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Rencontrez le maître du serpent

Dr. Michael LaitmanPendant des milliers d’années, nous avons continué à construire divers systèmes de connexion entre nous, qui sont censés nous survivre sans que nous nous entre-tuions et qui sont censés nous amener à un compromis : je vous donne, vous me donner, ceci est à moi, et cela est à vous. Voilà comment nous essayons de nous aider les uns les autres.

Selon les diverses formes de connexion et de détachement entre nous, nous considérons que certaines nations et civilisations sont plus proches ou plus loin les unes des autres. Il y a de nombreuses conditions, qui soit nous connectent, soit nous isolent. C’est ainsi que la force, qui créa la brisure, nous divisa. Elle travailla comme une centrifugeuse qui nous sépara et nous chassa loin l’un de l’autre.

Mais il est écrit : « Allez et gagnez de l’argent les uns des autres ! » Ainsi, nous pensons que nous gagnerons plus, si nous nous unissons. Nous nous réunissons dans des villes et construisons différents systèmes, afin de fournir à tout le monde de l’eau, de l’électricité, et afin de créer une infrastructure appropriée ; nous avons aussi construit des usines et industries. Tout cela est pour notre bien commun.

La maléfique force égoïste, qui prévaut parmi nous, fait plus que simplement nous séparer les uns des autres ; elle travaille habilement et fait semblant d’être bénéfique et utile.

Nous continuons à nous développer de cette façon, jusqu’à ce qu’éventuellement nous atteignons un point, où nous devons prendre la décision de ne pas utiliser ce pouvoir plus longtemps, en vue de nous satisfaire, car cela nous conduirait inévitablement à l’effondrement et déclencherait des crises dans toutes les sphères de notre l’existence : l’éducation, la famille, les finances, etc.

La question est : Comment pouvons-nous corriger le pouvoir maléfique, qui émergea de l’intérieur de nous, alors que nous étions encore connectés en une seule âme, et qui brisa notre connexion ? Comment puis-je réparer cela ?

Les Sages, kabbalistes, expliquent que nous ne pouvons pas conquérir cette force directement en saisissant la queue du serpent. Il rampa entre nous et répandit son poison dans notre âme unie et pénétra dans nos désirs de toutes les manières possibles. Il n’y a pas le moindre désir ou un ensemble de désirs au sein de notre entité égoïste, qui n’ait pas été empoisonné par le mal.

Le venin du serpent pénétra tout et continue d’agir sous une variété de formes. Tout désir est toujours nuisible. C’est comme s’il y avait un seau plein de lait blanc et que soudainement quelqu’un y éclaboussait de la peinture noire et que celle-ci teignait tout en noir.

Est-il possible d’en extraire la peinture noire et de blanchir à nouveau le lait ?

Les sages disent que c’est possible. La force même, qui envoya un serpent parmi nous, peut l’en extraire. Même s’il a pénétré partout et a métastasé tout l’organisme, il est encore possible de se débarrasser de lui !

Tout ce que nous avons à faire est de découvrir ce que le serpent nous a fait exactement et de voir si nous pouvons encore continuer à vivre avec lui ou non. Si vous décidez de vous débarrasser de lui, parce que vous valorisez la puissance de blancheur (attribut du don), vous pouvez demander qu’il disparaisse ! Dans ce cas, vous vous adresserez à la source, qui vous a envoyé le serpent, et vous saurez que la source vous souhaite du bien et qu’en agissant ainsi, elle vous a aidé à connaître la source et à découvrir sa nature. Vous atteindrez la compréhension et la connaissance de l’essence de la création et découvrirez ses racines, plutôt que de simplement continuer à jouer, comme un jeune enfant, à l’intérieur de la structure appelée « le premier homme». Vous vous serez élevés au niveau du Créateur : le niveau de maîtrise du serpent.

La correction survient lorsque vous devenez reconnaissant. Cela signifie que la personne a atteint le niveau du maître du serpent.

Nous avons besoin de la Lumière, la lumière de l’intelligence et de la clarté, afin de nous rapprocher de la connaissance, des sensations et de la compréhension que nous devons devenir humains. En ce moment, il nous manque tout ce qui précède.

