Category Archives: travail intérieur

Avant le Ari, les portes de la sagesse nous étaient fermées

219.03Le Ari est une grande âme qui est descendue dans notre monde afin de nous ouvrir les portes de la sagesse. Ainsi, comme l’a écrit le Baal HaSoulam, depuis le Ari tout dépend de l’homme qui doit se corriger et ainsi être capable de découvrir le Créateur, de s’unir à Lui et d’atteindre le but de la création.

Avant le Ari, c’était tout simplement inaccessible au commun des mortels, car les âmes n’étaient pas encore prêtes et devaient traverser un certain chemin de développement et se mélanger les unes aux autres.

Le Ari symbolise l’ère du Messie (Machiakh) ; c’est pourquoi il est appelé Machiakh ben Yossef (le Messie fils de Joseph). À partir de cette époque, la sagesse de la Kabbale a commencé à prendre la forme d’une méthode de correction. Auparavant, elle était réservée à des individus sélectionnés, sous une forme particulière.

Nous devons respecter les kabbalistes qui étaient à Safed (ville des kabbalistes au nord d’Israël, ndt) à cette époque aux côtés du Ari et qui reconnaissaient sa grandeur. Ils l’appréciaient. Le Ramak (Rabbi Moché Cordovero) était déjà âgé, célèbre et respecté, mais il assistait aux cours du Ari et s’y tenait comme un étudiant. Bien que deux fois plus âgé que le Ari, il était connu et vénéré comme un grand kabbaliste.

Grâce à lui et à plusieurs autres kabbalistes qui appréciaient le Ari, il fut protégé des opposants à la Kabbale. Après tout, il n’avait que quelques jeunes étudiants (âgés de 26 ans !). À cette époque, l’attitude envers la Kabbale n’était pas du tout amicale. Il nous semble seulement que tout était permis, comme on aime à l’écrire aujourd’hui.

Le sort du Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzatto) est quelque peu similaire : il fut persécuté pour avoir étudié la Kabbale, expulsé du ghetto de Padoue (en Italie), la ville où il vivait. Jusqu’à ce que le Gaon de Vilnius proclame publiquement sa grandeur, et qu’on le laisse tranquille.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface de « L’Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 08/08/2010

Tout a été créé par une seule pensée

703.04Tout a été créé par une seule pensée, et cette pensée unique englobe et inclut tout, du début de la création jusqu’à sa fin. Tout ce qui en découle y est contenu, ce qui, faute de correction, nous apparaît fragmenté et contradictoire à l’extrême.
Mais toute cette division et cette séparation, tout cet « antagonisme » et cette opposition entre ces parties n’existent qu’en nous, dans notre perception. Il nous manque simplement l’unité nécessaire pour les percevoir comme un tout unique où chaque détail complète l’autre.

Si nous corrigeons notre désir en l’habillant d’une intention pour le don sans réserve, alors ces deux pôles (gauche et droite) fusionneront et s’uniront dans la ligne médiane. Alors pour nous, tout s’unira en une seule chose : la force du Créateur et la force de la création. Nous parviendrons à comprendre que toutes ces forces de séparation qui nous ont séparés n’étaient nécessaires que pour révéler notre unité. Sans elles, nous n’aurions pas pu l’atteindre ! L’avantage de la Lumière s’obtient depuis les ténèbres.

L’avantage de la Lumière, de l’unité, du don sans réserve, de l’amour, ne s’obtient qu’à travers l’obscurité, qu’à travers ses états opposés. Sinon, nous ne pourrions l’atteindre, comprendre et ressentir le goût de l’adhésion. Une personne comprend tout seulement par le contraste de deux opposés.

Par conséquent, dans la Pensée de la Création il n’y a qu’une seule qualité. Mais dans la création elle-même, deux qualités opposées ont été intégrées afin qu’elle puisse se corriger et les unifier en une seule. Ce faisant, elle devient semblable au Créateur.

La perfection du Créateur réside dans Sa qualité singulière : le don sans réserve. La création est parfaite lorsqu’elle inclut deux qualités : le désir de recevoir, mais avec l’intention de donner sans réserve. Son intention est le don sans réserve, et à l’opposé, elle possède le désir de recevoir la satisfaction. C’est précisément à partir de la différence entre ces deux qualités qu’elle perçoit l’unité.

C’est pourquoi il est dit : « Plus l’homme est grand, plus son ego est grand. » La séparation et l’opposition les plus grandes se révèlent juste avant d’atteindre le Monde de l’Infini. Là, l’homme ressent un fossé infini entre la réception et le don sans réserve, l’impossibilité absolue de les unir et de les faire se compléter mutuellement. C’est ce que l’on ressent juste avant d’effectuer la correction finale (Gmar Tikoun).

