Category Archives: travail intérieur

Une tête dans une fière solitude

Dr. Michael LaitmanQuestion : En quoi l’importance de notre unité influence le reste du monde ? Pourquoi l’intention correcte ne suffit-elle pas ? Pourquoi avons-nous aussi besoin de diffuser physiquement ? Quel mécanisme réveille les gens à qui nous nous adressons ?

Réponse : Nous sommes dans un système commun composé de cinq « couches » d’Aviout (l’épaisseur du désir).

Dans l’ensemble, notre monde appartient au degré zéro ou racine de l’Aviout, plus précisément, sa partie rudimentaire. Dans le langage de la Kabbale c’est ce qu’on appelle la racine de la racine de la racine, ou Malkhout à l’intérieur de Malkhout à l’intérieur de Malkhout du monde d’Assiya. Son désir est perçu sous forme de matière, qui existe en dessous de la vitesse de la lumière.

Le phénomène électromagnétique, la gravité, la physique et la chimie, la biologie et la zoologie, et la matière que nous percevons et reconnaissons, tout cela est essentiellement un désir du plus bas degré, séparé de la Lumière qui le régit. Du point de vue de la personne qui atteint, il n’y a pas de Lumière dans ce désir.

C’est pourquoi je travaille avec la matière. Après tout, une personne faire avec ce qu’elle voit devant elle. Et devant moi, il y a une nature minérale, végétale, animale et humaine du monde matériel, accessible à mes cinq sens. C’est de là que nous commençons : pas seulement de loin ou d’un point neutre, mais à partir d’une place opposée.

La matière du désir descend jusqu’à Malkhout du monde d’Assiya et poursuit son voyage vers le bas, dans la zone égoïste du spectre. Les 125 degrés de descente ne sont apparemment pas suffisants, nous descendons même plus loin dans les cinq couches de l’égoïsme.

Et le plus bas n’est pas n’importe qui, c’est Israël. Il était à la hauteur du don, et c’est pourquoi il est tombé au fin fond. D’un côté, Israël est « la plus petite des nations », mais de l’autre, il a «la nuque raide», c’est-à-dire le plus égoïste. Par conséquent, il éprouve le plus de maux, il est le plus loin, mais en même temps il est capable d’utiliser ce monde mieux que les autres.

Puis, la Lumière provoque des « vibrations » et influence fortement Israël, et ce dernier commence alors à se réveiller. Mais revenir n’est pas moins facile, surtout compte tenu du brassage qui a eu lieu au cours des milliers d’années et qui doit également être pris en considération.

« Pourquoi avons-nous besoin de nous soucier des autres ? » On me demande. « Pourquoi avons-nous besoin de ce lien avec le monde? Ne serait-il pas mieux nous soucier de nous-mêmes ?  »
Où avez-vous vu une tête dans une fière solitude? Pourquoi en avez-vous besoin, si ce n’est pas dans l’intérêt du corps ? Il est écrit qu’Israël a besoin de devenir «un royaume de prêtres» pour les autres nations. Celles-ci ne sont pas en mesure de recevoir la méthode de correction de leur propre chef, mais elles pourront le faire à travers Israël, en étant connecté à lui, à travers la brisure et le mélange.

Ainsi, « Israël » est essentiellement une vocation l’obligeant à établir une connexion avec les autres. Et cela n’est possible que par le contact au niveau matériel de notre monde, le degré du désir le plus bas, que nous percevons sous cette forme aujourd’hui.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 28/02/2012, Questions et réponses

Que pouvons-nous donner?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si nous avons l’intention de ne recevoir que pour nous-mêmes et que nous souhaitions sortir de cette intention et de donner sans réserve, que pouvons-nous donner? Nous n’avons rien à donner, parce que nous ne souhaitons pas recevoir ….

Réponse: Nous pouvons donner notre désir de donner sans réserve au groupe. Cela suffit. La satisfaction vient du Créateur, et le désir de donner sans réserve vient de nous. Je n’ai rien à donner, rien à donner sans réserve. Je vais vous donner ce qu’Il va me donner pour vous. De cette façon, nous examinons le lien entre les Partsoufim: Celui du haut, celui qui reçoit le premier, donne à celui du bas celui qu’il a reçu à partir de son Partsouf supérieur.

