Category Archives: Correction

Luttez pour la destination

760.4Lorsqu’on aspire à la spiritualité, on doit toujours viser la destination et ne pas stagner, ne pas être prisonnier de ses propres désirs, ni lutter vainement contre eux. Une personne avance lorsque son cœur et son esprit sont dans l’état désiré.

Je ne me fais pas d’illusions mais je regarde vers l’avenir. Je n’ai peut-être pas encore atteint le but, mais je ne sombre pas dans mes désirs et mes faiblesses actuels qui n’entravent et tentent de m’arrêter. Et en même temps, je ne me laisse pas emporter par l’illusion du monde spirituel jusqu’à ce qu’il devienne ma réalité. Voilà la bonne orientation.

Chaque instant est une occasion de progresser sur le chemin vers le don sans réserve, vers le but.

Lorsque je fais un pas, j’ai l’impression d’avoir déjà atteint le but et l’effort devient alors ma récompense. Tenant compte des obstacles, je les surmonte et me réjouis de créer la qualité du don sans réserve au-dessus de la connaissance. L’image du monde spirituel se forme à partir de mes désirs, lorsque la force du don sans réserve commence à donner forme aux contours de mon âme.

(non daté)

Matière du passé, Lumière du futur

760.2Commentaire : J’ai l’impression que vous vous reprochez un peu le passé.

Ma réponse : Non, je ne me reproche pas le passé. Absolument pas. Au contraire, le passé refait surface quand il le faut et vous le corrigez ; cela vous aide à accéder à une plus grande conscience. Tout cela est nécessaire.

Question : Le passé peut-il vraiment être corrigé ou ajusté ?

Réponse : Bien sûr. Qu’est-ce qu’une correction après tout ? C’est le fait que quelque chose s’est déjà produit, même il y a une minute, et que l’on peut le corriger maintenant, l’élever.

Tout notre chemin est la correction, de bas en haut, de ce que le Créateur a produit de haut en bas avant notre apparition. Il a préparé pour nous un désir terriblement égoïste, et nous devons le corriger. C’est pourquoi nous prenons toujours la matière du passé, la Lumière du futur, et nous nous mettons au travail.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La destruction de Laitman » du 18/09/2010

Changez votre perception, pas le monde

715Tout ce qui nous arrive est initialement l’œuvre du Créateur, mais nous ne pouvons le percevoir. Le Baal HaSoulam a écrit que la science de la Kabbale est une méthode de « la révélation de Sa Divinité (celle du Créateur) à Ses créatures dans ce monde ».

Je n’entreprends ici aucune action qui me permettrait de modifier la réalité, la gouvernance du Créateur, Son influence sur moi. Je n’entreprends aucune action qui puisse changer quoi que ce soit en moi ou autour de moi ; je ne fais que révéler ce qui se passe.

Je découvre progressivement ce qui se passe réellement dans la réalité existante lorsque les personnes qui m’entourent, puis le Créateur ensemble avec l’environnement, puis moi et le Créateur, et enfin le Créateur seul, deviennent des facteurs contribuant à l’accomplissement de la Torah et des commandements (Mitsvot).

Le fait que des personnes extérieures facilitent l’accomplissement de la Torah et des commandements ne signifie pas qu’elles en sont le facteur déterminant. En vérité, il s’agit du Créateur mais sous une forme cachée, et Son désir est d’être révélé.

Nous devons y prêter attention car nous nous égarons en pensant changer la réalité. Nous allons révéler la réalité ! La différence réside dans notre perception, dans la révélation qui nous est propre, et uniquement dans cela. Il y a là une frontière ténue, un point à peine perceptible. Si nous le saisissons correctement, nous acquérons la bonne attitude face à ce que nous allons faire, face à ce qui va se produire.

Je ne vais pas changer le monde, je veux changer ma perception, rien de plus ! C’est tout ce dont j’ai besoin, car tout est créé parfaitement et seule ma perception est altérée ; c’est la seule chose que j’ai à corriger. Alors je pourrai me sentir dans un monde lumineux, plein d’abondance et de bonté ; mes sens percevront toutes choses telles qu’elles sont réellement !

S’accorder à la bonne approche représente 90 % du travail. De ce fait, il est essentiel de comprendre que la bonne direction consiste à s’accorder au don sans réserve.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 27/01/2026

Comprendre l’importance du Créateur

939.02Question : La révélation du Créateur est-elle en réalité la révélation d’une nouvelle forme en soi ?

Réponse : La révélation du visage du Créateur est appelée la manifestation de Son importance car en fait c’est ce que je recherche. Il ne s’agit pas de la révélation du plaisir, mais de la révélation de Sa supériorité, de Ses attributs et de Sa perfection. Cela m’aide à respecter le Créateur plus que mon désir de recevoir.

