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L’essence spirituelle du désir de donner sans réserve

Dans le monde matériel, lorsque deux forces commencent à agir à l’intérieur d’une personne, le désir de donner sans réserve (qui émerge du « point dans le cœur » et ne constitue que le début, et non encore le véritable désir de donner) et le désir de recevoir, elles amènent littéralement la personne au point d’explosion.

Cependant, à proprement parler, sur les niveaux spirituels, le « désir de donner » en tant que tel n’existe pas ! Nous utilisons ce terme pour désigner soit un désir de recevoir corrigé, soit la Lumière entrante (la Lumière du Créateur) dont la propriété intrinsèque est le désir de donner sans réserve.

Si toutefois nous parlons d’un désir de donner sans réserve chez l’être créé, il s’agit soit du désir de recevoir corrigé pour donner en vue de donner sans réserve (ou même pour recevoir en vue de donner sans réserve), soit de la Lumière qui apparaît au sein du Kli (récipient) et lui apporte la correction. Dans ce cas, cette Lumière, cette force que le récipient reçoit, est appelée « désir de donner sans réserve ».

La concision du langage prête à confusion. Il est essentiel de comprendre ce que le Baal HaSoulam entend lorsqu’il parle de deux forces chez l’homme, appelées les Kelim (récipients) de réception et les Kelim de don.

Le concept de Kelim de don est assez singulier. Un Kli se définit comme un Hissaron (un besoin, un manque, un désir inassouvi).

Le désir est appelé un endroit. Nous commençons à comprendre que les Kelim de don sont des Kelim égoïstes ayant été corrigés pour agir en vue de donner, et qu’ils ne se remplissent que de ce qu’ils donnent. Comment ? En se remplissant eux-mêmes. S’ils ne se remplissent pas, ils ne seront pas en mesure de donner sans réserve.

Par conséquent, l’utilisation d’un lieu, le récipient en vue de donner sans réserve, est ce que l’on appelle les Kelim de don. C’est seulement alors que nous parlons d’être créé.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Ce sont les générations de Noé » du 01/06/2026

Recherchez la façon de se tourner vers le Créateur

89Question : Se tourner vers le Créateur est-il l’effort le plus intense qu’une personne puisse accomplir ?

Réponse : Il faut chercher comment s’adresser au Créateur ; cela ne se fait pas d’un simple claquement de doigts. Personne ne peut simplement se tourner vers Lui.

Au moment où le Créateur Se révèle à moi, que ce soit ouvertement ou de manière dissimulée, cela signifie qu’Il m’invite à me tourner vers Lui. Il ne s’agit pas simplement pour moi d’aller Le chercher. Où Le chercherais-je pour crier vers Lui ou Lui demander quelque chose ?

En réalité, le fait de s’adresser au Créateur, une fois que l’on a mérité Sa révélation, survient soudainement, comme il est dit : « Le salut de l’Eternel s’opère en un clin d’œil. » Cela se produit de manière totalement inattendue, en aboutissement de tous les efforts que la personne a fournis auparavant. Toutefois, tout le travail accompli en amont est indispensable. Sans lui, il serait impossible de faire l’expérience de cet état.

Même à présent, nous nous trouvons déjà dans l’état de la correction finale (Gmar Tikoun), mais qui le ressent ?

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et le Seigneur lui apparut dans les plaines de Mamré » du 13/06/2026

Choisir le meilleur environnement

248.03Question : Comment l’environnement suscite-t-il chez l’individu une aspiration vers le but, vers la qualité du don sans réserve ?

Réponse : L’environnement procure à l’individu de tels manques (Hisronot) sans prononcer un mot, car c’est précisément sa fonction. L’individu est connecté à l’environnement et, s’il s’agit du bon environnement, il en recevra inévitablement un sentiment de préoccupation, le sentiment d’avoir perdu la chose la plus essentielle.

Après tout, la disparition de la Lumière ne suffit pas à engendrer un Hissaron (manque). Il doit ressentir qu’il a perdu l’équivalence de forme avec l’environnement.

