Category Archives: travail intérieur

Se préparer

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que doit-on  demander au congrès pour ne pas vous entendre dire après,  «Pourquoi n’avez-vous pas demandé ?»

Réponse: Nous devons constamment penser à la façon dont nous imaginons déjà cet état ​​spécial et comment nous aspirons à le réaliser au congrès, oubliant complètement le monde pendant trois jours.

Nous devons tout laisser derrière et fermer la porte derrière nous afin de nous retrouver vraiment au degré suivant. Ceci nécessite la préparation la plus sérieuse: j’étudie les articles, je vais aux cours, je travaille dans la diffusion, et peu importe ce que je fais, tout cela est la préparation. Je suis constamment conduit par l’anticipation, l’attente que quelque chose va se produire.

Nous devons arriver au congrès comme si nous arrivions à notre rédemption. Je ne peux pas attendre pour cela et je pense que je vais tout simplement exploser si  cela ne se produit pas.

 De la 4e partie du cours quotidien Kabbale du  06/11/11 ,« Matan Torah » (Le Don de la Torah)

La force qui brille en vous

Dr. Michael LaitmanNous commençons notre chemin spirituel par un réveil d’En-Haut, un soi-disant « point dans le cœur ».Il se réveille lors d’une de nos réincarnations à un certain moment, dans certaines circonstances. Nous ne savons pas pourquoi, mais une personne perd tout d’un coup une sensation de plénitude dans son désir de plaisirde tout ce qu’elle fait dans la vie.

D’autre part, elle commence à ressentir un nouveau désir supplémentaire qui l’attire quelque part. Comme il arrive souvent dans notre vie, elle commence à sentir les deux points simultanément. Disons, elle est déçue dans certains travaux, il lui semble que quelque autre occupation pourrait mieux la satisfaire. Elle est insatisfaite des diverses situations de la vie et en même temps, commence à voir de nouvelles possibilités.

La même chose s’applique ici. Finalement, je deviens déçu de ma vie, et cela ne nécessite pas de circonstances dramatiques, comme les faillites ou d’autres problèmes. Je ne ressens simplement plus de satisfaction. Dans le même temps, je commence à suivre une nouvelle direction claire, et j’arrive à un endroit qui semble mieux me satisfaire.

Quelle est la différence? Jusqu’ici, il n’y a aucune différence. Beaucoup de personnes se joignent à divers cercles, sociétés, groupes et mouvements spirituels, tels que le New Age, où ils se satisfont en faisant du sport ou en s’impliquant dans divers passe-temps.

Au début, quand une personne trouve la sagesse de la Kabbale, ce qui se passe et comment c’est différent d’autres endroits, cela n’est pas clair pour elle. Elle  entend: « Si vous voulez réaliser quelque chose, vous devriez vous joindre au groupe », mais cette idée ne semble pas être spéciale car il y a tellement d’autres endroits où la même condition est mise en avant.

Une personne est très rarement tenue de s’unir avec les autres; habituellement cela implique un effort exquis externe. Tout aussi souvent, il est prévu de faire un effort interne pour se connecter avec d’autres, par exemple, disons une unité militaire dans  laquelle chacun doit prendre soin des autres en vue d’atteindre l’objectif, qui est clairement égoïste.

Ceci est très différent d’un groupe kabbalistique. Ils disent: «C’est seulement en atteignant le don sans réserve que vous gagnerez une force générale pour donner. » Mais où l’obtenez-vous ?  Non seulement vous devriez vous efforcez de vous connecter avec vos amis, mais vous devriez également demander qu’une nouvelle force spéciale se révèle au sein de votre unité.

Cette force va se révéler comme un résultat de vos nouvelles activités, c’est-à-dire votre désir de vous connecter de façon non-égoïste, comme dans une équipe militaire, mais plutôt en conformité avec les conseils des kabbalistes, les enseignants qui nous conduisent vers une nouvelle dimension supérieure. Si vous écoutez ce qu’ils disent et lisez ce qu’ils écrivent sur la dimension supérieure, vous allez rejoindre le groupe et essayer d’atteindre l’unité avec vos amis. Vous allez également apprendre à aimer vos amis, et vous pourrez lire des livres qui élucident la connexion et l’amour entre vous.