Ce désir grandit constamment chez une personne. De plus en plus de Reshimot (enregistrements spirituels) émergent. Autrement dit, la ligne gauche s’accroît en elle. Elle a alors besoin de révéler le visage du Créateur comme un être plus grand, plus exalté, qui l’influence davantage afin qu’elle puisse résister au désir de recevoir et respecter le Créateur plus que son désir égoïste. Cela signifie que l’être humain a la force d’agir afin de donner.

Il s’ensuit que le désir de recevoir a été originellement créé à l’échelle du Créateur ; tous deux sont d’égale grandeur. Cependant, l’intensité de ce désir n’est ressentie qu’à la mesure de la capacité à le surmonter, tout en révélant le Créateur comme étant important et grand.

À chaque fois, c’est comme un jeu. Au départ, le désir de recevoir nous est caché ; nous n’en percevons qu’une infime partie sous la forme de la réalité de ce monde. A vrai dire, il s’agit de la même réalité générale simplement appelée « ce monde » car nous la percevons sans tenir compte du Créateur.

Tout le reste, en dehors de ce niveau, est déjà perçu en accord avec la réalité du Créateur, c’est-à-dire que nous ressentons réellement le Créateur ; c’est ce qu’on appelle le Monde Supérieur. « Tout le reste » signifie que nous prenons déjà en compte l’importance du Créateur par rapport à celle du désir de recevoir.

Ce désir grandit progressivement, partant de son état le plus bas et le plus infime, jusqu’à atteindre le niveau du Créateur. Il nous est utile de demander sans cesse au Créateur de nous révéler toujours davantage Son importance, Sa grandeur et Sa supériorité. Et lorsque nous révélons le Créateur et choisissons de Lui plaire plutôt que de servir notre ego, alors nous adhérons à la forme du Créateur, nous l’absorbons, nous l’adoptons, et elle devient véritablement la nôtre.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 29, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Pour que le Créateur soit satisfait

629.3Question : Est-ce qu’une personne craint toujours que le Créateur ne lui donne rien ?

Réponse : Une telle crainte est toujours présente chez une personne. Si je crois même un peu que je reçois du Créateur, alors je crains qu’Il ne me donne rien. Je cours de ce fait à la synagogue, je fais une aumône, je fais n’importe quoi juste pour recevoir de Lui.

Cela n’a rien à voir avec la Kabbale. La Kabbale nous enseigne comment nous devrions nous relier au Créateur pour Lui plaire, sans aucun lien avec nous-mêmes.

Tout d’abord, nous faisons une restriction (Tsimtsoum) et acquérons les qualités de Bina, qui ne sont liées à aucun calcul nous concernant, mais existent uniquement dans le but de donner sans réserver (« Al menat lehashpia »). Nous recouvrons notre désir de recevoir afin qu’il n’ait aucun contact quel qu’il soit avec la réception, et ce n’est qu’alors que nous commençons à recevoir pour le bien du don sans réserve.

La méthode de la Kabbale est la seule méthode qui fonctionne à l’inverse. Toutes les autres méthodes reposent sur le principe « Je Te donne, Tu me donnes ». Il s’agit d’un échange, d’un calcul : « Tu veux des commandements ? Je les accomplirai, et Tu me combleras, Tu combleras ma vie, Tu me donneras la santé, de l’argent, l’honneur, le respect, une famille, afin que tout aille bien. »

Le hassidisme et d’autres méthodes sont fondés sur cette approche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Faire attention aux pauvres

239Il est écrit : « Faites attention aux fils du pauvre… car c’est d’eux que sortira la Torah. » Celui qui se sent pauvre, qui ne possède pas les véritables récipients (Kelim) pour recevoir la Lumière de la révélation du Créateur, est appelé pauvre. Par exemple, « pauvre en connaissance ».

Que signifie «Faites attention » ? En réalité, on néglige ces états, on les refuse et on fuit le sentiment de pauvreté lorsqu’on ne possède rien. Après tout, le désir de recevoir, l’égoïsme, est par nature réfractaire à la souffrance, telle est sa nature.

On se rassure toujours et on refoule le sentiment de manque, le sentiment d’un problème. On ne se sent pas prêt à révéler ses véritables désirs.

L’égoïsme est prêt et aime donner à une personne l’occasion de s’apitoyer sur son sort et de se « ronger », mais cela ne s’appelle pas un sentiment de pauvreté.

Ici, le sentiment de pauvreté est un manque de force pour donner sans réserve, et ici, le désir de recevoir ne nous laisse aucune opportunité, il nous en éloigne toujours. C’est pourquoi il est écrit « Prenez garde aux fils du pauvre », c’est-à-dire que nous devons prêter attention précisément aux conséquences du sentiment de pauvreté, à ce que j’exige en conséquence. Après tout, c’est précisément depuis cette demande que jaillit la Torah, et c’est de là que provient la Lumière qui ramène à la source. Le Kli pour recevoir la correction est appelé « le pauvre ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18-19/01/2026

Le travail du Créateur avec les êtres créés

232.01Lorsqu’une personne franchit la Makhsom (Barrière) et possède déjà des récipients de don sans réserve, le Créateur recommence à lui révéler la récompense et le châtiment. Et malgré cela, la personne doit toujours préférer la connexion avec le Créateur car elle désire fusionner avec la vie véritable, avec sa racine.

