Category Archives: travail intérieur

Une époque particulière

294.2Nous sommes à un tournant entre deux époques très importantes. Il n’y en a que deux. Il ne s’agit pas de ce qu’il y avait avant et ce qu’il y aura à l’avenir. Il s’agit d’une transition du monde de la seule règle de l’égoïsme chez tous, dans les groupes, dans les États et dans les civilisations, vers un monde commun, global et unifié, tel qu’il devrait être.

En principe, seul l’homme est un contrevenant à cette globalité. Le reste de la nature est entièrement contrôlé d’en haut ; il n’y a aucun moyen pour elle de changer quoi que ce soit et il n’y a aucun besoin de le faire. L’être humain est la seule création opposée à toutes les autres et représente un objet qui doit se transformer, par lui-même et intelligemment.

Nous traversons donc une époque particulière. Nous avons une tâche particulière. Au fil de nos nombreuses incarnations, nous sommes arrivés à un point où nous devons résoudre ce problème.

Je suis heureux que nous appartenions à une telle génération. Nous disposons réellement de tous les outils pour résoudre ce problème et avancer en toute beauté, simplicité et liberté, non pas avec un bâton vers le bonheur, mais avec la conscience d’une tâche immense, d’un grand rêve et d’une grande chance que nous révélons aujourd’hui.

Il ne s’agit pas d’une sorte d’idée de haut vol, mais d’une idée bien réelle qui aborde la nature dans son ensemble et nous explique, de manière claire et scientifique, ce que nous pouvons faire, pourquoi et comment. Nous devrions nous réjouir de cette opportunité.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Congrès de la Nouvelle Génération » du 22/08/2010

De la réception de la Torah à la construction du Temple

laitman_767.1Lorsque les fils d’Israël décident de ne pas utiliser leur grand ego brûlant, et à travers leurs actions sur leur égoïsme afin de neutraliser ses obstacles, ils commencent à s’unir et à atteindre l’état de solidarité (Arvout). Cette solidarité vient après les actions et s’appelle « nous ferons et nous écouterons ».

C’est à partir de là qu’ils reçoivent une force d’en haut qui les unit et les remplit, appelée la Torah. Avec l’aide de cette force, ils commencent à corriger progressivement le récipient lui-même avec le degré d’Aviout (épaisseur) de un.

C’est ce qu’on appelle aller dans le désert du Sinaï et élever Malkhout à Bina pendant 40 ans, la corrigeant jusqu’à ce que 40 ans plus tard, ils parviennent en Terre d’Israël, c’est-à-dire à Malkhout unie à Bina.

C’est la Terre d’Israël (Eretz Israël), le désir tourné direct vers le Créateur (Yashar El, Israël). C’est à ce moment-là qu’ils sont récompensés de l’état dans lequel ils construisent le Temple.

Cela signifie qu’ils possèdent un Kli (récipient) capable de contenir véritablement la Lumière supérieure, c’est-à-dire un récipient où le Créateur apparaît.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 09/05/2025

La bonne approche de la vie

275Commentaire : Le plus souvent, une personne veut se sentir bien. Imaginons qu’elle soit malade ou qu’elle ait des problèmes, elle dit inconsciemment : « Oui, je veux recevoir le soutien de la force supérieure pour surmonter cet obstacle », même si au plus profond d’elle-même, elle réfléchit à la façon de se sentir mieux.

Ma Réponse : Au début seulement, cela signifie qu’il s’agit encore d’un désir informe.

Puis peu à peu, du plus profond de la souffrance, elle commence à en comprendre la profondeur et la causalité, qu’il n’est pas destiné à la faire souffrir et que sa satisfaction n’est pas une fin en soi. Après tout, quel est le but de cette vie ? Souffrir et soulager la souffrance ? Est-ce vraiment le sens de l’existence ?!

Le sens de l’existence est de s’élever au-dessus de cette vie et de l’utiliser comme un moyen d’atteindre un niveau supérieur. Sinon, quoi ? Je suis battu, je m’enfuis. Je suis battu, je suis soigné. Et c’est ça la vie ?! C’est une vision du monde totalement erronée.

