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L’amour déchiré et troué

Dr. Michael LaitmanIl y a beaucoup de chemins avant qu’une personne n’arrive à la question de l’amour et de l’unité. En règle générale, le mot «amour» signifie tout autre chose pour nous: l’accomplissement de nos désirs égoïstes de nourriture, sexe, famille, richesse,  gloire, connaissance et ainsi de suite.

« J’aime » signifie essentiellement «je veux». Quand je veux recevoir quelque chose, cela signifie que je l’aime, que je veux qu’elle soit mienne, la rapprocher de moi, et moi-même me remplir avec elle.  Voilà tout ce qu’est l’«amour». Pour résumer, la définition intérieure du mot « amour » est « je veux le recevoir. »

C’est parce que nous existons dans notre monde qui s’est formé après la brisure, comme l’explique la sagesse de la Kabbale. Notre monde entier est complètement égoïste, c’est pourquoi nous décodons la notion de « l’amour » comme quelque chose destiné exclusivement à soi-même. Si j’aime quelque chose, cela signifie que je tiens à la rapprocher de moi, pour la sentir, et me remplir avec elle. Quand je réalise mon désir, quand je prends plaisir à quelque chose d’agréable, je l’appelle «amour».

De la même façon, nous n’avons aucun égard pour l’autre moitié, l’autre force existant dans la réalité : la force du don sans réserve qui contient aussi la même notion d’« amour ».Cependant, là, aimer quelqu’un signifie le combler, lui apporter ce qu’il veut, plutôt que ce que je veux. Ceci est totalement contraire à notre compréhension de l’amour.

Dans le passé, les humains ont été proches de la nature et ont naturellement senti qu’il existait une autre force de la nature, la force du don sans réserve dans laquelle « l’amour » signifiait que je considère les autres et leur donne sans réserve. Les kabbalistes, comme beaucoup d’autres personnes dotées d’une grande sensibilité envers la nature, ont révélé ces forces.

Et il y avait beaucoup de gens en dehors  des kabbalistes qui ont ressenti et découvert par eux-mêmes, dans toutes sortes de formes, que la force du don sans réserve n’est pas moindre que la force de la réception. Ils ont réalisé que dans cette autre moitié de la réalité (dans le don sans réserve) les mêmes actions existaient comme dans la force de la réception, que seules leurs interprétations étaient  différentes, opposées à celles que nous utilisons ici, dans notre monde.

Nous, cependant, nous existons seulement dans une moitié de la réalité: dans la réception, le désir de se satisfaire, car nous sommes une conséquence de la rupture des désirs (Kélim). Et l’homme reste largement brisé, alors que les niveaux inanimé, végétal, et animal de la nature, comme le Baal HaSoulam l’écrit dans  la «Préface à la science de la Kabbale (Ptikha) », montent  et chutent avec l’homme, sans aucun calcul pour se préoccuper d’eux-mêmes, mais seulement dans la mesure où ils doivent faciliter les changements que l’homme doit subir.

Les religions et les croyances, depuis leur création, ont également surgi du fait qu’elles ont aussi révélé l’autre force existant dans la nature: la force du don sans réserve. À la base, elles parlent d’amour et d’unité. Donc pour cette raison elles sont restées le lot de quelques personnes. Mais après qu’elles se sont répandues dans les masses égoïstes qui ne sont pas aussi sensibles, elles sont devenues un ensemble de cérémonies, de rituels, et diverses autres actions. A ce moment elles ont commencé à être utilisées égoïstement: pour se remplir, plutôt que pour amener les gens à l’unité, l’amour, le don sans réserve, et l’équilibre entre les deux systèmes.

