Category Archives: Unité

Le retour à «nous»

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je peux comprendre et ressentir ce que signifie  « donner confiance à mes amis ». Je peux comprendre ce que c’est  pour tout le groupe d’être confiant au sujet du succès du congrès. Mais il est écrit dans Shamati article n ° 72 «La confiance est le vêtement de la Lumière », et  que je dois acquérir  moi-même ce sentiment de sécurité. Est-ce la sécurité du «moi» qui existe dans tous les amis?

Réponse: Dans la spiritualité il n’y a aucune référence au « moi ». Cette question n’existe pas du tout là parce que le «moi » n’existe pas séparément.

Nous savons déjà que le Créateur a créé le désir général, le Kli (récipient). Ce désir s’est séparé en une multitude de morceaux  lors de la rupture, et maintenant chacun de nous, chaque partie de ce seul désir, ne perçoit que sa vie actuelle. Nous n’avons pas la capacité de percevoir rien de plus grand.

Cependant, vous avez encore envie de percevoir un degré plus élevé que la vie dans ce monde, dans votre petit morceau du désir général. Pour cela nous avons besoin de nous unir et de retourner à l’état d’un seul  récipient, comme avant la rupture.

Donc, il n’ya pas de notion de «moi » dans la spiritualité, dans le sens que nous l’imaginons. Il y a unité dans la spiritualité. Quand tout le monde se rejoint, malgré son égoïsme, un récipient  620 fois plus puissant est formé. Contrairement à l’état initial, chacun de nous a acquis un désir égoïste, s’est trouvé séparé des autres, a expérimenté la  haine personnelle envers le récipient commun, envers tout le monde, et travaille maintenant au-dessus de cette inclination égoïste de  rejet. C’est ce qui nous donne un pouvoir d’unité beaucoup plus grand qu’auparavant.

Le monde spirituel est perçu dans le récipient commun, unifié, quand on recolle les morceaux brisés ensemble. Et nous, ensemble, révélons l’accomplissement de ce récipient corrigé. Ce n’est pas moi qui ressens l’unité, le monde spirituel, et la confiance. Si cette sensation existe, ce n’est plus «moi», mais «nous» ensemble. C’est la seule manière de manifester les détails de la perception spirituelle, tant en ce qui concerne les récipients que les Lumières. 

Du cours préparatoire au congrès mondial de l’Arvout en 2011

Saler pour sucrer

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous préserver tout ce que nous avons atteint lors de la convention de l’Arava ? Comment pouvons-nous transmettre cette force pour avancer ?

Réponse: Dans deux semaines, nous commencerons la grande convention, et nous devons être très inquiets au sujet de ses résultats. Ce n’est pas juste un autre événement, car il est grand et impressionnant. Nous sommes fiers d’avoir la capacité de tenir de tels événements complexes dans lesquels des invités de partout dans le monde participent. C’est merveilleux, bien sûr, mais maintenant, nous devrions nous inquiéter de quelque chose qui est totalement différent.

Quand nous sommes allés dans le désert, nous avions un souci. Nous voulions nous connecter et trouver une nouvelle force dans le lien entre nous: le  récipient  pour révéler le Créateur. En fait, nous avons réalisé un excellent résultat. Chacun de nous a au moins goûté le sens de « l’unité », et chacun de nous a un Reshimo, une impression de ce qu’il a vécu.

Maintenant, la question est de savoir comment préserver ces impressions. Comment peut-on les renforcer dans les prochaines semaines au-dessus de toutes les perturbations?

Tout est réveillé au moyen d’une force opposée. Un de nos amis qui a un verger de figuiers dans l’Arava m’a dit qu’ils arrosaient les arbres avec de l’eau salée. Pourquoi font-ils usage d’eau salée, pas d’eau douce? C’est parce qu’elle rend le fruit plus sucré. C’est comme si elle exhortait  les fruits à surmonter et à mûrir.

C’est ainsi que la loi universelle de la nature est révélée: le développement spirituel est réalisé uniquement  au moyen de forces opposées. C’est pourquoi nous donnons aux enfants des exercices différents. Nous voulons développer un certain attribut chez un enfant, donc nous lui donnons l’exercice correct. Nous «ajoutons  du sel »: nous le plaçons  dans une situation difficile, de sorte qu’elle lui  permettra de surmonter l’obstacle et d’en apprendre quelque chose.

