Category Archives: Amour

Une symphonie d’opposés

Dr. Michael LaitmanChaque fois que nous voulons faire la transition vers l’état suivant, nous devons le construire. Après tout, il n’existe pas: il n’y a pas de monde spirituel, pas de Créateur -rien. Je construis tout en moi, et là tout ne dépend que de moi, de ma « construction ». Cela signifie que lorsque je monte à des niveaux supérieurs, je dois les former et les visualiser en face de moi :« A quoi ressemblera la prochaine étape de l’avancement ? »

Ma prochaine étape est la suivante: Il n’y a pas de «nous», seulement «moi», tout est à l’intérieur de moi et partie de moi. Chaque fois que je me lève pour une nouvelle étape, je vois le monde entier à l’intérieur de moi, dans ma perception et mes sensations.

Là encore, le monde me semble comme un lieu qui est aliéné, séparé, et qui se brisa en divers états contradictoires. Donc, je dois rassembler toutes les parties à nouveau ensemble- à l’intérieur de moi, et que tout se réfère à tout avec amour et unité , sans aucune exception.

C’est de cette façon que je monte toutes les 125 marches, en augmentant à chaque fois la portée, la résolution de l’image de la perception. A chaque étape, je regarde plus profondément dans l’éclatement et je le corrige au degré correspondant. C’est ma perception et ma sensation qui étaient brisées. Cela a fracturé notre unité en petits éclats, en partie éloignés, opposées, qui me sont odieuses.

Dans sa «Préface au Livre du Zohar » Le Baal HaSoulam écrit: … nous devrions être très reconnaissants à Sa Providence pour avoir créé ce miroir poli dans notre cerveau, qui nous permet de voir et de percevoir tout à l’extérieur de nous. C’est parce qu’en cela il nous a donné le pouvoir de percevoir tout avec une connaissance et un accomplissement clairs, et de tout mesurer à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Sans cela, nous perdrions la plupart de notre perception.

En d’autres termes, nous ne pourrions jamais atteindre le seul état authentique qui existe. Nous n’aurions tout simplement pas obtenu d’être plus près de lui, ni de comprendre ou de ressentir sa profondeur si nous n’étions pas passés par l’éclatement. C’est pourquoi notre état authentique est délibérément cassé en morceaux et chacun d’entre eux s’oppose, contredit les autres. Ce qui autrefois avait l’habitude d’être un tout, est maintenant divisé ; les parties qui étaient semblables sont à présent antagonistes. C’est au-delà de notre imagination.

Nous essayons de les reconnecter par nos propres efforts en inclinant nos têtes et en consentant avec nos amis. Je tiens à combler les écarts entre eux ; je ferais tout mon possible pour les reconnecter ensemble à l’intérieur de moi-même, grâce à mon amour et à mon attitude correcte. En me persuadant de cette façon, j’arrive à une compréhension profonde de l’essence de Malkhout du monde de l’Infini, qui est en fait mon âme unifiée.

La profondeur de notre réalisation dépend de la révélation de l’éclatement et de la compréhension de son contraire, la plénitude. L’écart entre les deux est tellement énorme qu’il nécessite des outils spéciaux, les récipients. Ainsi, il est dit que nous devons élargir nos récipients « 620 » fois, ce qui signifie atteindre une profondeur qui est comparable à l’infini. Par ailleurs, l’écart entre les deux états (cassé et complet) nous révèlent les lumières de NRNHY.

En fait, tout ce que nous ressentons dans ce monde est construit sur des contrastes: l’amer et le doux, l’ombre et la lumière, la haine et l’amour, etc. Cela s’applique même à la musique et à la perception des couleurs. Nous percevons tout comme la différence entre ses formes corrompues ; l’un est toujours l’opposé de l’autre.

Ainsi, l’infini a toujours été parfait. Nous parlons maintenant de notre réalisation: lorsque nous sentons quelque chose qui n’a pas son contraire, on ne peut que sentir la Lumière minuscule de Nefesh de Nefesh. Dans notre monde, il ne manque à aucune particule d’une substance deux pôles, un plus et un moins. Même un électron (chargé négativement) ou un positron (chargés positivement), les deux cachent encore des opposés en leur sein, qui sont encore à découvrir. Après la survenue de l’éclatement, il n’y a même pas la plus infime particule qui ne contienne pas son contraire, même si elle se présente à nous en un seul aspect, à travers une ligne de démarcation, sans révéler l’autre.