Comme le temps passait et l’humanité se développait à travers l’histoire, alimentée par la croissance constante de l’égoïsme dans chaque personne et dans l’humanité en général, nous nous sommes éloignés considérablement, même à partir de cette compréhension naturelle que l’humanité avait une fois possédée – à partir de  la compréhension du don sans réserve et de l’amour inhérent à l’autre moitié de la nature. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 13/12/2011, Ecrits du Rabash

Né pour devenir humain

Dr. Michael LaitmanL’homme (Adam) signifie «semblable» (Domé)  aux neuf premières Sefirot, ce qui signifie la nature, le Créateur. De telles personnes se rassemblent en un groupe pour commencer leur travail.

Au début, ce travail ne nous inspire pas. Nous le ressentons comme une responsabilité obligatoire et inutile. Puis nous commençons à en être inspirés. Toutefois, en même temps, nous essayons toujours de marcher sur deux jambes, comme sur deux rails, la tête et le cœur, l’esprit et le sentiment.

Essentiellement, tout sort du premier et du dernier point de notre voyage. Au premier point, nous sommes dans un état d’adhésion avec le Créateur en raison de sa force, car c’est la manière dont Il nous a créés et nous gouverne. Cependant, au dernier point, nous devons atteindre les mêmes propriétés d’adhésion par nous-mêmes, ce qui signifie devenir égaux à Lui dans toutes nos qualités. Tel est notre objectif.

Le groupe, notre monde, et cette vie  entière ne sont que les moyens pour l’atteindre. Tout ce qui m’arrive à chaque instant, m’est donné afin de révéler que mon moi actuel, mon groupe et tout mon environnement, toutes les causes et les conséquences, sont juste une aide. Ils sont comme les trois phases préliminaires de la Lumière directe, jusqu’à ce que le développement atteigne la quatrième phase, c’est-à-dire nous. Afin d’atteindre l’adhésion à la source, le Créateur, je dois voir tout ce qui constitue la nature inanimée, végétale, et animale comme les moyens qui me sont donnés pour m’aider dans ce but.

Le groupe et toute ma vie, l’univers entier, tout ce qui m’entoure ne m’est uniquement donné qu’à afin que je sois capable d’atteindre l’adhésion au Créateur. Si j’organise de cette façon chaque instant au cours de ma vie, je serai absolument en mesure d’achever la totalité du programme de la création.

Le Rabash écrit dans «Le but de la société » que les gens qui se rassemblent dans un groupe ressentent comment leurs points dans le cœur exigent d’eux de devenir humain (Adam), c’est-à-dire semblable au Créateur. C’est ce pour quoi l’homme a été créé. C’est son but principal, et tout le reste n’est que le moyen de le réaliser.

La seule façon de le réaliser est à travers la peur de perdre inutilement, même un seul instant de votre vie. Pour cela, j’ai besoin de l’influence de l’environnement qui va me montrer combien important et élevé est le but, de sorte que je craigne de ne pas l’atteindre. Alors je vais le réaliser correctement par la jalousie, la luxure, et les honneurs.

Le Créateur m’aide à avancer vers le but à tout moment si je me connecte bien au but et à Lui à l’intérieur du groupe, en m’efforçant de Le révéler. Le but est de Le révéler à travers la similitude de nos qualités de telle sorte que je sois de plus en plus semblable à Lui, c’est à dire devenir plus humain. Etre humain signifie être comme Lui.

Plus je m’entête à le faire, plus Il me révélera les qualités et les désirs les plus corrompus. Je ne dois pas oublier, même un instant, que tout cela m’est révélé seulement aux fins de la correction, pour devenir semblable au Créateur. Il s’avère que c’est même une bonne chose que je sois déconcerté et que j’oublie la connexion avec le groupe et le Créateur.

Je révèle cela dans de nouveaux désirs et je me sens écarté du chemin à chaque fois. De cette façon, le Créateur éveille des désirs et des pensées dans mon cœur et mon esprit qui ne sont pas dirigés directement vers Lui afin que je les dirige sur  moi, en d’autres termes, ce serait de les amener à l’unité. Il n’y a rien d’autre à faire pour moi dans la vie, que cela, c’est ainsi que je me corrige.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Ecrits du Rabash

Le point d’unité est sur la Makhsom

Convention at the Arava DesertQuestion: Quel est le point d’unité que nous avons atteint au congrès ? Pourriez-vous le décrire plus en détail? Où se trouve-t-il par rapport à la Makhsom (la barrière qui nous sépare de la spiritualité)? Comment est-ce ressenti? Comment les gens reconnaissent qu’ils le ressentent ? Comment déterminent-ils qu’ils se tiennent sur ​​elle?

