Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Séparé sous un flot de lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand on parle de l’amour des autres, cela semble trivial pour la plupart des gens. Comment pouvons-nous leur transmettre notre message?
Réponse: Ne pas leur parler de l’amour des autres. Au lieu de cela, expliquer leur les lois du système intégral qui demande une plus forte connexion réciproque entre nous. La séparation de l’humanité est en pleine croissance et donc cela est nécessaire pour la connexion. C’est pourquoi nous nous sentons de plus en plus mal.
Ce sont des choses simples qui peuvent être présentées par un diagramme linéaire. Chaque jour, nous avons besoin d’augmenter le lien entre nous. En 6000 ans, nous devons unir tous nos désirs. Aujourd’hui, nous sommes tenus de nous connecter à un certain niveau, disons, X2. En l’an 2012, l’exigence va augmenter vers le niveau de X3. Si nous n’atteignons pas ce niveau, nous ferons l’expérience de souffrances en fonction de l’incompatibilité avec la nature.

Aujourd’hui, nous vivons une crise, une chute, et cela est parfaitement naturel. Cependant, nous pouvons inverser la tendance si nous élevons notre niveau d’unité. Si nous faisons cela, nous sentirons une élévation au lieu d’une chute. Tout dépend de nous.

Nous avons la sagesse de la Kabbale, qui était destinée à développer la reconnaissance du mal en nous. En effet, plus nous prenons du retard, plus nous devenons séparés. La lumière augmente, alors que nous sommes plus détachés et déconnectés, et cela nous fait nous sentir de plus en plus mal.
La lumière nous permet de sentir le monde global et intégral qui est mutuellement connecté dans toutes ses parties. En conséquence, nous sentons progressivement que nous sommes de plus en plus opposés au monde intégral. Donc, nous ne parlons pas de l’amour, mais des lois de la nature, de son développement.
Après le congrès de Décembre, nous allons voir que le monde va se détériorer beaucoup plus rapidement. De notre côté, nous serons capables de hâter le développement d’une manière positive, et nous devons faire tous les efforts pour y parvenir.
De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale, du 29/11/2011 « De l’essence de la religion et son but»

Désolé, mais la fête est finie

Dr. Michael LaitmanIl était usuel que seuls ceux qui voulaient connaître le sens de la vie et son but viendraient à la Kabbale. Ils se demandaient pour quel but nous naissions, pourquoi nous mourons, et pourquoi nous subissons de telles difficultés dans la vie.

Une personne veut savoir, et même si elle est aisée matériellement, elle va continuer à avoir ces questions parce qu’elles viennent du degré parlant, pas de celui  animé. L’homme n’est pas un chien; mettez-le dans un hôtel cinq étoiles, pourtant il sera encore mal à l’aise et voudra quelque chose de plus pour son âme.

Ceci est clairement visible en Europe. Avant que la crise n’éclate, la plupart des pays développés et riches avaient les taux de suicide les plus élevés. Maintenant que ces pays connaissent une crise, le taux de suicide va diminuer. Les gens vont commencer à apprécier la vie et de nouveaux désirs se réveilleront. Même un léger désir d’amélioration donnera aux gens un sens à sa  vie.

Peu importe le degré de richesse d’une personne, le goût est toujours ressenti par contraste. Les gens aiment à se rappeler les souffrances passées de la faim et le goût qu’ils ont trouvé dans un morceau de pain rassis. C’est parce que le goût dépend de la carence.

Aujourd’hui la Kabbale est pour tout le monde, pas seulement pour ceux qui souhaitent atteindre la sagesse sublime, mais aussi pour tous ceux qui  cherchent simplement une vie meilleure. La crise s’est propagée dans le monde entier. Le mal est devenu global, non local ou national comme dans les générations précédentes. Et à cause de cela, les gens cherchent à découvrir la cause de ce mal.