Maintenant, dans les deux prochaines semaines, vous devriez surveiller, identifier, et surmonter les perturbations, tout en gardant les impressions de la Convention de l’Arava afin qu’elle ne soit pas seulement une étincelle, mais toute l’image de votre réalité. Chaque nouvelle interruption va vous permettre de vous élever à un autre niveau. Chaque étape  vous rendra plus « doux », et nous vous «goûterons» pendant  la convention. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/11/2011, «Arvout (La garantie mutuelle) »

Ensemble sur une cime escarpée

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment devrions-nous travailler avant la convention de décembre afin de transmettre notre message aux masses ? Faut-il intensifier la diffusion sur Internet, ou devrions-nous nous concentrer davantage sur le travail interne d’union ?

Réponse : Bien sûr, nous devons travailler sur internet afin que, autant de personnes que possible à travers le monde soient au courant de la convention.

D’autre part, lorsque nous arriverons à la convention, nous devrons à nous inquiéter au sujet du monde d’une manière différente : à travers notre réseau d’interconnexion interne. Lors de la convention, je dois oublier internet et tout ce que j’ai laissé derrière moi. Toute mon attention doit se concentrer sur les amis, qui sont ici sont physiquement ou connectés à nous à travers des canaux virtuels. Dans notre réseau, nous devons manifester la connexion et en lui, révéler l’image d’un homme semblable au Créateur, le récipient d’Adam. Alors la Force supérieure nous sera révélée.

 Ce récipient est appelé Arvout (garantie mutuelle). Après tout, son attribut est la réciprocité, le renforcement mutuel, l’interconnexion, et de se soucier réciproquement que personne ne sorte du cercle commun.

Imaginez que nous sommes debout sur une cime escarpée. Si nous ne nous tenons pas par la main et ne gardons pas un équilibre général, nous tomberons tous. Nous sommes comme des pétales, entourant la tige d’une fleur. Il suffit que l’un de nous perde son équilibre et lâche la main de quelqu’un, pour que tous les pétales «tombent». C’est le sentiment de garantie mutuelle.

 Question : Quelle est cette cime escarpée ?

 Réponse : C’est la force de soutien du Créateur qui se manifeste lorsque nous sommes connectés. Dans la connexion entre nous, nous trouvons l’Un.
De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/11/2011, «L’Arvout (Garantie mutuelle) »

Unité intérieure contre l’unité extérieure

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quelles actions au congrès nous aideront à nous concentrer sur l’objectif le mieux possible ?

Réponse : Quand les gens aspirent intérieurement à l’unité, ils ne l’expriment pratiquement pas à l’extérieur. Ils peuvent se lever, étreindre, chanter, faire quelque chose ensemble, mais ils n’expriment pas à l’extérieur ce qu’ils ressentent à l’intérieur. Le travail intérieur est la plus intense.

Par conséquent, vous devez décider vous-même où il vaut mieux pour vous que vous vous trouviez, avec qui, et comment. Certes, vous devriez essayer d’être ensemble avec la masse, à la fois avec votre corps et votre âme. Toutefois, si c’est un obstacle pour vous, si c’est difficile à cause de votre âge ou de votre santé, vous pouvez rester à l’écart et ne pas participer physiquement à ces activités. Ce n’est pas si important. L’important est que vous essayez chaque fois de sentir le point culminant de l’unité avec les autres et que dans ce cadre, vous essayez de sentir la force supérieure qui existe et se manifeste dans ce point.

De la série des leçons virtuelles du dimanche 20/11/2011

Dans les bras chauds de l’Infini

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pendant la lecture du Zohar, y-a-t-il un moment où nous faire nos propres efforts et un moment où le Zohar nous donne lui-même une poussée ?

Réponse : Tout d’abord vous devez comprendre à quoi vous faites face. Si vous regardez un film ayant 30 ou 40 ans, vous remarquerez combien les gens étaient naïfs, comment ils jouaient et montaient le film. Mais c’était leur réalité, et ils pensaient dépeindre leur vie en toute sincérité. Les acteurs étaient formidables. C’est juste que les gens fussent différents. Si vous observez les personnes vivant il y a 200 à 300 ans, vous penseriez qu’elles sont encore plus simples et primitives.