Initialement, tandis que la créature était dans le monde de l’Infini, c’était dans un état tout à fait inconscient, stupide. Il n’y avait rien avec quoi faire des comparaisons, il n’y avait pas d’espace entre les deux pôles, un endroit pour les pensées et les perceptions.

Ensuite, l’Infini s’est subdivisé en parties du monde des Nekoudim . Maintenant, nous pouvons comprendre et sentir sa profondeur. Il s’agit de la perception de la réalité, à laquelle nous aspirons. C’est notre vie, une harmonie sans précédent, une symphonie de positif et de négatif qui englobent la réalisation entière, l’entière compréhension entre les deux états : le corrompu et l’entier.

Du Congrès de l’unité du Nord, 20.09.12, cours n°2.

La raison pour laquelle nous nous sommes réunis ici

Dr. Michael LaitmanLe but de la société est de à nous élever au niveau humain. Cela n’est possible que par la grandeur du Créateur, que nous ne voyons pas dans nos ténèbres. Mais c’est dans l’obscurité que nous pouvons établir parmi nous de nouvelles valeurs, qui n’ont pas de fondements égoïstes.

Nous savons que ces valeurs sont totalement injustifiées, car sinon elles découleraient de notre ego. Mais le fondement spirituel est au-dessus de l’ego, comme la Sefira de Yessod qui est au-dessus de la Sefira de Malkhout. Donc, tout dépend de la fondation que nous choisissons : Est-ce juste de la poussière totalement inanimée ou de la poussière de la terre (Adama) qui ressemble déjà (Domé) au niveau supérieur, tel un homme (Adam), semblable au Créateur ?

Tout dépend de nos priorités et de ce que nous considérons comme important. Nous commençons à jouer avec l’importance du Créateur, l’enseignant, le groupe, l’étude ainsi qu’avec le but et cela devient un jeu des plus importants et sérieux dans le groupe. C’est parce que dans notre ego, dans notre désir, nous ne voyons que les ténèbres. L’ego se développe constamment, augmentant ainsi l’obscurité. Mais si, au-dessus de cette obscurité, nous développions la grandeur de notre objectif commun, tout le monde dans le groupe recevrait le carburant et l’énergie nécessaire pour avancer dans l’obscurité.

Cela signifie qu’au lieu d’avancer grâce au bâton qui nous pousse par derrière, nous choisissons nous-mêmes attirés par la grandeur du niveau supérieur, la grandeur de l’attribut du don, l’entraide mutuelle, la connexion, l’amour, et toutes les valeurs suprêmes propres à la nature du Créateur.

C’est dans ce but que le groupe kabbalistique est fondé, et ainsi, il doit se maintenir constamment en clarifiant son objectif, sa base, avec de plus en plus de précision. Les membres du groupe kabbalistique sont des héros en qualité et non en quantité. Seules les personnes, pouvant vraiment avancer de cette façon, devraient y adhérer. C’est là que réside notre force, dans le fait que nous voulons atteindre la similitude la plus grande possible avec la Lumière, nous développer en hauteur et non en largeur.

Et c’est pourquoi nous sommes réunis ici – pour établir une société où chacun de nous suit l’esprit de donner sans réserve au Créateur. Et pour parvenir à donner sans conditions au Créateur, nous devons commencer par donner sans réserve à l’homme ; c’est ce qu’on nomme «l’amour des autres. » (Extrait de « Le but de la Société, » Rabash)

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 09/10/12, Écrits du Rabash

Un présentiment du don sans réserve

Dr. Michael LaitmanNous essayons d’accomplir des actes réciproques de don et nous parlons de l’amour entre nous, bien qu’il ne soit pas là. Pourtant, on parle toujours de don, de l’amour du Créateur, de l’adhésion à Lui, de l’adhésion entre nous, de la connexion et de l’unité, en un mot du récipient corrigé. Après la brisure du récipient général, nous parlons de sa correction. Il y avait jadis une âme unique, et nous parlons de la reconnexion des âmes individuelles en une seule.