Les générations passées ont également beaucoup souffert, mais elles souffraient aux degrés inanimé, végétal, et animal (corporel). Cependant, les problèmes d’aujourd’hui sont dans le monde et touchent tout le monde, donc cela oblige les gens à chercher des réponses. C’est pourquoi les gens viennent à la Kabbale pour améliorer leur situation. Mais ici, ils sont accueillis avec une explication résumée en une phrase: vous ne pouvez profiter du don sans réserve que par l’amour des autres!

Une personne aimerait profiter de milliers de choses différentes dans ce monde, mais on lui dit : désolé, la fête est finie, et vous ne serez pas en mesure d’en profiter. En effet, avant cela, la satisfaction  était seulement utilisée comme appât, pour vous réveiller, afin d’augmenter votre désir.  Pour ce faire, il vous a été donné  des divertissements, voitures, voyages, et diverses autres tentations de sorte que vous souhaitiez profiter de plus en plus.

Mais maintenant tout est fini. Vous n’aurez pas l’occasion d’en profiter. La crise va vous priver de toutes les acquisitions du matériel, et rien ne sera épargné. Pourtant, d’autre part, vous avez déjà cessé de ressentir un quelconque  plaisir. Même si vous pouviez payer et profiter de tout ce qui est possible, vous ne sentiriez le goût de rien.

C’est le stade du  développement que nous approchons sans même le savoir, et à la fin, il s’avère que nous ne sommes pas en mesure d’en profiter. Ceci est le véritable problème du monde! Tout est dans l’abondance totale, et nous sommes en mesure d’atteindre une telle prospérité matérielle où chacun a tout le nécessaire: les maisons, les vacances, la bonne nourriture, et ainsi de suite. Mais les gens ne trouveront  pas de goût à ce genre de vie.

Nous approchons un état où la satisfaction ne peut être que collective, mondiale. La connexion mutuelle entre nous qui est révélée aujourd’hui n’est pas dans l’argent mais dans le plaisir! Je ne vais pas être en mesure de recevoir du plaisir avant que je ne vous comble.

Mais je vous hais et je suis prêt à vous déchirer! Comment se pourrait-il que je doive vous remplir avant de me combler? Cela signifie que je dois vous aimer en premier?  C’est tout simplement horrible! Pourtant, sans cela  je ne peux profiter de la vie ni  ressentir, au moins un peu, que j’ai quelque chose de plus que la vie d’un chien. Une vie de chien est une vie dans laquelle je ne fais que satisfaire mon désir, mais où je ne ressens aucun goût. J’ai tout, toute la journée, mais j’ai l’impression que je n’ai rien.

Ces états nous sont révélés parce que le niveau  humain du désir se révèle en nous, qui est plus élevé que les niveaux inanimé, végétal, et animal. Ainsi, on peut tout avoir dans le monde matériel et sentir que la mort est préférable à ce genre de vie. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 25/11/2011, Ecrits du Rabash

Ce n’est pas une question de goût

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment l’amertume et la douceur de la perception se rapportent-elles à l’échelle de la vérité et du mensonge?

Réponse: Elles sont absolument sans rapport, mais nous sommes enclins à établir des parallèles en fonction de notre nature. C’est la même chose pour un enfant. Le sucré est la vérité, et l’amer est le mensonge. Il ne comprend pas autrement. C’est pourquoi il n’acceptera pas de prendre un médicament amer. Nous devons surmonter le goût amer de la vérité pour la révéler au-dessus, au-dessus de la fausseté apparente.

Question: Alors, comment peut-on voir la vérité derrière l’amertume?

Réponse: Pour cela, nous avons besoin de l’influence de l’environnement. L’amertume et la douceur sont des sensations corporelles, et personne ne peut me dire comment je les perçois. Je sais ce qui est doux et ce qui est amer dans ma perception, mais comment puis-je distinguer le vrai du faux? Qui va définir ces critères? Seraient-ce  les médias, les enseignants, l’opinion sociale, ou un groupe particulier?