Vous devez vous attendre à ce que les livres et les efforts pour vous connecter avec d’autres vont révéler une nouvelle force appelée « le don sans réserve et l’amour ». Ainsi vous grandirez au sein de cette force d’amour et de don sans réserve. La force supérieure qui brille à l’intérieur de vous, va vous accorder cette sensation. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/11/2011, Ecrits du Rabash

L’obligation d’un étudiant est d’être heureux!

Dr. Michael LaitmanNous devons toujours tendre vers la perfection! Une personne ne se développe que parce qu’elle marche constamment sur la ligne droite, ce qui s’exprime par le bonheur. Nous devrions toujours nous imaginer les bons états: les états de développement, l’élévation, la bonne humeur, la crainte, la grandeur du Créateur, et l’importance du but.

C’est ce à quoi tout notre travail et notre souci devraient être destinés, aussi ne permettons pas à l’ego de nous amener au désespoir. Ceci est très important.

Parfois il peut sembler que nous nous noyons dans l’autocritique et que nous plongeons sérieusement et douloureusement en nous-mêmes. Ceci peut être considéré comme des signes d’un grand homme  qui travaille sur lui-même. Pourtant, ce n’est pas un travail sur soi, mais plutôt suivre son égoïsme.

Être sérieux ne signifie pas se promener avec un visage triste, mais être dans une grande tension, garder constamment le sentiment de la grandeur du but. Vous devriez vous élever à l’image de l’objectif souhaité comme vous l’imaginez. Cela devrait vous tenir dans une aspiration constante et impressionnante pour atteindre l’état du don sans réserve vers le Créateur,  pour Lui plaire comme à un proche.

Il dit: «Tu n’auras pas d’autres dieux ». Pouvez-vous imaginer une situation dans laquelle seul le Créateur est en face de vous en tant que votre but constant? Si oui, vous devez développer votre attitude envers Lui et comprendre comment, sous quelles conditions, et dans quel cas, vous pouvez Lui donner sans réserve ? C’est seulement quand vous êtes ensemble avec les amis, le désir d’être avec eux. C’est-à-dire, que nous avons un désir commun, une direction, dans laquelle chacun se connecte et est attiré vers Lui, afin de Le rendre heureux. Après tout, il n’y a rien d’autre que nous pouvons Lui donner!

Imaginer cette situation et vivre avec ce désir, c’est l’état initial à partir duquel une personne commence le mouvement correct vers le but. C’est ce qu’on appelle la ligne droite.

Lorsque la lumière de gauche apparaît opposée à cela, nous comprenons qu’elle nous a été donnée afin que nous élevions la ligne droite encore plus haut jusqu’à ce que nous atteignions le véritable don sans réserve. Nous ne pouvons y parvenir que si la ligne de gauche se développe, et que nous avançons au-dessus. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/11/2011, Ecrits du Rabash

Donner sans réserve sans récompense

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam: « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»: A cause de cela nous sommes obligés de commencer par Lo Lishma (pour soi-même). Le Rambam dit, « nos sages ont dit:« On devrait toujours étudier la Torah, et ​​même Lo Lishma, car à partir de Lo Lishma on en vient à l’intention altruiste de Lishma ».

Cela signifie que je dois d’abord donner sans réserve aux amis, aux autres, et au Créateur, autant que je peux, en pensant que grâce à cela, je me sens bien. Je n’ai pas encore l’intention correcte, mais pourtant j’effectue déjà des actions de don sans réserve. Nous sommes habitués à nous faire des faveurs les uns aux autres dans ce monde, en espérant en tirer profit. Une personne n’aide pas les autres à moins d’y voir un avantage personnel.

Dans le même temps, mon carburant ne vient pas de la Lumière qui ramène vers le bien, mais de mon propre intérêt. Je reçois un salaire égoïste pour mon don et c’est clair pour moi. Mais grâce à ces actions, je réveille la Lumière qui ramène vers le bien, et cela change ma récompense.

La lumière fait « un miracle », quelque chose d’inconnu pour moi. Elle me permet de donner, sans aucune récompense. Je suis rempli, mais seulement par le don sans réserve. C’est un « mouvement en sens unique ». Pour le moment nous ne pouvons pas imaginer un tel remplissage, mais quand la Lumière va nous changer, nous allons comprendre ce que c’est.