Réponse: Ce point est situé sur la Makhsom elle-même. Ce point est l’unité entre notre groupe mondial composé de milliers de personnes qui sont interconnectées, veulent être attachées ensemble, et essayent de se connecter les unes aux autres dans tous les types possibles de relations. Le but de notre connexion est d’atteindre  le don mutuel sans réserve appelée « garantie mutuelle ».

Nous sommes prêts à soutenir et à penser les uns aux autres et à prendre soin du Kli  commun entre nous. Autrement dit, nous sommes prêts à nous renforcer les uns les autres et voulons que chacun se réveille. Il n’y a pas de concurrence ou de rivalité ici, quand je veux devenir plus fort au détriment des autres et ne pas penser à eux. Au contraire, je veux que nous tous devenions plus forts, et que mes amis, qui dans ce cas deviennent  comme mes enfants, ressentent le résultat de mes premiers efforts.

En ce qui concerne le groupe, je dois me sentir dans les trois états suivants:

1.     Je me soucie d’eux comme s’ils étaient les plus petits, comme une mère prend soin de ses enfants ou le Créateur prend soin des créatures.

2.     Je les considère comme les plus grands, les considérant comme le plus grand peuple de la nouvelle génération. Je suis prêt à les servir et à tout faire pour eux afin d’obtenir d’eux la grandeur de l’objectif et la force.

3.     Je veux être leur ami, leur égal, ni plus ni moins, et que nous tous nous unissions dans une  «étreinte».

Dans cette « étreinte », nous atteignons une fusion de nos désirs. De ces trois relations vers l’autre, chacun de nous et nous tous ensembles atteignons un désir, une seule pensée, et nous voulons que le Créateur nous remplisse.

Mais ici, nous découvrons alors que nous ne sommes pas suffisamment connectés. Il y a encore une chose avec laquelle nous avons besoin de nous connecter. Ensuite, nous demandons  que la Lumière qui ramène vers le bien nous unisse et ensuite nous remplisse. Voilà sur quoi porte notre  travail. 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Le Zohar

Le seul critère

Dr. Michael LaitmanQuestion: J’ai des sentiments différents en étudiant la sagesse de la Kabbale. Comment puis-je savoir qu’ils sont réels, qu’ils ne sont pas  imaginaires?

Réponse: Notre seul critère est le groupe spirituel. Je dois voir l’ensemble de nos désirs. Je veux que chacun soit connecté par la puissance de la garantie mutuelle, au-dessus de la vie corporelle. Laissez couler comme d’habitude, après tout, je suis né, vis et meurs contre ma volonté.

Cependant, ici nous parlons du désir fondamental de l’homme, au sujet du degré supérieur auquel on doit se connecter. Je me vérifie par rapport à cette puissance commune. De cette façon, j’ai une échelle permanente qui détermine ce qu’est la spiritualité. Toutes les autres « images » sont imaginaires et erronées.

D’autre part, si je ne peux pas imaginer la force collective qui réside dans le groupe, cela est une indication précise quant à l’ampleur de l’éloignement de la direction spirituelle dans lequel je me trouve. Les gens s’imaginent la spiritualité dans toutes sortes de formes étranges, tandis que le seul soutien, la seule essence spirituelle pour nous, est la puissance collective du groupe. Sinon, vous ne seriez pas capable d’imaginer quoi que ce soit  correctement.