Ces conversations nous permettent de nous impressionner l’un l’autre à la fois qualitativement et quantitativement, et peu à peu tous nos efforts se réunissent en un seul tout. Finalement, nous créerons un état à partir duquel nous pourrons crier, c’est-à-dire élever une prière collective. Quand les gens se réunissent, même en petit nombre, ils ont de nombreux récipients ou discernements, et ainsi ils élèvent la «prière de beaucoup. »

Mais cette prière doit tendre à une seule Source, un seul but, être une. Ils veulent recevoir l’attribut du don mutuel, qu’ils imaginent comme étant une valeur suprême, dans le cadre de leur environnement. Cette qualité, la force qui donne naissance à tout et ravive tout, est appelé le Créateur, et ils veulent qu’elle se révèle parmi eux en fonction de leurs efforts.

L’attribut du don ne se situe pas quelque part à l’extérieur. Donc, si les amis essaient, il se révélera à l’intérieur, parmi eux. C’est comme s’il venait à nous de deux directions : d’un côté il n’existe pas de récipient, et de l’autre il n’y a pas de lumière, mais quand les amis essayer d’être ensemble autant que possible, à un certain point, le récipient et la Lumière sont simultanément créés. Ils ne peuvent exister séparément.

Nous travaillons en demandant, par une prière commune, et nous nous approchons ainsi de cette révélation, la révélation en nous de l’attribut du don et de l’amour, qu’est le Créateur.

Ici, il est important de se rappeler que pendant la phase de préparation, nous ne découvrons pas l’attribut réel, mais notre besoin de lui. Nous ne savons pas à l’avance ce qu’est cet attribut. C’est comme si l’on voulait l’acquérir et que lorsque enfin il se révèle, il s’avère être une véritable surprise et loin de ce que nous imaginions à son sujet. C’est parce qu’il s’agit d’une chose qui ne fait pas partie de notre nature.

Nous avons seulement besoin de la sensation de besoin, de sorte que nous puissions anticiper et en avoir un certain pressentiment. Même si celui-ci ne reflète pas la réalité future, une personne doit encore, par ce jeu, imaginer l’état suivant.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/10/12, Écrits du Rabash

Cinq secondes de vie par jour

Dr. Michael LaitmanLes amis devraient faire en sorte que je ne tombe pas et devraient constamment penser à moi. Je dois les rembourser pour cela, car ils ont aussi besoin de ce genre de soutien. C’est seulement si nous nous soucions mutuellement, que personne ne tombera ou n’oubliera le but. Nous nous soutiendrons mutuellement.

Nous n’avons aucune chance de parvenir à quoi que ce soit si nous ne nous soutenons pas tous mutuellement. Si nous ne le faisons pas, nous ne pourrons pas sortir de l’ego. C’est la garantie mutuelle.

Si je ne peux pas penser aux autres, cela signifie qu’ils ne pensent pas à moi. C’est à la fois la cause et la conséquence qui existent simultanément sous condition de notre alliance mutuelle collective. Ainsi, le Créateur réside en elle et remplit ainsi notre alliance. Sans cela, nous L’oublierions sans aucun doute et commencerions à avoir des calculs étrangers en supposant que l’on progresse et les années s’écouleraient sans résultats.

Une personne ne peut pas rester sur la bonne voie par elle-même. Savez-vous sur combien de temps dans toute une journée pouvons-nous compter pour véritablement progresser : 3-5 secondes tout au plus ! Ces moments sont si peu rares, car chacun de nous manque de soutient externe.

Le récipient de mon désir est extérieur à moi et je dois faire des efforts pour l’attacher à moi. Si nous n’agissons pas ainsi par rapport aux autres, nous n’agissons pas correctement et donc nous n’attirons pas la Lumière qui corrige, parce que la Lumière est présente seulement dans notre travail commun. Elle vient en réponse à notre désir.

‘il n’y a pas de tels désirs brûlants, la lumière attendra passivement autour de nous. «Son honneur remplit le monde», mais nous devons l’activer. Nous devons garder cette principale condition : la garantie mutuelle qui est faite de notre interdépendance collective l’un sur l’autre et de l’obligation vis-à-vis de tout le monde. Sans elle, personne ne peut réussir, même si nous considérons la garantie mutuelle d’un point de vue égoïste et à fortiori s’il s’agit d’intentions élevées.

Extrait d’un discours sur le travail intérieur 30/09/12

Une demande intense

congrès, groupeQuestion : Comment puis-je gérer mes états ? Se développent-ils automatiquement ou puis-je les évoquer ?

