Daily Archives: 13 septembre 2026

Au sommet de l’ascension et au plus profond du désespoir

419Question : Comment devrait-on travailler lors d’une prise de conscience aiguë de son propre mal ?

Réponse : Lorsque je prends conscience du mal, il y a des états dans lesquels je suis tout simplement incapable de bouger, comme si j’étais mort, « libre parmi les morts ». Je ne peux rien faire. C’est comme si j’étais libéré des commandements, de toute action que je suis incapable d’accomplir. On ne discute même pas de tels états lorsque la personne se trouve au point le plus bas de sa descente.

De même, lorsqu’une personne s’élève vers un degré supérieur, elle peut aussi perdre la tête. C’est évident.

Mais dans tous les autres états, elle peut plus ou moins se contrôler ; il existe un lien entre son ressenti et sa raison. Ce n’est que dans ces deux états que le ressenti prévaut, au point que la personne peut perdre la raison, perdre son jugement. Si toutefois vous parvenez à fonctionner, ne serait-ce qu’un peu, si vous disposez des deux forces, le coeur et la raison, alors vous pouvez d’une certaine manière entamer le travail.

Que me manque-t-il à ces deux moments, au sommet de l’ascension et au fond du désespoir ? Lorsque le ressenti est à son maximum et la raison à zéro, je dois ajouter de la raison. Où trouverai-je cette raison ? Auprès du groupe. Ainsi, j’élargirai mon récipient (Kli) et je ne serai pas désorienté.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Reviens, ô Israël, vers l’Eternel ton Dieu’ dans le travail ? » du 16/08/2026