Category Archives: travail intérieur

Le monde entier est l’Égypte

Notre monde entier, toute notre vie, c’est l’Égypte, le lieu de l’exil. Nous sommes nés ici et avons grandi en nous ressentant à l’intérieur d’une fausse réalité, très éloignée du pouvoir du don sans réserve, de l’amour, du sacrifice de soi, de l’unité, c’est-à-dire des propriétés du Créateur.

L’étude de la sagesse de la Kabbale est destinée à établir une vision de plus en plus correcte du monde afin que nous puissions voir qu’il y a seulement qu’une seule personne dans le monde.

Chacun doit se voir comme cette seule personne. Si elle incorpore toute l’humanité en elle-même, grâce à l’unité et à l’amour et aux diverses corrections qu’elle doit effectuer en elle-même, elle ne verra réellement qu’une seule personne existant dans le monde.

En attendant, nous découvrons une multitude de forces dans le monde qui se contredisent et s’opposent. Nous devons toutes les attacher à une unique source, à un seul désir, à une seule force à côté de laquelle il n’y a rien. De cette façon, nous arriverons progressivement à la conclusion que seule l’annulation de soi est la seule action que nous devons faire à chaque instant, en abolissant toutes les forces qui viennent de moi, des autres, de tous les autres, afin qu’une seule force supérieure qui domine complètement sur tout subsiste.

C’est l’état qui nous place devant le Créateur, à Son côté, pour adhérer à Lui et pour être inclus en Lui.

Extrait de la 1ère partie de la leçon de Kabbale, Les Écrits du Rabash le 27/03/2018

Pessah, Matza, Maror

Nous n’avons pas un besoin de spiritualité : cela nous est donné d’en haut. Personne ne peut par soi-même se doter d’une aspiration à étudier la Kabbale et à découvrir le Créateur. On y est conduit d’en haut, et cela s’appelle « en temps voulu » (Beito), par le chemin naturel de développement. Cependant, si nous souhaitons avancer par nous-mêmes selon « l’accélération du temps » (Akhishéna), nous avons besoin de solidarité. Grâce à la connexion au groupe, je peux recevoir des amis et fournir à chacun d’entre eux les besoins spirituels corrects par lesquels nous serons en mesure d’avancer.

Il n’y a pas d’autre moyen. Je ne peux pas extraire l’aspiration correcte pour la spiritualité de moi-même ; ce serait pour autre chose que la spiritualité. Nous ne devrions pas avoir honte ou avoir peur des désirs qui surgissent dans le groupe. Après tout, la jalousie, la fierté, l’honneur et le désir de pouvoir, qui se manifestent consciemment ou inconsciemment dans le groupe, nous aident à atteindre le monde spirituel. Pendant ce temps, une personne peut vivre les désirs les plus honorables et les plus purs, mais s’ils ne passent pas par le groupe, ils ne contribueront pas à son avancement. (*)

Au cours de Pessah (Pâque), une personne doit dire : « Pessah, Matza, Maror. » Sinon, elle ne sortira pas d’Égypte. Le Matza est la guerre contre le mauvais penchant. Le Maror est l’amertume insupportable du travail, de l’incapacité de quelqu’un à s’unir et à donner sans réserve. Par conséquent, nous arrivons d’abord à Pessah (Passakh signifie le passage), puis au salut.

L’un suit l’autre : Pessah, Matza, Maror. Pessah ne dépend pas de la personne ; c’est le Créateur qui donne la force de s’échapper (Passach). Et Matza et Maror sont le devoir d’avaler son travail dans le but d’étouffer l’amertume de l’égoïsme et de crier. (**)

Extraits de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Igrot (Lettres) / Lettre n°72 du 20/03/2018

(*) : à 11m30sec
(**) : à 17m00sec

10 grammes de satisfaction illimitée

Il nous est difficile d’imaginer ce qu’est le monde de l’Infini parce que nous regardons du côté du récipient et percevons l’infini comme un désir infini.

Mais dans la spiritualité, contrairement à la matérialité, l’infini est considéré comme une satisfaction sans aucune restriction. Si le verre est rempli à ras bord, cela signifie qu’il y a l’infini à l’intérieur, même s’il ne contient que 200 milligrammes.

