Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

S’abaisser veut dire élever le don sans réserve

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie s’abaisser ?

Réponse: s’abaisser signifie qu’au lieu de céder et de tomber, vous recherchez des moyens différents pour faire que la Lumière supérieure vous permette de sentir que le don sans réserve est plus important que la réception.

Tous les changements se produisent en vertu de la Lumière qui ramène vers le bien. Par conséquent, s’abaisser, c’est faire tout son possible à partir de votre fin (qui est appelée une prière ) de sorte que vous saurez apprécier la qualité du don  sans réserve et l’élever beaucoup plus haut que toute réception,  de sorte qu’aucune réception ne serait méprisable, tandis  que le don sans réserve serait saint à vos yeux.

Ensuite, vous allez le vouloir ! Et  jusqu’au degré de votre désir, vous allez attirer la Lumière qui corrige, qui va créer la structure du Partsouf spirituel  en vous: la tête (Rosh), ce qui signifie le don sans réserve sera au-dessus, tandis que le corps (Gouf), la réception – en dessous. La tête est en haut, par-dessus tout, ce qui signifie que la réception même en dessous, dans le corps, a lieu en vue du don sans réserve. C’est le Partsouf  spirituel correct. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 26/12/2011, Écrits du Rabash

Les architectes du monde intégral

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si nous organisons un cours sur les relations intégrales pour un groupe de personnes, cela  les rapprochera-t-elles de la question de l’objectif, ou vont- elles  simplement comprendre que le monde moderne est comme ça?

Réponse: Cela va les rapprocher de l’objectif. Elles vont commencer à le sentir, d’une manière naturelle toutefois.

Nous faisons l’expérience de nombreuses «révolutions» sur notre chemin spirituel, car nous construisons la structure du monde supérieur; nous l’étudions et le formons comme  des architectes, des designers, et des naturalistes. D’autres personnes, cependant, ne participent pas à l’étude, ni  à la conception, ni à la construction ; elles ne se soucient pas et profitent de ce que les autres ont fait. Combien de  véritables chercheurs  de la nature, d’artistes et d’éducateurs avec une majuscule sont là dans le monde? Il y en a peu. Toutefois, ils changent le monde et le font avancer de génération en génération. D’autres jouent le rôle d’« utilisateurs ».

Vous ouvrez un nouveau monde, le construisez, étendez les relations entre les gens et le Créateur, et à travers vous-même vous conduisez la Lumière qui ramène vers le bien. Vous leur apportez les méthodes de l’éducation, de l’unité et de l’éducation, et ils utilisent cela parce que la vie elle-même ne leur laisse pas le choix. Comme un enfant n’a pas d’options, sauf  d’aller à l’école, donc ils vont véritablement obtenir de vous l’éducation intégrante. A savoir, vous deviendrez un mentor, un père pour eux.

Question: Est-ce cela va les  encourager à poursuivre le chemin et à choisir le bon environnement?

Réponse: Ils ne peuvent pas continuer, ils peuvent seulement utiliser. Bien sûr, ils peuvent être amenés à l’utiliser plus, mais pas dans un sens créatif, mais à savoir  dans l’application. 

 De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 25/12/2011 , « La liberté »

Rejoindre l’unité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Aujourd’hui, nous tenons une Journée de l’Unité dans le Kli mondial, qui inclut une leçon particulière, un séminaire, et une réunion des amis. En ce jour, comment pouvons-nous maintenir la place de l’unité que nous avons créée lors du congrès?

Réponse: Nous devons renouveler cette sensation en fond de toile de ces nouvelles conditions. Nous devons imaginer le réseau de notre interconnexion, l’état de l’unité où nous sommes. Nous avons le sentiment que cette unité fonctionne. Je veux la vivre, et cette sensation doit devenir constante pour moi. En étant en elle, je veux discerner en elle le sentiment et l’esprit : combien nous nous unissons dans les sentiments et les intentions. Je veux sentir la  garantie mutuelle de l’intérieur, le soutien mutuel entre tous.

En étant à l’intérieur de ce filet, je n’ai pas besoin de crier pour être entendu. Je lui demande que les amis, que j’imagine comme ses parties, ne m’oublient pas. Après tout, en substance, je suis celui qui a besoin d’aide. Par conséquent, je tiens à les rejoindre,  eux qui sont déjà réunis en un seul.