Nous avons seulement besoin de construire l’intention entre nous, pour moi de vouloir donner au lieu de me soucier de ce que je peux donner sans réserve.
De la leçon 1, de la convention d’Arava 23/02/2012

Quatre étapes vers la lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce qu’une personne sent l’effet de la lumière que corrige? Et si c’est le cas, comment sent-elle cette influence?

Réponse: La Lumière qui corrige nous touche constamment. Mais son effet est révélé après un certain nombre d’étapes à travers lesquelles elle nous touche. C’est un peu comme dans les quatre phases du développement de la Lumière directe-seulement quand Malkhout atteint son achèvement et la réalisation entière de Keter se produit en elle, alors seulement a lieu un bond vers un nouveau degré qui prend place et Malkhout du Partsouf supérieur devient Keter du Partsouf  inférieur. Et une fois encore, il y a une multitude d’actions internes de Keter vers Malkhout, le degré est réalisé, et une naissance à un nouveau degré a lieu.

C’est pourquoi la Lumière agit toujours sur nous, mais, naturellement, aussi fortement que le pouvoir qu’on utilise pour l’activer. Mais même lorsque la Lumière touche une personne d’une bonne façon, il y a toujours un besoin pour certaines actions internes, jusqu’à ce que l’on commence à reconnaître Keter, la racine, à l’intérieur de ces actions: Pourquoi les choses se passaient-elles ainsi, qui l’a fait, et ainsi de suite.

C’est pourquoi, lorsque nous commençons à sentir Qui travaille avec nous, pour quoi faire, ce qu’Il veut de nous, comment Il nous a créés, comment nous avons besoin de réagir envers Lui, et la façon dont nous réagissons envers Lui maintenant, cela signifie que nous avons atteint le point de Malkhout l’intérieur de nous.

De cette façon, dans les quatre phases du développement de la Lumière directe, Malkhout se sent tout à coup: « Keter qui est un donneur absolu, et je suis un récepteur absolu. Je ne peux pas tolérer la façon dont je suis! Que dois-je faire avec moi-même?! Je veux me limiter! « Malkhout a le pouvoir de se limiter elle-même. Lees Kabbalistes nous disent qu’à un tel niveau élevé du pouvoir de se restreindre soi-même et de cesser de travailler avec l’intention égoïste existe réellement.

Mais nous n’avons pas ce pouvoir. Pourquoi pas? Car nous avons besoin pour atteindre l’amour et le don sans réserve. C’est pourquoi nous devons nous connecter avec les autres. C’est ainsi que nous apprenons ce que le don sans réserve est, et, ensemble, nous appelons la racine, Keter, pour nous donner ce pouvoir.

Tout correspond pleinement aux quatre phases de la Lumière directe, soit directement, de haut en bas, ou dans la direction opposée, de bas en haut. Il n’y a rien d’autre.

Par conséquent, quand une personne sent en lui qu’il commence à percevoir où l’influence d’où vient la Lumière, ce qui signifie que non seulement il a atteint la réalisation du mal, mais aussi la racine de cette réalisation.

De la leçon 1, de la convention d’Arava 23/02/2012

Une personne nait dans la joie

Dr. Michael LaitmanNous devrions être très heureux par le fait que nous soyons arrivés à l’ouvrage le plus important, l’analyse la plus importante qui existe dans tous les mondes, même dans les mondes spirituels. Le Baal HaSoulam a écrit qu’il n’y a pas plus heureux moment dans la vie d’une personne que le moment où elle découvre qu’elle est incapable de sortir de son ego et aucun effort d’elle-même ne peut lui venir en aide. Alors elle en vient à sa première prière, son premier cri pour le Créateur.

Ce premier cri est la naissance. Un nourrisson pleure dès qu’il arrive au monde. Et cela signifie qu’une personne est née.

Espérons que nous atteindrons ce cri et deviendrons humain. C’est pourquoi l’effort que nous faisons vers elle s’appelle douleurs de l’enfantement. Et nous devrions être heureux que nous en soyons venus à cette question. Après tout, qui atteint ces douleurs de l’enfantement? Nous devrions être heureux et sérieux en même temps. Mais la joie doit venir de l’état, la mission. C’est là que commence la vie spirituelle.