Cela devrait vous aider à comprendre comment votre approche erronée a été jusqu’ici. Vous imaginez la spiritualité d’une manière complètement différente. Elle vous a attiré dans différentes directions, sauf pour celle-ci. Donc accrochez-vous à la bonne voie et chaque fois que vous la réglez, faites le uniquement dans la direction du groupe. Cela ne fait aucune différence que nous lisions ou que nous étudions, cela est destiné uniquement vers notre unité, et rien que cela.

Même si vous détestez quelqu’un, cela n’a encore rien à voir avec le bien ou le mal comme la Torah le décrit. C’est parce que la Torah ne parle que de l’unité d’amis dans le groupe. Prenez la coquille de l’essence spirituelle, détachez-vous de la maison, de la famille, du travail, et du reste du monde, et ne laissez que les pouvoirs auxquels nous voulons nous connecter dans votre perception.

Vous recherchez uniquement le pouvoir collectif de l’étude et les amis, et vous devriez interpréter chaque mot de la sagesse de la Kabbale à travers le prisme de ce concept. C’est seulement ainsi que vous serez en mesure d’avancer de la meilleure façon possible. Toute autre forme d’avancement vous mènera vers le chemin de la souffrance.

De la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 25/11/2011, « Préface au livre du Zohar»

Séparé sous un flot de lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand on parle de l’amour des autres, cela semble trivial pour la plupart des gens. Comment pouvons-nous leur transmettre notre message?
Réponse: Ne pas leur parler de l’amour des autres. Au lieu de cela, expliquer leur les lois du système intégral qui demande une plus forte connexion réciproque entre nous. La séparation de l’humanité est en pleine croissance et donc cela est nécessaire pour la connexion. C’est pourquoi nous nous sentons de plus en plus mal.
Ce sont des choses simples qui peuvent être présentées par un diagramme linéaire. Chaque jour, nous avons besoin d’augmenter le lien entre nous. En 6000 ans, nous devons unir tous nos désirs. Aujourd’hui, nous sommes tenus de nous connecter à un certain niveau, disons, X2. En l’an 2012, l’exigence va augmenter vers le niveau de X3. Si nous n’atteignons pas ce niveau, nous ferons l’expérience de souffrances en fonction de l’incompatibilité avec la nature.

Aujourd’hui, nous vivons une crise, une chute, et cela est parfaitement naturel. Cependant, nous pouvons inverser la tendance si nous élevons notre niveau d’unité. Si nous faisons cela, nous sentirons une élévation au lieu d’une chute. Tout dépend de nous.

Nous avons la sagesse de la Kabbale, qui était destinée à développer la reconnaissance du mal en nous. En effet, plus nous prenons du retard, plus nous devenons séparés. La lumière augmente, alors que nous sommes plus détachés et déconnectés, et cela nous fait nous sentir de plus en plus mal.
La lumière nous permet de sentir le monde global et intégral qui est mutuellement connecté dans toutes ses parties. En conséquence, nous sentons progressivement que nous sommes de plus en plus opposés au monde intégral. Donc, nous ne parlons pas de l’amour, mais des lois de la nature, de son développement.
Après le congrès de Décembre, nous allons voir que le monde va se détériorer beaucoup plus rapidement. De notre côté, nous serons capables de hâter le développement d’une manière positive, et nous devons faire tous les efforts pour y parvenir.
De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale, du 29/11/2011 « De l’essence de la religion et son but»

Le fil conducteur des congrès

Dr. Michael LaitmanAu printemps nous allons tenir un congrès en Amérique, et nous devons  aspirer à faire que son niveau ne soit pas inférieur à celui du congrès international de Tel Aviv qui vient d’avoir lieu. J’espère que son niveau sera encore plus élevé. Tous les pays doivent adhérer à ce congrès pour que nous sentions que nous sommes ensemble.

Même si tous ne seront pas en mesure de venir aux États-Unis pour assister à ce congrès et même s’il y aura beaucoup moins de participants, cependant  en vertu de notre union et de la préparation, nous allons essayer d’atteindre un état encore plus élevé. Nous devons travailler dur pour y arriver.

