Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Orienté vers l’extérieur de soi

131Question : Une pensée peut-elle être appelée le Créateur ?

Réponse : Le Créateur n’est pas une pensée, mais un mouvement de l’âme. Il existe un désir et un vecteur définissant sa direction : soit vers soi-même, soit vers l’extérieur de soi. Si nous bâtissons notre monde au-dessus du désir, en l’orientant vers l’extérieur, au-delà de nous-mêmes, cela s’appelle le monde spirituel.

La Torah et la sagesse de la Kabbale nous permettent d’orienter notre monde vers l’extérieur de nous-mêmes. Grâce à elles, je peux le réorienter, l’étendre et créer un domaine entier dans lequel j’existe en dehors de moi-même, au-dessus de moi-même. Ce domaine est appelé le Monde Supérieur, et c’est vers lui que je me dirige.

À mesure que j’y pénètre pleinement, je commence à voir que tout ce dans quoi j’existais auparavant (mon corps, ce monde et tout le reste) n’était qu’une matrice me procurant la perception dans laquelle je vivais.

Les gens, l’histoire, ma famille, moi-même, ainsi que les niveaux minéral, végétal et animal de la nature : tout cela existait à l’intérieur de mon ancienne perception du « en moi-même » et du « pour moi-même ».

Mais désormais, alors que je commence à tout percevoir non plus à l’intérieur de moi, ni dans la bulle centrée sur moi-même, mais dans la bulle située à l’extérieur de moi, je donne progressivement naissance au monde spirituel, j’y entre et j’y vis. Je commence à ressentir que la bulle précédente n’a jamais réellement existé ; elle n’était qu’un rêve. C’est pourquoi il est dit dans les Psaumes du roi David que lorsque nous entrons dans le monde supérieur, nous voyons notre état précédent comme s’il s’agissait d’un rêve.

Extrait de KabTV, « Les secrets du Livre Éternel » du 12/02/2010

Sur la révélation d’un nouveau Kli

252Si une personne fait des efforts et constate qu’elle régresse, c’est le signe qu’elle est en train de découvrir un nouveau Kli (récipient). Que signifie « régresser » ? Un récipient dépourvu de remplissage lui apparaît. Cela signifie qu’elle est entrée dans la ligne gauche, la révélation d’un nouveau Kli, d’un nouvel Akhoraim (dos), et qu’elle continue d’avancer mais sous une forme négative, avec un sentiment de vide encore plus grand.

Plus tard, elle comblera ce vide par des corrections (Tikounim) et des Lumières (Orot). Cela signifie simplement que, pour l’instant, elle se trouve dans la ligne gauche. Ensuite, elle entrera dans la ligne droite ; c’est de l’alternance entre les lignes droite et gauche que naissent ce que nous appelons des descentes et des ascensions. En réalité, il ne s’agit ni de descentes ni d’ascensions, mais simplement des deux étapes de la correction. Gauche, droite, gauche, droite : c’est ainsi que nous progressons.

Naturellement, lorsqu’une personne se trouve dans la ligne gauche, elle se sent vide et a l’impression de reculer. En fait, elle a effectivement reculé, elle est descendue encore plus loin de la spiritualité afin de saisir des Kelim (récipients) provenant d’un niveau encore plus bas.

Plus précisément, elle n’est pas descendue d’elle-même, elle a été abaissée. C’est le signe qu’elle est en fin de compte digne de corriger ces Kelim. C’est pourquoi une personne ayant déjà de l’expérience dans le travail se réjouit lorsqu’elle ressent du désespoir, de la confusion et un manque de clarté dans ses perceptions. Elle est heureuse de traverser des états qu’elle ne peut pas pleinement comprendre, heureuse même de se sentir perdue.

C’est le signe que de nouveaux récipients lui sont ajoutés. Avec l’expérience, nous finissons par constater qu’il en est bien ainsi.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie le fait que la Torah a été donnée à partir de l’obscurité dans le travail ? » du 02/07/2026

Sur le chemin du rapprochement avec le Créateur

251Question : Que se passe-t-il lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale et s’engage sur le chemin du rapprochement avec le Créateur ?

Réponse : Les premières années, en gros après les six premiers mois d’exposition à cette sagesse, sont des années de confusion. La personne reste dans la confusion jusqu’à ce que commencent à émerger diverses clarifications et définitions ; celles-ci l’aident à faire face à ce qui se passe, à mettre de l’ordre et à placer les choses à leur juste place. Cela demande du temps et peut durer des années (les trois à cinq premières années). Il est impossible de sauter cette étape.