Si le Créateur se retire, si la Lumière disparaît, alors l’individu devrait ressentir un Hissaron par rapport au groupe. Le groupe se substitue au Créateur pour compenser Sa dissimulation.

Choisir le meilleur environnement signifie que l’individu doit veiller en permanence à ce que son groupe soit orienté vers le but avec la plus grande force, la plus grande justesse et la plus grande constance, et qu’il maintienne lui-même la connexion la plus étroite possible avec le groupe.

Alors, il peut être certain que même si la Lumière se retire de lui (et la Lumière doit disparaître pour révéler un nouveau Hissaron, un nouveau Reshimo, l’envers d’un nouveau degré), son soutien, le groupe, l’aidera immédiatement à prendre conscience de son état.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 du 22/05/2026

Faites d’abord une introspection!

229Question : Il est écrit à la fin de L’Introduction au Livre du Zohar que tous les malheurs du monde proviennent de ceux qui sont tenus de s’adonner à la partie intrinsèque de la Torah, mais qui s’adonnent au contraire à sa partie extrasinque. Comment devrions-nous interpréter cela ?

Réponse : Avant tout, faites une introspection et constatez que vous aussi, vous vous concentrez sur la dimension extérieure. Il existe encore une dimension intérieure que vous n’avez pas encore atteinte et à laquelle vous ne vous êtes pas encore engagé.

Quel bénéfice retirerai-je du fait de regarder les autres et de les blâmer ? Est-ce que je pointe du doigt quelqu’un du Ministère de l’Éducation, les systèmes éducatifs ultra-orthodoxes ou sionistes religieux ? Quel en sera le résultat ?

Je peux accuser qui je veux, mais à quoi bon ? Comment puis-je agir concrètement, selon mes capacités, en tant que partie de l’ordre, de cette pyramide dont parle le Baal HaSoulam, pour que le système fonctionne correctement ? Blâmer quelqu’un d’autre corrigera-t-il qui que ce soit ou moi-même ? Cela ne fera que m’apporter de l’orgueil et du mépris.

Nous avons reçu des instructions d’en haut, contrairement à ceux qui ignorent où ils sont. Je ne peux rien dire de mal à leur sujet ; ils sont comme des enfants. Quant à moi, je peux dire que si je comprends quelque chose, je suis tenu d’agir en conséquence, autant que faire se peut.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quels sont les moments de prière et de remerciement dans le travail ? » du 07/06/2026

Un obstacle est une chose précieuse

281.01Question : Devons-nous traverser de nombreux obstacles sur le chemin de la spiritualité ?

Réponse : Sur le chemin de la spiritualité, nous ne traversons pas d’obstacles, mais des signes que nous devons intégrer en nous-mêmes sous une forme correcte. Ce sont des fragments de mon Kli (récipient). Ils me semblent opposés, mais si je ne les intègre pas en moi de manière appropriée, opposés à moi, je ne pourrai tout simplement pas poursuivre mon développement spirituel.

Imaginons que je veuille atteindre la Makhsom (barrière) et que, sur le chemin, je doive remplir un panier de baies et de champignons. En chemin, je reçois toutes ces « baies et champignons », mais sous une forme inversée.

En réalité, ce ne sont pas des obstacles ; ils n’apparaissent ainsi que sous l’effet de mon désir de recevoir. Mais s’il m’en manque un seul, je ne pourrai pas atteindre ma destination.

On appelle cela un « défaut dans l’âme » (une âme incomplète). C’est un cas extrêmement particulier. Dans la spiritualité, on parle aussi d’un embryon dont le développement s’est arrêté : une fausse couche, une mort-né, etc.