Une personne doit voir que d’un jour à l’autre, elle bénéficie de plus en plus, en lien avec la connexion que nous avons atteinte. Le point d’adhésion, la goutte de l’unité que nous avons atteinte doit maintenant s’étendre, pareillement à la façon dont une goutte de sperme à l’intérieur de l’utérus commence à se développer et à former un fœtus, un futur embryon. Avec chaque jour qui passe, il se développe de plus en plus. Voilà comment nous devrions nous voir.

Un embryon se développe en vertu de la «viande», ce qui signifie les désirs, les pensées, les doutes et les problèmes qui délibérément viennent à nous à tout moment selon le programme de la création. Mais nous nous élevons au-dessus de tous ces problèmes qui se révèlent et les attachons tous à un seul point d’unité. C’est ainsi que nous formons le corps de l’embryon.

C’est déjà le corps de notre âme. Nous devons seulement lui ajouter de plus en plus  de chair. Maintenant nous commençons à préparer le congrès de printemps en Amérique où nous allons passer quelques jours ensemble à nouveau. Qui sera en mesure d’assister physiquement et qui va se joindre virtuellement, ce n’est pas important. Nous allons travailler tout au long des prochains mois, pour nous rendre à ce congrès unis à l’intérieur.

Nous allons voir dans quelle mesure ce monde perdra de son importance, de sa puissance de désir et de pouvoir. Et au contraire, la force de notre unité sera illimitée et sans frontières, je ne serai plus en mesure de me séparer de mes amis. C’est ainsi que nous atteindrons une unité de plus en plus grande.

Mais cela va se passer, à condition que nous allons travailler sur cela en  permanence, jour après jour, ce qui rend notre objectif que notre état ​​suivant, le Congrès américain va nous amener à une unité très puissante. C’est ainsi que nous allons placer les objectifs actuels devant  nous, comme des jalons sur le chemin, et  que nous allons travailler sur eux. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Écrits du Rabash

Nous exigeons la lumière!

Dr. Michael LaitmanJuste maintenant nous avons été en mesure d’atteindre l’unité. Nous avons fait un grand effort et c’est arrivé. Mais bientôt nous sentirons combien il est difficile de s’accrocher à cet état. Et c’est bien parce que cela signifie que nous sommes déjà grands, forts, et que nous pouvons gérer une tâche plus difficile, où en tant que résultat de mes efforts, je n’atteins pas tout, et à la place, je découvre que je ne peux pas le faire.

Je vois que je ne peux pas m’unir moi-même, au groupe et au Créateur au-dessus de tous les événements qui se produisent dans ma vie. Je semble être confus, désorienté, et sans défense, et incapable de tout connecter ensemble  de la façon dont nous l’avons fait tout simplement. Les problèmes semblent dépasser  ma concentration, la  force de ma pensée et de mon désir. J’ai tendance à oublier tout ce qui s’est passé pendant le congrès et je ne peux pas me  concentrer pour  renouer avec les amis et unir tous d’entre nous avec le Créateur.

Le problème est que parmi nous, nous n’avons pas suffisamment demandé une connexion avec le Créateur, avec nos racines. Mais le but de la création est justement d’atteindre la racine, ce qui signifie Son niveau. C’est pourquoi le Créateur met en place ces situations pour nous, là où nous ne pouvons pas nous unir sans Lui, de sorte que nous devions avoir besoin de Lui  pour comprendre que nous ne pouvons rien faire sans Lui.

«Sans Lui» signifie sans la Lumière qui ramène vers le bien, sans Lui qui apparaîtrait et se révélerait. Voilà comment nous atteignons la nécessité de Le révéler, d’exiger cela.

Par conséquent, je demande à tous les amis: si vous avez des problèmes pour atteindre l’unité et la connexion avec le groupe, étant dans le même désir et la même sensation que lors du congrès, et même en l’augmentant de plus en plus chaque jour, alors vous devez écrire à ce sujet, le discerner, et travailler dessus.