Quand je rejoins  un groupe et  que j’adopte ses critères du vrai et du faux, c’est  d’une manière claire, saine, et ferme. Ensuite, ces critères commencent à contredire l’amertume et la douceur de mes sensations bestiales. Je rejoins le groupe, me soumets à son importance de l’objectif, l’importance de la vérité, et il acquiert le sens le plus élevé à mes yeux. Ensuite, je suis prêt à travailler, indépendamment de l’amertume. Ce travail au –dessus de l’amertume pour l’amour de la vérité signifie que j’avance par la foi au-dessus de la raison.

Il est seulement possible de cultiver la notion de vérité dans le groupe. C’est parce que la vérité  existe  quand  notre interconnexion est plus importante pour moi que toute l’amertume de mon égoïsme. Laissez cette valeur  être artificielle. Dans le futur, je vais quitter le degré  animé et aller à un autre état où les sensations ne sont pas divisées en amer et doux, mais en vrai ou faux. Puis même une plus  « juteuse » amertume et douceur se révéleront à moi à un  nouveau degré, et encore une fois je m’élèverai au-dessus d’eux vers la vérité et le mensonge.

A chaque fois la vérité, c’est à dire la foi, la puissance du don sans réserve, l’unité du groupe, la garantie mutuelle, doit dépasser l’amertume qui l’accompagne.

Question: En général, toutes mes sensations sont distribuées sur  l’échelle de l’amer et du  doux. Comment puis-je distinguer le vrai et le faux dans mon désir?

Réponse: Je perçois la vérité et le mensonge dans un autre endroit. Ce n’est pas là où se manifestent la douceur et l’amertume, mais au-dessus, au degré humain en moi.

Je ne perçois rien d’autre que l’amertume et la douceur aux niveaux inanimé, végétal, et animé. Cependant, il y a aussi le niveau de l’Homme, celui qui est uni avec l’environnement, avec le groupe, qui nourrit la partie en lui qui s’élève au-dessus du corps, qui est opposée au corps, à l’extérieur de celui-ci, et vient de l’autre.

C’est le récipient où nous percevons le vrai et le faux au lieu de l’amer et du doux. Là, une personne perçoit l’unité, la garantie mutuelle, son attitude envers un autre être humain, et enfin, il perçoit le Créateur. Dans ce cadre, il crée sa copie inverse. Ainsi, il crée le Créateur. C’est parce que l’attitude envers l’autre et le Créateur est identique.

Question: Alors pourquoi ai-je cependant besoin de percevoir l’amertume et la douceur ?

Réponse: Comment et où je bâtirai ma partie supérieure? Dans mon désir qui ne perçoit que l’amertume et la douceur, il y a un point qui me permet de former une intention au-dessus de mon désir, qui est mon attitude envers mon voisin ou  la similarité avec le Supérieur. De cette façon, je construis l’Homme en moi au dessus des niveaux minéral, végétal, et animal.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, « La Paix »

Le fil conducteur des congrès

Dr. Michael LaitmanAu printemps nous allons tenir un congrès en Amérique, et nous devons  aspirer à faire que son niveau ne soit pas inférieur à celui du congrès international de Tel Aviv qui vient d’avoir lieu. J’espère que son niveau sera encore plus élevé. Tous les pays doivent adhérer à ce congrès pour que nous sentions que nous sommes ensemble.

Même si tous ne seront pas en mesure de venir aux États-Unis pour assister à ce congrès et même s’il y aura beaucoup moins de participants, cependant  en vertu de notre union et de la préparation, nous allons essayer d’atteindre un état encore plus élevé. Nous devons travailler dur pour y arriver.

Une personne doit voir que d’un jour à l’autre, elle bénéficie de plus en plus, en lien avec la connexion que nous avons atteinte. Le point d’adhésion, la goutte de l’unité que nous avons atteinte doit maintenant s’étendre, pareillement à la façon dont une goutte de sperme à l’intérieur de l’utérus commence à se développer et à former un fœtus, un futur embryon. Avec chaque jour qui passe, il se développe de plus en plus. Voilà comment nous devrions nous voir.