Pour fournir une connexion alternative au Maître du serpent, il y eut plusieurs personnes à travers l’histoire de l’humanité qui ont reçu de l’En-haut cette union et qui nous donnent aussi l’opportunité de nous y engager, pour nous protéger.

Quand nous lisons leurs livres avec l’intention de révéler la principale force du Créateur, nous commençons à comprendre et à ressentir l’univers tout entier, y compris son programme et son objectif. C’est la façon dont nous devrions commencer à lire le Livre du Zohar, avec l’intention de révéler l’action de la Force supérieure, que «Par Tes actes nous Te connaîtrons. » Tout comme nous voyons les gens à travers leurs actions, ce qui nous permet de nous faire une opinion à leur sujet.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 13/01/12, Le Zohar

Racontez-moi des mensonges, de sorte que je ne puisse m’empêcher de croire

Dr. Michael LaitmanSelon votre attitude envers votre corps, vos désirs, vous pouvez évaluer vos progrès. Vous ne pouvez mesurer votre ascension vers les degrés spirituels que par rapport à ce travail. Mais nous savons que le corps ne peut pas faire le moindre mouvement, s’il ne reçoit pas de plaisir compensant l’énergie dépensée, justifiant les coûts, et fournissant le carburant. Comment est-il possible de forcer le corps sans  plaisir ? L’esprit ne commencerait même pas à penser dans cette direction et à calculer. Aucun mouvement interne n’apparaît dans les désirs du cœur.

Le corps humain lui-même ne peut bouger parce que tout est déterminé par le désir qui doit voir une satisfaction future. Comment pouvons-nous faire des mouvements qui n’apportent aucune satisfaction à notre égoïsme, ce qu’on appelle «donner» (Lishma)? C’est impossible!

Comment pouvons-nous au moins nous en approcher ? Il est impossible de s’en approcher, sauf en trichant ! Pour ce faire, nous pouvons utiliser l’influence de l’environnement ou d’autres influences extérieures, ce qui suscite en nous «l’envie, la luxure, et l’honneur tirent une personne hors monde matériel » et apporte une satisfaction égoïste pour le corps. Ainsi, il n’a pas d’autre choix que de se mouvoir.

Toutefois, tout changement n’est possible que par la Lumière environnante. Cette lumière vient à nous, même lorsque nous agissons pour des motifs égoïstes. Il est clair que nous ne pourrions pas faire un seul mouvement autrement. Mais si néanmoins, je veux agir soi-disant pour le bien de mon plaisir, alors la Lumière environnante vient et me rapproche de cela.

De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale du 18/01/12, Shamati # 108

Quand aller dans le désert aura-t-il un sens?

Dr. Michael LaitmanIl est possible qu’une personne ne travaille que parce qu’elle reçoit du plaisir. Supposons que je vienne au congrès parce que c’est pour moi un événement heureux et que j’aime rencontrer des amis, me connecter à des gens, la musique et la danse. J’aime ressentir la connexion, les chansons les leçons, et tout le reste.

La question est : Si tout cela ne m’apportait aucun plaisir, y viendrais-je encore ? Si j’en souffrais, serais-je là ou pas ? Dans quelle mesure ?

Est-ce important pour moi d’être avec des amis, bien que je souffre ? Ou est-ce que je reste parce que je ne peux m’enfuir nulle part ou parce que j’ai honte devant les autres, mais qu’à l’intérieur je maudis tout cela ? Ou se peut-il que j’y vienne juste pour profiter d’une compagnie si agréable ?

Serait-ce que je ressente que cela me rapproche du Créateur et que je serai ainsi capable, dans le futur, d’atteindre la révélation, l’éternité, la plénitude, et quelque chose au-dessus de ce monde et alors, je fais de tels efforts ?
Suis-je prêt à souffrir pour atteindre le monde spirituel, même sans avoir le sentiment d’avoir du plaisir ? Suis-je prêt à abandonner le monde matériel pour le monde spirituel ? Il y a de nombreux calculs ici.

Si une personne vient au congrès et en retire du plaisir : C’est aussi bien. Mais elle doit bien comprendre ce qu’elle apprécie. La spiritualité est mesurée par la capacité de se séparer du plaisir, de se limiter, et de sortir des limites de l’intérêt égoïste.

