Category Archives: Correction

Quelle est la particularité des kabbalistes ?

944Commentaire : Il y a un facteur dans la classification des sectes que le groupe se sépare du reste du monde, par exemple, par l’habillement, la nourriture, une langue spéciale et une réglementation claire du comportement et des relations personnelles.

Ma Réponse : Je ne vois aucune particularité dans le groupe kabbalistique mondial. Une personne travaille comme tout le monde, elle doit avoir une famille, des enfants, et doit s’occuper d’eux. Elle communique librement avec ses parents et ses proches, part en vacances avec sa famille.

Elle a une télé, une radio, des téléphones chez elle, personne ne vit isolé. Nous diffusons dans la société au sens large. Nous n’avons pas de code vestimentaire spécifique. Nul n’est obligé de porter une kippa s’il ne le souhaite pas.

Notre seule particularité est que nous étudions la Kabbale de trois à six heures du matin, mais c’est ainsi que tous les kabbalistes étudient habituellement.

Nous ne différons pas des autres sauf par le comportement interne entre nous. Nous devons lutter pour la connexion entre nous, pour une connexion interne des cœurs. Comme le dit la Torah : « Être comme un seul homme avec un seul cœur. » C’est notre caractéristique.

Rien d’autre n’est exigé d’une personne, seulement soutenir un ami en lui montrant l’importance du but qui est atteint par la connexion entre nous. C’est tout. Nous ne sommes pas différents des autres. Seulement par cette exigence. Le membre du groupe s’engage à l’exécuter au mieux de ses possibilités.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La Kabbale à propos des sectes » du 18/12/2013

Il n’y a pas d’autre moyen

222Commentaire : Tout le travail spirituel des hommes se fait dans les « sept années de famine » lorsque la Lumière lui est retirée et qu’il doit avancer de manière autonome.

Ma Réponse : Pendant les sept années de famine, notre égoïsme ne reçoit aucun encouragement. Une personne doit s’élever au-dessus de son ego et essayer de continuer à travailler non pas en s’appuyant sur l’énergie égoïste, mais en développant la grandeur du but à l’intérieur de d’elle.

Comme il s’agit d’une ascension de notre monde vers le monde opposé, vers le monde du don sans réserve et de l’amour, cet état est très difficile. Habituellement, à ce stade, de nombreux étudiants ne peuvent pas le supporter et partent.

Question : Et qu’en est-il de la réussite de ceux qui restent ? Est-ce de la chance ou autre chose ?

Réponse : Bien sûr, la chance existe toujours. Mais nous ne pouvons pas la prendre en compte. Nous ne savons pas ce que signifie la chance. Nous ne savons qu’une chose : avec l’aide du groupe, le rapprochement avec les amis, les bonnes études, la diffusion, lorsqu’une personne travaille activement dans la bonne direction, tout lui réussit. Elle avance avec enthousiasme et se rend compte qu’il n’y a pas d’autre moyen.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Sept ans d’abondance et les sept ans de famine » du 15/04/2014

Basé sur la connexion globale

947Question : Supposons que votre élève exprime une pensée kabbalistique avec des mots, et que quelqu’un d’autre dise une chose similaire. Est-ce pareil ?

Réponse : Premièrement, mon étudiant parle de la Kabbale en se basant sur la connexion à travers le groupe à la source supérieure, au degré suivant. Deuxièmement, lorsqu’il prononce ces mots, ceux qui sont sous son influence, qu’ils le ressentent ou non, reçoivent une influence spéciale de sa part.

L’énorme différence entre les personnes qui parlent, enseignent et accomplissent, c’est qu’il s’agit soit d’une personne qui se trouve uniquement dans notre monde, un gars intelligent, soit d’une personne qui est un tuyau connecté au monde supérieur et qui amène l’énergie supérieure dans notre monde.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le conducteur de l’énergie spirituelle » du 12/04/2014

Où est le centre du groupe ?

934Le centre du groupe n’est pas dans l’un des membres du groupe, mais uniquement entre tous les membres. Si nous essayions tous de nous unir les uns aux autres de manière à nous sentir tous ensemble comme un seul tout, ce serait le centre du groupe, le point de connexion complet entre nous.

Question : Afin de se concentrer dans le centre du groupe durant un atelier, devons-nous nous représenter cet état que vous avez décrit ?

Réponse : Oui, bien sûr. Après tout, lorsque nous nous connectons, le « moi » personnel de chacun disparaît, et le « nous » demeure à la place du « moi ».

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Où est le Centre du Groupe ? » du 14/05/2014

Le développement spirituel du groupe d’Abraham

747.01Les quatre étapes de transition d’un niveau à un autre sont obligatoires selon la condition des dix Sefirot ou le nom à quatre lettres du Créateur Yod-Hé-Vav-Hé. Le Créateur est la nature entière, ses quatre niveaux de développement et la transition de l’état précédent au suivant. Il en est ainsi entre toutes les étapes et à l’intérieur de chaque étape.