Réponse : Je gère mes états quand je suis avec des amis assis en cercle parmi eux, et discute des différents problèmes et options concernant les connexions entre nous : quand l’égo nous aide-t-il et quand est-ce qu’il nous distrait ? Comment pouvons-nous attirer les attributs du don sans réserve et de l’amour, la connexion, la garantie mutuelle et ainsi de suite ?

Lorsque nous discutons de ces questions, je suis involontairement dans différents états contrastés, tels que « Je ne veux pas écouter un ami, mais je dois l’écouter », « Il est supérieur ou inférieur à moi », « Je suis d’accord avec sa réponse ou en désaccord », et ainsi de suite. Pourquoi suis-je d’accord avec lui ? C’est peut-être simplement parce que je l’aime bien, mais quelqu’un d’autre non, donc je ne veux pas l’écouter et je n’ai même pas entendu ce qu’il avait à dire.

Donc, ce n’est pas seulement le processus, mais la question elle-même, les mots et les interactions, partout à tous les niveaux, quand je surmonte l’égoïsme et l’altruisme. Finalement, il y a une révélation, une clarification intense de ces deux attributs opposés à l’intérieur de moi.

Qui plus est, quand je suis dans une discussion avec tous les amis, j’intensifie d’abord mes attributs et d’autre part, je me développe en les absorbant. Ainsi, une personne se développe dans de nombreux aspects de l’intégration et de la communication entre les deux forces opposées.

Tiré d’une leçon virtuelle des « Fondamentaux de la Kabbale » du 23/09/12

Changer l’état environnant

congrès, groupeLa correction de l’être créé est de se connecter aux autres, puisqu’il s’agit de la correction de la brisure qui a eu lieu à la suite du grand coup qui a brisé la créature, le seul désir qui a été créé, en de nombreuses parties.

Tout notre travail est de relier tous ces éléments. Bien sûr, nous n’avons pas le pouvoir de le faire, mais nous pouvons changer cet état tout autour. À un certain moment de notre adhésion nous sommes arrivés à la séparation et maintenant, en ressentant que nous sommes séparés, nous voulons retourner à l’état d’adhésion.

L’adhésion précédente est enregistrée dans nos « Reshimot » (mémoires), et si nous les retournons à l’envers, et au lieu de recevoir pour nous-mêmes en rejetant les autres nous nous rejetons nous-même et acceptons les autres, nous atteindrons l’adhésion.

Nous pouvons le faire grâce à notre existence dans ce monde où nous pouvons agir, même contre notre volonté. Dans ce monde, je peux étreindre quelqu’un sans ressentir de l’amour envers lui et même en le haïssant. C’est un mensonge, bien sûr, mais si je sais d’avance que je ne lui mens pas, mais plutôt à moi-même, cela ne sera pas un mensonge. Je sais que j’effectue des actions que mon désir déteste, mais je le fais dans le but d’atteindre un état dans lequel je le voudrais réellement. Alors à qui est-ce que je mens, à par à moi-même ?

Nous devons agir de cette manière afin de se connecter, même si au départ on ne veut pas se connecter et n’avons pas besoin l’un de l’autre. Plus nous essayons avec dureté, plus il sera clair pour nous dans quelle mesure c’est contraire à notre désir. Les élèves de Rabbi Shimon, les grands kabbalistes se sont réunis pour étudier le Zohar et ont découvert une haine brûlante, une vraie brisure dans la racine elle-même.

Mais si dans le même temps nous accomplissons des actions qui visent à la connexion, en comprenant et en essayant de s’élever au-dessus de notre nature, au-dessus de la brisure, et en faisant tout notre possible physiquement, alors c’est suffisant pour se rapprocher progressivement de l’unité.

Ces actions sont appelées « Lo Lishma » (pas en Son Nom). Notre intention est d’atteindre « Lishma » (en Son nom), le don sans réserve et la connexion. Nous comptons ne pas rester encore dans cet état  bien que nous essayons d’avancer de toutes les manières possibles.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/09/12, Écrits du Rabash

Trouver la force qui évoque l’amour

Dr. Michael LaitmanQuestion : Dans la société intégrale il y a une sorte d’objectif « abstrait” beau et parfait et aimé de tout le monde. N’allons nous pas faire les mêmes erreurs que les utopistes ont fait autrefois ?

Réponse : A quoi se résume l’ensemble du problème ? Seulement à un changement dans la nature humaine.

Si cela est possible, la société intégrale passera de l’utopie à la réalité. Si c’est impossible, alors elle restera une utopie et il serait alors préférable de rester à l’écart d’une telle société.

