Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Il semble que ce soit la vie

566.01La foi au-dessus de la raison ne peut être atteinte qu’à la condition d’être connectés les uns aux autres et que la Lumière, la force du don sans réserveBina, circule entre nous, au-dessus de nos sentiments et de notre intellect personnels que l’on appelle connaissance. La foi est une force commune, et par conséquent elle est ressentie et valorisée au-delà d’un état personnel.

Le Créateur organise délibérément toutes sortes de perturbations pour nous. Il nous semble que c’est la vie, mais ce n’est pas la vie, c’est un jeu du Créateur.

C’est Lui qui assemble ce puzzle de la vie pour nous et qui éveille nos sensations afin que, à chaque fois, nous établissions une connexion entre nous au-dessus de la mosaïque de la vie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Travailler avec la foi au-dessus de la raison » du 10/09/2020

Tout provient de l’atteinte

222Question : Que signifie « la science de la Kabbale est revêtue des noms du Créateur » ?

Réponse : Cela signifie que tout ce que vous étudiez dans la Kabbale n’est qu’une chose extérieure, tandis que l’atteinte est une couche plus profonde. Après tout, tout ce que les kabbalistes écrivent provient de leur atteinte, de ce qu’ils révèlent dans la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer).

Question : Puisque toute la sagesse de la Torah est révélée dans la Lumière Réfléchie, peut-on dire que la Lumière Réfléchie est la ligne gauche ?

Réponse : Non, pas nécessairement.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 21/11/2025

Comment atteindre la vie spirituelle ?

249.02Ce n’est que lorsque je tente de sortir de mon désir de recevoir que je révèle mon incapacité à le faire. Je ne veux pas que mon égoïsme détermine toute ma vie car c’est un mauvais penchant qui m’empêche d’atteindre l’éternité, la perfection et le but de la création ; il entrave ma connexion avec autrui et m’aveugle au bien qui réside au sein d’une telle connexion.

L’égoïsme me cache tout, m’inculque de fausses valeurs et me condamne à une vie éphémère et transitoire. Par conséquent, je le déclare mon ennemi.

L’égoïsme est apparu lorsque l’âme d’Adam HaRishon s’est brisée, lorsque la connexion entre ses désirs a été rompu. Il y avait un récipient composé de dix Sefirot complètes et il s’est brisé. Désormais, au lieu de l’unité entre toutes ces parties, il y a un rejet mutuel et la haine se révèle.

C’est ce qu’on appelle le mauvais penchant (Yetser haRa). C’est lorsque chacun pense devoir régner et ne se soucie que de lui-même, et que les autres doivent le servir. C’est pourquoi l’égoïsme est appelé « l’ange de la mort », car si je me coupe des autres, je ne perçois que la vie que je ressens actuellement dans ce monde : une faible étincelle d’existence.

Mais si je suis connecté aux autres, je perçois le flux commun de la vie qui traverse chacun. C’est ce que signifie la vie spirituelle. Soit nous ressentons la vie telle que nous la vivons aujourd’hui, soit nous atteignons la sensation de la vie collective qui comporte 125 degrés, chacun étant supérieur au précédent. Pourtant, tous appartiennent déjà à la vie éternelle que nous ressentons car la Lumière circule entre nous.

En ce moment, je suis incapable de percevoir l’ange de la mort dans le simple fait de demander quelque chose pour moi-même, car cette compréhension doit venir d’en haut, de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon). Pour cela, il me faut au moins une légère illumination que je n’ai pas encore. C’est pourquoi je me rends au groupe à contrecœur, sans foi, et je fais des efforts pour me connecter aux amis. Je ne veux pas de connexion et eux non plus, mais nous agissons selon les conseils des kabbalistes.

Parce que nous nous efforçons de nous unir malgré notre réticence, nous attirons de force la Lumière Supérieure vers nous. Et lorsqu’elle brille sur nous, nous commençons à ressentir la différence entre la vie spirituelle et la vie matérielle et nous progressons graduellement.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Travailler avec la foi au-dessus de la raison » du 10/09/2020

Fusionnez avec le Créateur

222Question : Croyez-vous qu’il soit possible de fusionner avec le Créateur ?

Réponse : Si mes professeurs ont écrit à ce sujet, alors j’y crois.