Le récipient ne limite pas sa réception de la Lumière ; c’est-à-dire qu’il n’indique pas dans quelle mesure il accepte de recevoir. Par conséquent, les petits et les grands récipients peuvent contenir une satisfaction infinie s’ils ne limitent pas la Lumière, et reçoivent tout ce qu’ils peuvent contenir.

Il peut y avoir un petit récipient dans un état d’infini, et un autre, plus d’un million de fois plus grand, qui soit limité. Après tout, chaque chose est évaluée par rapport au récipient ; s’il ne place pas de limite à la réception de la Lumière, alors il est illimité.

Il peut y avoir seulement dix grammes de désir en vous, mais vous ne limitez pas la satisfaction. Par conséquent, vous êtes dans l’Infini et vos sensations sont illimitées. Ou peut-être, au lieu de dix grammes, votre désir a augmenté jusqu’à dix tonnes, mais vous ne pouvez pas en recevoir plus de la moitié. Il s’avère que les dix grammes sont la satisfaction infinie, et les cinq tonnes sont limitées. Tout est évalué par rapport à la personne qui atteint.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Etude des dix Sefirot, le 04/03/2018

Le coefficient du don sans réserve

Toute science dans le monde étudie les connexions entre les parties de la réalité, chacune à son niveau de réalité (physiologique, psychologique, biologique et physique) et il y a donc la psychologie, la biologie, la physique, etc.

La sagesse de la Kabbale ne traite pas de ces niveaux, mais du niveau le plus fondamental, qui est le désir contenu dans chaque partie de la création, seulement sous des formes différentes, à des niveaux différents, et à des tailles différentes.

Par conséquent, la Kabbale est considérée comme la science principale. Elle conduit la même recherche scientifique que toute autre science, elle en tire des formules, étudie la création et les actions du Créateur, clarifie notre place dans la création et mesure la création en relation avec le Créateur. Tout cela présuppose une étude scientifique sérieuse. Toutes les autres sciences ne donnent pas de définitions aussi précises.

En fait, la création est très compliquée. Bien qu’il semble qu’elle repose sur une formule très simple : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal au désir de recevoir de la créature.

Cependant, ce n’est pas une simple égalité, car elle inclut un coefficient (C) qui devrait égaliser le désir de recevoir et le désir de donner : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal à C multiplié par le désir de recevoir de la créature.

Ce coefficient inclut en lui-même une restriction, un écran (Massach) et une Lumière Réfléchie. Nous devons appliquer cette équation tout le temps. Par conséquent, je dois connaître le désir de recevoir, le désir de donner sans réserve, et mon coefficient.

Ainsi j’étudie toujours le désir du Créateur de donner sans réserve. J’aspire à Lui et m’assimile à Lui. Selon ces paramètres, je détermine mon état et ma place dans la création. De cette façon, j’explore toute la création. Sans cela, il est impossible de me positionner correctement par rapport au Créateur, et je dois arriver à L’aimer. Le coefficient est mon intention en vue du don sans réserve. Sans cela, je ne peux pas être en contact avec le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, le 01/03/2018

Le bonheur absolu

Question : Quel est l’état le plus élevé dans la Kabbale, décrit comme un état de bonheur complet et absolu ?

Réponse : Le bonheur absolu est créé à travers la pleine intégration entre les lignes droite et gauche dans la ligne médiane, lorsque le système égoïste (Klipa – écorce, Touma – impureté, Gassout – grossièreté) est complété et rempli par la ligne droite, la caractéristique du don sans réserve, de l’amour et de l’attention.

Si les deux systèmes existent simultanément dans la ligne médiane entre eux, avec une acceptation complète l’un de l’autre, alors cet état est appelé bonheur absolu.

Mais cet état ne restera pas en permanence parce que les distorsions, les ruptures et la détérioration y sont constamment révélées à l’intérieur. En d’autres termes, tout état spirituel, y compris un état de bonheur, est dynamique.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 17/12/2017

Le groupe comme un mini-modèle de l’humanité

Les kabbalistes nous conseillent de nous unir en groupes qui deviendront un modèle de mini-humanité, de mini-Adam, car alors les lois de la communication fonctionneront entre les gens comme avant le péché d’Adam HaRishon. Et de cette manière, nous attirerons la Lumière supérieure qui nous influencera encore plus et nous unira.

