Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

La matière de Pharaon et la forme du Créateur

каббалист Михаэль ЛайтманLe Créateur nous fixe une condition:

« Je veux que tu prennes du plaisir des choses qui te sont complétement opposées, contraires à ta nature, des choses que tu hais. Et je veux que tu prennes du plaisir notamment de cet état contradictoire et opposé et que tu souhaites être dans cet état, le préférant à tous les plaisirs que tu peux ressentir dans ton état actuel.

Je vais les révéler à toi progressivement, afin que tu puisses toi-même détruire ton état actuel et ta nature égoïste, et construire à sa place quelque chose de nouveau, d’opposé. Pour que tu le fasses non pas pour les plaisirs, sur lesquels est basée toute ta vie , mais pour s’élever, en utilisant ses états contradictoires, à Ma hauteur, et pouvoir estimer Ma grandeur ».

« Je n’ai pas besoin de ton adoration et que tu changes ta nature pour l’altruisme. Et ça n’a pas d’importance si tu le veux ou pas. » – dit le Créateur, – « mais tout cela pour te permettre de sentir et de comprendre ces deux forces, que j’ai installé dans l’Univers, entre lesquelles tu peux exister: la force de donner et la force de réception. En préférant l’une des ces forces à l’autre, tu gagnes les deux.

Tu ne détruis rien, mais tu utilises ces deux forces pour que l’amour couvre toutes les crimes. Tu as besoin de ces deux forces ensemble, parce qu’elles n’existent pas séparément. Tu es la création, donc tu peux avoir seulement la forme du Créateur. Mais il y a une matière à l’intérieur de cette forme qui t’est opposée. Alors tu pourras exister et t’égaler à moi.  »

C’est pourquoi tout notre travail consiste à avoir ces deux composantes: la matière de Pharaon et la forme du Créateur. Parce que notre perception de la réalité, notre perception du monde, réside dans la matière et la forme. Notre éducation est fondée sur ces deux notions. Nous nous construisons à partir de ces deux composantes:  la ligne gauche et la ligne droite.

La ligne gauche – c’est la matière, la ligne droite – sa forme. Et quand nous combinons ensemble la matière et la forme, nous construisons la ligne médiane – l’image de l’homme.

De la leçon sur les écrits du Rabash 06/02/2012,

La sagesse de toutes les sagesses

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment puis-je me convaincre de l’urgence du travail spirituel, si nous ne cessons de perdre la direction et la force sur le chemin?

Réponse: Au contraire, je dois constamment me préoccuper de la bonne direction et de la force pour le travail. Nous avons seulement besoin de clarifier ces choses selon les lois de la création, et c’est ce que nous apprenons.

La sagesse de la Kabbale est une sagesse qui comprend toutes les sagesses. Elle étudie la seule nature générale. Mais l’humanité, dans l’intervalle, ne comprend pas qu’elle existe dans ce réseau mondial. Elle existe dans l’obscurité et est immergée dans l’ignorance complète.

Afin de clarifier le monde qui l’entoure, l’humanité le divise en parties distinctes et les font  correspondre aux disciplines scientifiques: physique, chimie, biologie, zoologie, etc. De cette façon, nous avons « gratté » des pépites de  connaissance de la montagne de ténèbres où nous sommes.

La sagesse de la Kabbale, d’autre part, explique chaque champ en termes d’une loi. Elle ne réfute pas les sciences générales, traditionnelles. Toutes les lois que nous avons découvertes à l’aide des sciences traditionnelles appartiennent seulement à une petite zone de notre perception, dans le désir égoïste, qui est opposée à la nature de la création. Par conséquent, nous devons comprendre que, dans Gmar Tikoun (la fin de la correction), quand ce désir disparaît, nous trouverons d’autres lois qui transcendent le temps, le mouvement et l’espace. Il y aune autre physique et une autre chimie, tout est différent. Cette réalité n’existe que temporairement, jusqu’à ce que nous entrions dans la perception véritable et large du monde.