Donc, il y a une condition : d’abord, je dois recevoir beaucoup de plaisir à me connecter aux autres, à les aimer, et dois prendre plaisir à l’action elle-même. Mais je sacrifie tout ce plaisir et suis prêt à ne pas le recevoir.

Supposons que j’aie une grande descente et que je ne reçoive aucun plaisir de la rencontre, et que même, j’en souffre. Je déteste le groupe et les amis ; je déteste la connexion, les chansons, les danses – tout autour de moi. Mais je suis toujours influencé et ai toujours la même attitude, avec le même carburant, et je prendre part à tout, seulement parce qu’ainsi je fais plaisir au Créateur ou aux amis. 

Maintenant nous nous réjouissons du congrès d’Arava. Mais pouvons-nous mesurer nos progrès, afin que chacun vienne sans aucun calcul personnel, mais que chacun aie un seul compte général concernant tout le monde.

Cela signifie que je ne devrais pas me soucier de comment je me sens: si je me sens bien ou mal, ou si c’est important pour moi que je me sente bien ou mal, afin de m’élever au-dessus de ce sentiment.

Il est important de s’attendre à un résultat souhaitable de ce congrès: que nous sortions ensemble, que nous atteignions ensemble, que nous découvrions ensemble ! Ou peut-être que je ne pense pas à tout le monde, mais seulement à ​​moi, et que je me connecte aux autres à contre cœur, de sorte qu’ils m’aident à atteindre l’objectif.

Il se pourrait que je sacrifie tout cet avenir pour les amis, afin qu’ils puissent eux le découvrir et non pas moi, de sorte que je ne le sache même pas et ne le ressente pas, pour que je ne puisse pas en être fier.

Il se pourrait aussi que je le fasse pour le Créateur, mais en faisant en sorte qu’Il ne sache pas que c’est moi qui Lui ai donné du plaisir, et moi non plus, je ne veux pas le savoir.

Donc la question est : Comment pouvons-nous nous séparer de tout intérêt personnel, afin que nous ne sachions rien de ce sujet et que nous n’ayons rien d’autre que la capacité de faire des efforts, sans aucune récompense supplémentaire ou carburant, et que la seule récompense soit l’effort lui-même?

Si l’on peut se rapprocher d’une telle demande, il sera utile d’aller dans le désert.

De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale du 18/01/12, Shamati # 108

Réjouissez-vous de travailler deux fois plus dur

Dr. Michael LaitmanIl y a une règle : «Si vous Me quittez un jour je vous quitterai deux jours. » Celle-ci est similaire à la règle  « parlez à mots couverts » … c’est une condition préalable à la création du récipient.

Une personne a volontairement la possibilité d’échouer, ce qui est appelé « si vous me quittez un jour», elle devra alors travailler à se corriger pendant deux jours. Cela signifie qu’elle quitte le niveau sur lequel elle était, elle chute, et pèche. Mais elle tombe à un niveau encore plus bas : non pas au niveau égoïste, qui est l’inverse du niveau de don qu’elle avait atteint, mais à un niveau encore plus bas. Non à moins un (-1), mais à moins deux (-2), et elle doit alors monter au deuxième niveau, au plus deux (2).

Quand il arrive enfin à deux, elle tombe à -3 et doit alors s’élever à +3. Nous progressons ainsi ; toutes ces actions sont bénéfiques pour notre avancement. Quand nous tombons, nous devons travailler deux fois plus durement.

La chose principale est de rester persistante, de ne pas rester immobile, lorsque vous voyez que vous n’obtenez aucune récompense. Chaque fois, nous devons trouver une plus grande récompense, qui est de plus en plus détachée de la vie corporelle. Nous devrions apprendre à mesurer la récompense par rapport au bien commun : dans quelle mesure puis-je travailler et les autres recevoir ?

Je dois faire des efforts pour que la Lumière qui corrige me rapproche de cette attitude, dans laquelle je recevrai de plus en plus de carburant, qui me permettra de travailler pour le bénéfice de tous les autres et non du mien. Voilà comment mon avancement se mesure.

De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale du 18/01/12, Shamati N°108

Des bonbons pour les diabétiques

Dr. Michael LaitmanSelon la sagesse de la Kabbale, un «juste» est une personne qui justifie le Créateur, comprend les raisons et l’essence de son état, et peut clairement discerner son état en tranches de causes à effets.