Quand un enfant naît, les adultes sont heureux, même s’il pleure et crie. De même, l’homme en nous (celui qui fait tout le travail et toutes les analyses) se réjouit, et l’enfant maintenant est en train de naître, il souffre encore de la pression, de la tristesse et de la perception des troubles Ils doivent tous deux être ensemble.

De la leçon 1,de la Convention d’Arava 23/02/2012

Prêt à aimer

Dr. Michael Laitman«Commandement» dans la langue de la Kabbale signifie la correction du désir créé par le Créateur. Le désir se développe avec l’aide de la Lumière qui l’influence pendant les quatre phases de développement de la Lumière. A la fin, le désir «se gonfle» en une taille énorme et obtient tout ce que la Lumière est prêt à lui donner: l’amour, la réalisation, et l’abondance.

Au début, le désir était aussi minuscule qu’une goutte de sperme. Puis, avec l’aide de l’amour, il a « explosé » en une énorme boule. Donc, à un moment donné, quand les sens désirent l’amour, il se met soudain à se rendre compte que sa propre nature est opposée à lui. C’est ensuite immédiatement « dégonflé » et il est retourné à son point de départ.

Qu’advient-il de l’amour ressenti par le désir? Il se transforme en inquiétude et en peur, c’est ainsi, dans son monde propre limité. Le désir ne peut pas faire face à ce qu’il a reçu de la racine à travers les quatre phases de développement de la Lumière et ainsi il se limite lui-même.

Il fait un effort pour gérer la situation, obtenir la similitude, et fusionner avec la sensation précédente. Après tout, cette sensation est en fait la réalisation et la révélation du Créateur et de Son Essence. Ainsi, le désir cherche à « se gonfler » de nouveau et devenir de plus en plus semblable à Lui. Dans un premier temps, il effectue la correction dans les cinq Partsoufim dans le monde d’Adam Kadmon (AK); plus tard, il procède à NHY de AK en vue d’obtenir la Lumière de Hassadim (Miséricorde) dans le monde de Nekoudim, l’endroit du monde d’Atsilout.

Il devient alors incapable de poursuivre ce processus, et l’éclatement se produit: Le désir commence à réaliser que ses propriétés ne lui permettront pas d’atteindre l’amour parfait. Cependant, d’autre part, le désir acquiert une certaine sensation et une certaine compréhension, et il construit les mondes d’Atsilout (A) et de BYA.

Ainsi, nous atteignons la relation que nous avons l’habitude d’avoir dans le monde de l’Infini, en d’autres termes, nous atteignons l’amour. C’est ce que nous nous efforçons constamment de vérifier et de mesurer le niveau de l’amour que nous avons réussi à atteindre.

C’est pourquoi le Créateur a fait le groupe: j’ai des amis, j’ai quelqu’un à aimer. « Pratiquer avec vos amis et vérifier les résultats que vous avez reçus, » dit-Il. « Lorsque vous réalisez l’interconnexion correcte entre vous, je Me révélerai en vous. »

Le Créateur a brisé le récipient collectif, et aujourd’hui nous sommes un groupe brisé. Ce faisant, Il nous a donné une chance de ressentir et de Le révéler grâce à la correction que nous effectuons entre nous. De notre côté, notre volonté d’aimer est appelé le «récipient», et de Son côté, Sa Volonté d’aime est appelée « La Lumière ». A la fin  ils se rencontrent: Notre récipient corrigé est la «Shekhina divine», l’ « assemblée d’Israël, »et le Créateur s’installe en elle.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 09/02/2012, « Introduction au TES »

Faire d’une fantaisie une réalité

Dr. Michael LaitmanLes auteurs du Zohar ont atteint les degrés spirituels et les décrivent pour nous, les arrangeant de sorte que le flux de l’impact de la Lumière à partir de la description de notre état, nous soit bénéfique autant que possible et nous aide à réaliser l’état dans lequel nous nous trouvons.