Notre monde entier n’existe que pour que nous puissions en sortir et trouver l’indépendance. Il nous donne une base, un point de départ, central et indépendant, et déconnecté du Créateur. Il est le plus éloigné du monde de l’Infini, le plus profondément plongé dans l’obscurité, mais c’est spécifiquement de ce point que nous commençons notre avancement.


 
De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 24/01/2012 , « Introduction à l’étude des Dix Sefirot »

Le désir qui rendra le désert verdoyant

Dr. Michael LaitmanQuestion: À la fin de février, une fois de plus nous allons au désert d’Arava. Comment pouvons-nous gérer pour ne pas effacer ce que nous avons déjà atteint la première fois?

Réponse: Ce cycle est différent du  précédent. Vous verrez que la première fois tout s’est réalisé soudainement, comme chez un enfant naïf et simple. Nous avons réussi alors, mais cette fois-ci  e succès est possible seulement après de multiples problèmes, une plus grande clarification et des fluctuations.

Après tout, à chaque fois le désir devient plus rusé et donne une plus grande résistance. Peu importe à quelle hauteur vous vous élevez, votre mauvais penchant s’élève au-dessus de vous. C’est pourquoi nous ne pouvons pas répéter quelque chose qui a déjà eu lieu.

La chose la plus importante est de s’impliquer dans cela, de préparer et de comprendre que nous devons nous unir et il n’y a pas d’autre choix. Sinon, il ne sert à rien même de commencer. Il n’est pas nécessaire d’aller dans le désert, si nous ne mettons pas un réel désir. Ce désir apparaît dans le cœur brisé.

Dans le désert, celui qui gagne et qui survit est celui qui colle vraiment au chemin. D’une part, il est dévasté, mais d’autre part, il a la fin du fil. Ce fil est l’unité avec les amis. En fin de compte, nous ne quittons pas le désert, mais plutôt il se transforme en terre d’Israël où coulent le lait et le miel. Nous allons recevoir toute l’abondance spirituelle juste à l’« endroit »  si nous nous unissons. Puis le désert, qui se trouve entre nous, va se transformer en Terre Promise, dans l’intention, le désir ardent pour le Créateur. Là nous allons Le révéler.

A partir de la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale  du 03/02/2012, Le Zohar

Une récompense pour tout le monde

Dr. Michael LaitmanLes lois par lesquelles nous nous dirigeons vers l’objectif de la création, ne sont pas similaires à ces lois qui font bouger les personnes sans point dans le cœur. Elles  appartiennent à AHP (Ozen, Hotem, Pé – oreille, nez, bouche), alors que nous appartenons à GE (Galgalta ve Eyneim  – Crâne et yeux).

Nous devons atteindre le sentiment et l’intelligence ; nous avons besoin de connaître le système, de le comprendre, et savoir comment le faire fonctionner, en imitant les lois similaires au Créateur conformément à la loi de la «tête», en vue d’atteindre la pensée de la création. Nous avons besoin de gérer la création toute entière, comme si c’était à partir  de la position du Créateur. Telle est la tâche de la tête.

Le Créateur a créé le monde de Ein Sof (infini) et nous, dans notre travail avec la ligne et les cercles, construisons autour de la tête Ein Sof où la pensée de la création se trouve et se dérobe à nous aujourd’hui. Nous travaillons au sein de Malkhout d’Ein Sof et nous y construisons nos désirs. Par cela, nous nous déplaçons sur la ligne, nous édifions constamment de nouvelles têtes dans la similitude avec le Créateur, jusqu’à ce qu’après tous les actes, nous L’atteignons.

Ensuite, toutes ces têtes individuelles se combinent pour une tête générale, qui est l’attitude, la pensée, le début de la création. Nous arrivons à ce point à partir duquel tout commence et tout  est inclus en lui. C’est le travail de Galgalta ve Eyneim.