Dans le même temps, il peut être dans un état de double dissimulation de son Créateur. Comment est-ce possible? Le fait est que la dissimulation et la révélation sont déterminées seulement par son attitude envers le Créateur comme étant «bon et bienveillant ».Ce n’est pas grave si je me sens bien ou mal; ce qui est important est de savoir comment le Créateur se révèle à moi. Il est important pour moi de Le révéler aussi bon et bienveillant, et de ne pas profiter de sa bonté égoïstement, parce que ce sont deux choses totalement différentes.

Supposons que je sois diabétique et que vous me donniez un bonbon. Plus j’aime naturellement les bonbons, plus c’est bon. Mais selon votre attitude, c’est mauvais. Donc tout dépend d’un critère interne avec lequel je l’évalue. Ce qui est doux pour l’égoïsme peut être amer si l’on regarde votre attitude.

Par conséquent, découvrir la double dissimulation c’est ressentir tous ces discernements: je m’élever au-dessus de mon désir de recevoir et je regarde de côté. Puis je vois qu’il y a en cela une intention égoïste qui se sent bien, tandis que dans le désir de donner sans réserve, dans l’intention de donner sans réserve, je me sens mal. Ceci est la double dissimulation du Créateur.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 17/01/2012, «Etude des dix Sefirot »

Le tuyau d’oxygène pour sauver le monde

Dr. Michael LaitmanLes  récipients spirituels, les désirs, peuvent  être «directs» ou «ronds». Il y a aussi une division similaire dans notre monde. Le désir du groupe est «droit», parce que nous travaillons avec lui, l’apprécions et l’évaluons pour atteindre l’équivalence avec la Lumière Supérieure.

Tous les autres désirs dans le monde, qui sont représentés par les autres personnes, sont «ronds», parce qu’ils ne sont pas reliés à la «ligne», (la limitation par le Massakh, l’écran, et le travail qui est dirigé par la Lumière), et elles recherchent tout simplement la satisfaction.

Maintenant un vide grandissant va se révéler en elles. Si nous ne faisons pas de notre mieux pour  nous connecter à une ligne, et si d’autre part, nous nous joignons au monde comme à un cercle, alors les gens ressentiront combien ils reçoivent un remplissage du «tuyau » qui est formé par nous. Ensuite, ils seront attirés vers nous, adhérerons à nous comme des sangsues, car ils estimeront que c’est là la source de vie.

Mais afin d’éviter une situation dans laquelle nous aurions la satisfaction qu’ils n’auraient pas pu avoir, ce qui aboutirait à ce qu’ils soient remplis de haine, le système d’éducation intégrale doit leur être ouvert immédiatement afin d’expliquer à une personne comment atteindre la satisfaction.

La lumière ne peut pas passer de nous à d’autres comme ça. Nous devons construire un réseau de connexions adaptées, et un système d’éducation est nécessaire pour cela. Il n’y aura pas de contact entre nous d’aucune autre façon.

C’est comme si l’éducation intégrale était destinée à simplement connecter les gens les uns aux autres. À l’intérieur, cependant, il y a le raccordement au «tuyau » qui passe la Lumière dans le «cercle».

Dans notre groupe, nous sommes tous égaux, il n’y a pas de différences entre nous, et nous formons le même récipient dans lequel vient la Lumière Supérieure. Mais notre récipient est sous la forme d’un tuyau, nous travaillons avec le Massakh et la Lumière qui ramène vers le bien. Nous essayons de nous adapter à la Lumière, pour ressembler à la Lumière, et le désir, et l’intention de donner sans réserve est une sorte de canal pour la Lumière, une sorte de tuyau, que nous devenons quand nous nous connectons aux amis.

Le monde extérieur est un «cercle». Afin de créer une connexion entre nous à travers laquelle le monde extérieur commencera à recevoir de nous la satisfaction intérieure , il doit y avoir un certain degré d’équivalence et nous avons besoin d’un adaptateur, d’un connecteur entre nous et eux, de sorte que nous puissions nous relier.

Cela n’est possible que par l’éducation que nous allons offrir au monde afin que les gens sachent comment connecter le « cercle » et la « ligne droite » dans ce monde. Ensuite, à travers ce tuyau, la méthode de la réalisation va commencer à s’infiltrer, et le monde va commencer à s’organiser pour recevoir cette satisfaction.