Que découvririez-vous en regardant toutes les nations, le monde 2000 ans auparavant ? Les gens vivaient pratiquement dans les «arbres», comme de vrais barbares, même en Europe pendant le Moyen Age.

Mais que découvririez-vous si vous jetiez un coup d’œil sur les personnes qui ont écrit, il y a 2000 ans, des livres comme Le Zohar ? C’est une science, la philosophie de la perception de la réalité. Si une telle personne était assise parmi nous aujourd’hui, vous vous sentiriez insignifiant à côté d’elle. La notion de temps ne s’applique pas ici. Vous avez la possibilité d’entrer en contact avec quelque chose qui existe hors de notre monde, avec un système qui régit l’ensemble de la réalité.

Vous devriez diriger votre demande vers ce système d’administration, vers ces forces, et les âmes qui ont écrit ces livres et crier comme un petit enfant que vous désirez grandir avec leur aide dans leurs bras ! Peu importe à quel point vous comprenez et dans quel état vous êtes, car vous n’êtes pas celui qui contrôle cela. Cependant, à partir de votre état actuel, essayer de comprendre où vous êtes, dans quels bras vous êtes et demandez de l’aide.

Question : Quelle devrait être la demande ?

Réponse : Je ne sais pas. Vous devez ressentir le besoin. « Je ne manque de rien. S’il vous plaît prenez-moi dans vos bras, j’ai sommeil « . Ceci est aussi une prière/requêter : être pris dans leurs bras, comme un enfant qui se sent au chaud et en sécurité dans les bras de sa mère. Il la sent, humeson lait, et dort paisiblement. N’avez-vous pas envie de vous sentir ainsi ? Alors allez-y et  révélez au moins cela !

Ou peut-être, fondé sur cette sensation d’être tenu dans leurs bras, désirez-vous déjà quelque chose de plus précis et êtes-vous déjà capables d’utiliser leur aide ? Après tout, un adulte conserve l’ensemble de sa connexion précédente avec sa mère. La connexion mère-enfant ne disparaît pas, mais ne fait que croître et devenir de plus en plus consciente.

La grandeur de celui qui se trouve au supérieur détermine ma capacité à utiliser Son aide et à L’exalter à mes yeux, ce qui L’oblige à s’élever d’avantage. Ainsi je rends le chemin du supérieur égal à l’infini et peux alors recevoir de Lui, comme si je recevais de l’infini. Cependant, si jereste indifférent au supérieur que pourrais-je recevoir de Lui ?

Ainsi tout se trouve dans mon attitude envers mon degré actuel. Si j’élève l’état supérieur au-dessus de moi, je serais en mesure de recevoir de Lui et de L’atteindre. Plus haut j’élève l’état supérieur, au degré le plus élevé possible, que je puisse imaginer, plus je pourrais L’atteindre. Si je me hisse au-dessus de l’état supérieur, alors que pourrais-je bien recevoir de quelqu’un se trouvant en-dessous de moi?
De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/11/2011, Le Zohar

Il fera ce que je ne peux pas !

Dr. Michael LaitmanQuand on essaie de se connecter, nous commençons à sentir que nous manquons d’une sorte d’aide d’En-Haut, car nous ne pouvons pas le faire nous-mêmes. Nous ne pouvons ni nous connecter, ni synchroniser nos mouvements, mais cette révélation nous donne la connaissance de Celui qui peut le faire pour nous. Cela ne peut être que  la force supérieure!

Et puis, nous révélons la nécessité pour le supérieur et le lieu dans lequel Il doit agir en nous. Cela fonctionne toujours de cette façon dans le monde spirituel: je travaille, en appliquant  de plus en plus d’efforts, et à la fin je révèle un « moins ». Et de ce moins, je découvre le «plus» qui a éventuellement ce qui me manque.