C’est pourquoi la Kabbale dit que nous devons révéler la source de nos souffrances et la raison pour laquelle le Créateur nous les envoie, afin de nous connecter à Lui. Autrement, nous ne nous éveillerons pas à cette connexion à Lui. Et plus tard, nous en serons reconnaissants.

Est-ce possible sans cela ? Non, c’est impossible.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Comment demander correctement au Créateur » du 27/08/2010

Un jeu avec le Créateur

249.03Dans le livre Shamati (J’ai entendu), il y a de nombreux articles qui traitent de la haine envers l’égoïsme (la Sitra Achra, l’Autre Côté), de la façon dont il entoure l’être humain, de la nécessité de le haïr, de le surmonter et de le dominer. Mais tout travail sur l’égoïsme doit se faire en partant du principe que « tout vient du Créateur », « qu’il n’y a rien hormis Lui ». Sinon, nous restons prisonniers de ce même égoïsme (nous travaillons dans l’Avoda Zara, l’idolâtrie).

Par conséquent, dès le début une personne doit s’accorder à l’idée « qu’il n’y a rien hormis Lui » (Eïn Od Milvado). C’est seulement alors qu’elle peut commencer à comprendre que c’est le Créateur Lui-même qui place délibérément devant elle une qualité opposée à la Sienne, afin que l’a personne en vienne à haïr cette qualité qui est l’opposé du Créateur (« Vous qui aimez le Créateur, haïssez le mal »).

Ce n’est qu’en haïssant sincèrement son égoïsme, parce qu’il le sépare du Créateur, parce qu’il lui cache le Créateur, que l’on peut véritablement se séparer de l’égoïsme par la haine (« Celui qui sauve des mains des méchants »).

Par conséquent, tout travail intérieur doit commencer par la conscience que notre état tout entier vient du Créateur : « Il n’y a rien hormis Lui. » Comprenant que le Créateur joue avec nous de toutes parts (« De derrière comme de devant, Tu m’enserres », Psaumes 139:5), l’homme lui-même doit s’aligner sur ce jeu et y entrer, le jeu avec le Créateur.

Le chemin menant au Créateur

221Comment maintenir constamment un état d’unité avec l’enseignant, les amis et le Créateur ? Essayez de trouver ce point intérieur en vous qui s’éveille en ce moment même et illumine le chemin qui vous mène au Créateur ; saisissez-le et ne le lâchez jamais.

C’est à partir de ces points d’unité que se construit le chemin. C’est un chemin sur lequel nous grandissons et nous rapprochons toujours plus du Créateur. Chaque personne se connecte à Lui d’une manière unique, dans une forme qui n’existe qu’entre elle et le Créateur. Il faut constamment demander cette unité.

Le prochain point de connexion sur le chemin dépend de l’état de préparation de mon cœur, c’est-à-dire de la façon dont il est corrigé par mon attitude envers tous les points précédents que j’ai déjà franchis.

Mon désir ardent pour le Créateur est la force qui me ramène à l’unité après chaque chute. Et si je ne suis pas dans l’unité, alors je dois demeurer dans une prière constante.

La disposition du cœur à s’unir au supérieur exige son expansion, et le cœur s’élargit par mon désir de m’unir avec les amis du groupe ou de la dizaine.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Les choses qui viennent du cœur » du 05/05/2025

Le chemin à travers les bandes de Lumière et d’obscurité

207Question : Comment se produit l’ascension spirituelle ?
Réponse : Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, elle débute en traversant différents états. Elle ignore d’où viennent ces nouveaux états, mais fondamentalement, tous les changements proviennent du niveau supérieur.

Il existe deux niveaux : le niveau supérieur et le niveau inférieur. Au niveau supérieur, il y a une partie supérieure et une partie inférieure (GE et AHAP), et au niveau inférieur se trouvent également GE (Galgalta ve Eynaïm) et AHAP (OzenHotem). Ensemble, ils forment les dix Sefirot, la structure de notre âme.

Tant que j’existe uniquement dans ce monde et que je n’ai pas commencé à corriger mon âme, je ne perçois que moi-même, mon niveau actuel, comme étant mon corps, ma vie. Et rien au-delà.