Les désirs de AHP nous aident dans cette ascension. Ils constituent la même « question » à partir de laquelle nous nous élevons jusqu’à ce que nous achevions notre tâche. Bien sûr, ils sont inclus dans le système partagé entre nous, et ils ont tout ce dont ils ont besoin. Mais dans ce système il y a une partie qui prend des décisions et une partie qui les exécute, jusqu’à ce que finalement, à la fin de la correction (Gmar Tikoun), toutes les différences vont disparaître. Et puis tout va fusionner en un tout par l’action collective appelée «Rav Paalim ve Mekabtzeel »

En attendant, nous ne comprenons pas comment les parties qui appartiennent à Galgalta veEyneim et AHP se connectent les unes aux autres. Dans l’intervalle le long du chemin, il y a une claire «division du travail »: la récompense est la même pour tous, en ce que nous sommes tous égaux. En outre, dans Gmar Tikoun les plus grandes Lumières entreront  dans les plus grands Kelim, les désirs de AHP.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 24/01/2012 , « Introduction à l’étude des Dix Sefirot »

Tout le royaume est pour l’unité avec le Créateur!

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans un état ​​où précisément la «prière du pauvre » peut nous sauver. Cela signifie qu’une personne n’a rien et n’a besoin de rien, sauf d’une chose – faire revivre son âme. Elle ne demande rien au-delà.

Nous allons dans le désert, ce qui reflète notre état ​​intérieur, parce que le désert c’est la pauvreté. Et nous ne désirons absolument rien, sauf acquérir le point de contact avec le Créateur, pour faire revivre notre âme. 
En retour, nous pouvons recevoir tous les avantages à notre niveau actuel, au lieu de la chute de l’unité d’avec le niveau plus élevé, ce qui est toujours appelé le Créateur pour le niveau inférieur, la création.

Nous manquons de désir pour le niveau supérieur, un désir juste pour s’unir au Supérieur,  pour sentir que nous sommes à l’intérieur de Lui comme une goutte de sperme qui commence à se développer.

Cela devrait être notre intention lors de la lecture du Livre du Zohar.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 06/02/2012, Le Zohar

Tous les désirs sont nécessaires, tous les désirs sont importants

Dr. Michael LaitmanQuestion: Doit-on se débarrasser de tous nos désirs corporels afin d’atteindre le niveau du «pauvre? »

Réponse : Nous devrions nous débarrasser d’aucun désir. Nous devons en demander la correction, et rien de plus. La Lumière supérieure sait mieux que nous, ce qu’il faut faire. Je ne dois pas me débarrasser de quoi que ce soit. Même si je vois mes pires attributs, je ne dois pas me débarrasser d’eux, car ce serait comme si je voulais couper mes propres bras et jambes. Je ne me corrige pas moi-même, c’est la lumière qui doit me corriger.

Si je viens vers vous, vous attaque, vous crient dessus, et vous insulte, je ne dois pas  » me taire ». Je dois prier pour que la Lumière supérieure effectue cette correction, parce que ce sera une correction réelle et non pas quelque chose qui est fait sous la pression. C’est une énorme différence.

Baal HaSoulam dit que si vous supprimez quelque chose, alors vous détruisez cette partie du monde, et à cause de cela, le monde ne sera jamais corrigé. Il faudra beaucoup plus d’efforts pour le ramener comme il était et pour le corriger.

De même, nous utilisons parfois des médicaments pour supprimer une maladie et pour la cacher à l’intérieur. Cela est encore pire que si la maladie était clairement visible et cela ne permet pas de la guérir. C’est ainsi qu’agit le serpent : Il se cache à l’intérieur et vous ne le voyez pas, mais ensuite il sort en rampant.