Si auparavant elle jugeait le Créateur selon la récompense et le châtiment dans les récipients de réception, elle Le juge désormais selon la récompense et la punition dans les récipients de don sans réserve. Ainsi, les récipients de réception sont unis aux récipients de don sans réserve, et l’on dit qu’il corrige d’abord la double dissimulation, puis la simple. Le Créateur œuvre donc constamment avec l’être créé. Dans Son « jeu » avec le désir de recevoir, Il peut élever l’être créé au-dessus de ce désir à chaque fois.

Lorsqu’Il donne un plus grand désir de recevoir, la récompense et la punition apparaissent à l’individu comme plus importants, et c’est sur cette base qu’il s’attache à la racine. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison. Ainsi, il se connecte de plus en plus au Créateur jusqu’à ce que tout son désir de recevoir se mette en action ; la récompense et la punition deviennent alors immenses et emplissent tout le volume de son âme.

Il s’avère qu’il a pleinement réalisé la récompense et la punition afin d’adhérer pleinement au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que Sa providence est cachée et révélée ? » du 25/01/2026

La science intérieure

276.01Question : Combien de temps vous faudrait-il pour expliquer à un néophyte ce qu’est la spiritualité, pour lui en parler et lui montrer ce que c’est ?

Réponse : Lui montrer ? Comment pouvez-vous lui montrer ? Il n’a pas les outils pour la reproduire en lui-même.

Commentaire : Disons plutôt pour transmettre la spiritualité. Je me souviens d’une émission intitulée « Toute la Kabbale en 90 minutes ».

Ma Réponse : Vous pouvez l’expliquer en cinq minutes ! Ce n’est pas important. Vous pouvez résumer la Kabbale en une seule phrase : « La révélation du Créateur à l’homme dans ce monde. » C’est tout. Ensuite, il faut étudier. Jusqu’à ce que la personne se transforme…

La Kabbale n’est pas une science externe, mais intérieure. Par conséquent, tout dépend des qualités de chacun. Et ces qualités dépendent de ses efforts, pas de moi.

Commentaire : Cependant, l’image extérieure, qu’on le veuille ou non, attire l’attention au départ, et celui qui commence à étudier la Kabbale peut s’en servir.

Ma Réponse : Oui, je comprends. Créez des clips, des films, tout ce que vous voulez pour votre promotion. Mais la sagesse de la Kabbale demeure une science intérieure.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Esprit ou cœur ? » du 01/10/2010

Quelle est la différence entre la crainte et la peur ?

226Question : Quelle est la différence entre la crainte et la peur ?

Réponse : La crainte n’est pas une peur pour soi-même. Elle repose sur l’amour, le respect et l’aspiration au Créateur.

Question : Quels sont les types de peurs que l’on peut éprouver face au Créateur ?

Réponse : Il est impossible de toutes les énumérer. L’inclusion de Malkhout, dans toutes ses variations, à l’intérieur des neuf premières Sefirot engendre une multitude de peurs primaires, secondaires et autres. Tout sentiment de manque possible d’être comblé est appelé peur.

Par exemple, le sentiment de ne pas être à la hauteur du Créateur repose sur des peurs animales et sociales. Mais la crainte de ne pas pouvoir Le combler est déjà une forme de crainte qui descend sur nous par le biais du système commun, car le Créateur est présent dans sa totalité.

Dans la mesure où vous vous connectez et vous associez à tout le monde, vous obtenez l’opportunité de combler le Créateur.

Question : Le contact avec Lui se fait donc toujours par l’intermédiaire d’une autre personne ?

Réponse : Il n’y a pas d’autre moyen, car le Créateur réside dans le système tout entier.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 11/01/2018

Une connexion constante avec le Créateur

95Question : Maintenir une connexion constante avec le Créateur est-il un effort conscient, ou tout vient-il naturellement ?

Réponse : Ce sont des efforts constants par lesquels nous essayons d’exister. Mais nous ne pouvons pas vivre ainsi en permanence de manière naturelle ; le Créateur interrompt ces efforts et nous offre d’autres visions du monde à la place. Et nous revenons alors à la tentative de définir le Créateur à travers eux. Et ainsi de suite : entrée – sortie, entrée – sortie.

Question : Cela peut-il devenir une habitude ?

Réponse : Cela ne devient pas une habitude, mais une nécessité.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 11/02/2018