 De la 1ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

Travailler en cercles

Dr. Michael LaitmanPour moi le groupe fait partie du monde extérieur, mais je ne peux pas travailler avec tout le monde à la fois pour obtenir une réponse de tout le monde et me mesurer par rapport au monde. Le monde ne peut pas me soutenir  le long de mon chemin, car il n’a pas le même objectif que moi. Il a toutes sortes d’objectifs différents et ne sait pas vers où il est dirigé.

Donc, je trouve un groupe, une partie de ce monde extérieur avec qui je peux me connecter et travailler pour clarifier les choses. En effet, d’une part il est étranger, une partie est extérieure à moi, mais il est proche de moi en fonction de son objectif, de sa perception, et des études. Donc, il est intéressant pour moi de me connecter au groupe afin d’en obtenir le pouvoir et le soutien. Je vois qu’avec eux, il me sera plus facile d’avancer.

Finalement je commence à comprendre que ce n’est pas un groupe de gens, mais que ce sont les parties mêmes de mon âme dont j’ai besoin de recueillir et d’ajouter à moi-même. Ou peut-être au contraire: j’ai besoin de me quitter et de me trouver en leur sein plutôt que dans mon présent « moi ».

Puis, ensemble avec le groupe, nous voulons étendre nos relations avec le monde entier dans un cercle plus large. Ce cercle ne partage pas le même but, il a des aspirations différentes. Ceci est ma partie la plus externe.

Les parties de mon âme s’appellent «racine», «âme», «corps», «vêtements» et «palais». « Racine, âme et corps » sont la partie interne, que je ressens comme étant moi-même, le «vêtement » est une partie externe, mais  est il est collé à une personne, et le « palais » est la partie la plus externe.

Et  c’est pourquoi je joue avec le groupe comme étant la partie extérieure qui est la plus proche de moi, qui est prête à rejoindre le même but. Je ne vois pas cela comme un groupe de personnes, mais plutôt comme mes désirs qui ne sont revêtus dans ces masques qui me font face. Mais je comprends que je dois me connecter à eux parce que c’est là que j’atteins le but. Si je quitte mon ego et m’inclus en eux, c’est là que je vais trouver l’attribut du don sans réserve.

Mais nous ne pouvons pas seulement travailler entre nous sur notre connexion. Nous avons besoin de travailler ensemble sur quelque chose d’extérieur. Cette chose extérieure, c’est le monde. Mais là aussi, mes désirs semblent s’opposer à moi ; ce sont mes 7000000000 différents désirs qui me montrent qu’ils ne m’appartiennent pas. Mon ego me sépare d’eux et me rend aveugle, me déconcerte, et m’oblige à les percevoir comme étrangers et opposés à moi.

Je dois travailler avec le monde, mais c’est beaucoup plus difficile que de travailler avec le groupe. Après tout, j’ai au moins quelque chose en commun avec le groupe: un objectif, des études et des processus communs. Dans le groupe, c’est comme si j’étais à l’école maternelle, dans des conditions confortables qui ne cessent de m’aider à sortir de moi-même.

Mais le monde extérieur n’a aucune des conditions qui m’aident: là, tout le monde est contre moi. La seule chose qui nous relie ensemble est un problème collectif, mais il nous semble que nous nous dirigeons vers des objectifs différents. Le monde en fuyant la douleur n’a finalement pas d’autre choix, il va atteindre le même objectif que je considère comme bon et souhaitable. Donc, je devrais me rapporter à tous les cercles autour de moi- le groupe et le reste du monde, comme à moi-même. Ils me sont seulement présentés par le Créateur dans la présente forme opposée de sorte qu’à chaque fois  je vais apprendre à travailler avec un cercle plus externe. Je perçois le cercle intérieur, et avec lui, je commence à travailler sur des cercles plus externes.

Nous ne  pouvons pas nous inquiéter seulement l’un de l’autre. Comme un jeune couple: Combien de temps pouvez-vous  vous regarder l’un l’autre avant d’arriver à vous connaître mutuellement et de vous habituer à l’autre? Puis ils ont besoin d’avoir un enfant, afin que tous les deux prennent  soin de lui!