Alors en attendant, j’agis avec une intention égoïste de Lo Lishma, comme si je voulais atteindre l’intention de Lishma. Je donne sans réserve aux amis, j’étudie afin d’éveiller la Lumière qui va me changer, mais en attendant, je trouve un plaisir personnel en cela. Sinon je ne pourrais pas commencer.

Plus tard, la Lumière qui ramène vers le bien me permet d’agir sans penser à moi. Puis je découvre que je suis totalement hors de moi, dans d’autres, ou dans le Créateur, ce qui est la même chose pour moi.

Ainsi, le monde spirituel, l’intention altruiste, le don sans réserve, c’est quand je peux agir sans aucune récompense, sans aucun avantage personnel, consciemment et inconsciemment. Seule la Lumière qui nous influence peut nous permettre de faire cela, même si pour l’instant nous effectuons des actions égoïstes, à condition que nos actions correspondent parfaitement aux conseils des kabbalistes.

Nous étudions ensemble, comprenons que nous étudions sur les états corrigés, et voulons nous retrouver en eux. Par notre grand désir de les connaître, de se connecter avec eux, nous  réveillons la Lumière environnante sur nous-mêmes.

En fait, les livres de Kabbale nous disent comment nous sommes reliés les uns aux autres, comment donner sans réserve à l’autre, et se transformer en un récipient corrigé. Donc, si nous aspirons à cet état, au moins un peu, puis de là, comme d’une source d’eau, la Lumière qui ramène vers le bien vient et nous rapproche de la perfection. 

De la 4e partie du cours quotidien de  Kabbale du 01/11/2011, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»

Quand le Créateur est proche

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»: Mais nous ne savons toujours pas ce qu’est le raffinement. En ce qui concerne ce qui a été mentionné avant, nous savons que, « Du poulain d’un  âne sauvage est né un homme. » Et nous sommes complètement immergés dans la crasse et la bassesse de l’auto-réception et de l’amour de soi, sans aucune étincelle d’amour pour son compagnon et sans le don sans réserve. Dans cet état, on est dans le point le plus éloigné de la racine.

Quand on grandit et qu’on est éduquée par la Torah et les Mitsvot (commandements), définis seulement par le but d’apporter du contentement à son Créateur et pas du tout pour l’amour de soi …

Une personne est dans le bon environnement, dans l’atmosphère correcte, près du groupe , de l’enseignant, et des livres quand on lui dit ce qu’est l’essence de son désir, comment l’accomplir, dans quelle direction, vers quelle situation, et quel but atteindre. Puis une personne grandit et apprend.

On en vient au don sans réserve pour son prpchain. Il arrive au degré par le remède naturel en étudiant  la Kabbale avec l’intention altruiste…

Finalement, nous étudions la sagesse de la Kabbale avec la bonne intention en vue d’atteindre le don sans réserve mutuel et ainsi d’assembler un récipient, selon le principe «un homme dans un seul cœur ». Tout ce qui est appelé « la Torah et ses commandements» est uniquement destiné à construire le récipient corrigé. C’est pourquoi il est dit : «Aime ton prochain comme toi-même est la grande règle de la Torah. » C’est parce qu’elle est censée faire de nous un récipient général corrigé.

Alors pourquoi avons-nous besoin d’unité? Afin de donner sans réserve au  Créateur et de Lui apporter satisfaction. Cela signifie que nous devons développer les  sentiments corrects entre nous, pour développer la bonne attitude envers ce que nous appelons «le Créateur», afin qu’Il soit très proche et cher à nous, afin que nous voulions vraiment lui apporter le contentement et ressentir du plaisir en cela. Le groupe peut transmettre à une personne cette attitude chaleureuse.

Par ce que la créature se développe dans les degrés de la sublimité supérieure jusqu’à ce qu’elle perde toute forme d’amour-propre et d’auto-réception. Dans cet état, les attributs de chacun sont soit pour donner sans réserve, ou pour recevoir en vue de donner sans réserve. Nos sages ont dit à ce sujet, « Les commandements ont été donnés uniquement dans le but de purifier les gens avec. »

Les actions que j’effectue pour corriger ma nature sont appelés «commandements». Leur but est de m’aider à me lier, comme avec les chaînes, dans tous mes  620 attributs, à tous ceux qui sont en dehors de moi. Grâce à cela  je peux devenir celui qui donne sans réserve et me connecter à tous en un seul.

