Category Archives: travail intérieur

Transmettre des informations kabbalistiques

Question : Quels sont les paroles d’un kabbaliste ? Les kabbalistes peuvent-ils se sentir tristes ?

Réponse : Les paroles sont des sensations. Dans la Kabbale, les sensations ont toujours leur expression mathématique spécifique.

Je peux les écrire sous la forme de formule et vous l’envoyer par fax ou par courrier électronique. Et si vous la comprenez, vous pouvez déjà diriger cette formule, c’est-à-dire que vous pouvez la reproduire en vous-même et ressentir ce que je ressens. Ainsi, vous et moi aurons les mêmes sensations. De cette façon, nous nous transmettons des informations kabbalistiques.

Dans notre monde, nous pouvons nous transmettre mutuellement des informations sensorielles, mais cela exprimera différentes sensations en nous. Supposons qu’une certaine symphonie soit jouée, chacun la perçoit différemment parce qu’elle impose des sons qui évoquent des sensations chez chacun, et par conséquent chacun les interprète en fonction de ses expériences intérieures, de son passé, etc.

Ce n’est pas le cas dans la Kabbale. En reproduisant une information kabbalistique, vous y pénétrez de manière sensorielle, vous vous transmettez entièrement à cette information, elle joue en vous. Vous devenez le matériau qu’elle sculpte et forme ; vous expérimentez cet état.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, 11/11/2018

La prière qui ne vient pas du cœur est-elle utile ?

Question : Nous savons qu’une prière correcte est une prière pour les autres. Mais lorsque je n’ai pas la force de vraiment prier, mais malgré cela je fais un effort, une telle prière produit-elle un résultat positif ?

Réponse : En réalité non, car il ne s’agit pas d’une prière, mais d’une demande incorrecte.

Le Créateur est une force générale de la nature qui ne reçoit que les véritables désirs non artificiels de quelqu’un. C’est comme si vous respiriez de l’oignon pour vous faire pleurer. A quoi ça sert ? C’est pareil ici.

Il n’y a pas besoin de faire semblant. Nous devrions étudier la Kabbale en essayant de comprendre notre relation avec la force supérieure, et comment et quoi demander. Nous devons nous assurer que nos demandes suivent néanmoins la voie de notre développement et demander pour nos prochains états, plus élevés.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/11/2018

Le chemin de la Kabbale

Question : Qu’est-ce que le chemin de la Kabbale ?

Réponse : Le chemin de la Kabbale est la ligne médiane.

La ligne de gauche est le chemin de l’égoïsme et la ligne de droite est le chemin du don sans réserve. Nous ne pouvons pas nous déplacer sur l’une ou sur l’autre, car ces deux lignes viennent d’en haut. Elles sont les forces de notre développement et nous devons les combiner correctement l’une avec l’autre.

La capacité de combiner les lignes droite et gauche et de se déplacer dans la ligne médiane est le résultat de tous nos efforts.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 18/11/2018

La vie, la mort et la conscience

Question : Si ce n’est pas l’âme, alors qu’est-ce qui entre dans un nouveau corps à la nouvelle naissance d’une réincarnation ?

Réponse : Le point dans le cœur.

Question : Qu’advient-il de notre conscience lorsque le corps biologique meurt ?

Réponse : Rien ne se passe. Le fait est que notre conscience existe afin de sauvegarder notre égoïsme. Lorsque l’égoïsme meurt, c’est-à-dire lorsqu’il se cache de nous, la conscience devient alors inutile pour nous. Par conséquent, elle disparaît.

Mais avec l’aide de notre méthode, nous développons un nouveau type de conscience et un nouveau type de désir. La nouvelle conscience sert le nouveau désir, le désir de donner. Et nous n’avons pas besoin de mourir pour cela. Nous pouvons vivre plusieurs vies et morts au cours de l’existence actuelle de notre corps.

De plus, nous ne ressentirons pas que nous mourons car nous serons déjà dans un état « au-delà du corps » complètement différent.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/10/2018

Une prière pour l’avenir

Question : Comment peut-on demander correctement ? Est-ce une action pratique ?

Réponse : La requête correcte n’est pas les mots que je prononce. Demander correctement signifie créer à l’intérieur de vous une image de la demande correcte, ce qui signifie l’état dans lequel je me trouve et l’état dans lequel je souhaite être.