Je révèle toujours un manque, un récipient, un désir, et à l’opposé de  lui  je révèle la puissance, la Lumière, qui peut faire ce que je ne pouvais pas. Peu importe combien j’ai essayé, je n’ai pas réussi. Donc j’arrive à la conclusion que je suis incapable de le faire, mais en même temps, je vois Qui peut.

C’est pourquoi nos mouvements commencent toujours dans le sens négatif et provoquent la déception, la fatigue et la colère en nous. A partir de l’expérience de toute notre vie nous ne pouvons pas comprendre comment c’est possible. Dans notre  égoïsme, nous étions toujours habitués  à agir différemment: celui qui fait un effort gagne, réussit, et reçoit une récompense.

Et à propos du monde spirituel, il est dit: «j’ai travaillé et  j’ai trouvé », et non pas que j’ai «vaincu», «gagné» ou «volé» Cela signifie que je n’ai pas réussi ceci en utilisant mon propre pouvoir quand je commence une action et la finis.

Ici, cela fonctionne différemment. Grâce à mes efforts je parviens à une certaine limite, quand rien ne tourne bien et je tombe dans le désespoir,  je le laisse, et ne veux rien, me sentant complètement déçu, et alors seulement, si je me déplace d’un millimètre en avant, je révèle qu’il y a une force qui peut faire cela!

Et cette force se cache délibérément, jusqu’à ce que j’atteigne un état ​​de désespoir total. Le Baal HaSoulam écrit dans sa lettre: «Il n’y a pas plus heureux moment dans la vie d’une personne que celui où elle atteint la limite de ses pouvoirs propres et voit qu’il n’y a pas de succès » car c’est  seulement alors qu’elle  peut élever une prière et  crier. Elle  va savoir  à Qui elle doit s’adresser – c’est seulement à ce moment que viendra la révélation.

Par ailleurs, elle  sait qu’elle n’a pas le choix: elle doit crier. Et en réalité, rien de plus n’est nécessaire, sauf  ce cri. 

Du cours n° 2, Convention au désert d’Arava le 18/11/2011.

L’unité donne la vie

Dr. Michael LaitmanPréparation au congrès

 La seule chose qui nous aidera est l’unité. Vous dépendez des autres et vous le savez. Vous savez que l’esprit et le sentiment ne vous mènera nulle part. Ils ne cessent de changer, se tournant vers une direction ou vers une autre, mais sans aucun résultat. Vous êtes comme un corps mort dans une société d’amis.

Cette société enterre votre égoïsme dans le sol et élève votre âme vers le haut. Laissez-la donc faire. Croyez-nous, vous êtes vraiment morts. Alors, donnez-nous la chance de prendre soin de vous, pour vous ramener à la vie.

Voici ce que Haïm Vital écrit dans le livre, Les Portes de la Réincarnation : Mon professeur (Ari) m’avertit ainsi que tous les amis, qui étaient avec moi dans le groupe que nous devrions prendre sur nous le commandement d’aimer son prochain comme soi-même, et aspirer à l’amour pour chaque personne d’Israël comme nous-mêmes. En vertu de cela, la prière de l’un, du public à partir de l’ensemble d’Israël et capable d’effectuer une correction, est acceptée. Dans notre amour des amis, toute personne peut devenir incluse dans les amis, tel un organe dans un corps. Notre professeur nous a beaucoup averti sur ce sujet.

Si un homme comprenait qu’il n’a pas d’autre moyen d’y parvenir, qu’il doit se livrer à la société, il se joindrait à ses amis et en profiterait. Il n’est pas un seul kabbaliste qui n’aie pas écrit à ce sujet ou qui n’aie pas transmis ce message à ses étudiants. Ceci est le fondement de notre Kli.

Nous entamons la préparation pratique au congrès. C’est un congrès inhabituel. Tout le monde voit à quel point elle est spéciale, quel travail préparatoire intérieure et extérieure nous avons déjà accompli. Alors essayons de passer les derniers jours et heures avant l’ouverture dans la connexion, dans l’unité, essayons de comprendre que celle-ci est impossible sans cela.