Les actions qui me connectent aux autres sont appelées les « 248 commandements positifs» de Bina qui peuvent être partout. Ensuite j’utilise le désir des autres et mon désir, afin de les remplir, et ce  sont déjà « les 365 commandements négatifs. »

Nous pouvons dire que les commandements négatifs appartiennent à Galgalta ve Eynaim. Hillel disait: «Fais aux autres comme tu voudrais qu’ils te fassent ». Premièrement, je refuse d’exécuter toute action, car je n’ai pas encore le pouvoir de donner sans réserve. Ensuite, je passe à des commandements positifs qui peuvent être résumées par le principe de «aime ton prochain comme toi-même ». Ce sont déjà les commandements de AHP , les actions en direction de la véritable connexion.

Et puis il adhère à sa racine, comme il dit, « et adhérer à Lui. »

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du  01/11/2011, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés »

Comment pouvez-vous être traité si vous ne vous sentez pas malade?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le Baal HaSoulam dit dans l’article « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés» que la chose principale est de commencer et de ne pas abandonner au milieu. Qu’est-ce que cela signifie?

Réponse: Vous pouvez également être à côté de la plaque dans le monde corporel si vous considérez les coutumes comme des commandements. Une personne s’habitue simplement à effectuer certaines actions plutôt que de révéler par elle-même les commandements interne, comme correction de ses attributs.

Quand quelqu’un se corrige, il traite avec le Créateur, il veut attirer la Lumière, devenir comme Lui, et approcher l’adhésion avec Lui. Mais si les commandements deviennent des «actions physiques» auxquelles la personne est habituée, elle ne suit pas  la voie spirituelle, mais apprend tout simplement à effectuer certains rituels acceptés dans son environnement.

Nous ne disons pas que c’est mal, mais nous ne disons que cela ne corrige pas l’âme. Ce n’est pas pour cette raison que nous existons dans le monde. C’est seulement une condition externe qui peut rendre la véritable correction interne plus facile. Dans l’état parfait, l’internalité et l’externalité devraient se soutenir l’une l’autre. Malheureusement, cela n’arrive pas vraiment.

On ne devrait pas s’arrêter sur la voie spirituelle. Quand une personne commence à se corriger, elle découvre combien  lle  est stupide. Cela  brise son cœur et elle ne peut pas continuer. Elle découvre qu’elle n’est pas le héros qui se corrige lui-même et en profinte comme elle pensait.

Un plan similaire peut fonctionner dans la vie ordinaire, car une personne travaille égoïstement sur quelque chose d’externe. Ici, au contraire, elle doit utiliser quelque chose d’extérieur, afin de travailler sur son égoïsme. Ce travail est complètement opposé, inhabituel pour elle. Nous ne sommes pas habitués à l’idée que nous devons changer dans notre racine, notre essence. Maintenant ce n’est pas que je travaille sur quelque chose, mais plutôt que quelque chose fonctionne sur moi. Par ailleurs, je ne dois pas attendre passivement, comme un patient au cours d’un traitement médical, mais plutôt demander tout le temps: « Change-moi! Change-moi! »

Comment pouvons-nous remplir cela ? Si je pouvais sentir et comprendre davantage, ce serait différent. Mais comment puis-je demander quelque chose que je ne veux même pas? Comment puis-je demander quelque chose qui est contraire à ma nature? « Permets-moi d’aimer les autres, laisse-moi me connecter à eux», c’est comme demander les pires ennuis. Naturellement je veux utiliser le monde en ma faveur, mais je dois demander au Créateur de modifier le programme en moi: « Modifie mon cœur et mon esprit, ce n’est pas grave ce que j’étais avant, fais moi juste prendre soin des autres. »

Dans le même temps, une rafale de sentiments altruistes à laquelle une personne peut être capable de s’accrocher un instant après avoir été déçue par tout le reste n’est pas suffisante ici. Non, un seul cri ne va pas aider. Vous devez constamment le soutenir et garder propre ce nouveau désir paradoxal, tout le temps.