Question : Existe-t-il un exemple de quelqu’un qui a atteint cet état ?

Réponse : Et qu’est-ce que cela vous apporterait ? De toute façon, vous ne le verriez pas.

Commentaire : Je veux juste comprendre.

Réponse : Nous ne sommes pas faits pour le comprendre, seulement pour le ressentir.

Commentaire : Je veux ressentir ce vers quoi je devrais tendre.

Ma Réponse : Pour ressentir cela, vous devez travailler.

Question : Mais le ressentirons-nous lorsque nous fusionnerons avec le Créateur ?

Réponse : Bien sûr.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 19/11/2025

Mon attitude envers mes amis

272Nous ne pouvons pas mesurer directement notre attitude les uns envers les autres. Nous pouvons mesurer à quel point nous nous aimons ou détestons uniquement par rapport à un certain objet extérieur.

Imaginez que vous aimiez quelque chose et que je le déteste, ou que vous l’aimiez plus que moi : cet amour, lui aussi, est relatif. Et c’est seulement de cette manière qu’il peut être mesuré.

C’est le fondement de la technique permettant une mesure intérieure et spirituelle précise de la connexion entre les gens, car c’est par cette connexion qu’ils se connectent également au Créateur. Cette mesure doit être très personnelle car nous avons tous des désirs complètement différents. Nous devons examiner dans quelle mesure nous sommes capables de discerner cette connexion. Mais il ne fait aucun doute que si j’aime ce que vous détestez, alors nous ne pouvons pas nous unir.

C’est ainsi que nous pouvons tester notre attitude les uns envers les autres. Il existe des milliards de concepts différents dans le monde, et si nous voulons nous aimer les uns les autres, alors notre attitude doit être alignée à l’égard de chacun d’eux. C’est ce qu’on appelle l’adhésion.

Comment pourrais-je vous examiner autrement, et vous m’examiner moi ? Cela n’est possible qu’en nous référant à un point de repère extérieur à nous deux. En nous comparant à ce point de repère, nous déterminons si nous sommes en adéquation ou non. Ce point de repère qui vérifie notre attitude envers le Créateur, c’est le groupe car c’est l’endroit où nous sommes ensemble avec Lui.

Si je me rapporte correctement au groupe, je découvre que le Créateur est déjà là depuis le commencement, en union avec les amis. Comme il est dit : « Le Créateur réside au milieu de Son peuple. » Il est déjà dans le groupe. Le seul problème, c’est que je n’y suis pas. Par conséquent, tout mon travail consiste à m’attacher aux neuf amis et à les compléter pour former une dizaine complète.

Dans la mesure où je m’attache au groupe, je fusionne avec le Créateur. Il n’y a pas d’autre cadre de référence. Le groupe est le point de repère, la norme, le diapason par lequel je m’accorde. Rien n’est requis des amis, pas même leur agrément.

Si je me joins à eux sans condition et que je m’annule en toute chose, je découvrirai qu’ils m’acceptent de tout leur cœur et de toute leur âme, et que le Créateur demeure parmi eux. Le groupe est alors dans un état de correction finale (Gmar Tikoun).

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Discours pour l’achèvement du Zohar » du 27/08/2018

Parler avec le Créateur

938.07Question : Il arrive parfois que nous demandions des nouvelles de nos amis et que nous réalisions que notre requête est égoïste et que nous ne désirons pas les aider du tout. Pourtant, nous le faisons car il est écrit qu’il faut toujours pratiquer la Torah et les commandements (Mitsvot), même Lo Lishma. Est-ce la bonne approche ?

Réponse : Nous devons vraiment nous efforcer de communiquer constamment avec le Créateur dans un état de « Lo Lishma » (Pas en Son Nom), puis de « Lishma » (En Son Nom).

Question : Est-il possible d’ajouter quelque chose à ces états ?

Réponse : Chacun ajoutera ce qu’il juge nécessaire pour lui-même.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits de Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 10/11/2025

Cherchez un terreau fertile pour votre épanouissement

707Question : Si une personne se trouve au-dessus de son environnement, peut-elle l’influencer et le corriger ?

Réponse : Une personne ne peut s’élever au-dessus de son environnement ! Nous en sommes totalement dépendants. Même s’il s’agit de personnes ordinaires et qu’elle est un grand kabbaliste, elles l’influenceront quand même.