Nous ne retournons pas à la même routine habituelle d’un congrès à l’autre. Il n’ya rien d’habituel et de routinier. Ces états nous sont donnés d’En Haut afin que nous augmentions de nombreuses fois les sensations et les pensées que nous avions au congrès et que nous grandissions grâce à elles.

Maintenant, à travers notre confusion et notre désorientation, je dois comprendre: Le Créateur doit m’aider et apparaître à l’intérieur de notre unité. Dans cette forme, nous révélons la force supérieure et existons à l’intérieur de celle-ci.

C’est-à-dire, nous devons voir qu’il n’y a rien hormis Lui, et que nous sommes impliqués dans une interaction active avec nul autre que le Créateur. Toutes les occurrences sur le chemin, ce monde entier, y compris les plus graves problèmes, sont les relations entre nous (nous tous ensemble) et Lui, qu’Il nous révèle sans cesse dans cette forme particulière. Il veut que nous sentions comme nous avons besoin de Lui et que nous voulions qu’Il nous apparaisse et nous donne la force de nous unir, de devenir révélés et de nous régler comme la Lumière de AB-SAG, qui discerne, corrige, et unit les désirs, et ensuite se révèle à l’intérieur d’eux.

De cette façon, étape par étape, nous réalisons l’objectif de la création, et je souhaite vivement que nous y arriverons.

Lors du congrès nous étions sûrs que nous allions vers un but particulier, clair – que nous sommes en train d’atteindre l’unité et la révélation. Nous avons révélé ce point initial, et maintenant nous devons juste le conserver en développement et être sûr que ces phases de développement soient devant nous comme des gouttes de sperme, ce que nous avons atteint.

Le but de tout notre travail ensemble, de notre unité, est de révéler la Shekhina entre nous. C’est à dire, d’aspirer à toutes les lacunes dans lesquelles nous ressentons de la répulsion, de la confusion et la séparation d’un autre pour être rempli par la Lumière. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Écrits du Rabash

Naitre pour ne jamais revenir dans ce monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que pouvons-nous faire pour ne plus jamais revenir dans ce monde?

Réponse: Lorsque je m’efforce d’atteindre une sensation mutuelle entre nous: l’unité, l’union, la solidarité, la  garantie mutuelle; quand tout le monde dépend de tout un chacun, et que chacun ressent le désir commun né entre nous, car une nouvelle notion est née, un Kli spirituel , le désir commun de donner sans réserve ; une fois que je le trouve (il existe déjà), alors je nais sur le plan spirituel.

Dès que je m’y connecte, j’entre dans un nouveau monde. Après tout, en lui, dans ce désir commun, je révèle la Lumière qui éveille et qui existe conformément à la loi d’équivalence de forme: La Lumière donne sans réserve seulement, et ce désir existe également dans le don sans réserve. Plus il y a d’amis qui se connectent à ce désir, plus ils le renforcent, et ainsi plus la Lumière peut être révélée dans ce désir.

C’est pourquoi naître signifie se connecter à notre désir commun qui existe déjà. Beaucoup le ressente déjà à ce CONGR7S. Et ceux qui posent cette question: «Comment peut-on naître ? » doivent simplement trouver cette nouvelle réalité, le désir commun. Ce sentiment restera également après le congrès, et va se développer en chacun de nous.

Les amis rentreront à la maison, vont être submergés dans leurs problèmes, mais le même sentiment que nous avons atteint lors du congrès reviendra pour eux, car cette réalité est déjà connectée à eux. Et le but de toute cette confusion, les descentes et tout ce qui arrive à tout le monde ne sera que pour revenir à nouveau au sentiment du désir commun (le cœur). De cette façon, une personne se développera maintes et maintes fois: son ego va croître à son tour, et elle va acquérir une plus grande connexion avec le désir commun dessus. Cela ressemble à un cœur qui bat à l’intérieur et à l’extérieur.

