Category Archives: travail intérieur

Du sommet de Snir et Hermon

740.03Zohar pour tous, Shemot [Exode], point 16: «Du sommet de Snir et Hermon» est le mont Sinaï, duquel ils se sont approchés et se sont rassemblés à son pied, comme il est écrit: «Et ils se tenaient au pied de la montagne. »

«Et ils se tenaient au pied de la montagne», signifie que tous les désirs humains en nous se tiennent au pied de la montagne, se détestent, détestent le monde entier et sont prêts à utiliser tout et tout le monde juste dans leur propre intérêt.

«Du sommet du mont Sinaï» signifie que nous montons au niveau de Bina (la qualité du don complet). En vérité, seul notre point dans le cœur, notre aspiration au Créateur appelée Moïse, s’élève et y révèle le Créateur.

Si le mont Sinaï [entre l’Egypte et Israël]est la montagne de Bina (la qualité de la miséricorde, du don et de l’amour), alors Hermon [entre le Liban et Israël]est la montagne de Hokhma (la qualité de la sagesse).

Par conséquent, le mont Hermon est blanc, couvert de neige, c’est-à-dire la qualité de la sagesse. Toute la lumière descend de cette montagne tout comme tous les ruisseaux et rivières en descendent et traversent la terre d’Israël.

Au final, les deux montagnes se confondent: la lumière de Hokhma se revêt de la lumière de Bina.

Extrait de «la force du livre du Zohar» de KabTV # 9

9ème plaie d’Egypte : Les ténèbres

95Commentaire: Après les huit plaies égyptiennes, la neuvième plaie arrive: les ténèbres. Si je comprends bien, cela signifie qu’une personne dans son état actuel ressent un manque total de plaisir.

Ma réponse: Je dirais plutôt qu’elle désespère; une personne se rend compte qu’elle n’a rien devant elle, ni derrière elle, pourtant elle accepte de rester dans cet état.

Chaque plaie est une condition lorsque vous acceptez la qualité du don sans réserve comme étant la seule qualité acceptable. Il s’avère que maintenant, elle l’accepte.

Question: Où ressent-elle l’obscurité? Dans son égoïsme?

Réponse: Oui. L’égoïsme ne peut plus l’inspirer d’aucune façon, ne peut plus conduire à rien. Une personne se rend compte que c’est un grand mal, qui ne peut qu’être éliminé, ne pas s’en nourrir, ne pas se développer avec elle, car elle ne peut rien construire dans cet état.

En principe, les dix plaies sont dix renonciations aux dix désirs égoïstes qui constituent notre âme.

Question: Ne déprime-t-on pas quand on ressent l’obscurité?

Réponse: Non, pas du tout! C’est ungrand pas en avant d’une personne qui comprend que ce n’est qu’ainsi qu’elle peut atteindre le Créateur.

Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain

962.7La Torah, Deutéronome, 5:18: «Et tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain.

Les états dans lesquels j’avance doivent toujours viser uniquement le don sans réserve et non pas à des fins personnelles.

Sur le chemin spirituel, l’homme se trouve dans une situation très intéressante. D’une part, il est seul et le monde entier est à l’intérieur de lui, comme on dit: «L’homme est un petit monde».

Par contre, tous mes désirs intérieurs me semblent comme des attributs qui existent en dehors de moi. Il en va de même pour mes amis partageant les mêmes idées, il me semble qu’ils existent en dehors de moi, et plus tard je commence à voir petit à petit, qu’ils sont tous en moi.

Par conséquent, ils sont pour moi autrui. Je dois travailler au degré du don sans réserve sur tous leurs désirs, appelés «épouses», (leur partie féminine, le désir de recevoir) quand je me revêts en eux, c’est-à-dire pour eux.

C’est ce qui signifie ne pas convoiter la femme de mon prochain. Je ne travaille qu’au degré «d’aimer son prochain comme soi-même». C’est déjà un système plus sérieux.

Après tout, les dix commandements de la Torah sont au niveau des dix Sefirot. Le commandement «Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain» est le plus sérieux d’entre eux car il traite de la plus basse qualité égoïste intérieure. Au fait, cela n’a rien à voir avec l’égoïsme dans notre monde et les états physiques entre les sexes.

Il s’agit de la manière dont nous pouvons diriger pleinement notre égoïsme vers l’intention de don sans réserve à la connexion commune entre nous au niveau supérieur, où il n’y a plus de division liée au sexe. Après tout, les hommes et les femmes sont des désirs et des intentions et non des qualités physiques.