Ils sont dans le système appelé le monde de l’Infini, un système de travail corrigé. Cependant, il nous est caché, et nous ne savons pas où nous en sommes. Nous sommes comme des bébés qui ne savent pas dans quel état ils se trouvent, dans ce monde, ce qui se passe, qui prend soin d’eux et comment. C’est comme si tout ce qu’ils recevaient, était déjà fait, mais ils ne savent pas d’où cela vient. Ils ont un monde propre à eux, qu’ils peuvent ressentir, et dans lequel ils vivent à l’intérieur.

Nous aussi, nous sommes encore détachés de la réalité actuelle, nous sommes dans une sorte de brouillard, de dissimulation, comme dans un rêve. Si nous pouvons imaginer l’état spirituel dans une certaine mesure, peu importe le degré de précision, et peut être, essayer d’être en lui, nous attirons la Lumière qui corrige à partir de cet État.

Mais il ne suffit pas d’imaginer un état spirituel, même si ce point de vue est plus authentique: que l’humanité est unie ensemble, dans le désir de donner sans réserve les uns aux autres, sous la garantie mutuelle, sous différentes formes correctes de connexion, et même dans le désir d’atteindre la propriété complète du don sans réserve, le Créateur. Ce n’est pas suffisant, car toutes les descriptions que nous essayons d’imaginer, ne sont rien de plus que notre imagination, elles ne sont pas différentes de nos fantasmes terrestres.

Si nous voulons que ces images soient réalisées et prennent une forme plus réaliste, et plus sensée, nous avons besoin d’une force qui va influer sur ce tableau imaginaire du degré supérieur et faire de la fantaisie une réalité spirituelle réelle, une force qui va la réaliser dans la pratique. Cette force est appelée la « Lumière qui corrige. »

C’est pourquoi nous lisons le Livre du Zohar, car à partir de sa lecture, nous appelons nous-mêmes la Lumière qui corrige de la manière la plus bénéfique et la plus forte. Ce que nous lisons n’a pas d’importance. Ce qui est important est dans quelle mesure nous voulons être dans ce sentiment, dans cette intention, dans cet état, comme les auteurs du Zohar qui nous parlent de ce sujet dans des mots qui sont au-delà de notre compréhension. Mais si nous voulons être dans le même cercle avec eux, ça marche, cela nous influence. C’est ainsi que nous atteignons le pouvoir de nous développer.

Dans notre monde, un enfant qui fait des efforts appelle la force de développement à partir de la nature  qui est arrangé pour lui par le système. Qu’il s’agisse d’un jeune chiot ou d’un enfant-la même loi s’applique à tout le monde. Ils sont tous les deux de petites bêtes, des animaux.

Dans le monde spirituel, cependant, tout suit l’intention. Il nous faut faire de grands efforts pour attirer la Lumière que corrige. C’est ce qu’on appelle «s’engager dans la Torah. » Nous commençons la lecture du Livre du Zohar par notre libre choix, avec l’aide des amis, du groupe, et d’un grand travail de préparation intérieure, souhaitant attirer la Lumière qui corrige.

De la 2ème partie du cours quotidien de  Kabbale 27/02/2012, Le Zohar

La dernière porte

Dr. Michael LaitmanNous voyons que, dans leurs explications les kabbalistes reviennent toujours aux mêmes principes. Il n’y a pas beaucoup de règles dans la spiritualité. Un seul et même état d’ascensions et de descentes, ainsi que leurs raisons, nous reviennent de différentes manières, mais c’est essentiellement toujours le même principe. Nous ne recevons pas de nouvelle force tant que l’on n’atteint pas une carence vraie.

Un serviteur du Créateur est une personne qui cherche constamment de nouvelles façons de se rapprocher de Lui. Ce rapprochement implique l’acquisition d’un nouveau récipient, le désir de donner, qui va à l’encontre de notre désir.

Une personne qui commence à étudier ne comprend pas vraiment encore ce que «pour» ou «contre» le désir signifie. Cela perdure jusqu’à ce qu’elle commence à voir qu’acquérir la spiritualité est en fait à la fois facile et difficile. Beaucoup de temps passe jusqu’à ce qu’elle commence à comprendre de quoi il s’agit.

