Category Archives: travail intérieur

Comment devrait-on percevoir le Créateur ?

Question : Comment devrais-je percevoir le Créateur à travers un enseignant : comme une sorte d’esprit ou comme une personne ?

Réponse : Certainement pas en tant que personne ! Si de telles images apparaissent, nous devons les rejeter immédiatement.

Le Créateur est une force commune en chacun de nous sans exception. Elle nous unifie et nous remplit. C’est un domaine commun dans lequel nous existons. La qualité de ce domaine est l’amour absolu et le don sans réserve. Rien d’autre.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2018

Le point de liberté

Question : Quel est le point de liberté en moi et comment le Créateur a-t-Il été capable de le libérer de Lui-même et de tout ce qu’Il avait prédéterminé ?

Réponse : Chacun de nous possède, à côté de son ego, un point dans le cœur appelé « une partie du divin venant d’en haut ». Par conséquent, nous sommes attirés à Lui, nous voulons L’atteindre.

Les personnes qui ont ce besoin peuvent ressentir le point dans le cœur, et c’est pourquoi elles essaient de se connecter entre elles pour découvrir le Créateur.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 18/11/2018

Comment l’enseignant satisfait-il les désirs d’un élève ?

laitman_294.3Question : Comment l’enseignant satisfait-il les désirs d’un élève et vice versa ?

Réponse : L’enseignant absorbe les désirs d’un étudiant comme étant sa partie constitutive et s’inclut en lui, accomplit tout le travail nécessaire à l’intérieur de lui, laissant à l’étudiant ce qu’il doit terminer avec son libre arbitre.

C’est un contact très sérieux. L’enseignant est comme à l’intérieur de l’élève et « ajuste » toutes sortes d’attitudes en lui : c’est ce que le supérieur doit faire en se basant sur son Galgalta et Eynaim. L’étudiant doit compléter sa part du travail.

Si vous êtes connecté à moi et les uns aux autres, vous ressentirez que nous travaillons ensemble.

Question : Existe-t-il des examens pour l’étudiant d’un kabbaliste ?

Réponse : Il n’existe pas d’examens spéciaux car son chemin tout entier est un examen continu et constant. Il n’y a rien de tel comme passer un test et vous retrouver dans le système spirituel. L’examen a lieu chaque seconde.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2019

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas

Question : Comment un kabbaliste trouve-t-il une solution lorsqu’il fait l’expérience d’une contradiction entre les désirs du cœur et les arguments de l’esprit ?

Réponse : Dans notre monde, ces contradictions sont basées sur l’ignorance d’une personne. Elle ne sait pas où elle se trouve, avec qui elle traite, ce qu’elle contrôle et ce qu’elle doit équilibrer. Elle n’a absolument aucune base.

Dans le monde spirituel, elle prend le Créateur comme base, qui est la fondation de l’équilibre de ces deux forces parce qu’Il est la force positive. Il génère la force négative afin que nous puissions y exister en tant que créations opposées à Lui.

Par conséquent, l’équilibre entre les deux forces est maintenu par le Créateur aux niveaux minéral, végétal et animal, et au niveau spirituel entre les propriétés du don sans réserve et de la réception, mais avec notre intervention, autant que nous en avons besoin, nous Lui demandons de nous aider à maintenir cet équilibre.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 16/12/2018

Étreignez le monde de l’infini

laitman_275Question : Vous avez dit que le cerveau contrôle nos sensations. Mais selon la Kabbale, le Créateur nous contrôle et contrôle nos pensées. Le cerveau est-il donc un adaptateur entre le Créateur et l’être créé ?

Réponse : Non. Le système de notre interconnexion commune est notre état le plus élevé. La mesure selon laquelle je peux sortir de moi vers les amis définit mon potentiel spirituel.

Dans le champ de forces (couleur verte dans le dessin) que je construis de moi-même, je ressens le Créateur. Ceci est mon monde supérieur.

