Le fruit des efforts appliqués
Commentaire : Vous avez dit qu’un signe de progrès est le sentiment d’impuissance face au désir de recevoir. Pourtant, tant de gens dans le monde se sentent mal sans pour autant aspirer à un but supérieur.
Ma Réponse : Vous dites qu’il y a beaucoup de gens dans le monde qui, jour après jour, se sentent de plus en plus inutiles. Je n’en suis pas certain. Le signe le plus sûr de progrès est que ce sentiment d’inutilité résulte d’abord d’efforts appliqués, et ensuite, si je ne désespère pas, mais que je persévère dans mon travail.
Comment savoir si la déception, l’impuissance, l’amertume, ou cet état où j’ai l’impression de mourir tout en haïssant le Créateur, est le fruit de mes efforts intentionnels ? Ce n’est que si mon désespoir est intentionnel, lorsque malgré tout je continue à faire des efforts pour aller de l’avant, vers le Créateur, et qu’avec cela je ressens de plus en plus ce qu’est la spiritualité et à quel point ma nature s’y oppose.
Autrement dit, tout état que nous traversons comporte deux facteurs : un Kli (récipient) et la Lumière (Ohr). Et si, dans les mauvais états, je les perçois correctement, cela signifie que je suis sur la bonne voie, que mon désespoir n’est pas simplement de la paresse. Il ne provient pas d’un échec à tirer profit des plaisirs de ce monde, ni d’un manque de pouvoir ou d’honneur ; mais il est plutôt la conséquence directe du fait que je n’ai pas encore atteint le but.
Mon but est l’intention de donner sans réserve, or j’ai découvert que j’en suis encore plus éloigné, que la nature du Créateur est un don sans réserve encore plus grand que je ne l’avais imaginé.
Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » 19/05/2026