Mais lorsque je commence à étudier la Kabbale et que je rejoins un groupe, je commence à recevoir la Lumière Environnante (Ohr Makif). On l’appelle « environnante » par rapport à moi car elle est cachée dans ce qui m’entoure : les livres, le professeur, les amis par lesquels je reçois cette Lumière.

Je ne la reçois pas simplement « depuis les airs » ; il n’y a pas de Lumière supérieure dans l’air. Nous parlons de l’échelle des niveaux spirituels. Mais par rapport à une personne, elle se manifeste comme une Lumière qui lui est transmise par divers moyens.

Parfois, cette Lumière éveille une personne, et d’autres fois au contraire, elle lui procure une sensation d’obscurité, l’opposé de la Lumière. Le supérieur peut expliquer quelque chose à l’inférieur comme un adulte intelligent explique quelque chose à son élève. Et l’élève savoure ce qu’il entend et devient plus intelligent. Il perçoit cela comme une réception de la Lumière, de la connaissance et de la sensation.

Ou au contraire, le professeur, par rapport à l’élève, est dans un tel état, il lui transmet un tel matériel et une telle connaissance, une expérience telle que l’élève réalise à quel point il comprend peu la spiritualité, à quel point il se sent faible, fermé et vide. Ensuite, plus le maître lui donne, plus cela s’assombrit pour l’élève.

Cela ne dépend pas de la présence ou non de la Lumière de Hokhma, mais de la façon dont le supérieur s’adapte à l’inférieur. Or, si le supérieur s’adapte trop à l’inférieur, il le prive de toute possibilité d’action indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

Rechercher le supérieur

944Tout le travail d’une personne au début du chemin spirituel consiste à rechercher le supérieur. L’univers entier est structuré de telle sorte qu’il n’y a que le supérieur et l’inférieur, et rien d’autre. Le vaste monde qui semble nous entourer, tant les mondes supérieurs que ce monde-ci, sont en réalité rien de plus que nos propres désirs intérieurs qui ne nous apparaissent qu’à l’extérieur.

En réalité, seuls le supérieur et l’inférieur existent, formant une succession de degrés spirituels qui s’étendent de haut en bas. Ces degrés ou mondes n’existent pas indépendamment, ils sont à l’intérieur de nous. À mesure que nous évoluons, des parts toujours plus grandes de notre désir se révèlent à nous, remplies de la perception de l’existence, et c’est ce que nous appelons notre degré suivant.

C’est-à-dire que toute l’échelle spirituelle se trouve à l’intérieur de celui qui la gravit et qui par conséquent ressent, comprend et choisit de plus en plus.

Alors, qui sont ces deux-là, le supérieur et l’inférieur, les seuls qui existent dans toute la réalité ? Le supérieur, c’est moi dans mon état futur. Et l’inférieur, c’est moi dans mon état actuel.

Le supérieur, mon état futur, est celui où je suis le plus semblable au Créateur. Tous mes états, à partir de maintenant jusqu’à la perfection absolue, sont constitués d’une similarité croissante avec le Créateur, jusqu’aux niveaux d’un être humain qui ressemble au supérieur.

Tout est toujours structuré en dix Sefirot, une portion complète, une transformation complète de mes désirs d’un état « complet » à un autre (de Yekhida à Yekhida). C’est le changement minimal et complet en moi appelé un degré.

Le degré du supérieur par rapport à l’inférieur est comme le Créateur par rapport à la création. Lorsque je m’élève à ce degré supérieur, c’est-à-dire que je deviens semblable au Créateur en qualités, je deviens comme Lui, et ce degré supérieur qui m’est révélé à ce moment-là est le Créateur (Boré), qui signifie « viens et vois ». Car je me suis élevé là-haut et maintenant je « vois », c’est-à-dire que je reçois la Lumière de Hokhma dans mes récipients spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

Le Rabash est toujours avec moi

961.2Question : Lorsque vous étudiiez avec le Rabash, vous ne saviez pas ce qu’était un groupe en tant que tel ?