Mais juste maintenant nous avons besoin du premier contact entre nous, et je demande à chacun de le trouver. Nous avons le temps pour cela, tout se passe en une fraction de seconde. Faites un effort! Je suis très heureux que nous soyons arrivés à cet état. J’ai l’impression que cet endroit est rempli d’un désir commun unique qui a été créé ici. Connectez-vous à lui ; il invite tout le monde!

Du cours n°7, Congrès mondial Arvout du 8/12/2011

Utiliser du sel pour sucrer

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment pouvons-nous préserver tout ce que nous avons atteint dans la convention d’Arava ? Comment pouvons-nous transmettre cette force plus loin?

Réponse : Dans deux semaines, nous commencerons la grande convention, et nous devons beaucoup nous inquiéter de ses résultats. Ce n’est pas un simple événement nouveau, mais un important et impressionnant événement. Nous sommes fiers de pouvoir tenir de tels événements complexes, dans lesquelles des invités du monde entier participent. C’est merveilleux, bien sûr, mais maintenant, nous devrions nous inquiéter de quelque chose de totalement différent.

Quand nous sommes allés dans le désert, nous eûmes un seul souci. Nous voulions nous connecter et trouver une nouvelle force dans le lien entre nous : un récipient pour la révélation du Créateur. En fait, nous avons réalisé un excellent résultat. Chacun de nous a au moins goûté à la signification du sens de «l’unité», et chacun de nous a un Reshimo, une impression de ce qu’il a vécu.

Maintenant, la question est de savoir comment préserver ces impressions. Comment peut-on les renforcer dans les prochaines semaines et les maintenir au-dessus de toutes les perturbations ?

Tout se révèle par une force opposée. Un de nos amis, possédant un verger de figuiers dans l’Arava m’a dit qu’ils arrosaient les arbres avec de l’eau salée. Pourquoi font-ils usage de l’eau salée, et non d’eau douce ? C’est parce que l’eau salée rend le fruit plus sucré. C’est comme si elle exhortait les fruits à surmonter,  à se surpasser et à mûrir.

C’est ainsi que la loi universelle de la nature est révélée : Le développement spirituel est réalisé uniquement au moyen de forces opposées. C’est pourquoi nous donnons aux enfants des exercices différents. Lorsque nous désirons développer une certaine qualité chez un enfant, nous lui donnons l’exercice adéquat. Nous «ajoutons du sel” : Nous le plaçons dans une situation difficile, de sorte qu’elle lui permette de surmonter l’obstacle et d’en apprendre quelque chose.

Maintenant, dans les deux prochaines semaines, vous devriez surveiller, identifier, et surmonter les perturbations, tout en gardant les impressions de la Convention d’Arava, afin que celle-ci ne soit pas seulement une étincelle, mais l’image complète de votre réalité. Chaque nouvelle interruption vous permettra de vous élever à un autre niveau. Chaque étape vous rendra plus « doux », et nous vous «goûterons» lors de la convention.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 21/11/2011, «Arvout (Garantie mutuelle) »

Souvenirs du désert

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous avons terminé la convention Arava avec l’obligation faite entre amis de maintenir la sensation mutuelle atteint lors de la convention.

Réponse : Je pense que chacun essaie de demeurer dans l’état que nous avons ressenti dans notre union commune. Tout le monde s’en souviendra au moins de temps à autre et peut-être même en permanence. La lumière brillera d’en haut sur une personne, et elle s’en souviendra et s’éveillera. Et à la fin, elle recevra un éveil externe pour revenir à l’état même qu’elle a connu lors de la convention. Elle ne le fera pas d’elle-même, mais cela se produira à travers l’éveil commun, la Lumière qui viendra d’en haut, du Créateur.

C’est un état agréable, et c’est pourquoi il est intéressant pour la personne d’y retourner. Naturellement, se sentir bien dans cette lumière est encore une aspiration égoïste, un état exalté. Mais cela vient déjà d’une action appropriée qui provient de l’union et qui se dirige vers elle.

Question : Comment travaillez-vous avec cette obligation mutuelle pendant la leçon ?