 De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

Se regarder dans le miroir

Dr. Michael LaitmanDans  l’« Introduction  au Livre du Zohar » le Baal HaSoulam  explique que la partie de notre cerveau responsable de notre perception de la réalité est construite comme un appareil photographique à travers lequel je vois le monde divisé. Je me sens comme une sorte de corps et vois tout ce qui existe en dehors de moi. Donc toute la réalité est divisée en deux parties.

Ceci, bien sûr, est un mensonge et il n’y a pas de telle division. Mais le fait est qu’il y a un Créateur et un être créé, et l’être créé devrait atteindre le Créateur comme résultat de son développement. Atteindre le Créateur n’est possible qu’en l’observant de l’extérieur, et ainsi l’être créé doit ressentir qu’il existe séparément du Créateur, debout en face de Lui.

Ensuite, en comparant les deux opposés, l’être créé contrôle et comprend les attributs inverses, réalise qu’il est face au Créateur, réalise qu’il est mauvais et qu’il a besoin de correction pour devenir semblable au Créateur et atteindre l’adhésion avec lui. Ainsi, il augmente le niveau de «l’humain» en lui.

Afin de permettre à une personne d’évaluer tous ces attributs, de comprendre, d’apprendre à se connaître, à clarifier et à se corriger, sa perception de la réalité est divisée en deux de sorte qu’il semble à une personne qu’elle et le monde extérieur existent séparément.

Ceci, bien sûr, n’est même pas proche de la vérité. L’hypothèse selon laquelle une personne existerait et le Créateur serait en dehors de Lui, en dehors du monde de Ein Sof, n’est pas vraie. Mais un tel sentiment est nécessaire afin que nous ajoutions notre effort pour la construction de notre récipient et atteignions la compréhension et la révélation. Puis ce sera un «humain» qui aura construit tout cela par son libre choix.

C’est comme donner à un enfant des jeux difficiles et des puzzles afin qu’il travaille et grâce à cette croissance, qu’il comprenne, voie, essaye, fasse des efforts, et se construise. La même chose nous arrive avec la double perception qui nous fait nous ressentir nous-mêmes et en dehors de nous, le monde entier.

Tout notre travail est de faire des efforts pour relier les deux parties en une seule image entière appelée « il n’y a rien hormis Lui» et «Israël, la Torah et le Créateur sont Un ». Cela signifie me ressentir moi-même et le monde extérieur comme un seul, et comprendre que je dois d’abord me soucier du monde extérieur et ensuite seulement de moi. Après tout, je n’aurai à fournir uniquement que ce qui est nécessaire pour l’existence de mon corps  animal, et je dois essayer  de voir tout le reste, tout le monde extérieur, cmme le plus précieux, comme mon âme.

Alors je vais révéler que le monde extérieur est aussi moi. C’est parce que je l’ai traité comme quelque chose en face de moi que je l’ai détesté, rejeté et essayé de rester loin de lui, ce qui m’a permis d’apprendre sur moi-même, sur ma nature, et sur le «mauvais penchant ». J’ai eu une chance de combattre tous ses beaux attributs, les attributs imperceptibles, grossiers et cruels et par là d’atteindre le Créateur.

Après tout, dans chaque incidence de la haine envers le monde extérieur, il y a un besoin de l’aide du Créateur en quelque sorte. Donc, mon rejet du monde extérieur et ma décision de me connecter à lui, le pouvoir que je reçois du  Créateur pour cela, et l’unité que j’atteins, tout m’amène à l’adhésion au Créateur.

Ainsi, il s’avère qu’il y a des actions de connexion avec le monde extérieur et il y a l’acceptation de ce monde, le sentiment d’unité ou du Créateur. Par la création de cette division de  moi et du monde extérieur et la « zone neutre » (« Klipat Noga ») entre nous, j’obtiens de l’aide du Créateur, un état ​​qui est déjà partiellement préparé pour atteindre la connexion avec Lui à cause de cette fausse perception. 

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

Est-ce que je m’examine ?

Dr. Michael LaitmanLe but : Nous n’avons aucune idée de ce qu’il est et aucun désir pour lui. Nous voulons quelque chose de totalement différent, et qui n’est même pas le contraire parce que nous n’avons rien à quoi le comparer. Les livres kabbalistiques parler d’une seule chose, mais nous pensons d’une manière totalement différente et nous ne la comprenons pas du tout.