Réponse : J’avais une préparation différente. Le Rabash pensait qu’il y aurait un groupe, il était convaincu qu’il devait le faire. Je lui ai amené des étudiants. On peut voir le genre d’articles qu’il a écrits.

Mais le groupe ne s’est pas formé grâce à ces articles. C’est moi qui en suis sorti. Non, les autres en sont sortis aussi ; je ne les rabaisse en aucun cas. Ce sont tous mes anciens amis, et j’aime et j’apprécie chacun d’eux car ils sont aussi des élèves de mon professeur. Mais le groupe ne s’est pas formé à partir de nous.

Maintenant, chacun œuvre de son côté. Je ne juge personne. Chacun fait simplement ce qu’il peut et comme il peut. Je suis pareil, l’un d’entre eux. Mais j’étais l’étudiant le plus proche du Rabash, son assistant. Il a passé de nombreuses heures avec moi, à étudier ensemble, à tout faire.

C’est pourquoi j’ai développé un sentiment interne de connexion avec lui, qui me pousse à aller de l’avant. Je ressens qu’il est avec moi. J’ai le sentiment clair et net que dans tous mes efforts, il se tient derrière moi, et que je réalise tout en trouvant mon maître en moi.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Vous ou le groupe » du 01/08/2010

Adaptez la Kabbale

912Question : Vous êtes un professeur. Qui pourrait vous remplacer dans l’enseignement ?

Réponse : Je ne pense même pas que ce soit nécessaire. Il existe environ 20 000 leçons enregistrées. La Kabbale offre un volume considérable de connaissances, de conseils et d’exercices pratiques, plus qu’il n’en faut pour une étude approfondie et une application concrète.

Tant que je le pourrai, je continuerai à avancer. Une fois que j’aurai arrêté, rien de plus ne sera nécessaire. On peut prendre ces leçons archivées et les étudier systématiquement. Il y a au moins dix ans de matériel ; c’est largement suffisant pour atteindre tout ce qui est nécessaire. C’est plus que suffisant.

Néanmoins, j’essaie chaque jour d’offrir quelque chose de nouveau. Je continue à trouver des exemples plus clairs, un langage plus simple et des moyens plus accessibles d’exprimer la matière.

Dans la Kabbale, la simplicité est la clé. Contrairement à la philosophie ou à d’autres sciences où la complexité est souvent valorisée, la Kabbale exige le contraire : transmettre des concepts nobles, abstraits et intangibles de manière accessible et compréhensible, notamment pour le commun des mortels. Aujourd’hui, la Kabbale est destinée à une diffusion généralisée.

Je m’efforce de la rendre accessible à tous. Le grand kabbaliste du XIIe siècle, le Rambam (Maïmonide), a écrit que nous devons développer cette méthode et la simplifier afin qu’elle soit accessible aux femmes, aux enfants et aux personnes sans éducation formelle, bref, à tout le monde. Pas seulement aux intellectuels ou à une petite élite, mais à chaque individu dans le monde.

En fin de compte, chaque personne doit corriger sa nature et atteindre le niveau du Créateur. C’est l’essence même de la mission de notre génération, ou peut-être de la suivante, mais nous devons y parvenir dans les décennies à venir.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 20 000 leçons… » du 03/08/2010

Nous atteindrons le bonheur

427.02La force qui nous transforme aujourd’hui et bouleverse toute l’humanité : qu’est-ce que c’est ? Quel est ce petit programme ?

La force interne de ce programme est la force supérieure de la nature. Elle se manifeste spécifiquement dans l’être humain, et l’humain représente le stade le plus élevé du développement de la nature. Elle le transforme ; elle est orientée précisément vers lui.

Plus vite nous parviendrons à l’interaction intégrale de toutes les parties de la nature, plus vite nous comprendrons qu’elle représente un système intégral d’interaction, de soutien mutuel, et ainsi de suite, et plus vite nous atteindrons un état de bonheur, d’épanouissement et d’éternité ! Non pas vers la mort, comme c’est le cas aujourd’hui, mais vers l’éternité et la perfection.

Tout cela deviendra visible entre nous. Nous le verrons sous nos yeux.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 17/04/2025