Je vous conseille d’imprimer tous les extraits que nous avons utilisés lors de la Convention dans le désert d’Arava. Que les amis les lisent et les traduisent pour les autres, qu’ils en discutent dans leur temps libre pour que nous n’ayons pas une minute sans unité. Ces paroles de kabbalistes sont de merveilleux messages d’unité et ont un grand pouvoir. Alors laissez-les devenir la base, le fondement de tout ce que nous faisons.

Je vous somme de comprendre que personne ici n’est exonéré de la garantie mutuelle. Chaque personne est responsable de tout le monde. Qu’elle le veuille ou non, elle fut amenée au groupe, elle fut nommée messager et personne responsable. Même si elle est là, physiquement dans le monde extérieur, au lieu d’être ici, ce n’est pas grave, elle est responsable de tout le monde.

Par conséquent, accrochons-nous constamment à l’unité, dans laquelle nous atteignons le Créateur. N’abandonnons pas cet objectif un seul instant ! Attendons-nous à tout moment que la Lumière supérieure vienne, pour éclairer nos petits désirs imparfaits et nous unissent. Ainsi, elle entrera et remplira cette unité qu’elle a créée, et nous atteindrons la révélation du Créateur à la création. Je suis sûr que c’est exactement là où nous nous dirigeons.

Et une fois que j’ai acquis ces revêtements mentionnés ci-dessus, des étincelles d’amour commenceront rapidement à briller en moi. Mon cœur commence à se languir de s’unir avec mes amis, et il me semble que mes yeux voient mes amis, mes oreilles entendent leurs voix, ma bouche leur parole, mes mains les étreignent, mes pieds dansent avec eux dans un cercle, dans l’amour et la joie, et je transcende mes limites corporelles. J’ai oublié l’immense distance entre mes amis et moi, et la terre étirée par de nombreux kilomètres n’existera plus entre nous.

C’est comme si mes amis se dressaient juste dans mon cœur et voyaient tout ce qui s’y passe, et que je commençais à avoir honte de mes petits actes mesquins contre mes amis. Alors, je quitte simplement les récipients corporels et il me semble qu’il n’y a pas d’autre réalité dans le monde que mes amis et moi. Après cela, même le «je» est annulé, inclus, et mêlé à mes amis, jusqu’à ce que je me lève et déclare qu’il n’y a pas de réalité dans le monde – seulement les amis. (Rabash, Lettre n ° 8)
De la leçon sur Shamati 02/12/11

L’esprit d’unité frappe nos coeurs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie être inspiré par le groupe?

Réponse : Etre inspiré signifie ouvrir vos yeux, vos oreilles, vos cinq sens, et surtout, les sens internes « du point dans le cœur» afin de sentir l’esprit régnant dans le groupe.

Quand je monte sur le toit, où vous travaillez maintenant et où vous préparez le matériel pour le congrès, j’ai l’impression qu’il y a un certain esprit, une certaine force commune qui est engagée dans la préparation à une ascension spirituelle.

Le fait est que ceci est un travail commun, une aspiration commune, l’anticipation et la préparation d’un grand et puissant rassemblement, dont il n’existe aucune analogie dans le monde, égalant sa force, sa puissance, et son niveau d’ascension. Près de dix mille personnes ressentiront une énorme ascension spirituelle sur ces trois jours ; elles se placeront sous l’influence de la Lumière supérieure. Nous devrions essayer de sentir que nous sommes dans le groupe, en utilisant toutes les ficelles de notre âme, nous devrions essayer d’être dans cet esprit, dans cette force commune qui y est présente.

En fait, indépendamment de nous, notre groupe a déjà son propre composant commun – un composant intégral, nous incluant tous. Cependant, chacun de nous doit faire un petit effort et se dissoudre en lui. Quand une personne est capable de faire cela, elle ressentira cet état.

À cette fin, il y a une semaine nous sommes allés dans le désert et y avons tenté de former notre première union. Je l’ai ressenti comme une véritable réussite. Beaucoup de personnes qui ont travaillé sur elles-mêmes, étudié et appliqué la Kabbale depuis de nombreuses années, ont senti, pour la première fois, qu’il y avait un certain composant spirituel, que nous pouvons trouver parmi nous, dans notre unité.