Cet effort semble impossible. C’est pourquoi il est dit: «Un millier entrent dans une salle, mais un seul sort vers  la Lumière. » Tous les autres aussi font un excellent travail en se corrigeant en quelque sorte, mais les circonstances sont différentes, et ce n’est pas leur tour maintenant.

Donc le problème est que le commandement d’aimer les autres est contraire à notre nature. 

De la 4e partie du cours quotidien de  Kabbale du 31/10/2011 , « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»

Travaillez et la terre portera ses fruits

Dr. Michael LaitmanNous recevons tous un certain sens initial de l’importance du fruit amer du don sans réserve, mais nous ne pouvons supporter son goût terriblement amer. Cependant, si nous disons constamment à l’autre combien c’est important, alors tout le monde sera imprégné de cette importance. D’autre part, une personne ressentira plus clairement combien cela la répugne, contre sa nature tout entière. Elle aura le sens que cette chose est extrêmement précieuse, mais est au-delà d’elle-même.

Si une personne est dans l’environnement qui lui dit qu’elle n’a pas le choix car ce fruit est vital pour elle, et c’est toute sa vie, alors elle accepte de changer sa nature. Elle  commence à découvrir qu’il y a un remède pour cela, et exige la force qui va la changer: la Lumière qui ramène vers le bien.

Ainsi, progressivement, elle découvre un nouveau goût. Elle commence à trouver la douceur de cette amertume en ajoutant encore plus d’amertume!

Le Talmud donne un exemple en  interdisant de saupoudrer un citron ou un pamplemousse avec du sel, car il adoucit l’amertume naturelle et la transforme en douceur. Comme il est dit: «Le sel adoucit la viande ».

Aux fruits amers, nous ajoutons un composant encore plus amère, – l’écran  anti-égoïste et alors il devient doux! Ainsi, une personne obtient un remède appelé la force du don sans réserve.

Et puis l’amertume, qu’elle ressentait avant dans ses désirs égoïstes, devient douce à cause de l’écran. Autrement dit, elle obtient une connexion avec le don sans réserve, car le don sans réserve la change en plaisir pour elle. Et le donneur, qui est le Créateur, devient proche d’elle à un point tel qu’une personne ressent le désir de donner au Créateur.

Elle développe ensuite ce goût pour le don sans réserve, comme dans notre vie, nous développons un goût pour une nouvelle nourriture, et elle devient un plaisir pour nous. Un enfant ne boira  pas du vin parce qu’il est aigre ou amer, il  préférera plutôt un jus de fruit. Il refuse de manger des aliments très épicés et aigres que nous mangeons. Nos goûts normaux se développent également pendant notre vie, et nous pouvons développer une nouvelle attitude envers des choses qu’auparavant, nous ne pouvions pas tolérer.

La même chose arrive dans notre travail intérieur. Le don sans réserve est un fruit très amer. Il n’y a rien de séduisant en lui, c’est l’inverse tout ce qu’il y a en lui nous repousse. Toutefois, si une personne se soucie de l’importance du don sans réserve, cette importance se transforme en ligne droite pour elle, et l’amertume en ligne de gauche. Et puis elle construit une nouvelle ligne médiane, un moyen de goûter la douceur de l’amertume.

Il est tout à fait comme le Megillat Esther (Livre d’Esther), ce qui signifie la divulgation (Megillaha ) de la dissimulation (Esther). La douceur est ressentie dans l’amertume, et « l’obscurité va briller comme la lumière. » Et donc tout ce que nous nous sentions tellement amer devient doux à cause d’une nouvelle attitude.

Mais «la terre ne portera pas ses fruits jusqu’à ce que l’homme soit créé ». Les fruits existent déjà, et la terre est prête à les porter, c’est juste qu’une personne doit naître pour sentir qu’il y a un sol fertile, portant des fruits, et qu’ils sont  doux sinon, ce ne sont pas des fruits. Autrement dit, ce sont les fruits qui sont révélés à la suite du travail de l’homme, et sans cela, il ne récoltera  pas les fruits.