S’il y a une transition, elle doit nécessairement passer par ces quatre-là, même dans les plus petits stades de développement.

Par conséquent, il existe quatre états de développement qui vont de l’avant. Le premier est une sortie partielle de l’état animal absolu vers le niveau humain. L’homme est un mouvement vers la solidarité, la connexion, la propriété du don sans réserve et de l’amour, mais encore dans son état initial.

Il en était ainsi du temps d’Abraham lorsqu’il a conduit 5000 personnes hors de Babylone et qu’il organisa sa première société kabbalistique. Il s’agissait d’une société spirituelle dans laquelle les gens se traitaient sur un pied d’égalité, bien qu’ils étaient tous différents, et où chacun se souciait uniquement des autres et de la société, mais pas de lui-même. En principe, c’était leur idéal.

Sur cette base, Abraham a fait sortir de Babylone ceux qui étaient prêts à progresser vers cet idéal.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – L’Histoire du Peuple Juif » du 04/05/2014

Chaque question en son temps

509Question : Il y a des moments où quelqu’un vous pose une question et vous y répondez très brièvement, et parfois vous ne voulez même pas donner de réponse. Il arrive aussi que nous posions la même question, et que vous déversiez votre âme et ouvriez de grands espaces devant nous. Comment saisir ce moment où vous pouvez dire quelque chose ?

Réponse : Si je ne peux pas répondre directement à une question, mais que j’ai la possibilité d’y répondre d’une manière différente, alors je réponds.

Les kabbalistes ont de grandes limitations dans ce qu’ils peuvent dire et ce qu’ils ne peuvent pas dire. De plus, il est possible qu’au moment où vous posez la question pour la deuxième ou troisième fois, l’état du groupe ait déjà changé. C’est pourquoi je peux parler du sujet qui vous intéresse. C’est-à-dire qu’il existe de nombreuses et différentes conditions. La différence peut même se faire en plusieurs jours.

Commentaire : Parfois vous dites qu’il est carrément impossible de parler de quelque chose, et à d’autres moments vous abordez ce sujet et le développez largement.

Ma Réponse : C’est parce que le moment est venu. Cela ne dépend pas de moi. Je ne suis qu’un transmetteur ici.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Posez une question à un kabbaliste » du 06/03/2013

Vers un monde d’amour

530Question : Dans certains groupes, il y a en quelque sorte deux camps qui ne se connectent pas très bien l’un à l’autre. Que peut-on faire ?

Réponse : Nous ne devrions pas monter ces personnes les unes contre les autres. Nous devons constamment en parler afin qu’elles puissent progresser et corriger cette condition au fur et à mesure qu’elles avancent dans leur travail spirituel.

Finalement, chacun devrait atteindre la qualité de l’amour absolu. Sans cela, le Créateur ne sera pas révélé. Au niveau où les mauvais penchants et les mauvaises impulsions nous sont donnés, nous devons les corriger et nous découvrirons le Créateur en eux, en chaque personne, dans le monde entier. Car l’instant d’après, un autre monde, vos autres mauvaises qualités vous seront révélées, et vous devrez les corriger.

Il y aura un autre monde, bien pire que maintenant. Votre attitude envers le monde et le monde envers vous sera plus terrible, et vous devrez aussi corriger ce monde pour le transformer en monde d’amour, et vous y verrez la révélation du Créateur, car le mot « monde », « Olam », vient du mot « dissimulation ».

C’est la dissimulation du Créateur à l’homme. L’envers du monde, son mauvais côté, est le Créateur au niveau du monde qui vous est actuellement dépeint.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Conflit entre amis » du 03/03/2014

La perspicacité d’un enseignant

Question : Le Rabash sentait-il quand il devait répondre à vos questions et quand il ne devait pas le faire ? Avez-vous également ressenti cela ?

Réponse : Bien sûr ! Il était franc. Tout d’abord, il voulait que les raisons pour lesquelles il donnait ou non une réponse soient claires. Après tout, lorsque vous expliquez à un élève comment répondre et comment demander, vous préparez un futur enseignant.

C’est l’art de la communication entre un enseignant et ses élèves où il doit leur apprendre à poser des questions correctement pour qu’il y ait une sorte de communication.

Question : Savait-il qu’il vous formait à être un méthodologiste ?

Réponse : Je pense que tout le monde le savait. Une fois, je suis allé voir un ancien ami, et il m’a dit : « Je me souviens d’une fois où je suis allé à la plage avec le Rabash à ta place parce que tu ne voulais pas y aller. Tu étais dans un tel état que tu ne voulais et ne pouvais pas y aller. Le Rabash a dit : « Appelons Michaël. » Je t’ai appelé et j’ai dit : « Le Rav veut te parler. » Tu as répondu : « Je ne veux pas lui parler. » J’ai transmis tes paroles au Rabah et j’ai dit : « Comment est-ce possible ? » Le Rabash a répondu : « Tu ne sais pas quel est son état, et en général, quel genre d’âme il a. » »

Je dis cela pour confirmer que, bien sûr, il me préparait à l’enseignement.