Un embryon se développe en vertu de la «viande», ce qui signifie les désirs, les pensées, les doutes et les problèmes qui délibérément viennent à nous à tout moment selon le programme de la création. Mais nous nous élevons au-dessus de tous ces problèmes qui se révèlent et les attachons tous à un seul point d’unité. C’est ainsi que nous formons le corps de l’embryon.

C’est déjà le corps de notre âme. Nous devons seulement lui ajouter de plus en plus  de chair. Maintenant nous commençons à préparer le congrès de printemps en Amérique où nous allons passer quelques jours ensemble à nouveau. Qui sera en mesure d’assister physiquement et qui va se joindre virtuellement, ce n’est pas important. Nous allons travailler tout au long des prochains mois, pour nous rendre à ce congrès unis à l’intérieur.

Nous allons voir dans quelle mesure ce monde perdra de son importance, de sa puissance de désir et de pouvoir. Et au contraire, la force de notre unité sera illimitée et sans frontières, je ne serai plus en mesure de me séparer de mes amis. C’est ainsi que nous atteindrons une unité de plus en plus grande.

Mais cela va se passer, à condition que nous allons travailler sur cela en  permanence, jour après jour, ce qui rend notre objectif que notre état ​​suivant, le Congrès américain va nous amener à une unité très puissante. C’est ainsi que nous allons placer les objectifs actuels devant  nous, comme des jalons sur le chemin, et  que nous allons travailler sur eux. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Écrits du Rabash

Nous exigeons la lumière!

Dr. Michael LaitmanJuste maintenant nous avons été en mesure d’atteindre l’unité. Nous avons fait un grand effort et c’est arrivé. Mais bientôt nous sentirons combien il est difficile de s’accrocher à cet état. Et c’est bien parce que cela signifie que nous sommes déjà grands, forts, et que nous pouvons gérer une tâche plus difficile, où en tant que résultat de mes efforts, je n’atteins pas tout, et à la place, je découvre que je ne peux pas le faire.

Je vois que je ne peux pas m’unir moi-même, au groupe et au Créateur au-dessus de tous les événements qui se produisent dans ma vie. Je semble être confus, désorienté, et sans défense, et incapable de tout connecter ensemble  de la façon dont nous l’avons fait tout simplement. Les problèmes semblent dépasser  ma concentration, la  force de ma pensée et de mon désir. J’ai tendance à oublier tout ce qui s’est passé pendant le congrès et je ne peux pas me  concentrer pour  renouer avec les amis et unir tous d’entre nous avec le Créateur.

Le problème est que parmi nous, nous n’avons pas suffisamment demandé une connexion avec le Créateur, avec nos racines. Mais le but de la création est justement d’atteindre la racine, ce qui signifie Son niveau. C’est pourquoi le Créateur met en place ces situations pour nous, là où nous ne pouvons pas nous unir sans Lui, de sorte que nous devions avoir besoin de Lui  pour comprendre que nous ne pouvons rien faire sans Lui.

«Sans Lui» signifie sans la Lumière qui ramène vers le bien, sans Lui qui apparaîtrait et se révélerait. Voilà comment nous atteignons la nécessité de Le révéler, d’exiger cela.

Par conséquent, je demande à tous les amis: si vous avez des problèmes pour atteindre l’unité et la connexion avec le groupe, étant dans le même désir et la même sensation que lors du congrès, et même en l’augmentant de plus en plus chaque jour, alors vous devez écrire à ce sujet, le discerner, et travailler dessus.

Nous ne retournons pas à la même routine habituelle d’un congrès à l’autre. Il n’ya rien d’habituel et de routinier. Ces états nous sont donnés d’En Haut afin que nous augmentions de nombreuses fois les sensations et les pensées que nous avions au congrès et que nous grandissions grâce à elles.

Maintenant, à travers notre confusion et notre désorientation, je dois comprendre: Le Créateur doit m’aider et apparaître à l’intérieur de notre unité. Dans cette forme, nous révélons la force supérieure et existons à l’intérieur de celle-ci.