Nous devons d’abord savoir si nous pouvons évoquer une certaine force sur nous, un certain attribut qui permettra de créer certaines conditions afin que la nature de chaque personne passe d’une nature égoïste à une nature altruiste. Ceci peut être réalisé grâce au changement progressif et constant de petits groupes de personnes, puis de groupes de plus en plus grands. Mais dans l’ensemble, ce processus devrait inclure toute l’humanité.

Est-ce qu’une personne, créée comme un être totalement égoïste, ne pensant qu’à elle-même et rien d’autre (c’est de cette façon que nous sommes programmés) peut modifier son programme ? Et qui plus est, peut-elle changer de sorte que l’objet qui reçoit le plaisir provoqué par elle, ne soit pas elle, grâce à tout ce qui l’entoure, mais plutôt que son plaisir soit le bien-être de tous ceux qui l’entourent ?

Le plaisir reste. Il doit en être ainsi, car il fait partie de notre nature, seule la nature de la satisfaction change. Sur le compte de quoi/Grâce à quoi ? Une mère, par exemple, est comblée par le fait qu’elle donne tout à son enfant – tel est l’amour naturel. Peut-on atteindre cet état où nous nous ressentons un amour naturel pour des gens qui sont de parfaits inconnus, qui nous sont opposés et lointain, si nous sentons qu’ils sont une partie inséparable de nous-mêmes, tout comme un enfant pour sa mère ? Pouvons-nous trouver une telle force ?

Si nous la trouvons, nous serons en mesure de mener une telle expérience et de voir qu’il en est ainsi.

De KabTV « Le Monde intégral : La formule pour une société intégrale», 01/07/12

L’amour n’est-pas ce que nous croyons

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, «Matan Torah (Le Don de la Torah)” : C’est parce que, en effet, à l’égard d’une personne qui est encore dans la nature de la Création, il n’y a pas de différence entre l’amour de Dieu et l’amour de son prochain. C’est ainsi, parce que tout ce qui n’est pas elle est irréel pour elle.

Je ne peux pas ressentir les autres. Je les ressens dans la mesure où je dépends d’eux. En d’autres termes, je ne ressens en fait pas les autres, mais je ressens ma dépendance à leur égard, combien je perdrais s’il leur arrivait quelque chose.

C’est la seule façon pour nous de tout calculer. Même une mère ressent combien elle perdrait si son bébé avait des problèmes. C’est l’échelle que nous appelons «amour».

«Je t’aime» signifie que je dépends de vous. Ainsi, il ne s’agit absolument pas d’amour spirituel, mais d’amour corporel. J’aime quelqu’un (=quelqu’un me donne du plaisir) et je crains que quelque chose puisse lui arriver, car je souffrirais. J’aime la personne avec laquelle je me sens bien. Cela peut être mon fils, qui me fait plaisir.

Cependant, nous parlons de quelque chose qui est totalement différent : comment parvenir à l’amour du Créateur, en partant de l’amour des êtres créés. Bien que nous utilisions l’exemple de l’amour d’une mère dans notre monde, nous ne savons pas réellement ce que signifie l’amour à un niveau «humain».

Nous devons développer un genre d’amour totalement nouveau. Le mot lui-même est trompeur, et nous devons être prudents de ne pas faire d’erreurs. Il s’agit d’une relation et d’un discernement totalement différent, parlant d’un don, partant de moi vers l’extérieur, envers quelqu’un se trouvant en dehors de mes sentiments.

Aujourd’hui, je ressens tout le monde. Je ressens ce qui se passe dans le monde, et c’est uniquement en fonction du gain ou de ma peur de perdre. Le désir de recevoir est à la recherche de sources de plaisir et reste loin de ce qui peut lui nuire.

Ce sont les seules choses qui me pénètrent, mais je ne ressens que mon plaisir ou ma souffrance. C’est parce que mon «organe sensoriel» est un désir de recevoir du plaisir. C’est le Massakh (écran) sur lequel les images de ma réalité se reflètent. Sur un tel écran, je ne peux voir que les choses qui sont dans mon intérêt, je ne peux voir que ce qui peut m’apporter un bénéfice ou une douleur et une souffrance.

Il y a des choses que je ne ressens pas, parce qu’elles ne provoquent en moi ni plaisir ni douleur, comme différents champs, des ondes, des rayons X, etc. Alors que nous nous développons, nous voyons plus de choses auxquelles nous devrions prêter attention car elles peuvent être bénéfiques ou nuisibles.