Acquérir un Kli (récipient) spirituel n’est pas chose aisée. Il s’agit d’une nature totalement différente. Voyez combien les gens souffrent et quels efforts ils déploient rien que pour obtenir quelque chose dans ce monde par le biais de leurs Kelim directs, c’est-à-dire par le désir de recevoir. Considérez à quel point leurs perceptions, leurs qualités et leurs désirs doivent se développer, et combien ils doivent travailler dur. Et vous, vous voulez acquérir un Kli qui n’appartient pas à ce monde !

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

N’importe quel état est une correction

259.01Je comprends chaque état qui se présente à moi tel qu’il est, et je souhaite l’examiner, que je me sente bien ou mal. Comme il est dit : « Tout ce que fait le Créateur est pour le mieux. »

Je considère que ces états ont le droit d’exister et qu’ils surviennent afin de me corriger, à tel point que « même si une épée tranchante est pressée contre la gorge, il ne faut pas désespérer de la miséricorde ». En d’autres termes, chaque petite chose est une correction.

Il est évident que c’est facile à dire, mais nous ne sommes pas capables de le faire de manière constante. Au début, on est prêt à résister et à tout détruire.

En y réfléchissant à deux fois, on commence à aborder la situation, disons, de la bonne manière.

Si l’on se souvient que cela nous est arrivé pour notre correction, alors il faut se tourner vers la troisième perspective : il n’y a rien hormis le Créateur. Et ainsi, dans cet état, à travers la souffrance et la douleur, on commencera à Le révéler, et on parviendra immédiatement à un sentiment de douceur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que sont la sainteté et la pureté dans le travail ? » du 07/07/2026

S’étudier soi-même

249.03Avant chaque leçon, une personne devrait réfléchir : « Que vais-je retirer de ce cours ? » Cette préparation intérieure avant la leçon devrait préparer la personne à penser correctement pendant l’étude. C’est possible. Il suffit de s’y habituer, et cela deviendra peu à peu naturel. Il y a beaucoup de choses que nous devons accomplir de manière très simple, sans complication, « comme le bœuf s’attelle au joug et l’âne à sa charge ».

Pourquoi nous a-t-on donné la raison et la pensée ? Pour chercher et découvrir la seule chose qui vaille vraiment la peine d’être saisie : étudier et examiner ce qui nous arrive. Cette étude doit nous mener à la conclusion appelée la « reconnaissance du mal ». Je ne devrais résister à rien, ni me forcer à quoi que ce soit. Cela n’apporte aucun bénéfice.

Je dois simplement prêter attention à ce que le Créateur fait de moi ! À partir de là, je commence peu à peu à comprendre : qui je suis, qui Il est, ce qu’Il veut, pourquoi Il organise ces choses pour moi et avec quelle subtilité Il le fait. Ainsi, je parviens lentement à connaître la nature.

La Kabbale est l’étude de la nature, mais dans un sens plus large. Elle englobe le monde des causes, où tout est conçu et préparé, et s’étend de là à notre nature, à nous-mêmes et à notre environnement.

Ainsi, en nous étudiant nous-mêmes, comme il est dit, « Par Tes actes, nous Te connaîtrons » et « De ma chair, je verrai le Créateur », nous en venons à étudier la réalité tout entière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la sainteté et la pureté dans le travail ? » du 07/07/2026

Le contraste entre deux contraires

260Question : L’importance du but et la prise de conscience de son propre manque de force doivent-elles toujours progresser de concert ? L’importance du but ne s’accroît-elle pas lors d’une ascension, puisqu’elle est ressentie précisément lors d’une ascension ?

Réponse : Le point culminant de la reconnaissance de l’importance du but, et le point le plus bas de l’évaluation de ses propres forces, se révèlent à travers deux processus : l’ascension et la descente.

On ne peut pas dire que seule une ascension accroît l’importance du but à mes yeux, et qu’une descente ne provoque que de la déception quant à mes propres capacités. En réalité, c’est la différence entre ces deux états qui engendre les deux. Autrement dit, c’est la direction que l’on prend qui donne naissance à la fois à l’importance du but et à la déception quant à ses propres forces.