C’est-à-dire, nous devons voir qu’il n’y a rien hormis Lui, et que nous sommes impliqués dans une interaction active avec nul autre que le Créateur. Toutes les occurrences sur le chemin, ce monde entier, y compris les plus graves problèmes, sont les relations entre nous (nous tous ensemble) et Lui, qu’Il nous révèle sans cesse dans cette forme particulière. Il veut que nous sentions comme nous avons besoin de Lui et que nous voulions qu’Il nous apparaisse et nous donne la force de nous unir, de devenir révélés et de nous régler comme la Lumière de AB-SAG, qui discerne, corrige, et unit les désirs, et ensuite se révèle à l’intérieur d’eux.

De cette façon, étape par étape, nous réalisons l’objectif de la création, et je souhaite vivement que nous y arriverons.

Lors du congrès nous étions sûrs que nous allions vers un but particulier, clair – que nous sommes en train d’atteindre l’unité et la révélation. Nous avons révélé ce point initial, et maintenant nous devons juste le conserver en développement et être sûr que ces phases de développement soient devant nous comme des gouttes de sperme, ce que nous avons atteint.

Le but de tout notre travail ensemble, de notre unité, est de révéler la Shekhina entre nous. C’est à dire, d’aspirer à toutes les lacunes dans lesquelles nous ressentons de la répulsion, de la confusion et la séparation d’un autre pour être rempli par la Lumière. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 11/12/2011, Écrits du Rabash

Utiliser du sel pour sucrer

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment pouvons-nous préserver tout ce que nous avons atteint dans la convention d’Arava ? Comment pouvons-nous transmettre cette force plus loin?

Réponse : Dans deux semaines, nous commencerons la grande convention, et nous devons beaucoup nous inquiéter de ses résultats. Ce n’est pas un simple événement nouveau, mais un important et impressionnant événement. Nous sommes fiers de pouvoir tenir de tels événements complexes, dans lesquelles des invités du monde entier participent. C’est merveilleux, bien sûr, mais maintenant, nous devrions nous inquiéter de quelque chose de totalement différent.

Quand nous sommes allés dans le désert, nous eûmes un seul souci. Nous voulions nous connecter et trouver une nouvelle force dans le lien entre nous : un récipient pour la révélation du Créateur. En fait, nous avons réalisé un excellent résultat. Chacun de nous a au moins goûté à la signification du sens de «l’unité», et chacun de nous a un Reshimo, une impression de ce qu’il a vécu.

Maintenant, la question est de savoir comment préserver ces impressions. Comment peut-on les renforcer dans les prochaines semaines et les maintenir au-dessus de toutes les perturbations ?

Tout se révèle par une force opposée. Un de nos amis, possédant un verger de figuiers dans l’Arava m’a dit qu’ils arrosaient les arbres avec de l’eau salée. Pourquoi font-ils usage de l’eau salée, et non d’eau douce ? C’est parce que l’eau salée rend le fruit plus sucré. C’est comme si elle exhortait les fruits à surmonter,  à se surpasser et à mûrir.

C’est ainsi que la loi universelle de la nature est révélée : Le développement spirituel est réalisé uniquement au moyen de forces opposées. C’est pourquoi nous donnons aux enfants des exercices différents. Lorsque nous désirons développer une certaine qualité chez un enfant, nous lui donnons l’exercice adéquat. Nous «ajoutons du sel” : Nous le plaçons dans une situation difficile, de sorte qu’elle lui permette de surmonter l’obstacle et d’en apprendre quelque chose.

Maintenant, dans les deux prochaines semaines, vous devriez surveiller, identifier, et surmonter les perturbations, tout en gardant les impressions de la Convention d’Arava, afin que celle-ci ne soit pas seulement une étincelle, mais l’image complète de votre réalité. Chaque nouvelle interruption vous permettra de vous élever à un autre niveau. Chaque étape vous rendra plus « doux », et nous vous «goûterons» lors de la convention.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 21/11/2011, «Arvout (Garantie mutuelle) »

Souvenirs du désert

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous avons terminé la convention Arava avec l’obligation faite entre amis de maintenir la sensation mutuelle atteint lors de la convention.