Il existe de nombreux cas comme dans ce monde. Cela se produit dès qu’un seul obstacle manque. C’est pourquoi un obstacle est précieux.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » du 20/05/2026

Demandez et vous recevrez une récompense

249.03Les actions d’une personne dans le travail spirituel sont appelées : « Demandez et vous recevrez une récompense. »

En effet, la personne ne participe pas activement à la correction elle-même ; elle ne corrige rien par elle-même. Elle crée plutôt un état dans lequel le Reshimo qu’elle ressent en elle comme venant de naître, et la Lumière destinée à corriger ce Reshimo (gène spirituel), peuvent agir à travers elle, de sorte qu’elle devienne celle qui évoque et initie la correction.

« Demander » signifie s’efforcer d’atteindre la correction afin que la Lumière prévale sur le Reshimo et le corrige en une intention pour le bien du don sans réserve. Et « recevoir une récompense » signifie aspirer uniquement à cet état. Ce qui l’aide, bien sûr, n’est pas l’action elle-même, mais uniquement son intention.

Ainsi, tout ce que nous faisons vise à recevoir la Torah dans un petit état (Katnout), appelé le décompte de l’Omer, dans l’état animal, lorsque nous mangeons de l’« orge », jusqu’à atteindre la « nourriture de l’homme ». Cette nourriture est le « pain », la foi, le degré de Chavouot. « Et ils allèrent tous deux ensemble » fait référence à Bina et Malkhout.

Notre travail commence donc avant même l’état de « demander et recevoir une récompense ». C’est un travail au-dessus de la raison, un travail consistant à attirer la Lumière qui accomplit en nous la merveilleuse propriété de correction.

C’est un travail contre le « ministre de l’oubli » qui, par sa force agissante, nous aide à oublier l’état précédent et à susciter un manque (Hissaron) pour le suivant.

Ce sont là les actions préparatoires à la réception de la Torah, à la fête de Chavouot.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 du 22/05/2026

Définir la nécessité

231.01Dans notre travail, la définition de la « nécessité » change constamment, car une personne doit analyser son attitude envers le Créateur dans chaque désir de l’âme.

Théoriquement, on peut dire que notre âme est composée de 620 désirs (organes) ; pour chacun d’eux, je dois déterminer que le plus important est de remplir ce désir par le Créateur, Sa présence, Sa sensation. Par conséquent, pour chaque désir, je ressens un nouvel obstacle dans différentes situations et circonstances.

Nous ne savons toujours pas comment déterminer de quelle propriété m’appartenant ou de quelle partie de notre âme proviennent ces problèmes et ces questions. Chacun en fait l’expérience à sa manière.

Il existe des obstacles communs à tous et des obstacles individuels propres à chacun. C’est pourquoi les obstacles changent constamment, se transforment et peuvent même réapparaître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau» du 20/05/2026

Voilà pourquoi vous serez appelé un être humain

563Il est dit : « J’ai créé le mauvais penchant, et J’ai créé la Torah comme un épice, car la Lumière en elle ramène vers le bien. »

Du point de vue de la création, je prends mon égoïsme, mon mal, et de l’autre côté, du Créateur, je prends la force du don sans réserve, la Lumière, et à partir de ces deux composantes je bâtis ma nouvelle structure, appelée « humain » (Adam), c’est-à-dire «ressembler » (Domé) au Créateur.

Mon égoïsme réside en moi, mais extérieurement il ressemble au don sans réserve, c’est-à-dire qu’intérieurement il est réception et extérieurement il est don sans réserve. Par conséquent, cette action est appelée « réception en vue de donner sans réserve », et un tel travail est connu comme un travail sur trois lignes : la droite, la gauche et la médiane.

Les lignes de droite et de gauche descendent d’en haut, du Créateur, tandis que la ligne médiane s’élève d’en bas, de l’être humain.

Concernant la ligne de gauche, il est dit « J’ai créé le mauvais penchant », à propos de celle de droite, « et J’ai créé la Torah comme un épice », et à propos de celle du milieu, « car la Lumière en elle ramène vers le bien », et vous devenez aussi bons que moi.