Par conséquent, notre attitude à l’égard des transgressions, des querelles entre les gens et à l’égard des différents conflits est totalement différente : Laissez-les tels qu’ils sont, mais nous devons construire au-dessus d’eux la correction, parce que maintenant c’est le meilleur moment pour les corriger.

Couvrir les révélations négatives et vouloir les cacher est ce qu’il y a de pire. Il y a des gens qui ont peur des querelles et des conflits, ils ont peur de ces révélations. Ceci est mauvais, parce qu’il ne pourra y avoir de correction.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 02/02/12, Le Zohar

Séduit par la lumière

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot, » Point 59: Ainsi, quand quelqu’un se repent de la crainte … maintenant il voit évidemment qu’il y a une Providence faite de récompenses et de punitions. Il est clair pour lui que toutes les souffrances ressenties étaient une punition de Sa Providence pour les péchés qu’il avait commis.

Pourquoi la Providence se révèle à nous ? C’est parce qu’elle ne peut pas nous gâter. Chaque fois que nous obtenons une mesure adéquate de dissimulation, qui nous empêche de blâmer le Créateur et Sa Providence au sein de nos désirs, qui furent initialement détruits et, ce faisant, nous descendons encore plus.

L’étape qui est bonne pour nous, nous est cachée pour notre propre protection. Tout comme les parents qui « diminuent  » leur amour pour leurs enfants et qui commencent à exiger d’eux d’avantage. Ils démontrent autant de «cruauté, d’insolence et d’entêtement » que le bien-être de l’enfant l’exige. Ils regrettent de devoir « limiter » leur amour, mais il n’y a pas d’autre moyen. C’est ce qu’on appelle la «souffrance de la Shekhina » qui doit être cachée aux inférieurs.

Cependant, quand une personne révèle Sa Providence, qui est basée sur la récompense et la punition, elle se débarrasse de toutes les limitations. Maintenant, elle peut mal se comporter, comme un enfant qui soudainement réalise que ses parents l’aiment inconditionnellement et infiniment, et c’est pourquoi elle laisse tomber toutes les barrières.

Les kabbalistes ont beaucoup écrit sur cette situation. Comme il est dit, « Celui qui ménage la verge hait sa progéniture. » Il est essentiel d’utiliser de la rigueur et de la persévérance tout en gardant un équilibre permanant entre le jugement et la miséricorde.

Le Créateur doit Se cacher de ceux qui ont reçu des désirs. Il ne peut S’ouvrir qu’aux désirs de donner, bien que cela soit vrai uniquement en ce qui concerne sa Providence plutôt que les Lumières. De toute façon, c’est aussi la Lumière, mais elle se comporte avec intelligence plutôt qu’avec les sentiments.

Cette étape est le point de départ du développement humain. Il devrait être clair pour nous, que nous avançons qu’en acquérant les écrans corrects et des pouvoirs. Grâce à eux, si le Créateur Lui-même se manifestait comme la bonté absolue et était prêt à satisfaire tous nos désirs, nous ne perdrions pas notre indépendance. Au moment de la dissimulation, nous nous protégeons, et bien plus.

Quand nous étions dans la dissimulation, nous n’avions rien à «voler» ; maintenant, nous avons quelque chose à voler et devons nous retenir de le faire. Lors de la dissimulation, nous ne considérons pas le Créateur comme bon et bienveillant. Notre devoir est de nous empêcher d’être géné par cette sensation. Il est interdit de sous-estimer propre peur, en raison de l’abondance du Créateur et de notre attitude envers le Créateur. Au contraire, notre crainte doit continuer à croître : «Serons-nous capables de donner au Créateur à un si haut niveau? Sommes-nous capables de nous élever au-dessus de tout ce qui nous est révélé ?  »

La révélation du Créateur nous affaiblit grandement, car elle complimente le désir. C’est comme si le Créateur nous disait: « Faites ce que vous voulez. Il n’y a aucune restriction. Vous pouvez avoir la moitié du royaume ou tout le royaume « C’est là que réside le problème : Sommes-nous capables d’éviter une telle confusion?