C’est une sorte de période intérieure, qui transparaît secrètement à l’intérieur, par laquelle une personne participe à un travail spirituel plutôt passivement. Elle imagine encore la spiritualité comme quelque chose d’agréable à son égoïsme, une acquisition qui va lui donner des connaissances, une plus grande puissance sur les autres, et qui lui permettra de satisfaire ses désirs. En fait, une personne vient à la spiritualité pour cela, après avoir perdu l’espoir d’être satisfaite dans ce monde. C’est pourquoi elle décide de recevoir une satisfaction spirituelle.

Tout le monde pense de cette façon. Sinon, pourquoi étudier ? C’est ainsi que l’En-haut, la nature, fait les choses pour attirer une personne. Et même si vous dites à une personne quelque chose d’autre, elle ne vous entendra pas. Mais ce mensonge bénéfique retient une personne, au cours de cette période, dans le sentiment qu’elle est sur le point d’acquérir de plus en plus dans son désir de recevoir, dans son ego. Elle n’a pas vraiment comprit ce qu’on lui a dit, et bien qu’elle répète les mots « les désirs de donner», «la foi au-dessus de la raison, » elle n’a pas vraiment conscience de ce que c’est.

Elle attribue à ces notions sa propre interprétation intérieure, et est incapable de percevoir autrement. Il en est ainsi jusqu’à ce que finalement, grâce à l’étude de la sagesse de la Kabbale et de quelques légers coups ici et là, elle commence à comprendre en quelque sorte le vrai sens des concepts, tels que le désir de donner, l’amour de l’autre, et commence à s’élever au-dessus des buts égoïstes.

Elle commence à écouter davantage et est prête à rejoindre l’attribut du don. Tout d’abord, il s’agit d’un accord général, théorique, quelque chose d’abstrait : désirer donner au monde entier, à l’humanité, au Créateur … Ces concepts sont plutôt vagues, éloignés de la personne elle-même, de son entourage, et d’une réalisation effective.

C’est pourquoi elle est prête à « donner du contentement à son Créateur. » Mais quand il s’agit de mesures concrètes et qu’elle doit « aimer l’autre », les amis, elle n’est pas prête à faire cela. Encore une fois, cela demande beaucoup de travail.

Puis à nouveau, la Lumière Supérieure agit sur elle, en changeant ses récipients, jusqu’à ce qu’elle commence réellement à entendre que le désir de donner se réalise au sein du groupe. Le Créateur exige que nous réalisions en fait l’amour des autres, autant que nous le pouvons.

C’est bien sûr un mensonge, mais c’est un début.  Ainsi une personne devient le serviteur du Créateur – si elle fait effectivement des actions, qui aboutissent au désir de donner. Bien sûr, une personne ne crée pas elle-même ce désir de donner, ce n’est pas une conséquence directe de ses actions. Elle agit, comme si elle plantait les graines et voyait que rien ne germe. Et alors, elle recommence sans avoir encore obtenu de résultat, ce qui génère en elle beaucoup de déceptions.

En même temps, elle voit parfois un certain succès partiel : un peu plus de compréhension et de sensation. Finalement, cependant, elle arrive vers «ceux qui versent des larmes» et voit que son travail n’a servit à rien, si ce n’est à une demande, une requête, une prière adressée au Créateur. Quand elle arrive à cet état, appelé « la prière du plus grand nombre», et ouvrant la porte du ciel. Toutes les portes sont fermées, seule la porte des larmes s’ouvre. C’est ce qu’une personne découvre.

« Les Portes » (« Shéarim» en hébreu, vient de la même racine que le mot « supposé » – « Meshouar« ) et indique la façon dont une personne imagine la récompense attendue. Elle veut recevoir quelque chose derrière toutes ces portes, m’importe quoi sauf le désir de donner, et concernant le don, elle pleure seulement parce qu’elle voit clairement qu’elle ne peut pas l’atteindre par elle-même. Elle n’a pas non plus vraiment envie de l’atteindre jusqu’à ce qu’elle comprenne son importance.

Ainsi, une personne verse effectivement beaucoup de larmes, jusqu’à ce qu’elle crée la porte des larmes, jusqu’à ce que finalement elle termine sa construction en désirant l’attribut du don et en étant pas capable de l’atteindre. C’est pourquoi, elle est forcée de se tourner vers le Créateur. Jusque là, elle n’avait pas besoin de lui, mais maintenant elle voit que le Créateur est nécessaire.