Dans la mesure où il a construit la ligne médiane, une nouvelle attitude face à ce qu’il ressentait comme amer, il va révéler qu’il s’agit d’un fruit sucré. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/11/2011, Ecrits du Rabash

Le voleur qui n’a pas volé une pièce de monnaie

Dr. Michael LaitmanLe fait que nos désirs soient brisés et distanciés des autres est une grande aide. Grâce à cela, nous sommes dans une situation similaire à celle décrite dans la parabole où le roi voulait transférer son trésor entier d’un endroit à un autre, mais avait peur de mettre tout ça dans les mains d’une seule personne puisque toutes étaient des voleurs.

Alors il divisa son trésor et a donné à tous une pièce de monnaie afin que chacun puisse résister à la tentation de la voler, afin de l’apporter à l’entrepôt. De cette façon, le roi a transféré son trésor entier vers le nouvel emplacement.

C’est exactement ce qui nous arrive. Nos Kli (désirs) sont brisés, de sorte que chaque personne a son propre désir de petite taille à porter. Cependant, si elle se connecte à d’autres, elle ne prend pas le mauvais désir brisé en eux, mais prend de la force pour surmonter son propre désir.

Cela nous donne des avantages. D’abord, tout ce que j’ai besoin de restreindre est mon désir de petite taille. Deuxièmement, autour de moi il y a une grande société avec des forces immenses, et donc peut m’influencer avec ses valeurs.

Après tout, bien que nos désirs soient brisés, ils sont connectés à un seul système. Autrement dit, nous ne sommes pas connectés les uns aux autres par notre propre désir, mais contre notre volonté, et non pas de notre côté, mais du côté de la nature. Si je suis sous l’influence des ces désirs qui sont si loin de moi, je peux alors les utiliser comme un instrument étranger, au lieu du Créateur.

Il s’avère que, grâce à la brisure, je reçois « l’aide à son encontre » : je peux utiliser une partie de mon désir qui a été séparée de moi par mon égoïsme. Il me semble que ces désirs sont en face de moi, loin de moi, et rejetés et détestés par moi. Ainsi je peux les utiliser comme des forces de soutien.

Cela signifie que la brisure nous est d’une grande utilité. D’une part, je ne suis pas obligé de corriger tout à la fois, tout le désir et résister ainsi aux trésors du roi. Il suffit de surmonter la tentation d’une pièce de monnaie placée en face de moi.

D’autre part, je reçois de tout le monde les forces qui me permettent de ne pas voler. Tout le monde me convainc de la grandeur du roi. Si je peux en quelque sorte me connecter à mon désir brisé, lui céder un peu, même de façon égoïste dans mon propre intérêt, ce qui est appelé « Lo Lishma , alors c’est bien. Et à travers eux je reçois la Lumière qui corrige mes désirs.

Après tout, la lumière intérieure ne peut pas briller en moi, mais la lumière environnante, si!  

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 31/10/2011, TES

Le désir n’est pas brisé, l’écran l’est

Dr. Michael LaitmanQuestion : Vous dites que les désirs sont brisés, mais je les perçois comme un tout. Alors, qu’est-ce qu’un désir « brisé » ?

Réponse : Le désir de recevoir pour soi-même est appelée « brisé ». Et le désir orienté vers le don sans réserve est appelé « corrigé » ou sain. Ce désir ne se brise pas, l’écran oui.

Le désir est toujours sain. Si mon désir a un écran, et quand la lumière vient, je suis capable de la transmettre aux autres et ne garder que ce dont j’ai besoin pour mon existence, cela signifie que toute la lumière supérieure passe de moi aux autres. Elle ne s’attarde jamais en moi, elle circule constamment du monde de l’Infini à tout le monde sans exception. Puis je me sens absolument rempli, et la force de vie circule toujours en moi.

Mais si je n’ai pas cette qualité, ce qui signifie que je ne possède pas l’écran, la lumière supérieure ne m’atteint pas. Elle retourne immédiatement à sa source, la réalisation de la condition de la première restriction (Tsimtsoum Aleph ou TA ) : la lumière ne pénètre pas dans le désir de recevoir sans l’écran. C’est pourquoi je pense que j’existe « en moi » et non pas dans la Lumière.

« La chose en moi », de laquelle je suis, est appelée « ce monde », soit ce que nous percevons pour l’instant. « Ce monde » est ce que je perçois en moi.