Et laissons le Un Singulier se révéler dans notre unité, en dehors de Qui  rien n’existe. Il a créé ce système, l’a formé et l’a activé de sorte qu’à la fin, en faisant nos efforts, nous Le révélerons  et atteindrons l’unité avec Lui.

Ces pensées doivent occuper une personne de façon constante, jusqu’à ce qu’elle voie ce système de ses propres yeux. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 25/12/11, « La liberté »

La première condition pour devenir un homme

Dr. Michael LaitmanLa première condition de base pour devenir un être humain est de s’élever au-dessus de son désir et de commencer à l’observer de  l’extérieur. De cette façon, je vois ce désir de côté, je vérifie, j’examine, et je le clarifie par le biais d’une analyse particulière du côté du Supérieur, du Créateur. Après tout, je dois toujours atteindre la supériorité de la Lumière sur  l’obscurité, ce qui signifie grâce au contraste de mon désir par rapport à un autre désir.

C’est dans le but de me donner cet autre désir à titre de comparaison que cette structure artificielle existe, appelée le groupe, les amis. Par rapport à eux, je peux vérifier mon désir, et à un certain moment dans le futur je serai capable de faire cela par rapport au Créateur Lui-même.

Cependant, j’ai d’abord besoin de m’élever au-dessus mon propre désir et de commencer à le préciser, en l’observant de côté,  à partir de mon point dans le cœur, qui est appelé la  foi au-dessus de la raison. C’est ainsi que je reçois l’objectif, le point impartial à l’intérieur de mon désir, d’abord un point, mais progressivement, je serai en mesure de faire une restriction complète.

Cela ne signifie pas que je limite mes désirs, mais plutôt que je me sens séparé d’eux, comme s’ils perdaient leur pouvoir sur moi. Ce n’est pas une suppression d’un désir par une autre, plus utile, mais l’acquisition d’un point indépendant qui est vraiment du côté du Créateur, ou du moins du côté du groupe. Si je me rapporte au groupe, je me vois de côté et je contrôle d’en haut mon désir. .

Plus je me sépare de mon désir et le traite comme un chercheur, plus je deviens humain. C’est parce que le désir est à un niveau animé, et le développement de la relation est plus élevé que ce désir, ce qui nécessite le degré humain. Toute la différence entre un humain et un animal est dans la réalisation, la compréhension, le sentiment et l’esprit, qui permettent de contrôler correctement son désir.

Le désir est la question de la création et le contrôle sur lui  me rend semblable au Créateur. C’est parce que je prends le contrôle de Ses mains dans les miennes, et je commence à régner sur mon désir conformément au programme du Créateur, m’unissant à Lui et accomplissant Sa volonté.

Ainsi, il s’avère que mon désir, composé des niveaux minéral, végétal, et animal, grâce à mon contrôle, prend la forme humaine. Tous ces niveaux ne sont nécessaires que dans le seul but de soutenir le degré humain, leur donnante forme et existence à l’intérieur de lui, montant et descendant avec lui.

Nous devons clarifier cela avec l’aide de l’environnement car au début, nous n’avons pas de contact avec le Créateur. Et puisque nous parlons de recherche scientifique sérieuse, et non de fantasmes, on nous donne le travail dans un groupe à travers lequel nous travaillons avec le Créateur et sur notre désir.

Si je me sépare de mon désir et me rapporte au groupe, alors le groupe devient pour moi le niveau de Bina, à partir duquel je me connecte avec Keter et Malkhout , et donc je contrôle toute la structure de l’univers. C’est pourquoi l’unité avec le groupe et l’amour envers ton ami sont le seul moyen pour nous de travailler efficacement et consciemment, une possibilité unique de se réaliser et d’atteindre l’objectif. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 19/12/2011, Écrits du Rabash

Passer dans le monde spirituel

Dr. Michael LaitmanNous savons par la sagesse de la Kabbale que toutes les meilleures choses dans nos vies personnelles –  que ce soit notre égoïsme actuel ou quelque chose de supérieur vers quoi nous aspirons, tous les bienfaits dans le désir de plaisir ou le désir de plaire, que ce soit dans ce monde ou le monde supérieur –sont seulement réalisées par l’unité.

Aujourd’hui nous découvrons cela dans des formes assez difficiles et désagréables: nous rencontrons des difficultés et sommes submergés par la crise. Tout cela est conçu pour nous montrer que nous devons nous unir, car nous n’avons tout simplement pas d’autre choix. La nature nous presse sans nous laisser d’espace libre pour manœuvrer.