Réponse : Actuellement, nous ne devons être uniquement conscients de : «Pourquoi fais-je cela? Est-ce parce que j’étais dans un état élevé ? Puis naturellement, je veux être tout le temps dans cet état et même mieux que cela. Fais-je cela seulement pour me sentir bien, pour moi-même, parce que c’est important pour moi ?  »

Il est vrai que nous avons connu une élévation particulière, un désir, et un phénomène que nous n’avions jamais ressenti auparavant. Mais comment est-ce que je perçois cet état complet ? Ai-je l’impression que j’en retire un bénéfice personnel, que je me sens bien, confiant et confortable ? Ou est-ce que je veux monter d’un cran, le désirer pour des raisons autres que celles de me sentir bien ou de me donner du plaisir.

Je veux que cette sensation vienne de la réalisation de ses valeurs les plus élevées, sans aucune connexion avec moi. Parce que quand il s’agit de ma connexion égoïste, tout ce qui me satisfait d’avantage a plus de valeur pour moi. Mais je veux apprécier cet état, parce que cette sensation de don sans réserve est une sensation plus élevée, issue de la force supérieure, et de cette façon, je me rapproche du Créateur. En ce moment, je n’ai aucune sensation de cela, je n’en vois ni l’importance, ni la valeur, mais je veux le voir !

Maintenant nous commençons à penser à une autre raison de ressentir le même état, que nous avons atteint lors de la convention. Je veux le ressentir, parce que cela me rapproche du Créateur, d’un degré supérieur. Je ne souhaite pas  ressentir trop de satisfaction de cela. Ce n’est pas que je le rejette, mais je ne veux pas me sentir obligé. Je veux me contraindre pour la grandeur et l’importance de l’état réel du désir de donner.

De cette façon, nous commençons à changer de degrés. C’est-à-dire, je veux passer du degré, où je me trouve en ce moment, dans mon désir actuel, où je me sens bien et où je souhaite donc rester, parce que ce n’est pas un désert, mais quelque chose de beau et agréable, une terre pleine de vie. Cependant, je veux ‘expérimenter/connaître le désert pour mon ego et me sentir comblé dans mon désir de donner, mon aspiration vers le groupe, le Créateur. C’est ce qu’on appelle errer dans le désert.

Pour cette raison, nous devons maintenant essayer de changer la base et la cause de la merveilleuse sensation d’unité que nous avons atteinte lors de cette convention, où nous n’avions aucune influence étrangère. Alors, nous commencerons déjà à nous élever vers une attitude différente et plus spirituelle envers le groupe, envers la satisfaction, notre sensation intérieure, et l’état passé.

Nous nous élevons vers un état différent quand nous ne sommes plus influencés par des humeurs ou différents facteurs. Je commence à être plus en rapport avec l’importance réelle de l’état de don sans réserve. C’est la Lumière de Hassadim (miséricorde) qui s’éveille déjà en moi, et un degré spirituel qui brille sur moi un peu plus. J’essaie de me séparer de mon ego, de combien je me sens en lui, que je me sente bien ou mal, d’une façon ou d’une autre, je veux me séparer de ses conséquences, réalisations, et de ses valeurs. Je ne veux pas cela !

Je veux que cette merveilleuse, agréable et forte sensation demeure. Je ne la néglige pas, je désire seulement la percevoir dans mon attitude, qui, au lieu de venir de mes désirs de recevoir, provient de mes désirs de donner et de mon intention de tout diriger vers l’unité.

Il y a beaucoup de sensations intérieures, de calculs, et de manifestations dans ce domaine. Mais la Lumière de la correction est déjà en train d’éveiller ces Etats au-dessus de nous. Alors l’homme commence à recevoir la lumière que l’on appelle la foi, une force qui vous maintient au-dessus de votre ego, au-dessus tous ses calculs internes. Et puis nous entrons dans le travail réel avec la force de réalisation, avec les calculs, et l’attitude. C’est déjà le début de l’analyse.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 21/11/2011, Le Zohar