être « comme un seul homme avec un seul cœur »), alors, bien sûr, ce qu’elle désire réellement recevoir n’est pas la Torah !

Si une personne souhaite être prête à devenir « comme un seul homme avec un seul cœur », et qu’elle en est incapable, cette tâche lui paraît comme une montage. Cela signifie que l’impulsion d’agir « pour recevoir » lui est insupportable et qu’elle souhaite agir « pour donner sans réserve », c’est-à-dire être « comme un seul homme avec un seul cœur ».

Cela signifie unifier les points dans le cœur. C’est la seule correction que la Torah apporte, rien de plus. Notre présence au pied du Mont Sinaï, avec tous nos doutes et toute notre haine, sert un seul but : opérer la transformation d’agir « pour recevoir » à une attitude « pour donner sans réserve ». Pour donner sans réserve signifie unir tous les cœurs et former un récipient (Kli) commun pour recevoir la Torah. Sans cela, ce que l’on reçoit alors ne sera pas la Torah, mais autre chose, une sorte de science.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que la préparation à la réception de la Torah ? – 1 » du 12/02/2026

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Trouver un remède à l’égoïsme

231.03Question : Comment progresser si le désir de recevoir me domine ?

Réponse : En effet, le Créateur active constamment en vous le désir de recevoir pour vous faire progresser, et vous avez alors l’impression qu’il vous domine à nouveau. En réalité, ce n’est même pas qu’il vous domine, mais vous êtes ce désir de recevoir.

Pour ressentir son pouvoir sur vous, vous avez besoin de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon) qui vous donne le sentiment qu’il existe quelque chose au-delà du désir de recevoir : le désir de donner sans réserve. Vous réalisez ainsi que le désir de recevoir et vous-même ne faites pas qu’un. Il doit y avoir une tierce partie.

Si vous parvenez à cette séparation entre vous et le désir de recevoir, et à la conscience de son pouvoir, c’est le salut. Désormais, le pouvoir d’agir vous incombe.

Vous êtes sorti de l’inconscience et vous pouvez agir. Vous pensez : « Je ne suis pas mon égoïsme, mon agresseur, celui qui m’empêche d’avancer. Je voudrais le tuer, mais comment m’en emparer ? C’est comme un cancer en moi. » Vous devriez commencer à chercher un remède. Le seul remède à l’égoïsme est la Lumière.

Votre problème, c’est que vous ne désirez pas vraiment ce remède. Alors, vous devriez vous tourner vers un groupe qui renforcera votre conscience du mal, afin que vous compreniez que cette maladie vous tue et vous sépare de la vie éternelle au point de vous faire crier. C’est le véritable cri qui ouvre les cieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la préparation à la réception de la Torah dans le travail ? – 2 » du 13/02/2026

L’attitude correcte envers le groupe

938.01Comment est-ce que je devrais me comporter correctement vis-à-vis du groupe ? Le groupe doit m’aider à comprendre cela et me donner la force de changer. Le groupe doit tout faire. Il est comme le Créateur.

Mais le groupe doit aussi avoir une autre vocation. Il exige cela de moi, non pas pour que nous nous entraidions et vivions bien comme dans un club de loisirs.

Il doit avoir un objectif clair : nous ne faisons pas tout cela pour le confort de notre séjour ici, mais pour devenir semblables au Créateur, pour nous unir à Lui. Alors tout réussira.

Mais si nous n’avons pas cet objectif, nous échouerons comme ce fut le cas en Union soviétique et dans nos kibboutzim. Le Baal HaSoulam en parle dans l’article « La Paix ».

Dans la mesure où nous sommes capables de construire un groupe et de l’établir sous la forme appropriée par rapport à nous-mêmes, il nous servira à la place de tous les moyens qui nous manquent pour atteindre notre but.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie que la création du monde a été par générosité ? » du 25/02/2026