La différence entre ces états est ma requête. Je demande un changement en moi afin de pouvoir passer de l’état actuel à l’état futur.

Pourquoi je demande pour moi-même ? N’est-ce pas cet égoïsme ? Le fait est que la Kabbale parle de ce type de demande parce que le monde entier est à l’intérieur de moi. Si je me change moi-même, je change le monde.

Comme nous l’étudions dans la perception de la réalité, tout ce que je ressens en dehors de moi est une projection de ce que je dépeins en moi. En dehors de moi, il n’y a que la Lumière supérieure sur laquelle je projette mes qualités intérieures.

Par conséquent, toutes les personnes et la nature minérale, végétale et animale, et l’univers entier en général sont une projection de mes qualités intérieures. Les première, deuxième, troisième et quatrième étapes en moi sont projetées sur la Lumière blanche et c’est ce que je ressens comme « notre monde ». Pour cette raison, je demande ma correction et ainsi je corrige le monde.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/11/2018

Ressentez le jeu du Créateur

Question : Il y a des événements que nous percevons comme justes ou injustes, bons ou mauvais. Cela dépend-il de notre perception ? Ou existe-t-il un système de bien et de mal ?

Réponse : Le mal n’existe pas. Et les soi-disant effets négatifs ne sont nécessaires que pour nous pousser vers le but de la création, pour nous mettre en mouvement.

Si vous ressentez un impact sur vous-même, vous devriez d’abord le rapporter au Créateur et essayer de vous unir encore plus à vos amis malgré cette influence. Et ensuite, regardez ce qui se passe avec l’impact négatif : demeure-t-il ou disparaît-il progressivement comme le brouillard. À partir de là, vous commencerez à vivre le jeu du Créateur. Ce n’est pas de la psychologie mais ce sont des forces qui agissent dans la nature.

Ainsi, essayez d’abord de résoudre n’importe quel effet négatif dans le groupe, dans une connexion plus grande entre nous.

C’est ce que nous faisons à chaque leçon quotidienne de Kabbale. Regardez nos cours de temps en temps même si au début ils semblent difficiles, déroutants, pas pour vous. Dans ces leçons, nous étudions l’impact du Créateur sur nous et notre réaction correcte, qui nous conduit au but : la révélation du Créateur.

Découvrir le Créateur, c’est révéler le système de gouvernance, la cause de ce qui se passe en nous, avec nous, hier, demain, avant la vie, après la mort, etc. C’est le sujet de la science de la Kabbale.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/10/2018

Quel est l’avantage de la correction ?

Question : Si tous les événements sont déjà planifiés, alors à quoi bon changer ? Tout ce qui doit arriver arrivera de toute façon.

Réponse : Non. Le monde n’a pas été créé pour que nous le laissions suivre son cours naturel : « Adviendra que pourra. » Nous ne devrions pas le prendre de cette façon et nous y référer de cette façon.

Question : Ainsi, il y a un scénario, mais il n’est pas prédéterminé ? Ou y a-t-il une sorte de libre arbitre pour les participants à ce spectacle ?

Réponse : Si je pouvais m’élever d’un degré au-dessus de moi-même, je constaterais que tout en moi est déterminé à partir de là : ce que je vois, ce que je ressens, comment je décide d’agir et ce que j’accomplis. Tout existe à ce degré.

Mais je ne le sais pas. Par conséquent, je dois agir conformément à ce supposé degré supérieur, sans le voir, sans le comprendre et sans le connaître, selon la mesure de ma foi en lui et dans la mesure de ma propriété du don sans réserve.

Si j’ai l’intention de donner, d’adhérer au Créateur, de faire ce qu’Il juge nécessaire, alors je m’élève à ce degré, j’effectue tout ce qu’Il a écrit dedans et je révèle que tout est préparé de cette manière ; il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Mais j’ai moi-même pris la décision de me corriger pour pouvoir voir un monde corrigé ; je me le suis représenté devant moi et cela s’est concrétisé.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 26/08/2018

Précisez le chemin vers le Créateur

Nous concentrons toujours davantage notre chemin pour qu’il devienne plus précis et plus net, le transformant en une ligne très étroite menant au Créateur. Ensuite, nous réalisons uniquement ces actions qui se succèdent l’une après l’autre et nous conduisent au but. Sur cette mince ligne commence l’échelle des degrés, l’amour des amis et l’amour du Créateur.