Donc, par conséquent, elle veut le désir de donner et elle ne peut le recevoir que du Créateur. Elle parvient à tout cela dans le groupe, parce que c’est impossible autrement, et puis elle « récolte les fruits. » La Lumière qui corrige vient et le connecte avec les amis, et en leur sein le Créateur se révèle. Alors, une personne  » profite » du fruit de son travail spirituel. Tel est le chemin du serviteur du Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/2012, Écrits du Rabash

Utiliser au maximum ce qui nous est donné d’En haut

Dr. Michael LaitmanDe l’étude des dix Sefirot, partie 6, «réflexion intérieure, « Chapitre 7: L’amincissement de l’écran n’affecte pas les désirs, ni ne crée des changements en eux. Les désirs gardent la même profondeur qu’ils avaient avant l’affaiblissement de l’écran.

Par conséquent, nous n’essayons jamais de corriger le désir lui-même : sa profondeur (Aviout) ne change pas, seul l’écran change. Nos qualités intrinsèques ne changeront jamais. Les qualités avec lesquelles vous êtes nés, à la fois bonnes et mauvaises, resteront avec vous pour toujours.

La personnalité que vous aviez enfant restera inchangée jusqu’à la vieillesse. Une personne ne fait qu’apprendre tout au long de sa vie quelles qualités mettre en œuvre et à quel degré. Toutefois, l’ensemble de ses qualités intrinsèques sont à jamais intégrées en elle.

Nous ne faisons que corriger la mise en œuvre de nos qualités, de nos désirs et penchants. Nous devons amener chaque qualité dans son utilisation maximale tout en préservant un équilibre naturel entre l’ensemble de nos qualités et nos désirs. Après tout, il n’y a « pas de contrainte en spiritualité. » La seule chose est que nous devons utiliser toutes ces qualités pour donner à notre camarade et, ainsi pour donner au Créateur.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 16/02/12, «Étude des dix Sefirot »

Construire le lego des morceaux de l’âme

Dr. Michael LaitmanQuestion : Notre objectif est l’adhésion au Créateur, c’est la priorité absolue pour nous tous. Conformément à la loi de l’équivalence de forme, le but lui-même nous unit déjà. Mais nous voyons que ce n’est pas suffisant pour avancer, et que nous devrions faire davantage d’efforts dans la connexion. Tous ces efforts sont-ils les seuls moyens que nous avons pour progresser vers l’objectif, ou y en a-t-il d’autres ?

Réponse : Tout d’abord, la fin de l’action se trouve dans la pensée initiale. Le résultat final est l’adhésion au Créateur. Cela signifie que nous devons être en équivalence de forme avec Lui, parce que l’adhésion s’obtient seulement en fonction de l’équivalence de forme.

L’équivalence de forme signifie être comme Lui. Comme Lui, c’est être pur don. Cela signifie que je dois traverser les phases de correction, par lesquelles j’avance progressivement vers l’état de « comme Lui. » Pour lui, cela représente 100% de désir de donner et pour moi, cela s’exprime par la réception dans le but de donner, qui est le niveau le plus élevé. En-dessous de ce niveau se trouve donner dans le but de donner. Mais maintenant, je suis encore bien plus bas, je suis dans le don dans le but de recevoir et même de recevoir dans le but de recevoir.

A mon niveau actuel, au lieu de découvrir l’unité, la connexion, le système unique des âmes appelé «Adam», dans lequel je sens le Créateur et toutes Ses délices, Sa révélation totale, je découvre un monde brisé, confus, et détruit. Mais je dois comprendre qu’il m’a été donné comme un lego à construire, comme un puzzle à assembler. Après tout, « on voit à travers ses propres défauts” : je vois devant moi ce monde brisé, parce que je suis brisé, c’est pourquoi il me semble que le monde est brisé.

Je dois donc percevoir tout ce qui est devant moi comme une copie de mon système interne, de mon sentiment et de mon esprit – dans la mesure où je suis brisé, ce monde m’apparaît brisé – au lieu de percevoir tout ce qui est devant moi comme un système supérieur divin, qui y opère et y existe.