Extrait de KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 12/02/2010

Explorez l’univers

527.03Question : « Par tes actions, nous te connaîtrons », est l’un des principes de l’étude du monde appliqués à la Kabbale. Le Créateur (ou la Nature), m’influence constamment. Mais comment puis-je déchiffrer ou déterminer exactement de quelle façon ce Créateur m’influence et comment réagir correctement ?

Réponse : Pour cela, nous avons vraiment besoin de faire des recherches et de ne pas nous arrêter à mi-chemin.

Pour étudier ce qu’est le monde, nous l’expliquons par le biais de ce que perçoivent nos sens physiques : vue, ouïe, goût, odorat et toucher. Et ils sont nos seuls moyens de recevoir des informations sur notre environnement ou sur nous-mêmes.

Mais ces sens sont-ils suffisants pour nous donner toutes les informations sur l’endroit où nous nous trouvons, qui sommes-nous et comment pouvons-nous changer? Pour comprendre clairement qui nous sommes et où nous sommes ? C’est une question constante et le problème est que nous n’avons rien d’autre.

Nous comprenons simplement que nous ne ressentons pas tout, que nous ne savons pas tout, que nous sommes limités dans notre compréhension du monde et que nous savons même très peu de nous-mêmes. Il existe des sciences, des théories et des méthodes qui, d’une façon ou d’une autre, tentent de l’expliquer, en complétant notre image limitée du monde. Mais ce n’est pas suffisant, cela ne nous convient pas.

Malheureusement, c’est ainsi que vit l’humanité, se basant sur ce peu d’informations pour tirer des conclusions hâtives sur comment agir au présent et au futur. 

Par conséquent, nous faisons constamment d’importantes erreurs qui nous coûtent cher, allant ainsi de souffrances en souffrances. Nous essayons par tous les moyens de les éviter, en nous disant qu’elles sont passagères. Mais chaque année, nous faisons encore plus d’erreurs, alors comment changer? Car c’est le monde dans lequel nous existons, il n’y en a pas d’autre.

La Kabbale dit que c’est à nous de nous changer. Et ainsi, en plus des cinq sens que nous avons, nous pourrons acquérir un organe sensoriel supplémentaire qui nous permettra de ressentir ce qui est en dehors de nous. Pas en nous, mais en dehors de nous.

C’est une approche complètement différente. Ce qui est en dehors de nous, nous ne le ressentons pas. Tous nos sens et dispositifs corporels se développent à partir de la réception d’une information extérieure que nous absorbons, ressentons et qui évoque en nous une idée individuelle et subjective en fonction de la manière dont elle nous affecte.

En étudiant la Kabbale, nous essayons de sortir de nous-mêmes et de réussir à développer un organe sensoriel qui ne soit pas configuré pour être influencé par notre perception du monde, mais pour ressentir un monde non perturbé par notre interprétation. Au fur et à mesure que l’opportunité de sortir de nous-mêmes se présente, nous comprenons qu’en réalité nous ne sommes influencés que par une seule force, appelée Créateur, qui détermine tout en nous.

Quand nous commençons à adhérer à cette force, nous voyons que nous n’avons besoin de rien d’autre. Sortir de nous-mêmes est la seule occasion de faire l’expérience du véritable univers et cela me donne absolument tout ce qui est nécessaire à une vie heureuse.

Extrait d’un entretien avec Michaël Laitman,  Kabtv, “États spirituels, 02/07/21

Le Rabash : la révolution spirituelle

961.2Le Rabash a fait une révolution en acceptant d’enseigner à des hommes laïcs, complètement étrangers dans la mentalité, qui n’avaient pas la mentalité des juifs polonais de s’asseoir séparément quelque part dans un coin, dans une petite communauté, et d’étudier.

Tout à coup, quarante étudiants viennent de Tel Aviv, qui sont totalement laïcs, et vous les acceptez et leur donnez votre cœur. Tout cela se passe à Bnei Brak, dans une communauté orthodoxe fermée.

C’était quelque chose d’incompréhensible : « Quoi ? Ashlag a commencé à enseigner aux laïcs ?! Et ils sont jeunes et pas mariés ?! Comment est-ce possible ?! »

On croyait que la Kabbale était réservée aux personnes de plus de quarante ans. Je lui ai amené des jeunes de vingt-cinq ans ! On croyait que la Kabbale n’était que pour les religieux, ceux qui connaissent déjà le Talmud. Je lui ai amené des gars qui n’avaient jamais ouvert ces livres, ne les connaissaient pas et les méprisaient ! Ils ne portaient la kippa que lors des funérailles ou si quelque chose arrivait.

Il acceptait de telles personnes pour étudier la Kabbale contre toutes les coutumes : moins de quarante ans, pas mariés, ne connaissant pas la Torah ! Comment se peut-il ? Mais il l’a fait. Un autre temps était venu.

Extrait de KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 12/02/2010