La chose la plus importante n’est pas le plaisir, mais plutôt l’illusion et le désarroi complet. Tout d’un coup, nous avons atteint le ciel : «Tout va bien, nous pouvons faire ce que nous voulons, c’est facile ! Auparavant, nous n’avions pas réalisé que tout venait directement du Créateur et était imprégnée d’amour. En outre, nous sommes entièrement d’accord avec Lui et Il nous conforte dans nos caprices … « C’est là que nous pouvons avoir des ennuis.

C’est pourquoi nous devons constamment travailler sur nos désirs jusqu’à ce qu’on atteigne le niveau du don. Lorsque le Créateur se révèle à nous, nous devons encore continuer notre chemin. Cependant, cette révélation entièrement grande ouverte « n’est qu’une ruse, une invitation pour aller du mauvais côté, afin que nous continuions à élargir l’écran et à utiliser de l’ingéniosité contre le mauvais penchant, contre Pharaon.

C’est comme si le Créateur et Pharaon s’étaient approchés de nous, en même temps, comme dans le « Rouleau d’Esther, « où il est encore plus difficile de dire qui est le Créateur et qui est l’Assuérus (le roi). Le roi soutient Haman, tandis que Mordechaï est assis dans la rue devant la porte, et nous ne savons pas avec certitude lequel d’entre eux a raison.

Dans de tes moments, nous ne pouvons pas endurer cela sans un environnement correct, qui nous éveille à la vie.

De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale 26/01/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot« 

Êtes-vous prêt à attaquer?

Dr. Michael LaitmanNous voulons préparer un congrès dans le désert d’Arava, s’il a lieu. Après tout, nous ne pouvons pas fixer  les dates de congrès, selon le calendrier, mais seulement en fonction de notre état ​​de préparation. Ainsi, chaque jour durant ce mois avant le congrès, nous devons nous évaluer: sommes-nous vraiment prêts à aller attaquer?

Nous allons prendre l’exemple du tailleur. Il reçoit des commandes de personnes, et coud des pantalons, des chemises et des chapeaux pour elles. C’est la façon dont il gagne sa vie, et c’est suffisant pour sa subsistance. Est-il utile pour lui de se faire de la publicité, ou non? S’il est un bon tailleur et peut montrer son travail, il est utile de se promouvoir.

Toutefois, s’il ne prépare pas de bons slogans publicitaires, ne sait pas exactement comment se vendre, et n’est pas sûr du succès, alors il est préférable pour lui de juste garder le silence et de rester tel quel. Après tout, s’il se fait de la publicité lui-même en sachant que son travail n’est pas très bon, alors il gagnera même moins qu’avant.

Il nous faut donc bien réfléchir avant que nous allions faire un saut, pour grandir spirituellement: avons-nous les moyens en main pour monter, ou non ; avons-nous le le manque, la nécessité, la préparation? Sommes-nous prêts pour  attaquer?

De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/2012, Le Zohar

Il doit y avoir un équilibre entre l’esprit et le cœur

Dr. Michael LaitmanA certains moments, nous sommes en mesure de ressentir un grand désir pour le don sans réserve, pour la proximité, pour s’embrasser, pour l’unité des cœurs, mais l’instant d’après, nous nous refroidissons. C’est parce que nous ne sommes pas corrigés, et notre impression provient l’égo.

L’ego est d’accord pour donner à un moment donné et adhérer à un autre égoïstement, pour sentir la connexion. Puis, je suis fier d’avoir réussi à me connecter, et c’est ce qui me tient. Cependant, une minute plus tard, un nouveau Reshimo (réminiscence) refroidit mon enthousiasme.

Parfois, une personne est prête à sauter du dixième étage. A un moment, elle est prête à faire n’importe quoi en raison du désespoir qu’elle ressent dans son cœur brisé, mais la seconde suivante, elle regrette déjà et commence à penser logiquement. Cela arrive de cette façon, qui provient du  seul et unique désir égoïste d’une personne.