Tiré des « secrets du livre éternel » de Kab TV 16/03/16

Sortir de soi

962.7La Torah est appelée un moyen d’obtenir la liberté – libéré de l’ange de la mort. Au cours de cette vie, nous devons passer par quatre étapes de la bonne correction et de l’utilisation de notre égoïsme. Il nous aide en nous faisant mal, pour nous lever au-dessus de lui.
En utilisant cet ego correctement, une personne atteint l’éternité. Elle commence à se sentir à un niveau supérieur à celui de l’égoïsme. Si seulement nous pouvions imaginer ce que signifie atteindre ce niveau ! Nous entrons dans un état qui existe sans recevoir, sans absorber quoi que ce soit en nous-mêmes, mais seulement donner,  comme si vous étiez  en dehors de la matière, en dehors de l’absorption. Un tel état est déterminé en nous et est ressenti par nous comme éternel.
C’est, en principe, ce que nous donne la Kabbale. Elle ne parle pas du tout de ce monde, de ses nations et de ses terres, de la façon dont nous vivons ici avec nos problèmes : argent, travail, santé et famille.
La Kabbale ne parle que de la façon d’amener un homme à un niveau supérieur où vous n’existerez plus dans la matière et, par conséquent, atteignez l’eternité.
De KabTV’s « La force du livre du Zohar » #8

Pourquoi ai-je l’impression d’être Juif?

622.02Commentaire: Un de mes étudiants m’a posé une question: «Pourquoi est-ce que je pense tellement aux juifs ces derniers temps, jusqu’à penser que moi-même, je suis juif?»

Ma réponse: Le fait est que nous approchons d’un certain développement, même s’il ne s’est jamais vraiment arrêté – il s’est parfois un peu atténué et à d’autres moments s’est rallumé – alors que beaucoup ont le sentiment subconscient qu’il y a des personnes spéciales qui ont cette vocation, qui font prendre au monde une nouvelle direction et qui l’enflamme constamment.

En effet, un tel groupe de personnes existe, bien qu’il soit appelé à tort une nation. Ce n’est pas une nation, mais un groupe au sein de l’humanité. Nous vivons à une époque où sa mission devrait devenir claire pour tout le monde, et chacun comprendra la racine de son lien avec les juifs, et pourquoi chacun d’eux sent que, peut-être, il est lui-même juif.

Premièrement, parce que c’est vrai: dans chaque personne, il y a un soi-disant point dans le cœur, qui caractérise un juif.

«Juif» ([«Hébreu»] du mot «Laavor») signifie passer vers un autre niveau de conscience, une perception de la réalité. Telle est la mission de ce peuple, de ce groupe.

Par conséquent, les gens, surtout aujourd’hui, sentent qu’il y a quelque chose en eux qui les pousse, les appelle, les pousse à passer au niveau suivant de réalisation de la nature, à leur mission et au sens de la vie.

Tiré d’un “monde intégral» de KabTV 13/07/18

Distinction au sein d’une personne

226Question: Dans la Kabbale, il existe un concept de lumière supérieure. Peut-on dire que le champ d’informations générales forme cette lumière supérieure?

Réponse: Vous pouvez faire quelques analogies. Mais tout de même, je ne réduirais pas le champ de l’information au physique, que ce soit des particules ou des ondes, car de cette façon on abaisse son niveau, et d’abord le niveau de son influence.

Le champ d’information n’est pas divisé en parties. Et la personne qui la perçoit la divise selon sa structure. Le champ lui-même est indivisible. Il contient absolument toutes les informations et toutes les influences que nous ressentons en découlent.

En principe, nous pouvons dire que tout ce que nous percevons est une information, qui est alors ressentie en nous-mêmes comme certaines parties de la nature: agréable, désagréable, etc., c’est-à-dire que toute la distinction a lieu en nous.

Tiré des «Rencontres avec la Kabbale» de KabTV, le 03/01/19

 

La conscience est subjective

234Question: Comment pouvons-nous vérifier dans quelle mesure notre perception de la réalité est adéquate?

Réponse: Ce que notre conscience décide, nous l’acceptons comme la vérité et agissons en conséquence. Mais en même temps, nous nous fermons. Malheureusement, il n’y a peut-être pas d’autre issue. Dans notre monde réel, nous ne pouvons rien faire.

Le problème est que nous tournons dans cette dimension, dans ce paradigme, dans cette relation au monde qui nous entoure qui provient des connaissances que nous avons reçues depuis la naissance.

Si nous étions un peu différents, nous imaginerions que le monde serait différent, tout comme les abeilles, les serpents et autres animaux. Ils voient l’image du monde très différemment de nous: soit sous forme de taches de couleur, soit de goût, soit de chaleur, etc. Autrement dit, la conscience et son décodage par notre cerveau sont fortuits.

Nous vivons dans un monde conditionnel très limité, qui nous est représenté dans nos organes sensoriels physiques. Nous ne savons pas ce qui se passe à l’extérieur de nous parce que nos sens sont enfermés à l’intérieur. Mais comment pouvons-nous sortir de nos sensations subjectives du monde et imaginer en quelque sorte que le monde ne soit pas façonné par nos sens, mais qu’il existe vraiment?