Comment pouvons-nous arriver à cet endroit où cette fine ligne commence ? C’est très simple. « L’endroit » est le désir. Limitez votre désir à une seule intention, à un seul objectif, et vous vous retrouverez sur cette ligne étroite. L’essentiel est d’agir à travers le groupe pour donner sans réserve au Créateur, qui est au centre du groupe, et vous emprunterez certainement cette ligne. (1)

Nous ne pouvons pas comprendre notre cœur car il est revêtu d’une protection à plusieurs couches. Le Créateur est à l’intérieur du cœur, mais nous ne ressentons pas cela ; nous ressentons uniquement des désirs superficiels. C’est une sensation inimaginable lorsque le Créateur se révèle dans le cœur d’une personne et ne fait plus qu’un avec son cœur. C’est la fin de la correction.

Jusqu’à présent, nous sommes très loin de cet état. Nous devons frotter notre cœur, en enlevant toutes les couches de celui-ci afin de révéler le vrai cœur vivant. Maintenant, il possède une mur de pierre et s’appelle donc « le cœur de pierre ». (2)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de la Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Matan Torah » (Le Don de la Torah), Point 14, le 23/01/2019

(1) : à 22 minutes et 45 secondes
(2) : à 27 minutes et 44 secondes

Sans dépendre de l’inspiration

Remarque : Récemment, lors d’un atelier, nous avons parlé de l’amour des amis et j’ai entendu comment tout le monde ne parlait pas à partir de la logique, mais d’une sensation profonde et de la compréhension que c’était important, que cela était leur avenir et qu’ils étaient prêts à suivre ce chemin désintéressé…

Mon commentaire : Je ne suis pas particulièrement encouragé par de telles phrases. Supposons que les amis parlent d’ascension, de désir, d’aspiration, d’amour et d’amitié maintenant, nous savons à quelle vitesse cela passe et ce qui en reste.

J’aime construire mon inspiration en me basant sur le début et la fin de la création : où sommes-nous ? Comment y parvenons-nous ? Pas d’après ce qu’un homme dit aujourd’hui et demain peut-être pas.

De ce fait, je préfère avoir toujours un tel état à partir duquel je peux développer l’amour, le désir, l’approbation et la grandeur. Mais cela devrait être basé sur la structure de l’univers, sur la raison de sa création, sur son but. Alors c’est vraiment quelque chose d’éternel, de global et de parfait.

Bien sûr, tout dépend du caractère et des qualités d’une personne, mais je préfère personnellement avoir toujours un schéma sous la main qui montre le début et la fin de la création, l’ensemble du chemin et comment il peut être surmonter avec l’aide du groupe.

Par conséquent, quoi que l’on me demande, je dis toujours : « Commençons par Adam, par son développement, par le fait qu’ensemble, nous devons restaurer sa structure. » Nous ne pouvons pas y échapper. Nous sommes dedans. Et puis j’explique quoi faire. Cela ne dépend pas de l’inspiration. C’est la réalité.

Question : Donc, lorsque je suis dans un état mort, je recommence à faire défiler : la création de l’âme commune, la brisure d’Adam HaRishon, etc. ?

Réponse : Oui. Mais vous comprenez pourquoi cet état mort est donné, d’où il vient : de l’infini, du parfait, de l’éternel et du vrai !

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 27/06/2018

L’échelle de l’atteinte est constante

Question : Quels kabbalistes avez-vous déjà rencontrés et ressentez-vous le mieux ? Quelle est votre expérience personnelle sur ce chemin ?

Réponse : Le fait est que tous les kabbalistes ont franchi des étapes très importantes sur l’échelle de l’ascension spirituelle jusqu’à l’atteinte complète pour s’incorporer pleinement les uns aux autres.

Je ne suis pas aussi élevé qu’eux, donc je ne peux pas dire ce qu’ils ont déjà vécu.

C’est mon professeur le Rabash que je ressens le plus. Ce qui compte le plus pour moi est de me cramponner à lui constamment. Je reçois la Lumière supérieure de lui. Toute révélation, atteinte, me parvient uniquement à travers lui.

Au-dessus du Rabash, sur la hiérarchie spirituelle, se trouvent son père, le Baal HaSoulam, puis le Ramchal, le Ari et d’autres kabbalistes. Mais en pratique, je reçois la Lumière du Rabash. Les marches de l’échelle de l’atteinte spirituelle sont constantes.

Extrait de la leçon en russe, le 16/09/2019