Imaginez que vous preniez un bel arbre plein de fruits, que vous le déraciniez et le plantiez au milieu du désert. Que lui arrivera-t-il ? Transformera-t-il le désert en un jardin luxuriant ?

Notre âme dépend de l’environnement de la même manière.

Le but de la création réside à la fois dans le travail collectif et personnel, et dans le Créateur à l’intérieur de ce point précis. Imaginez que votre vie entière repose sur ce point que vous devez découvrir. Votre survie en dépend dès maintenant ! Et il en est ainsi à chaque instant.

Par exemple, vous ne pouvez pas respirer si vous n’appuyez pas sur ce point, et ainsi l’oxygène vous parvient de là. Si je n’appuie pas dessus, si je ne m’y connecte pas, il n’y aura pas d’oxygène.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « La Liberté » du 18/04/2010

Le principe d’unité spirituelle

938.02La condition de la connexion dans le monde supérieur est celle de « non pas pour soi-même » mais « pour les autres ». C’est un principe que nous sommes tout simplement incapables de comprendre.

Dans notre monde, nous construisons des systèmes de santé, d’éducation, de sécurité incendie, etc., mais tout cela est fait pour nous-mêmes. Sinon, nous n’y participerions pas. Tel est notre monde. Telle est notre nature. Nous ne devrions pas nous illusionner en pensant que nous sommes différents.

Mais l’unité spirituelle repose sur le principe exactement inverse : « Aime ton prochain comme toi-même. »

Si je souhaite atteindre cela, je me connecte aux autres, non pas parce que je me sens bien avec eux, non pas parce qu’ensemble nous atteindrons quelque chose de mieux comme la confiance, la sécurité et un développement harmonieux, mais parce que j’accepte leurs désirs et que je les réalise par mes propres forces. C’est tout !

Autrement dit, c’est comme si je n’existais pas. Il n’existe qu’un mécanisme œuvrant à la réalisation des désirs d’autrui. C’est l’accomplissement du principe : « Aime ton prochain comme toi-même. »

Extrait du Congrès international de Kabbale à Moscou, Leçon n°1 du 02/05/2016

Sans connexion nous ne pouvons pas avancer

282.01Question : Comment pouvons-nous vérifier que nous faisons plaisir au Créateur ? Que devrions-nous ressentir ?

Réponse : Nous devrions ressentir que nous avons une connexion intérieure avec le Créateur, c’est-à-dire ressentir Sa présence dans mon cœur, Son attitude envers moi et mon attitude envers Lui. C’est là, en essence, le fondement de la connexion.

Question : Je le ressentirai intérieurement dans mon cœur, mais existe-t-il un quelconque signe extérieur lié à mon environnement qui me montre que je suis correctement orienté vers le Créateur ?

Réponse : Nous apprenons constamment des sources que cela dépend de l’amour pour nos amis, de la connexion avec eux et de l’entraide.

Tout cela est lié à la connexion au sein du groupe. Sans elle, nous ne pouvons pas progresser.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 10/11/2025

Vous n’avez pas à perdre la tête même dans la spiritualité

222La création est un désir vide, tandis que le Créateur est Lumière. Comment ce vide peut-il être connecté à la Lumière alors que ce sont deux opposés absolus ? Autrement, la création dont la nature même est une volonté vide de recevoir resterait vide à jamais.

Comment ces deux opposés peuvent-ils s’unir ? Après tout, selon la loi d’équivalence de forme qui régit toute la nature, ils ne peuvent se rapprocher ni s’unir, comme des pôles opposés. Il est donc nécessaire de mélanger le désir de recevoir et celui de donner sans réserve.

Dans le Rosh (tête), l’intention de recevoir pour donner sans réserve s’élève. Mais dans le Gouf (corps) s’éveille la force égoïste, celle de recevoir pour soi-même. Ainsi se produit une brisure entre la tête et le corps, une perte de connexion entre eux, l’incapacité de penser et d’agir à l’unisson.

Une seule pensée réside dans la tête tandis qu’un désir complètement différent se trouve dans le corps. Le cœur et l’esprit ne sont plus ensemble.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 07/07/2010