La sagesse de la Kabbale nous offre son aide dans ces conditions. Elle dit: «Je vais vous aider à atteindre l’unité. Voyez vous-mêmes qu’il n’y a pas d’autres options. C’est la seule façon de régler votre vie. »

Supposons que nous n’en voulions pas, mais comment pouvons-nous acquérir le bonheur? Nous sommes attirés par l’éternité, la perfection, la satisfaction à la fois ici et dans le monde futur, nous voulons aller au-delà de la vie et de la mort. Si nous devions faire une liste de la façon dont nous envisageons le bien-être de la consommation, il  n’y aurait pas grand chose – tout au plus dix points .Globalement, cela renverrait au plaisir, indépendamment du fait qu’il soit dans le cœur ou l’esprit. Et la seule façon d’y parvenir c’est en unissant.

Donc, aujourd’hui, quand nous découvrons cela dans le désespoir, la Kabbale vient à la rescousse. Elle ne propose pas de faire en quelque sorte le tour de cet état fixé, elle ne promet pas de protection ; elle ne nous mène pas vers le monde spirituel à travers la porte dérobée. C’est tout simplement impossible car cela fait référence à une loi de la nature.

Pourtant, la Kabbale aide à réaliser cela  de la bonne façon. Oui, cette condition est désagréable, inconfortable, amère au goût, mais l’amertume peut se transformer en douceur, et l’inconfort peuvent être surmontés grâce aux efforts communs, à la musique, à un flux de sentiments communs joyeux, aux cérémonies festives, et aux programmes de divertissement.

Il y a un travail difficile devant nous, nous devons passer par une transformation intérieure. C’est comme une personne malade qui accepte la chirurgie en sachant qu’elle aura une meilleure vie après.

Et la sagesse de la Kabbale nous aide à passer par cette chirurgie, qui nous changera radicalement. Notre mode de pensée, notre perception et notre compréhension du monde, notre perception de la réalité, toutes nos actions, tous nos objectifs, tous les mécanismes de l’esprit et des sens – toutes ces choses doivent se transformer. Nous devons désinstaller l’ancien programme et en installer un nouveau.

La Kabbale explique que vos qualités de base ne changent pas. Vos qualités inhérentes et les compétences acquises resteront comme elles étaient. Vous ne modifiez que le programme, selon lequel vous atteignez des objectifs différents dans la vie. Et puis, vous voyez tout à coup que chacun d’eux peut être réalisé.

Aujourd’hui vous êtes déçu et désemparé à cause du  mauvais programme. Vous devez le mettre à jour, et  cela vous permettra d’atteindre toutes les meilleures choses que vous voulez maintenant.

Et peu à peu, l’homme prend des mesures dans cette voie. Par ailleurs, les changements ne sont pas causés par la pression naturelle de la souffrance d’En-Haut à travers laquelle la Nature nous révèle toujours des problèmes et des défauts, nous forçant à courir. Lorsque nous nous sentons comme accrochés à une poignée, nous nous orientons naturellement vers l’état suivant.

Comme le Baal HaSoulam l’a dit, nous sommes incapables de rester en l’état actuel quand il devient insupportable, et c’est pourquoi  nous passons à l’état suivant sans avoir d’autre choix. Ce nouvel état ne fait pas appel à nous ;  sinon nous aurions choisi de commencer par lui .Selon notre nature, nous tournons autour, tant que nous pouvons  le gérer, et nous acceptons seulement les changements quand nous atteignons notre seuil d’endurance.

Et même alors, la situation n’est pas des plus agréable -c’est comme si nous avions besoin d’aller quelque part, de quitter notre maison avec toutes nos possessions,  de rejoindre le nouveau lieu, et de nous y assimiler …. Ces changements posent beaucoup d’inconfort. Mais la souffrance augmente tellement que cela nous oblige à faire ce «mouvement ». C’est ainsi que nous avançons à travers les étapes du développement humain.

D’autre part, la Kabbale ouvre de nouveaux horizons, nous montre comment bonne y sera notre vie,  en avant.  Après tout, l’objectif de la Nature n’est pas de nous pousser par des coups, mais elle crée des conditions pour que nous développions notre propre cheminement vers le bien.

Et puis au lieu de la pression venant de derrière, nous nous sentirons tirés en avant. Cela aide vraiment: avant notre train aurait été secoué par les secousses du moteur attachés dans le dos, mais maintenant un autre moteur tire de l’avant.

