Le contraste entre deux contraires
Question : L’importance du but et la prise de conscience de son propre manque de force doivent-elles toujours progresser de concert ? L’importance du but ne s’accroît-elle pas lors d’une ascension, puisqu’elle est ressentie précisément lors d’une ascension ?
Réponse : Le point culminant de la reconnaissance de l’importance du but, et le point le plus bas de l’évaluation de ses propres forces, se révèlent à travers deux processus : l’ascension et la descente.
On ne peut pas dire que seule une ascension accroît l’importance du but à mes yeux, et qu’une descente ne provoque que de la déception quant à mes propres capacités. En réalité, c’est la différence entre ces deux états qui engendre les deux. Autrement dit, c’est la direction que l’on prend qui donne naissance à la fois à l’importance du but et à la déception quant à ses propres forces.
Bien sûr, le sentiment de l’importance du but survient lors d’une ascension. Mais rien ne naît jamais sans que son contraire n’apparaisse à ses côtés. Il y a toujours un contraste entre le noir et le blanc ; autrement, aucune définition ne serait possible. Toute définition repose sur deux opposés, de même que les lettres noires ne sont perçues que sur un fond blanc.
Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et l’Eternel lui apparut aux plaines de Mamré » du 13/06/2026