Réponse : Je pense que chacun essaie de demeurer dans l’état que nous avons ressenti dans notre union commune. Tout le monde s’en souviendra au moins de temps à autre et peut-être même en permanence. La lumière brillera d’en haut sur une personne, et elle s’en souviendra et s’éveillera. Et à la fin, elle recevra un éveil externe pour revenir à l’état même qu’elle a connu lors de la convention. Elle ne le fera pas d’elle-même, mais cela se produira à travers l’éveil commun, la Lumière qui viendra d’en haut, du Créateur.

C’est un état agréable, et c’est pourquoi il est intéressant pour la personne d’y retourner. Naturellement, se sentir bien dans cette lumière est encore une aspiration égoïste, un état exalté. Mais cela vient déjà d’une action appropriée qui provient de l’union et qui se dirige vers elle.

Question : Comment travaillez-vous avec cette obligation mutuelle pendant la leçon ?

Réponse : Actuellement, nous ne devons être uniquement conscients de : «Pourquoi fais-je cela? Est-ce parce que j’étais dans un état élevé ? Puis naturellement, je veux être tout le temps dans cet état et même mieux que cela. Fais-je cela seulement pour me sentir bien, pour moi-même, parce que c’est important pour moi ?  »

Il est vrai que nous avons connu une élévation particulière, un désir, et un phénomène que nous n’avions jamais ressenti auparavant. Mais comment est-ce que je perçois cet état complet ? Ai-je l’impression que j’en retire un bénéfice personnel, que je me sens bien, confiant et confortable ? Ou est-ce que je veux monter d’un cran, le désirer pour des raisons autres que celles de me sentir bien ou de me donner du plaisir.

Je veux que cette sensation vienne de la réalisation de ses valeurs les plus élevées, sans aucune connexion avec moi. Parce que quand il s’agit de ma connexion égoïste, tout ce qui me satisfait d’avantage a plus de valeur pour moi. Mais je veux apprécier cet état, parce que cette sensation de don sans réserve est une sensation plus élevée, issue de la force supérieure, et de cette façon, je me rapproche du Créateur. En ce moment, je n’ai aucune sensation de cela, je n’en vois ni l’importance, ni la valeur, mais je veux le voir !

Maintenant nous commençons à penser à une autre raison de ressentir le même état, que nous avons atteint lors de la convention. Je veux le ressentir, parce que cela me rapproche du Créateur, d’un degré supérieur. Je ne souhaite pas  ressentir trop de satisfaction de cela. Ce n’est pas que je le rejette, mais je ne veux pas me sentir obligé. Je veux me contraindre pour la grandeur et l’importance de l’état réel du désir de donner.

De cette façon, nous commençons à changer de degrés. C’est-à-dire, je veux passer du degré, où je me trouve en ce moment, dans mon désir actuel, où je me sens bien et où je souhaite donc rester, parce que ce n’est pas un désert, mais quelque chose de beau et agréable, une terre pleine de vie. Cependant, je veux ‘expérimenter/connaître le désert pour mon ego et me sentir comblé dans mon désir de donner, mon aspiration vers le groupe, le Créateur. C’est ce qu’on appelle errer dans le désert.

Pour cette raison, nous devons maintenant essayer de changer la base et la cause de la merveilleuse sensation d’unité que nous avons atteinte lors de cette convention, où nous n’avions aucune influence étrangère. Alors, nous commencerons déjà à nous élever vers une attitude différente et plus spirituelle envers le groupe, envers la satisfaction, notre sensation intérieure, et l’état passé.