Je suis bon et je fais le bien, et vous aussi ; c’est pourquoi vous serez appelé « humain », celui qui ressemble au Créateur !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rashbi, Zohar pour tous – « Lech Lecha » du 30/07/2010

Le plus important est d’adhérer au Créateur

293.2Chacun de nous appartient à un groupe régi par diverses lois et conventions. Lesquelles suis-je tenu de m’annuler devant et lesquelles devrais-je examiner avec un regard critique, voire rejeter, ou dont je dois exiger la modification ? Après tout, si je ne m’y rapporte pas de cette manière, le groupe ne pourra pas m’influencer.

Si j’intègre un groupe sans opposer de résistance, je n’en ressentirai aucun impact. L’influence ne se fait sentir que lorsqu’une force intervient et modifie quelque chose. Tout produit de qualité résulte de l’action d’une force sur une autre. Plus ces forces sont importantes et plus elles s’opposent fortement, plus les bénéfices et les résultats sont grands. Alors, comment devrais-je me comporter avec le groupe maintenant ?

Avant tout, en engageant pleinement mon esprit et mon cœur. L’approche est absolument claire et précise ici : en aucun cas je ne peux modifier quoi que ce soit qui ait été accepté par le groupe sans obtenir le consentement de tous ses membres. Je suis tenu de participer à tout ce que le groupe exige de moi. Même si je m’en trouve émotionnellement incapable et que je ne suis pas d’accord, je dois y participer comme tout le monde ; sinon, on ne peut pas parler d’appartenance au groupe.

Parallèlement, je suis tenu d’analyser la situation de manière critique, de formuler mes propositions, de les présenter à l’ensemble du groupe et de tenter de convaincre chacun du bien-fondé de ma démarche. Cette approche est également courante dans la société : à la Knesset (Parlement israëlien) ou dans tout autre parlement, les lois sont en général évidentes. Il n’est pas nécessaire ici d’agir « au-dessus de la raison ».

Il n’y a qu’une seule chose qui doive être faite au-dessus de la raison : chercher à s’aligner sur la force supérieure. On ne peut s’en écarter. L’adhésion (Dvekout) au Créateur est le principe primordial. Tout autre élément, avant d’y être ajouté, doit être examiné afin de vérifier sa conformité à ce principe fondamental, et en fonction des résultats, il convient de décider si cela nous est bénéfique ou pas.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Voici les générations de Noé » du 01/06/2026

Comment passer d’un niveau à l’autre ?

292Dans Le Talmud des dix Sefirot, nous étudions comment le développement des échelons s’effectue du haut en bas, du Créateur jusqu’à ce monde. Nous constatons que chaque échelon donne naissance à un échelon inférieur en s’inversant et en cessant complètement d’être ce qu’il est.

C’est comme une graine semée en terre qui doit se décomposer entièrement et pourrir pour qu’un arbre, quelque chose de nouveau, puisse en pousser. Ainsi, passer d’un échelon à l’autre est comme traverser un abîme, comme sauter par-dessus quelque chose qui n’a pas de transition douce d’un état à l’autre.

Le moyen d’effectuer cette transition est appelé « au-dessus de la raison » ; c’est lorsque ce que je vois, sais et pense actuellement à mon échelon actuel, je dois pour ainsi dire le fouler aux pieds, le rayer et aspirer à un accomplissement supérieur. Comment est-ce possible ?

Le moyen d’acquérir une raison supérieure est appelé Bina, la qualité de Hafetz Hessed, où l’individu cesse complètement d’être un receveur et de se ressentir et de se mesurer à l’intérieur des Kelim (récipients) de réception. Cela signifie qu’il n’utilise plus sa nature et adhère au supérieur comme un embryon (Oubar), c’est-à-dire qu’il neutralise ses Kelim de réception et souhaite simplement se connecter au supérieur.

Ce sont des sauts depuis la raison inférieure vers la qualité de Bina, puis vers la raison du supérieur, où l’individu travaille avec les Kelim de réception d’un degré supérieur et reçoit l’accomplissement correspondant. En essence, ce sont les étapes du progrès.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le déluge dans le travail ? » du 24/05/2026