Bien sûr, le sentiment de l’importance du but survient lors d’une ascension. Mais rien ne naît jamais sans que son contraire n’apparaisse à ses côtés. Il y a toujours un contraste entre le noir et le blanc ; autrement, aucune définition ne serait possible. Toute définition repose sur deux opposés, de même que les lettres noires ne sont perçues que sur un fond blanc.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et l’Eternel lui apparut aux plaines de Mamré » du 13/06/2026

Le Kli précède donc la Lumière

89Question : Selon l’ordre du travail de bas en haut, il s’ensuit que la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer) doit venir en premier. Autrement dit, la foi doit venir en premier, et ensuite la Lumière Directe (Ohr Yachar) la revêt ?

Réponse : Nous ne ressentons pas la pression du Créateur qui désire se revêtir en nous, car notre désir n’est pas corrigé. Dans la mesure où vous avez un écran (Massakh) avec l’intention de donner sans réserve, vous ressentirez la pression de la Lumière Supérieure qui désire revêtir le désir corrigé appelé âme.

Alors la question se pose : lorsque la Lumière vient et frappe l’écran, où sont la Lumière de la foi, la Lumière Réfléchie et tout le reste ? Elles sont toutes présentes avant cela, dans un état d’obscurité. L’écran est construit durant l’obscurité. Et lorsque vous l’acquérez, vous recevez la force de maintenir la restriction (Tsimtsoum) et le pouvoir de la foi. C’est ce qu’on appelle l’écran.

L’ampleur de l’écran indique le degré de foi. Il est nécessaire de « faire le plein, de s’en munir » à l’avance.

Naturellement, cela se fait par la Lumière, mais la demande de cette Lumière ne se développe que par des efforts venant d’en bas, par l’impression reçue des livres et de leurs auteurs, ainsi que du groupe, et non d’en haut. Ici, un effort personnel est requis, afin que le Kli précède la Lumière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La grandeur d’une personne dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

Comment savoir qui est le Créateur ?

49.01Question : Nous disons que la création ne peut pas atteindre le Créateur. Qu’est-ce que le Créateur et qu’est-ce que l’intention de donner sans réserve ?

Réponse : Chaque qualité non corrigée chez une personne correspond à une qualité corrigée chez le Créateur. Nous ne connaîtrons le Créateur que lorsque nous aurons transformé nos qualités endommagées en intention de donner sans réserve. Vous ne pouvez atteindre que ce qui est revêtu dans vos Kelim (récipients). Il est impossible d’atteindre le Créateur tant que l’on n’est pas corrigé.

À mesure que vous vous corrigez et devenez semblable à Lui, vous atteignez vos récipients corrigés ; c’est alors que vous saurez qui est le Créateur. Toutefois, vous ne Le percevrez pas Lui, mais plutôt vos Kelim corrigés : « Chacun juge selon la mesure de sa propre corruption. » Vous ne jugez qu’en fonction du degré de correction de vos propres récipients.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie que la Torah a été donnée à partir de l’obscurité dans le travail ? » du 02/07/2026

La racine de l’écran

276.02La racine de l’écran est mon attitude envers le Créateur ; c’est ce que nous appelons la grandeur du but, la grandeur du Créateur. Bien que cela soit encore afin de recevoir, cela constitue la racine de l’écran.

Quand puis-je dire que je le possède ? Lorsque je suis dans l’obscurité, précisément lorsque la Lumière Environnante (Ohr Makif) ne brille pas sur moi. La Lumière Environnante n’est pas la Lumière qui me corrigera. C’est la Lumière qui, plus tard, se revêtira en moi sous forme de Lumière Intérieure (Ohr Pnimi).

C’est précisément durant l’obscurité qu’une personne voit qu’elle se trouve dans un état animal, et que l’humain en soi n’est pas éveillé d’en haut. Tout dépend de la capacité de l’individu à faire de lui-même un Humain, à éveiller en lui un désir envers le Créateur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

La bonne analyse

549.01Question : Que signifie faire une analyse correcte ?

Réponse :  Ce signifie comprendre que chaque état nous est envoyé par le Créateur et que la force supérieure souhaite que nous nous tournions vers elle et, à tout le moins, que nous attribuions cet état au Créateur.

Si vous êtes capable d’aller plus loin, pensez au fait que cet état vous a été envoyé afin que vous puissiez vous unir à Lui et comprendre les raisons de ce qui se passe. Réfléchissez à la raison pour laquelle le Créateur vous envoie cette situation comme un chemin vers l’adhésion avec Lui.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est l’importance du marié, pour que ses fautes lui soient pardonnées ? » du 23/06/2026