Le monde d’en haut est ce que je ressens en dehors de moi, lorsque je me connecte au reste. Puis je perçois la vie dans son ensemble, et toute la Lumière du Créateur passe à travers moi vers tout le reste.

C’est pourquoi avoir un écran est quand je suis connecté à tout le monde où passe la lumière aux autres, ce qui est appelé « corrigé ». Et l’état où je n’ai pas un écran est appelé « brisé ». Le désir n’est pas brisé, l’écran l’est, même si nous utilisons fréquemment le terme : « désirs brisés »

De la leçon virtuelle du dimanche 23/10/2011

L’amour conscient pour un fruit amer

Dr. Michael LaitmanImaginez votre état qui est le même lorsque vous souhaitez donner à votre enfant quelque chose d’horrible, mais qui a bon goût pour eux. Ils ne le comprennent pas du tout et ne sont pas disposés à l’accepter. De même, nous devons consommer un fruit extrêmement amer et en tirer du plaisir en même temps. Mais comment puis-je aimer une telle amertume?  Comme un citron dans ma bouche, je crispe juste en le regardant.

Il y a la nourriture que nous mangeons juste pour accentuer sa douceur : l’aigre, le salé ou l’amer. Nous ajoutons des ingrédients afin de diluer un peu le goût, puis le sentons à travers le contraste des goûts opposés, comme « l’avantage de la lumière sur les ténèbres ». La Lumière est la douceur de notre désir de recevoir du plaisir.

Mais ici nous parlons de la transition vers l’amour désintéressé, le fruit amer. Je le rejette, par nature, et je suis incapable de sentir en lui son ultime grandeur. J’ai besoin de développer un désir pour lui alors j’augmente constamment et développe mon aspiration vers ce fruit amer, douloureux et désagréable, avec un désir de douceur qui ne fera que croître. Est-ce vraiment possible ?

Toutefois, cette mesure est nécessaire pour nous sortir du degré animal, où nous nous développons sous l’influence de notre ego, à la poursuite du plaisir. En réalité, les animaux ne recherchent pas vraiment du plaisir; ils opérèrent simplement selon leurs instincts.

Mais l’homme commence à s’élever au-dessus du degré animal et acquiert les désirs humains, alors il invente des plaisirs supplémentaires. Son désir de recevoir du plaisir croit beaucoup plus que le désir d’un animal régulier qui passe sa vie sans se développer, comme il est écrit : « Un veau d’un jour ancien est déjà considéré comme un taureau ».

Mais alors que nous nous développons dans ce monde, nous cherchons de plus grands plaisirs. Notre égo est toujours croissant et continue de créer de nouvelles sources de plaisir pour soi. De cette façon, nous poussons l’animal et le transformons en bête énorme.

Dès lors nous passons à un tout autre degré humain. Et la première chose qui se passe ici est notre perte d’entraînement pour l’accomplissement de l’égo. Nous commençons à sentir que cette vie ne nous est plus satisfaisante : elle devient fade et sans saveur. Une personne devient déprimée et commence à penser à la signification de sa vie.

Beaucoup de gens l’ont déjà senti aujourd’hui. Le degré de développement égoïste touche à sa fin, et nous ne voulons plus imaginer son fruit de plus en plus savoureux et séduisant. Nous nous interrogeons sur le but! Et cela est le degré suivant.

Et ici, nous pensons que le but est amer. Nous découvrons que si nous voulons voir le but et vraiment le révéler, nous pouvons le faire que sur le degré suivant, qui est opposé à celui où je suis maintenant. J’ai besoin de développer le désir pour un fruit très amer.

Après toutes les douceurs que j’ai eues, la crème glacée, les bonbons et les pâtisseries, je dois désirer quelque chose qui provoque des douleurs, une faiblesse, l’amertume et la douleur dans ma bouche. Ce fruit est si répugnant que ma nature ne me permet même pas de l’approcher de ma bouche.

La seule chose qui puisse être faite ici est de se sensibiliser à son importance. Tout le monde a besoin de me dire ses avantages, même si je suis repoussé par elle. Cette importance peut être développée par l’environnement, qui va me convaincre de la valeur de ce fruit amer; il me dégoûte tellement que je ne peux même pas la regarder. 

De la 1re partie du cours quotidien de Kabbale, Écrits du Rabash