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Le Tamud des dix Sefirot » du 15/05/2011

Au centre du désir pour le Créateur

527Question : Il existe un dicton qui dit : « Celui qui prie pour son ami est exaucé en premier. »

Si une personne qui prie pour un ami constate que celui-ci reçoit mais pas elle-même, est-ce le signe d’un défaut ou est-ce normal ?

Réponse : Si une personne constate que son ami investit beaucoup d’énergie et participe à toutes les actions du groupe, elle comprend alors que c’est le travail de son ami. Et l’inverse est également vrai.

Nous devons ressentir où nous devons vraiment être.

Chacun de nous et nous tous ensemble devons être au centre du désir pour le Créateur, lorsque tous nos désirs se rassemblent, s’unissent et sont dirigés vers Lui. C’est la chose la plus importante.

Extrait de la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale, « La destruction comme opportunité de correction » du 22/07/2025

Quel est le fondement de l’avancement ?

234Question : Si le Baal HaSoulam affirme que la brisure n’a pas réellement existé, cela signifie-t-il que le désir de recevoir pour soi-même n’existe pas non plus ?

Réponse : Il existe, mais pas sous une forme révélée.

Nous devons comprendre que notre avancement repose sur le fait que nous révélons nos états par rapport aux Kelim (récipients) non corrigés, et que par conséquent nous nous sentons de plus en plus brisés. De cette manière, notre état dépend uniquement de ce que nous recherchons dans notre état actuel, de ce que nous désirons atteindre.

En principe, il s’avère que nous nous rapprochons du Kli brisé et commençons ainsi à l’analyser en plusieurs parties.

De là, en nous basant sur la brisure entre les parties du Kli, nous élevons une prière au Créateur afin qu’Il nous aide à nous rassembler, à reconnaître la séparation entre nous et à voir clairement notre chemin dans sa totalité.

Extrait de la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale, « La destruction comme opportunité de correction » du 15/07/2025

La persévérance sur le chemin

507.03Si une personne souhaite que le Créateur l’aide à parvenir à la révélation spirituelle, elle doit alors faire preuve d’une grande persévérance : avoir foi en les sages et avoir foi en le Créateur. C’est une forme d’adhésion dans laquelle une personne abandonne son opinion pour se rallier à celle du maître et suivre ses conseils.

Le maître représente tous les kabbalistes qui pendant des millénaires ont écrit des livres pour nous et nous les ont expliqué. L’étudiant doit s’appuyer sur eux dans sa progression, comme un petit enfant qui ne sait pas où il se trouve et ne comprend pas quoi faire, mais qui obéit aux adultes.

C’est ce qu’on appelle la foi simple sans laquelle aucun développement n’est possible. Les petits chiots regardent leur mère et courent après elle ; c’est toujours ainsi qu’ils commencent.

Tout débute par des actions simples et mécaniques que l’étudiant accomplit même parce qu’il n’a pas d’autre choix, et il suit également l’exemple des autres. Et par ces actions, nous attirons la Lumière (Ohr) qui corrige.

Le Créateur organise pour nous toutes sortes de situations afin que nous puissions faire des efforts, et ainsi nous avançons en entamant ce chemin. Il n’y a pas d’autre moyen d’avancer. Ce n’est pas pour rien qu’il est dit : « Comme le bœuf à son fardeau et l’âne à sa charge. » Il faut donc apprendre à ne pas prêter attention à ses émotions. D’un côté, je suis rempli d’expériences agréables et désagréables, je deviens de plus en plus sensible, et en même temps, je continue d’avancer malgré tous mes états. C’est très important.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Viens à Pharaon – 1 » du 18/03/2018

Si vous voyez vos amis comme s’ils étaient corrigés…

592.01Question : Quel est l’état où vous voyez vos amis comme étant pleinement corrigés ? Dans cet état, vous avez la force de travailler pour devenir comme eux, pour être près d’eux. Quel type de travail est requis ici ?

Réponse : La chose la plus importante dont nous avons besoin est de découvrir que tout ce qui nous arrive est dû à notre éloignement et à notre incapacité à être ensemble et à nous soutenir mutuellement.

Nous n’avons pas d’autre moyen de nous rapprocher de l’état corrigé, uniquement en éveillant à l’intérieur de nous le besoin de correction, c’est-à-dire le besoin de rapprochement entre nous. Alors nous réussirons.

Question : Mais lorsque nous voyons nos amis comme s’ils étaient déjà corrigés, quel travail nous est alors demandé ?

Réponse : Il nous semble seulement que nous sommes corrigés. Nous devons déterminer dans quelle mesure nous ne sommes pas encore corrigés par rapport à notre racine, le Créateur. Nous obtiendrons alors une claire compréhension de ce que nous devons corriger exactement.