La Kabbale dit qu’au  21 ème siècle, notre développement  sera  réalisé par l’unité. Cela n’est jamais arrivé auparavant, avant que chacun ne soit développé individuellement, mais maintenant le temps est venu de s’unir, de devenir inclus dans un autre, pour que chacun puisse y acquérir un récipient commun. Alors tout le monde va grandir au même niveau que tout le monde, comme il est écrit: «Le particulier et le général sont égaux » . Tout le monde se sentira similaire à l’Infini, la force supérieure, percevant et embrassant toute la réalité à l’intérieur de  soi.

L’homme doit acquérir une deuxième force pour réaliser ceci –la force du don sans réserve, et l’’inclusion mutuelle avec les autres. Et c’est pourquoi il est amené à un groupe, un état de sa première union, même si cette union est externe, il s’agit d’une union avec des gens comme lui qui aspirent au même but.

En lisant le Zohar, nous aspirons à cette force, qui nous attire, et nous faisons des efforts pour nous unir entre nous. Nous aidons cette force, nous  participons  au processus et avançons vers l’objectif au lieu d’aller vers lui  sous la pression de la force initiale de la souffrance. Nous nous tournons vers le chemin de la Lumière à partir du chemin de la souffrance.

Le Zohar décrit les choses que la Lumière fait pour nous, et c’est pourquoi quand nous pensons à l’unité et aspirons à la Lumière, la lecture se transforme en un effort intérieur spirituel. C’est juste comme un enfant qui essaie dur pendant un jeu, et qu’un adulte va tout faire pour qu’il y arrive Ici nous essayons de mettre en œuvre une certaine action, mais cette action n’est pas physique, elle est intérieure. Et une fois que nous en sommes conscients, nous sentons le résultat – et le résultat est aussi intérieur. 

 De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/11/2011, Le Zohar

Le pouvoir de l’habitude

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « La liberté” : « Ainsi, il a considérablement amélioré le penchant qu’il avait héritée de ses ancêtres. Et parfois, on parvient à extirper complètement une mauvaise tendance. Ceci se fait par habitude, qui a la capacité de devenir une seconde nature.  »

Une habitude devient une seconde nature et il faut une sensibilité préalable pour s’en rendre compte. Après tout, nous parlons d’actes spéciaux, orientés vers un but, qui changent ma nature.

C’est ainsi que nous nous comportons aussi avec les enfants, quand nous les laissons faire la même tâche, encore et encore jusqu’à ce qu’ils commencent soudainement à la faire par eux-mêmes. Si vous essayez d’arrêter un enfant de faire quelque chose dont il a déjà pris l’habitude, vous ne réussirez pas. Pour lui, l’habitude est déjà associée au plaisir. Avant, il agissait sous notre pression, craignant d’être puni s’il ne le faisait pas, mais maintenant, il y voit un avantage, l’absence de punition et même une récompense.

Finalement l’action qui était auparavant indésirable, est maintenant récompensée, et cette association est enregistrée dans son cerveau. Maintenant, même si je ne le suis pas, il continuera à se brosser les dents matin et soir, même si personne ne lui donne de bonbon pour le faire. Le modèle de la sucrerie est déjà dans son cerveau et fonctionne avec succès.

Telle est l’habitude. Ce n’est pas seulement une habitude, mais une association existant dans son cerveau, qui relie l’action avec les bonbons. Qui plus est, si je ne fais pas ce à quoi je suis habitué, c’est comme si j’étais puni, bien qu’apparemment rien de tel n’arrive.

Nos habitudes sont liées au tabagisme, à l’alimentation, à la façon de nous habiller et à de nombreuses choses différentes. Elles sont constamment actives, que nous les remarquions ou pas.

C’est un «mécanisme» complexe qui renvoie au désir, dans lequel chaque action ou chaque pensée est liée à un souvenir de plaisir. Ce plaisir est éternel, il est enregistré et demeure en moi, en plus du facteur premier. Même s’il n’est pas révélé à l’heure actuelle, mais plutôt dans le passé, c’est-à-dire non dans la Lumière intérieure, mais dans la Lumière environnante, je le ressens encore.

Ainsi, l’habitude est issue de la coopération mutuelle entre la Lumière et le récipient. Soit nous la créons par nous-mêmes ou nous la recevons de l’extérieur : de nos parents ou d’autres personnes.