Cela signifie que tout notre travail doit être mené de l’intérieur, car tout ce qui semble exister à l’extérieur est l’empreinte de mes attributs internes. Je dois me corriger, et le monde sera ainsi corrigé. Il ne faut pas procéder à une réforme ici et là, comme les « réformateurs du monde» le prétendent. On ne peur rien faire d’autre dans le monde, que de diffuser la méthode de correction et de l’éducation intégrale.

En fait, quand je dissémine et m’occupe de l’éducation, je prends également soin des parties de mon âme, qui, pour l’instant je ressens comme détachées de moi. Par conséquent, je devrais prendre soin d’elles de cette façon, comme si elles étaient à l’extérieur, et devrais leur apporter les connaissances, et la méthode de l’éducation. Mais ensuite, je découvrirai que tout le monde est comme mon groupe, des parties inséparables de l’UN, un système unifié, et forme tous ensembles un tout avec moi.

Par conséquent, nous devrions essayer de voir le monde entier intérieurement. Après tout, tout cela est Un, un tout ; il n’y a pas ce monde et le monde spirituel, mais plutôt un seul système, qui me semble en attendant être hors d’état de fonctionner. Alors, que dois-je faire afin de le voir comme un seul récipient ? C’est ce à quoi doivent tendre nos actions. Si nous nous approchons ainsi de notre plan de travail, de notre diffusion, de notre travail interne, et des différentes connexions entre nous – nous y parviendrons.

Du cours quotidien de Kabbale Du 26/02/12, « Le but de la société »

Un amour sans illusion

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot, » Point 87 : Tant que nous navons pas obtenu une réalisation complète, claire et absolue, l’amour est absolument au-delà de notre capacité, car il dépend de la compréhension du cœur, et tout travail ou contrainte restera alors sans effet.

De toute évidence, ce qu’on vous dit et ce que vous pensez n’est pas suffisant. Parfois, une personne imagine qu’il a déjà atteint l’amour et l’infini. Cela arrive à tout le monde. Comment pouvons-nous dire de telles illusions sur la réalité ? Comment pouvons-nous vérifier s’il s’agit en fait bien d’une révélation spirituelle ?

La révélation signifie qu’une personne a obtenu l’attribut du don. Elle s’examine elle-même et reconnaît son amour pour les êtres créés et pour son groupe ; elle voit qu’elle atteint le Créateur (qui est, la propriété du don « revêtu » en elle) intérieurement, grâce à l’interconnexion générale entre ses amis. Par conséquent, elle sent qu’elle s’élève au-dessus de son égoïsme, le désir de recevoir, en restant en contact avec celui-ci, tout en étant aussi à l’extérieur de ce désir.

A ce moment, la personne se compose de deux parties:

  • du corps précédent : l’égoïsme, le désir pour les plaisirs;
  • d’un nouveau corps : le désir de donner qui comprend le pouvoir de donner, qui deviendra finalement son âme. Elle vit en lui et veut l’étendre.

Ces deux parties existent comme un seul tout et ne peuvent pas vivre l’une sans l’autre. Elles peuvent être comparées à des haltères : Une personne se sent déchirée entre ses deux parties, ses deux sphères, et les équilibre. Dans un premier temps, étape par étape, elle annule l’une de ces deux parties et renforce l’autre. Ainsi, une force supplémentaire est donnée à la partie gauche ; elle devient alors plus lourd et déclenche une juste amélioration du désir de donner. En conséquence, la force des deux parties se développe, et la personne avance en plaçant un pied devant l’autre : Le désir croît sur le côté gauche et le don se développe sur le côté droit.

Ces efforts aboutissent à la révélation qui se produit au milieu, grâce à l ‘ »épaisseur » (Aviout) et à la pureté (Zakout) du désir. Par ailleurs, une personne comprend que, pour pouvoir révéler quoi que ce soit, elle a besoin de sa partie inférieure – son désir égoïste, une résistance. Elle commence à accorder de la valeur à la résistance puisque, grâce à celle-ci, elle connecte son Aviout au désir de donner et crée avec les deux couches un écran (Massakh), sur lequel apparaissent des images spirituelles.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 09/02/2012, « Introduction au TES«