Extrait de la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale, « La destruction comme opportunité de correction » du 15/07/2025

Se détacher

263Question : Qu’est-ce qui aide consciemment une personne, à travers le chemin de la Lumière, à parvenir à l’annulation absolue devant le Créateur ?
Réponse : Des efforts sont nécessaires lorsqu’une personne constate que toutes ses propriétés l’éloignent de la connexion avec le Créateur. Elle obtient alors le désir de se détacher des forces qui agissent sur elle et qui créent cet état en elle. Dans ce cas, en se détachant du Créateur, elle se retrouve elle-même.

Un tel moment est nécessaire ici car auparavant, elle était dans des états où elle pensait qu’elle gagnait. En réalité, il s’agissait simplement d’une distanciation, et elle en avait une bonne impression.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La Dévotion » du 03/07/2025

La force du groupe

528.02Il n’y a donc qu’un seul conseil : Si plusieurs individus se rassemblent avec cette petite force ; que cela vaut la peine de sortir de l’amour de soi, mais ils n’ont pas la force ni l’importance suffisantes du don pour devenir indépendants, sans aide extérieure, si ces individus s’annulent les uns devant autres et ont tous au moins un amour potentiel du Créateur, bien que dans le fait, ils ne puissent le respecter, alors en rejoignant chacun le groupe et en s’annulant devant lui, ils deviennent un seul corps.

Par exemple, si ce corps compte dix personnes, il a dix fois plus de force qu’une seule personne. (Le Rabash, « L’amour des Amis – 2 »)

Cela fait référence à la force de s’élever au-dessus de l’égoïsme, au pouvoir de se détacher de son « moi » lorsque l’on s’inclut dans les autres, dans un autre champ, à un autre niveau. Vous ressentez clairement : soit « moi », soit le niveau suivant, « nous ». Dans ce « nous », votre « moi » n’est nécessaire que pour organiser ce « nous ».

Question : Une personne reçoit-elle du groupe la force de s’élever au-dessus de l’égoïsme ?

Réponse : Non pas du groupe, mais à travers lui.

Question : Comment une personne peut-elle ressentir qu’elle possède la force du groupe tout entier pour accomplir une certaine action spirituelle ?

Réponse : Si une personne sert ses amis, alors elle acquiert la force de tout le groupe. Nous parlons du pouvoir du don sans réserve, de la capacité de donner. Par conséquent, lorsqu’une personne fait des efforts afin d’élever le groupe, elle reçoit cette force. C’est son récipient (Kli), sa Malkhout.

Extrait de KabTV, « L’amour des amis » du 12/04/2018

Travailler dans Lo Lishma

268.02Question : Le dialogue entre une personne et son désir de recevoir se produit-il lorsqu’elle est dans Lo Lishma (pas en Son Nom) ou dans Lishma (en Son Nom) ?

Réponse : Une personne n’est pas encore dans Lishma. Le dialogue entre elle et son désir de recevoir se produit avant cela. C’est le degré qui lui permet de s’élever jusqu’à Lishma.

Question : Je dois donc recevoir cette force du Créateur afin de m’élever ? Puisque la force de la foi dans les sages vient uniquement du Créateur ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : Dans ce cas, devrais-je me tourner vers le Créateur et prier pour avoir la force de m’élever et d’accomplir un acte de don sans réserve ?

Réponse : Cela dépend de la personne, de comment elle se positionne par rapport au Créateur, désirant être en harmonie avec Lui dans tous les états : dans les descentes et les ascensions. Hier, aujourd’hui et demain, elle désire simplement être connectée au Créateur.

Si elle s’efforce d’atteindre cet état, elle commence alors à voir comment elle peut être connectée au Créateur.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Être comme un bœuf sous le fardeau et comme un âne sous la charge » du 09/07/2025

Qu’est-ce qui efface le sentiment de peur ?

209Question : Si nous parvenons à un tel état où le corps n’éprouve plus aucun goût pour le travail spirituel, alors qu’hier nous avions l’impression d’être dans le don sans réserve total, y a-t-il un intérêt à éveiller la peur en nous ?

Réponse : Non, vous pouvez essayer et vous verrez combien il est impossible de s’y accrocher, car la véritable crainte vient d’en haut.

Question : Mais si je tombe dans cet état, quel est le bon moyen de le combattre ?

Réponse : Priez. Je ne peux rien vous dire d’autre.

Question : Quelles sources sont les plus utiles à lire dans cet état ?

Réponse : Tout ce que nous étudions. Cela efface principalement le sentiment de peur.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Gagner la guerre » du 29/06/2025