Qu’est-ce qui existe objectivement? Y a-t-il quelque chose ou pas? C’est peut-être la question la plus importante. Et s’il y a une force objective en dehors de nous, comment se comporte-t-elle avec nous? Comment nous contrôle-t-elle? Comment nous organise-t-elle? Y a-t-il une conscience supérieure? Ces questions m’intéressent personnellement beaucoup.

De KabTV  » Ensemble sur l’essentiel « 9/2/18

Bonheur et souffrance, deux en un

207Question: Comment devons-nous nous réagir aux pensées et aux émotions négatives?

Réponse: Nous devrions essayer de nous élever au-dessus d’elles. Nous ne devons jamais les ignorer. Nous devons les utiliser de manière créative.

Dans notre monde, aucune invention scientifique ou technologique, encore moins une création, n’est possible sans problèmes, sans bouleversements. Rien de remarquable ne naîtrait dans notre monde s’il n’y avait pas de crises, de fortes épreuves intérieures, des séparations, de déceptions, de larmes, de drames et de tragédies.

Regardez de quoi regorgent les drames de Shakespeare, les romans de Tolstoï et d’autres chefs-d’œuvre littéraires. Tout découle uniquement de la lutte entre les contraires, des souffrances, etc.

C’est la même chose dans le monde spirituel, mais en même temps, il y a une merveilleuse transformation de ces états: ils se complètent, coexistent ensemble et ne s’annulent en aucune façon.

Ils sont connectés les uns aux autres dans une étreinte de bonheur et de souffrance, de larmes et de joie, et l’état intermédiaire est atteint, ce qui nous rapproche du Créateur.

Extrait des «Fondamentaux de la Kabbale» de KabTV 20/01/19

Le début et la fin du chemin spirituel

622.02Question: Le point de départ du chemin est-il la naissance et le point final la mort? Ou y a-t-il différents points de début et de fin dans la spiritualité?

Réponse: Le point de départ est le premier point original de votre chemin spirituel, et le point final est votre réparation finale complète, c’est le point final. Avec cela, vous entrez dans un état différent, dont la sagesse de la Kabbale ne nous parle pas.

La sagesse de la Kabbale ne nous parle que du chemin à partir du moment où une personne s’éveille à la correction jusqu’à ce qu’elle atteigne la réparation finale. Tout ce qui se passe avant cela est notre vie physique, et ce qui se passe après la fin de la correction n’est expliqué nulle part car il est absolu, et nous n’en parlons pas.

Bien qu’il n’y ait pas de secrets ici, nous ne pouvons pas simplement décrire cet état avec des mots et des symboles physiques. Notre langage ne peut pas transmettre cela parce que nos attributs n’existent pas dans le monde spirituel. Il n’y a pas d’expressions telles que «il manque quelque chose», «il y a quelque chose», «compléter quelque chose», «se débarrasser de quelque chose», etc.

Cela signifie que tous nos états sont construits sur le manque et la satisfaction, le besoin et la satisfaction, et puis il y a l’état absolu. Alors commence un état totalement différent de l’être créé dans lequel il est totalement intégré dans le Créateur.

Extrait des «Fondamentaux de la Kabbale» de KabTV 30/12/18

Sensations spirituelles

592.01Remarque: Ces dernières années, des scientifiques du monde entier ont activement étudié le phénomène des sensations spirituelles.

Du point de vue des neurosciences, il est lié à l’activité du lobe pariétal inférieur du cerveau. Tous les sous-groupes testés ont un signe similaire de cette sensation, lorsque dans la conscience d’une personne, la frontière entre sa personnalité et le reste du monde environnant est floue et qu’un sentiment de connexion avec quelque chose de beaucoup plus grand qu’elle-même apparaît.

Ma réponse: C’est exact. Sur le plan de notre psychologie matérielle, c’est exactement ce qui se passe.

Question: Comment pouvons-nous évoquer des sensations spirituelles, quelque chose qui est défini dans le monde matériel comme l’illumination?

Réponse: Les vraies sensations spirituelles ne dépendent pas d’efforts mentaux, physiques ou moraux. Ils ne dépendent que des interactions de la personne avec son entourage lorsque, par l’influence positive directe sur les autres, elle parvient à la révélation de l‘union avec la force supérieure de la gouvernance, mais seulement dans la mesure où elle est capable de s’élever au-dessus de son ego.

Question: Le cerveau est-il activé de quelque manière que ce soit?

Réponse: Non. Cela peut être une personne très simple ou un grand sage, peu importe.

D la «Kabbale Expresse» de KabTV le 16/02/21