De nombreuses actions humaines sont basées sur ce schéma. En l’utilisant, nous dressons des animaux, éduquons les enfants, et nous nous habituons à faire des choses … même quand nous nous entendons bien avec quelqu’un et que nous avons une certaine attitude envers lui, nous agissons selon des schémas, auxquels nous sommes habitués.

Ainsi, une habitude devient une seconde nature. C’est l’une des lignes dans le tableau.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 20.12.11, «L’étude des dix Sefirot« 

Connaissance avec le nouveau monde

Dr. Michael LaitmanLorsque nous naissons dans le monde du don sans réserve, nous faisons fait sa connaissance, juste comme une personne qui commence un nouvel emploi et  à qui on donne le temps de s’adapter et d’apprendre à connaître son nouveau lieu de travail. Pendant ce temps, on lui enseigne seulement ce qu’il faut faire, et il ne fait qu’apprendre et ne produit rien.

Il est aussi comme un petit enfant à qui on demande seulement  d’écouter et d’apprendre, de regarder et de faire l’expérience des choses. Ce n’est pas grave s’il fait des erreurs ou des actes stupidement. Il sera corrigé. Cela signifie que dans le monde spirituel, nous sommes d’abord traités comme sont traités de petits enfants.

Mais tout cela vient après de grands efforts que nous faisons afin de transcender la Makhsom (la barrière), pour naître dans le nouveau monde et  commencer à vivre dans le monde du don sans réserve. En ce qui concerne l’ensemble de nos travaux antérieurs, le temps après notre naissance est appelé «parking», et Hanoukka  le symbolise (« Chanou-kah » – stationné ici). Une personne atteint une situation confortable. Elle fait encore des efforts, mais ils sont d’un autre genre – afin de connaître le monde de bonté.

Elle travaille obstinément contre son ego. Elle  est semblable à l’errance dans le désert, dont nous parle  la Torah, un temps qui est destiné à la préparation et qui se termine en entrant en Terre d’Israël.

Hanoucca  travaille avec la Lumière de Hassadim , dans l’état de petitesse. Nous devons apprendre à connecter le désir de recevoir qui est révélé maintenant aux forces du don sans réserve.

Dans le don inconditionnel afin de donner sans réserve, nous n’utilisons pas toute la profondeur de ce désir, mais il existe déjà en nous. C’est comme un bébé: il a déjà des jambes, bien qu’il ne puisse pas marcher encore, il a un cerveau bien qu’il n’ait pas appris à penser comme un adulte. Un nouveau-né ne peut rien voir ni entendre, mais il a pourtant des yeux et des oreilles.

Un bébé a tous les organes  d’un adulte. La seule chose qui manque ce sont les dents. Les dents symbolisent le pouvoir de clarifier, qu’il n’a pas encore acquis. Les «dents de lait » ne poussent que quelques temps après, et  elles  ne sont utilisées que pour clarifier la Lumière de Hassadim (le lait symbolise la Lumière de Hassadim) dans l’état de petitesse.

Quand il grandit, il aura des dents permanentes avec laquelle il sera capable de mastiquer et de clarifier le remplissage de ses récipients de réception, la Lumière de Hokhma, et  de sentir les «saveurs» de la Lumière.

Hanoukka est la première partie de notre absorption dans le monde spirituel, le monde supérieur, appelé le «monde du don sans réserve ».  C’est le don sans réserve afin d’y conférer tous nos désirs au niveau du don mutuel sans réserve et d’apprendre comment ce système opère. Nous sommes incorporés comme de petits enfants qui vivent dans le grand monde et qui apprennent à faire quelque chose ensemble avec les adultes, en jouant avec eux.

C’est ce qu’on appelle le «parking», car jusqu’à maintenant, durant le temps de préparation, une personne a travaillé dur contre ses désirs égoïstes. Ensuite, quand elle arrive au degré de «donner pour donner», (Hafetz Hessed), à l’étape suivante, au niveau de l’amour-la Terre d’Israël, elle va commencer à travailler à nouveau avec ses récipients de réception.

C’est pourquoi  Hanoukka est une fête « spirituelle »  et ses symboles sont l’huile et la lumière.

De la première partie du cours quotidien de Kabbale du 22/12/2011, Écrits du Rabash

Le monde de la finance: vivre dans le mensonge.