C’est la même chose quand il s’agit de l’amour des amis. Nous ne savons pas ce que cela signifie et nous ne le ressentons pas à travers nos sens. A quoi peut-on le comparer ? Est-ce mauvais d’être aimés ? Il ne s’agit pas de l’amour des amis à mon égard, mais de mon amour pour eux, lorsque je me suis totalement donné à eux, lorsque je prends soin d’eux, me soucie d’eux, lorsque je les aide, et leur donne sans réserve.

Qui a besoin d’un tel amour dans notre monde ? S’ils m’aimaient et me servaient, ce serait une autre question : «Je suis prêt à recevoir votre amour. Allez-y, qui veut commencer “ ?

Cependant, nous parlons d’une transition au niveau de l’amour du Créateur, de la garantie mutuelle. Le but de la création est d’aimer votre ami. Grâce à cela, nous aimons donner, mais seulement donner sans en recevoir un bénéfice. Nous donnons contre notre désir, en le surmontant.

Donc, nous devons prêter un peu plus attention à la véritable signification de notre travail dans le groupe. Il est impossible de l’interpréter en fonction des images de notre monde. La proximité, l’amour, et la connexion sont tous des concepts qui existent au-dessus du dépassement, au-dessus de la Machsom (barrière). Jusque-là, je ne surmonte rien, mais traverse tout simplement la période de préparation.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, «Matan Torah (Le don de la Torah) »

Une explosion émotionnelle

Dr. Michael LaitmanQuestion : J’ai remarqué qu’il y a beaucoup de rires et de blagues pendant les discussions dans les groupes globaux. Quel devrait être le sérieux de ces classes ? Doit-on en quelque sorte combattre le rire ?

Réponse : Non, nous devons donner aux émotions l’occasion de sortir, nous élever au-dessus de nous, rire de nous-mêmes et comprendre d’où elles viennent. Nous avons affaire à l’origine du second niveau de « l’homme », au-dessus de notre niveau «animal». C’est pourquoi ces deux niveaux ont un droit égal à l’existence. En aucun cas, nous devons supprimer le niveau de l’animal. Le niveau égoïste demeure, il coule sous nos pieds, et il est toujours nécessaire dans le processus de croissance. En conséquence, nous grandissons et nous nous élevons au-dessus de lui. Nous ne sommes pas en mesure de nous développer sans que l’égoïsme croisse en nous.

Il est difficile de déterminer à quel point les personnes se développent égoïstement pendant les premiers contacts avec un groupe global. Mais, plus tard, des excès et des contradictions diverses commenceront à apparaître en elles. Et travailler avec cela devient très intéressant, puisque le but est de développer notre interaction intégrale à travers ces excès et contradictions. Cela arrivera plus tard.

Mais pour l’instant, le rire, les exclamations, une variété de très profondes explosions intérieures, représentent notre incapacité à exprimer nos sensations. Tout cela est le besoin de s’élever : soit un besoin négatif, qui vient de l’égoïsme, soit un niveau altruiste non encore résolu ou réalisé. Mais c’est une bonne chose. La chose principale est de laisser tout sortir.

D’un entretien sur l’éducation intégrale 05/03/12

Parlons de quelque chose hors de ce monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: De quoi est-il préférable de discuter dans un groupe d’éducation intégrale et ce qui ne l’est pas?

Réponse
: Au sens figuré, nous ne devrions parler que de l’amour et de l’amitié.Nous n’avons pas à examiner les états, car ils existent tous au niveau animal.

D’abord, nous devons relever le niveau « Humain », créer une image généralisée de celui-ci, notre qualité commune du don et de l’amour, notre attitude envers l’autre. Nous pouvons tenir des discussions au niveau de ce réseau d’interrelations correctes entre nous, et seulement sur ​​les choses qui renforcent notre état ​​collectif.

Pourquoi donc? Parce que, en devenant plus forte dans cet état, nous commençons à générer une certaine force qui illumine notre état animal actuel et il commence à changer. Ce n’est qu’à partir d’un état ​​supérieur que nous pouvons changer notre état ​​inférieur. Tous nos conflits disparaîtront peu à peu ou ils augmenteront avant de disparaître, et sur ​​le fond nous développons notre connexion.

D’un entretien sur intégrale 04/03/12