Il va s’étendre jusqu’à ce que je saisisse tout le système. En le maîtrisant, je commence à l’attirer à moi, en lui donnant. Ce seront tous mes mondes : AssiyaYetziraBeriaAtsilout et Adam Kadmon. Dans cette séquence, je commence à sortir de « moi-même » et lorsque j’aurai terminé ce processus, le monde de l’infini sera en moi.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 18/11/2018

La possibilité d’entrer dans le monde supérieur

Question : Que puis-je et que devrais-je apprendre du fait que le Créateur a une connexion directe avec moi ? Comment la Kabbale recommande-t-elle d’étudier les actions du Créateur sur soi-même ?

Réponse : La Kabbale enseigne à une personne à s’élever au-dessus d’elle par la foi au-dessus de la raison. C’est-à-dire, ne pas agir selon son égoïsme, mais recevoir des forces spirituelles d’en haut afin de travailler dans le don sans réserve, en dehors de soi, depuis soi-même.

Mais cela ne se fait que par des travaux pratiques dans un groupe et s’applique à la fois aux hommes et aux femmes. Cela s’applique moins aux femmes qu’aux hommes, mais en principe, les deux sexes devraient faire ce travail.

C’est la seule opportunité d’entrer dans le monde supérieur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 25/11/2018

L’attaque dans le groupe

Question : Pouvons-nous créer une attaque dans le groupe et comment pouvons-nous faire cela correctement ?

Réponse : Une attaque dans le groupe n’est possible que lorsque vous vous réunissez avec un seul objectif, un seul désir, une seule intention. Essayez de vous concentrer le plus possible entre vous pour clairement analyser vos désirs, et ensuite commencez à prier et à demander.

Pensez à ce que nous devrions demander et de quelle manière. Essayez de le formuler ensemble. Vous allez voir tout à coup comment vous commencez à vous comprendre davantage les uns les autres, à voir comment vos cœurs se rapprochent, comment qui vous êtes devient plus clair, ce que vous voulez et ce que vous devriez demander.

Parlez entre vous, parlez-en et parvenez à une conclusion unique. Essayez de rester avec cette conclusion pour le maximum de temps et vous ressentirez comment cela vous change.

En d’autres termes, vous n’envoyez pas simplement un télégramme quelque part pour obtenir une réponse. Vous êtes dans le système du Créateur et, dans le processus de ce travail, vous commencez à ressentir comment une relation correcte avec le Créateur, ou le désir d’une relation correcte avec Lui, vous change. Vous réussirez !

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 04/11/2018

Ne laissez pas les mauvais états se manifester

Question : Si je vois que mon ami est dans une mauvaise situation matérielle, est-ce que cela signifie que je veux qu’il soit dans cet état ?

Réponse : Non, tous les mauvais états sont le résultat de la brisure de l’âme d’Adam. Par conséquent, nous ne faisons rien de mal.

Vous n’êtes pas le Créateur des mauvais états. Cependant, lorsque vous ne demandez pas leur correction, vous laissez ces états se manifester. Le degré d’amélioration de ces mauvais états dépend de nous.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/11/2018

Le don sans réserve spirituel

Laitman_120Question : J’ai demandé à plusieurs reprises ce qu’est le don sans réserve spirituel et je n’ai jamais reçu de réponse claire. Vous donnez l’exemple d’une mère et de son enfant, ce qui n’est pas spirituel, mais du don sans réserve matériel. Alors, qu’est-ce que le don sans réserve spirituel ?

Réponse : Le don sans réserve spirituel est le don au-dessus de mon égoïsme, lorsqu’à partir de celui-ci et en me basant sur lui, je fais des actions altruistes contraire à mon désir.

Je peux uniquement les faire si je suis dans un groupe qui me soutient dans cette tâche, et à travers lui, je reçois la Lumière supérieure, la Lumière du don sans réserve. Ainsi, je peux agir.

C’est une action absolument réelle qui s’avère finalement être le contraire de mon désir égoïste.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 11/11/2018

Pourim symbolise le salut d’Israël

Pourim n'est pas le Mardi-gras juif, du Dr. Michael LaitmanMon nouvel article sur la fête de Pourim

Pourim est une grande fête : Tout commence et se termine par un festin, avec une histoire intermédiaire digne des films à suspens mais qui heureusement finit bien.