Nous voulons avancer. D’après les lois de l’évolution, la Lumière supérieure exercera une pression sur nous et nous unira que dans une centaine d’années. Mais nous, nous voulons que cela se produise maintenant !

C’est pourquoi nous effectuons toutes les actions qui nous sont demandées, comme les petits enfants qui jouent et se développent en jouant. Et de la même manière, nous voulons construire un groupe dans lequel les lois de la réparation finale s’appliquent.

La Lumière influence le groupe en réponse à nos efforts : nous l’obligeons. Selon les lois de la nature, nous éveillons la Lumière supérieure pour nous influencer davantage et avancer dans la mesure de nos tentatives et de la force de notre désir. De ce fait, nous accélérons le temps de notre développement. C’est l’essence de la méthode de la Kabbale.

Le désir d’aimer son prochain comme soi-même, qui est la loi de la réparation finale, devient notre objectif quotidien.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Préparation à Pessah (Pâque) », Partie 2 du 06/03/2018

Quel est le secret de la Kabbale ?

Question : Si aujourd’hui la Kabbale est ouverte à tous, alors quel est son secret ?

Réponse : Il n’y a pas de secrets dans la Kabbale et n’y en a jamais eu. Tout le problème est que la société ne sait pas l’accepter correctement, la goûter et s’en servir comme il se doit pour son développement. Il n’y a rien d’autre.

Par exemple, il est écrit dans Le Livre du Zohar que des dix disciples du grand Kabbaliste Rabbi Shimon, seul Rabbi Aba pouvait écrire correctement pour qu’il se révèle à qui le veut tout en restant caché.

Et la mesure de la dissimulation doit être si spéciale que lorsque vous lisez le texte kabbalistique, il se révèle à vous et peut-être pas à autrui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/12/2017

Une action spirituelle : à l’unanimité

Question : Les kabbalistes ont-ils un ordre défini de vote pour prendre une décision ? La majorité des deux tiers ou autre chose ?

Réponse : Non. Une véritable action spirituelle est faite à l’unanimité.

Dans les temps anciens, il y avait un organe spirituel, le Sanhédrin, où les décisions prises par les sages provenaient de leur atteinte du degré supérieur, et par conséquent ce qu’il fallait faire était clair pour eux. Il n’y avait pas de désaccord.

Si vous vous rencontrez avec votre ami au degré supérieur, vers lequel vous avez besoin d’amener tout le groupe ou plus de gens, alors il n’y a aucun doute sur la manière dont cela se fait.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

L’égalité dans la spiritualité

Question : L’une des règles importantes de l’atelier est l’égalité : « Dans le cercle, il n’y a pas de participants plus importants ou moins importants. » Comment tout le monde peut-il être égal ?

Réponse : Tout le monde est égal par rapport à l’unité. Le supérieur et l’inférieur ne peuvent pas s’unir. Ils doivent être au même niveau.

Dans la spiritualité, la connexion n’est possible que d’après la similitude entre nous. Parfois, je suis supérieur et vous inférieur et inversement. En conséquence, nous sommes égaux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

Atelier : écoutez tout le monde

Question : Pourquoi est-ce important que tout le monde parle durant l’atelier ?

Réponse : Nous devons encourager nos amis, les ressentir. Chacun d’entre eux devrait être capable de parler pour mieux se comprendre, s’exprimer.

Question : Et si une personne dit : « Je vais passer mon tour, je ne peux pas parler, je ne veux pas ! »

Réponse : Il n’y a rien que vous puissiez faire. Les gens dans notre monde sont différents : certains sont silencieux et d’autres bavards. Mais dans le groupe, nous devons tout aplanir.

Remarque : Au cours de l’atelier, nous nous appliquons à écouter chaque ami. Autrement dit, nous parlons à tour de rôle, nous ne nous interrompons pas les uns les autres, nous écoutons attentivement.

Mon Commentaire : Dans l’atelier chaque opinion compte. Et si certaines opinions ne me plaisent pas, je dois me forcer à écouter pour que mon ego n’ignore pas ce que mes amis disent.

Et bien que mon ego ne veuille écouter personne, leurs opinions sont les plus importantes, les plus nécessaires et les plus utiles pour ma correction.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

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