Comment pouvons-nous nous trouver dans l’état corrigé pour une plus longue période de temps, à la fois  dans l’esprit et le cœur, et ne pas regretter la décision que nous avons prise, même si elle nous est supérieure et contre notre nature? Comment pouvons-nous nous jeter consciemment, comme si nous nous jetions du dixième étage  dans le vide, et, tout en étant suspendu dans l’air, savoir ce qui se passe pour nous, y être prêt et vouloir que cela se produise?

Ce n’est pas une étape éruptive et folle  venant du désespoir d’un cœur brisé, mais veant d’une décision claire et rationnelle. Cela ne peut être fait que si vous avez une autre force, la force du don sans réserve, agissant contre la force de réception. La Lumière qui influe sur une personne lui permet de se tenir de cette façon et de prendre une décision éclairée.

Une action spirituelle ne se déroule jamais selon le désir du cœur seul ; elle doit être délibérée, calculée à la fois dans le cœur et l’esprit. Plus la Lumière Supérieure  fonctionne et brille sur une personne, plus elle est capable de prendre la bonne décision, en donnant sa propre vie, son âme, et, en même temps, s’en tenir à la décision pendant une longue période, jusqu’à ce qu’elle termine ce niveau et atteigne le niveau suivant.

En ce qui concerne le niveau actuel, elle  ne changera jamais sa décision. Lorsque le niveau suivant vient et un désir grandit, elle va tomber et se relever à l’état suivant. Le signe pour un tel avancement est un sentiment constant de bonheur.

De la 1erepartie du cours quotidien de Kabbale du 29/12/2011, Écrits du Rabash

Tout à temps

Dr. Michael LaitmanQuestion: Beaucoup de gens en Israël soutiennent notre message, alors pourquoi tout le pays ne l’entend-il pas ?

Réponse: Le message ne ​​peut pas être entendu dans le vide. Il doit y avoir de «l’air», l’attention des cœurs, à travers laquelle les ondes sonores sont transmises. Sinon, vous êtes juste en  train d’ouvrir la bouche en silence et aucun son ne sort. Le désir qui peut ramasser vos mots et les transporter à distance n’est pas encore prêt. C’est tout le problème.

Alors, que pouvons-nous faire pour que ce désir apparaisse ? Nous pouvons distribuer nos matériaux dans les rues et pendant ​les événements que nous tenons, c’est ce que nous faisons, mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas par hasard que les kabbalistes ont gardé le silence jusqu’à notre temps, jusqu’à ce que le désir égoïste ait commencé à prendre la forme de la crise générale. Ce n’était même pas une interdiction, mais simplement une incapacité à communiquer quelque chose aux gens.

Même si la sagesse de la Kabbale avait été ouverte devant eux, ils n’auraient pas vu quoi que ce soit. En utilisant l’exemple de l’actualité, nous avons parlé du problème du chômage pendant une longue période, mais c’est seulement maintenant qu’il commence à émerger. Tout est retardé, nous sommes toujours en avance sur les choses.

Nous ne pouvons que faire des efforts pour faire de notre mieux dans la diffusion, en s’assurant qu’elle ne se transforme pas en «fruit pas mûr ». Tout doit se faire tout en son temps, de sorte que les gens comprennent  nos idées correctement. Sinon, ils auront l’impression que ce ne sont juste que des paroles vides.

C’est pourquoi nous devrions attendre un peu. Nous ne voulons pas les faire souffrir, bien sûr, mais il faut toujours que des problèmes graves parviennent à la une des journaux, afin que nous puissions sortir avec nos idées. Les gens ont besoin d’entendre de nous ce qu’ils sont prêts à entendre.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/02/2012, « Introduction à l’étude des Dix Sefirot »