Les personnages principaux en scène sont le roi, la reine Esther, le juif Mardochée et Aman, le méchant gouverneur nouvellement promu par le roi, au grand dam des juifs. Au delà de la représentation physique des personnages, ils incarnent en fait les forces cachées en nous. Ces dernières permettent le développement spirituel.

L’avancement spirituel décrit dans le Livre d’Esther est le récit d’Aman, le mal le plus absolu, confronté à la bonté même incarnée par Mardochée. La confrontation de ces deux forces ne cesse que si les Juifs s’unissent. En effet, la seule chose qui aide contre le mal absolu est l’union. Lorsque Mardochée supplie Esther d’implorer la miséricorde du roi, elle répond qu’elle-même, la reine, ne peut les sauver, sauf si lui, Mardochée, rassemble tous les Juifs et qu’ils ne jeûnent et prient pour elle. Ce n’est qu’en s’unissant qu’ils réussiront.

Esther, la reine juive, représente le désir corrigé de se connecter à Dieu. C’est pourquoi elle apparaît après que la reine Vashti se soit mal conduite et que le roi l’ait répudié. Elle s’appelle Esther, du mot hébreu Hastara (dissimulation),  car son identité juive est encore cachée. Celle-ci n’est révélée que lorsque la reine doit agir afin de sauver les juifs, d’où le mot Méguilla (rouleau/livre), provenant du mot hébreu Guilouï(révélation). Par conséquent, le complot décrit dans le livre d’Esther est considéré comme « un miracle dissimulé », pour indiquer d’une manière cachée le miracle de la révélation de la puissance de Dieu.

Mardochée, quant à lui, représente la miséricorde. Il est la bonté pure et ne veut rien pour lui-même. Après avoir dénoncé le complot contre le roi, il se contente de s’assoir aux portes du palais, sans aucune prétention quelque qu’elle soit.

Afin de contraindre Mardochée à agir pour finalement gouverner, le roi décide de faire peser un danger suffisamment grand pour qu’il prenne part au plan divin. En l’occurence, il s’agit de la décision de détruire tout le peuple juif du royaume. Cette décision est exécutée par Aman, qui ne supporte pas qu’un peuple ne lui prête pas allégeance, ni ne le respecte.

Aman sait qu’« Il y a un certain peuple dispersé et séparé », il entend bien régner en maître absolu, le seul obstacle à son projet est les Juifs. Aman comprend que si les juifs sont unis, ils sont invincibles car l’union fait la force. L’union des Juifs  « comme un seul homme dans un seul cœur » est l’arme contre tout mal. Pour parvenir à ses fins, Aman demande à ce qu’un Pour (décret) soit signé par le roi, qui éliminera définitivement toute entrave à sa quête de pouvoir absolu.

Les Juifs sont terrifiés. Ils ne savent pas quoi faire pour éviter un tel sort ni ne comprennent ce qu’ils ont fait pour mériter la mort. La reine Esther, pour sauver son peuple, demande donc à Mardochée de rassembler toute la communauté qui devra jeûner et prier. Cette union retrouvée neutralise Aman et bien évidemment la décision du roi est révoquée. Les Juifs peuvent vivre et même se défendre, s’ils sont agressés.

Pour conclure, Pourim est une fête qui nous enseigne que tous nos maux ne proviennent que d’un manque d’union entre nous. Sans elle, nous sommes persécutés, comme durant l’exil de Babylone, durant toutes les persécutions que nous avons subies à travers l’histoire.  L’éveil de l’antisémitisme et de l’intégrisme religieux aujourd’hui en France, comme ailleurs, a également la même source. Si nous agissons dans la solidarité, comme une seule famille, nous sommes protégés, et rien ne peut nous atteindre. En cette période difficile, il serait bon de s’inspirer du passé et plus particulièrement de l’histoire de Pourim pour réactualiser l’union comme solution à tous les maux.