Il fut déjà révélé entre nous, et maintenant nous devons essayer de le trouver. Maintenant, tout dépend des efforts que nous faisons pour essayer d’être constamment dans cet état – dans la seule force du groupe. C’est précisément en y plongeant que nous ressentirons la force supérieure, le Créateur, et que, dans l’union avec Lui, nous commencerons à ressentir le monde supérieur. Tout cela est la prochaine étape, qui est très proche. À cet égard, tout dépend de l’effort émotionnel interne d’une personne.

Les fondements de la leçon de Kabbale 27/11/11

Comprendre les grands kabbalistes

Dr. Michael LaitmanLe Créateur est la force du don sans réserve qui domine toute la réalité. La force du don sans réserve peut briller à distance. Peu importe qui nous sommes et de quelle matière nous sommes faits, Son don sans réserve sur nous peut nous faire ressembler à Lui : Il nous transforme en ceux qui  donnent sans réserve.

Afin de se connecter à cette force, ceux qui  l’ont atteinte décrivent les différentes révélations de la force du don sans réserve, le Créateur. Ils nous parlent du mécanisme de Son système  de don sans réserve sur nous, et c’est pourquoi on peut se connecter à Lui. En effet, on ne peut jamais rien dire sur une personne elle-même. Nous ne pouvons parler que de la manière dont ses actions nous sont révélées. Le Baal HaSoulam a écrit que nous ne pouvons jamais connaître l’ «essence», mais seulement les actions de l’essence.

C’est la même chose avec le Créateur. Il est écrit: «  Par Tes actions, nous allons Te connaître ». Par Ses actions, nous allons progressivement percevoir Son image correcte. C’est parce que ses actions sont imprimées en nous, dans des formes différentes. A partir d’elles nous commençons à comprendre, à  réfléchir, clarifier et organiser les actions du Créateur, et puis on peut créer Son image. Tout provient de nos impressions, et c’est ainsi que nous atteignons la reconnaissance.

La révélation, la reconnaissance et la compréhension que nous atteignons sont  appelés  «cognition imaginative ». C’est imaginatif, car d’une part, notre matière reste la même: le désir de profiter. Il n’y a aucune autre matière. D’autre part, la forme qui se revêt dans cette  matière est le désir de donner sans réserve, l’attribut de Celui qui donne sans réserve, Son image, par laquelle je suis impressionné.

Afin d’être impressionné par cette image, par le Créateur, je suis impressionné par le groupe. Ainsi, je me rapproche de Sa perception. La lecture du Livre du Zohar est spéciale car pendant que nous le lisons, nous voulons être impressionnés par les différentes formes du don sans réserve du Créateur qui ont été révélées à ceux qui ont été en mesure d’atteindre Ses formes. Ces formes viennent à nous, mais elles  sont cachées, et nous ne les sentons pas, nous ne pouvons pas décrire comment nous les sentons. Nous n’avons pas un sentiment clair des  formes, de leurs différents types, manifestations ou attributs, par lesquels je pourrais ressentir tout changement intérieur.

Les kabbalistes décrivent toutes ces formes et nous donnent  une vue d’ensemble quant à la façon dont cette compréhension est formée à l’intérieur d’une personne, comment elle change et se développe en elle à partir d’une forme très petite: le point dans le cœur. A partir de ce point minuscule, chaque étape se développe d’abord dans un sens négatif qui est opposé au Créateur, et ensuite dans une direction positive qui Lui ressemble. Là encore, le développement est dans un sens négatif, dans un autre attribut qui est opposée au Créateur, et ensuite dans une direction positive qui est comme Lui. Ainsi, cela se  poursuit: gauche, droite, gauche, droite. Voilà comment notre compréhension se développe, du plus petit au plus grand.

Les états où nous sommes  opposés au  Créateur sont appelés les «mauvais penchant», et les états où nous recevons des attributs comme  les Siens sont appelés les «bon penchant ». En d’autres termes, l’«inclination», le désir, demeurent, mais nous l’appelons «mauvais» s’il est opposée en forme au  Créateur, et nous l’appelons «bon» si nous recevons des attributs qui Lui ressemblent.