Une certaine envie apparaît simplement en nous : Nous ne sommes pas heureux avec la vie et nous essayons de trouver satisfaction. En même temps, nous sommes confus et nous nous trompons en pensant que nous sommes attirés par certains buts magnifiques et sublimes. Cela ne fait qu’augmenter notre fierté et rien de plus.

En fait, la seule chose que nous voulons est de satisfaire notre ego. Là aussi, nous ne savons pas exactement ce que c’est : Nous ne voyons pas ses limites, nous ne pouvons pas mesurer notre désir, et nous ne voyons pas dans quelle mesure l’égoïsme nous contrôle et combien nous y sommes accrochés. Toute notre vie passe dans une épaisse cécité et dans l’ignorance.

La question est donc : Si nous attrapions le bout d’un fil et que nous avions une chance, comment faire pour en tirer le meilleur ? Bien sûr, nous nous éloignons de différentes méthodes fallacieuses, dans lesquelles nous déterminons qu’il n’y a pas de véritable satisfaction. Elles sont destinées aux personnes qui ne peuvent pas faire un examen approfondi et qui sont heureux avec une «vérité» qui les satisfait.

Mais il se pourrait aussi que nous soyons pris dans l’illusion d’une certaine méthode, et que si on la regardait d’en haut, nous verrions qu’elle est également fausse. Tout comme de nombreuses méthodes mystiques qui semblent vraies pour leurs disciples.

Qui peut vérifier cela ? Sur quoi pouvons-nous compter à cet égard ? Puis-je, à mon niveau actuel de développement, examiner ce qui se passe en dehors mon niveau ?

Après tout, chacun juge selon son «ego» actuel, et en tire bien sûr des conclusions positives : «Tout va bien, je suis dans le bon environnement et la bonne méthode. » Chacun examine la situation en fonction de son niveau et de sa hauteur, selon la profondeur de sa critique et de son ego, et ainsi se justifie.

Alors j’ai peut-être aussi été «dupé» de cette façon ? Peut-être suis-je également satisfait de ce que j’ai, en nageant avec le courant, tout comme hier ?

Comment puis-je encore évaluer la situation sans qu’elle ne devienne une routine ? Comment puis-je m’élever vers une approche plus qualitative ? Arrêtons-nous ici pour l’instant, avec la question que nous devons nous poser sur le chemin spirituel.

De la 3ème partie du cours quotidien Kabbale 16/01/12, «L’étude des dix Sefirot »

Nous ne Le comprenons pas

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot» : En effet, vous devriez savoir que la raison de notre grande distance du Créateur … est unique, elle est devenue la source de tous les tourments et de toutes les souffrances que nous subissons, et est la raison de tous les péchés et erreurs que nous commettons …. De toute évidence, en supprimant cette raison, nous serons instantanément débarrasser de  tout regret et douleur …. Et je vous dis que, cette raison préliminaire est nulle autre que le «manque de compréhension en Sa Providence sur Ses créations », que nous ne le comprenons pas correctement. 

Donc, notre seul problème est que nous ne comprenons pas la direction, sa Providence. Alors essayons de comprendre !

Mais non, nous ne voulons pas cela. Par conséquent, la chose la plus importante pour nous est de découvrir sa Providence, de découvrir la façon dont Il nous traite, la connexion avec Lui. Après tout, cette connexion a une forme, une formule et un format qui nous permet de Le localiser.

Il s’agit de la ligne entre nous et la lumière de Ein Sof. La « Lumière de Ein Sof» est l’attitude du Créateur envers nous, qui est au-dessus de tous les cercles. Dans d’autres mondes, c’est la ligne qui passe à travers tous les cercles jusqu’au point central.

Nous ne pouvons pas atteindre le Créateur par nous-mêmes, mais à travers cette ligne, nous pouvons construire, nous découvrons Son attitude envers nous, et ainsi nous nous élevons sur l’échelle spirituelle. Finalement, lorsque nous passons par tous les niveaux et que nous atteignons Gmar Tikoun (la fin de la correction), nous remplissons tout notre désir avec la Lumière dans tous les cercles. Ce sera le signe que, après avoir corrigé nos désirs, nous sentons le Créateur et le comprenons. Après tout, nous ne révélons que Lui.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 16/01/12, «L’étude des dix Sefirot«