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le secteur financier, y compris les banques, les marchés boursiers, les entreprises d’investissement, et d’autres, forment une grande industrie. Aux États-Unis, par exemple, l’industrie financière représente 8,5% du produit national brut et 33% des profits en moyenne. Il est accusé d’avoir causé la crise mondiale actuelle, et en même temps il est florissant, même aujourd’hui. Comment cela  se peut-il ? Après tout, l’économie est une copie des relations mutuelles entre nous.

Réponse: C’est exactement la raison pour laquelle l’industrie financière est florissante. Elle vit dans un mensonge, et elle en est consciente  et ne veut  rien changer.

Prenons l’exemple des banques: peut-on les croire aujourd’hui? Il n’y a personne plus proche de la faillite qu’elles.  En fait, elles sont déjà en faillite parce qu’elles manquent d’actifs enregistrés à leur nom. Mais nous sommes toujours contents de continuer à remplir nos comptes bancaires. Pourquoi les croyons-nous ?

Nous sommes conscients de cette fausseté, et vivons encore tout comme ça parce que nous aimons vivre dans un mensonge, nous aimons être trompés et avoir d’autres qui nous mentent. C’est notre vie: nous profitons de la coquille.

Question: Cela pourrait-il être ainsi  parce que les gens n’ont pas d’alternative?

Réponse: Tout est une question psychologique. Les gens pensent que la banque est un endroit sûr, même s’ils savent qu’il n’en est rien. Le mensonge a commencé lorsque les moyens financiers ont été déconnectés de leur valeur en or. Depuis lors, les banques ont multiplié leurs dettes financières  «virtuelles», qui n’ont pas de soutien.  Elles ne sont plus reliées à aucune valeur réelle.

Dans la spiritualité, l’«argent» est une couverture, un Massakh (écran), le pouvoir réel à surmonter. Les professionnels de la finance, en revanche, ont transformé l’argent en «fantôme». C’est une grosse erreur, mais ils l’ont fait exprès pour être supérieur aux autres.

Aujourd’hui chacun vit dans ce mensonge. Qui plus est, nous l’avons déjà découvert, mais nous ne savons pas comment nous débarrasser de lui. Le mensonge est la crise. Comment peut-on le résoudre? Le monde entier est entouré par un réseau de faux liens mutuels et il ne peut pas s’en détacher. Il ne sait pas par quoi les remplacer. Sans cela, tout viendrait à s’arrêter, y compris la fourniture des nécessités de base pour les personnes. Donc finalement nous sommes obligés de soutenir ce faux système.

Alors, quelle est la solution? Je suis pour une descente progressive, au lieu d’une chute soudaine. Dans l’intervalle, par l’éducation, nous pouvons transformer ce mal en quelque chose de bon, sans détruire totalement le système. Si nous le détruisons, il y aura des guerres et le chaos total.

Nous n’avons pas besoin d’un effondrement mondial. La reconnaissance du mal de cette façon serait vraiment une terrible catastrophe, cela devrait donc être fait à bon escient. Qu’est-ce qu’en savent les milliards de gens qui souffrent ? Ils ne comprennent rien et en attendant, ils cherchent des boucs émissaires …. 

 De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/12/2011,  Baal HaSoulam, « La liberté »

Se rapprocher par une progression logarithmique

Dr. Michael LaitmanLa puissance de notre connexion à l’autre en tant que telle doit être appelée le don sans réserve, la connexion pour l’amour du don sans réserve, la garantie mutuelle. Et puis notre récipient commun sera une centaine à un millier de fois plus grand que nos propres capacités cumulées. Si chaque personne sur mille veut un gramme, alors en se connectant elles créent un désir des centaines de millions de fois plus grand, que celui qui est égal à seulement un millier de grammes.

C’est parce lorsque chaque personne se connecte à tout le monde, elle acquiert le pouvoir de l’ensemble du groupe en s’y connectant. Puis elle prend cette inclusion entière et encore une fois se connecte avec le groupe, où chacun est déjà inclus dans tous les autres, et c’est pourquoi elle augmente sa puissance en la multipliant. Et tout le monde fait la même chose et s’accroît plusieurs fois en incluant toute personne à l’intérieur de lui. C’est ainsi que cette progression se développe: au carré, à la puissance 4,  à la puissance 16, et ainsi de suite.

C’est la seule façon d’atteindre l’atteinte spirituelle, et non par ajout régulier. Lorsque nous nous connectons aux conditions de la garantie mutuelle, nous atteignons un récipient si puissant qu’il est capable de révéler la Lumière devant lui. Il y aura déjà une similitude entre le récipient et la Lumière.