Nous sommes réellement en train de parler de nous par rapport à l’attribut de l’amour. C’est l’attitude du Créateur envers les êtres créés. Ainsi, au fur et à mesure, nous avançons de la haine à l’amour, puis de nouveau de la haine à l’amour. Quand on ressent la haine, en quelque sorte, nous ressentons la notion de « Mont Sinaï », une montagne de haine. Puis, quand nous ressentons l’amour, nous sentons la Lumière qui ramène vers le bien, la révélation de la Torah.

Quand nous lisons le Livre du Zohar qui nous  raconte tous les états, bons et mauvais, les forces négatives et celles positives qui opèrent mutuellement et de manière égale en vue d’atteindre le but, nous devons essayer de nous connecter aux grands kabbalistes qui  ont ressenti tous ces états et y ont adhéré. Maintenant, je veux faire partie du groupe de Rabbi Shimon qui comprend le  Baal HaSoulam, le Rabash, et ​​tous les grands kabbalistes.

Tout ceci est un  seul mécanisme, un système, la partie corrigée de la totalité du récipient de l’âme qui a été corrigée. Là, dans ces désirs, sont les grandes âmes qui ont ressenti et atteint le Créateur, qui ont les mêmes attributs qu’Il possède. Ils nous parlent de ce mécanisme tout comme les parents parlent à leurs enfants. Bien que l’enfant ne comprenne pas tout ce qui lui  est dit, il  doit cependant essayer.

 De la 2ème partie du cours quotidien de kabbale du 29/11/2011, Le Zohar

Une prière à partir d’un seul cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: À chaque fois, après une journée intensive, les cours du matin semblent «guérir toutes les blessures», ouvrant une nouvelle page et de nous donnant une envie nouvelle.

Réponse: C’est vrai, toute la journée, vous faites beaucoup de choses, vous préparez et faites votre travail interne afin que le lendemain matin, nous puissions faire une percée.

Question: Comment pouvons-nous maintenir cette tendance sans ralentir avant le congrès?

Réponse: Nous ne ralentirons pas. Après tout, nous sommes devenus un grand récipient planétaire, le Kli mondial, et nous avons le pouvoir d’unir et non pas de perdre le manque. Par ailleurs, nous devons comprendre que nous devons seulement  faire la moitié du travail: pour créer un manque, un récipient. Le remplissage viendra d’en haut, la Lumière qui va faire le travail. Nous devons reconnaître le mal, notre manque de puissance, et ce sera notre plus grande réalisation. Dans le même temps, nous avons besoin d’espoir, de volonté et de confiance que la Lumière Environnante fasse son travail.

Ainsi, afin d’élever une demande de correction (MAN), nous avons besoin de deux choses: un sentiment d’impuissance et de la confiance dans la puissance qui vient d’en haut. Vous croyez en Bina, qui est appelée «la foi», «don sans réserve», et en même temps, vous vous voyez aussi, ce qui signifie Malkhout, qui ne peut rien faire.

Question: Nous surfons sur une certaine vague maintenant. Comment pouvons-nous ne pas nous sentir «ivre de succès»?

Réponse: Tout va bien se passer. Nous ne devons pas être absolument sûrs de nous, et dans le même temps ne pas nous inquiéter. Il y a toujours deux opposés qui opèrent ici: Comment puis-je être inquiet si je crois à la force supérieure? Je ne dois m’occuper que du fait que nous nous connectons tous en un seul désir. Nous n’avons besoin de rien, sauf de cela. Seule la garantie mutuelle va nous permettre, par la prière de tous, de  demander que la force supérieure soit révélée. Plus on se connecte, plus on va révéler sa Lumière.

Question: Comment puis-je affiner cette aspiration et ne pas être satisfait de la joie naturelle du rassemblement?

Réponse: Vous ne pouvez pas éviter les hauts et les bas. Quelqu’un se sent vide maintenant, et quelqu’un d’autre peut danser de joie. C’est ainsi que nous nous complétons mutuellement. Ainsi, l’éclatement des récipients se manifeste: En travaillant sur eux-mêmes, ils se connectent et effectivement s’intègrent dans l’autre.

Nous devons augmenter nos efforts. La chose principale est d’arriver à la prière de tous qui jaillit de notre cœur unifié.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale  29/11/2011, « De l’essence de la religion et de son but »