Sinon, le récipient est très faible et il est incapable de révéler la Lumière, car ils ne correspondent pas l’un à l’autre. C’est juste comme si vous alliez dans une banque pour demander de l’argent, et  qu’on vous disait : « Bien sûr, nous avons un million de dollars à vous donner, mais fournissez-nous une caution, une garantie ».

Et si je n’ai pas de caution ni de garantie, je ne recevrai rien. C’est toute l’essence spirituelle du récipient (Kli). La spiritualité diffère de la matérialité dans la puissance de la connexion, la loyauté mutuelle, qui peuvent  être atteintes par la Lumière supérieure (la force du lien entre nous) qui nous rend aptes à recevoir au moins la première et plus petite portion de la Lumière.

Et puis nous avons davantage besoin de continuer à augmenter la puissance de notre connexion. C’est ainsi qu’un récipient spirituel est construit, qui est la seule chose qui nous manque. La lumière supérieure existe dans l’état de repos absolu – il n’y a que le désir qui manque. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 21/12/2011 , Ecrits du  Rabash

Une vie heureuse pour nos fils

Dr. Michael LaitmanIl est écrit : « Choisis la vie ! » Bien sûr, nous ne parlons pas de la vie animale, car une personne a déjà des questions plus élevées que sur notre existence ordinaire-des questions sur la vie réelle, sur la réception de la lumière dans les désirs corrigés et sur leur ressemblance au la Créateur. C’est ce qu’on appelle la vie humaine, puisque toute existence précédente était imaginaire, comme préparation au degré humain.

Cependant, la vie qui ne parvient à réaliser l’attribut du don et la véritable existence est plus difficile que la mort. Et ce n’est pas parce qu’elle est difficile physiquement. L’humanité atteint un état où la moitié d’elle est dans la dépression et l’autre moitié dans la peur. Par conséquent, la vie devient insupportable, non seulement en raison des cataclysmes naturels et des catastrophes, mais à cause d’une douleur intérieure intolérable.

Nous pouvons avoir tous les avantages dans notre vie matérielle, et pouvons pourtant nous sentir très mal, parce qu’elle manque de sens. Une vie dépourvue de correction intérieure, sans pouvoir répondre à la question sur le sens de la vie, devient plus horrible que la mort.

Après tout, une question émerge chez une personne, ainsi que de nouveaux désirs issus du niveau humain, et alors un énorme problème se pose, parce que chaque question venant d’un degré plus élevé annule toutes les autres. On ne comprend pas pourquoi on a besoin de tous ces plaisirs si l’on ne parvient pas à trouver un sens à un degré plus élevé. Les gens ne se suicident pas dans les pays qui manquent de nourriture, mais surtout dans les régions les plus riches, comme les pays scandinaves.

Une vie sans la correction des désirs est très difficile pour une personne qui se pose cette question. Elle commence à souffrir non seulement parce qu’elle ne reçoit aucun plaisir, mais aussi parce qu’elle fait souffrir les autres. Elle se reproche son passé, son présent et futur. Elle se considère comme coupables à l’égard de ses enfants, de ses proches, et des étrangers – à l’égard de tout le monde, car elle sent qu’elle est la source de malheurs pour d’autres personnes.

Elle découvre un aperçu complet de toute sa vie, et elle voit à quel point elle fut mauvaise à l’égard de chaque personne qu’elle rencontra et combien elle utilisa tout le monde. Il est difficile de rester, dans ces circonstances, sans une compréhension de l’objectif, qui est son opposé : le bien qui fait le bien. Elle n’a aucun espoir pour l’avenir, pour les jours prochains, qui ne seront que pires. Une personne sent qu’elle va passer le reste de sa vie de la même manière inutile, sans recevoir de satisfaction dans le présent ou le futur – sans Lumière intérieure ou environnante.

Toutefois, celui qui vit en vue de la correction et qui éveille les Lumières intérieures et environnantes, devient non seulement digne de recevoir du plaisir de la vie elle-même (quand la Lumière se revêt en désirs), mais il est heureux de «donner naissance à des fils dans ce monde » (à de nouveaux états). Autrement dit, il avance encore. Il développe ses désirs et voit qu’il a besoin du monde entier, car ce dernier représente ses propres désirs, qu’il joint à lui-même et satisfait. Il s’avère qu’ils sont tous ses fils.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 19.12.11, L’étude des dix Sefirot