Nous nous élevons vers un état différent quand nous ne sommes plus influencés par des humeurs ou différents facteurs. Je commence à être plus en rapport avec l’importance réelle de l’état de don sans réserve. C’est la Lumière de Hassadim (miséricorde) qui s’éveille déjà en moi, et un degré spirituel qui brille sur moi un peu plus. J’essaie de me séparer de mon ego, de combien je me sens en lui, que je me sente bien ou mal, d’une façon ou d’une autre, je veux me séparer de ses conséquences, réalisations, et de ses valeurs. Je ne veux pas cela !

Je veux que cette merveilleuse, agréable et forte sensation demeure. Je ne la néglige pas, je désire seulement la percevoir dans mon attitude, qui, au lieu de venir de mes désirs de recevoir, provient de mes désirs de donner et de mon intention de tout diriger vers l’unité.

Il y a beaucoup de sensations intérieures, de calculs, et de manifestations dans ce domaine. Mais la Lumière de la correction est déjà en train d’éveiller ces Etats au-dessus de nous. Alors l’homme commence à recevoir la lumière que l’on appelle la foi, une force qui vous maintient au-dessus de votre ego, au-dessus tous ses calculs internes. Et puis nous entrons dans le travail réel avec la force de réalisation, avec les calculs, et l’attitude. C’est déjà le début de l’analyse.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 21/11/2011, Le Zohar

Saler pour sucrer

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous préserver tout ce que nous avons atteint lors de la convention de l’Arava ? Comment pouvons-nous transmettre cette force pour avancer ?

Réponse: Dans deux semaines, nous commencerons la grande convention, et nous devons être très inquiets au sujet de ses résultats. Ce n’est pas juste un autre événement, car il est grand et impressionnant. Nous sommes fiers d’avoir la capacité de tenir de tels événements complexes dans lesquels des invités de partout dans le monde participent. C’est merveilleux, bien sûr, mais maintenant, nous devrions nous inquiéter de quelque chose qui est totalement différent.

Quand nous sommes allés dans le désert, nous avions un souci. Nous voulions nous connecter et trouver une nouvelle force dans le lien entre nous: le  récipient  pour révéler le Créateur. En fait, nous avons réalisé un excellent résultat. Chacun de nous a au moins goûté le sens de « l’unité », et chacun de nous a un Reshimo, une impression de ce qu’il a vécu.

Maintenant, la question est de savoir comment préserver ces impressions. Comment peut-on les renforcer dans les prochaines semaines au-dessus de toutes les perturbations?

Tout est réveillé au moyen d’une force opposée. Un de nos amis qui a un verger de figuiers dans l’Arava m’a dit qu’ils arrosaient les arbres avec de l’eau salée. Pourquoi font-ils usage d’eau salée, pas d’eau douce? C’est parce qu’elle rend le fruit plus sucré. C’est comme si elle exhortait  les fruits à surmonter et à mûrir.

C’est ainsi que la loi universelle de la nature est révélée: le développement spirituel est réalisé uniquement  au moyen de forces opposées. C’est pourquoi nous donnons aux enfants des exercices différents. Nous voulons développer un certain attribut chez un enfant, donc nous lui donnons l’exercice correct. Nous «ajoutons  du sel »: nous le plaçons  dans une situation difficile, de sorte qu’elle lui  permettra de surmonter l’obstacle et d’en apprendre quelque chose.

Maintenant, dans les deux prochaines semaines, vous devriez surveiller, identifier, et surmonter les perturbations, tout en gardant les impressions de la Convention de l’Arava afin qu’elle ne soit pas seulement une étincelle, mais toute l’image de votre réalité. Chaque nouvelle interruption va vous permettre de vous élever à un autre niveau. Chaque étape  vous rendra plus « doux », et nous vous «goûterons» pendant  la convention. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/11/2011, «Arvout (La garantie mutuelle) »

De l’infini à l’infini

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « L’Arvout (Garantie Mutuelle) (version abrégée) » : La Torah n’a pas été donnée à nos pères parce que le commandement de «Aime ton ami comme toi-même», l’axe de toute la Torah autour duquel tous les commandements tournent, ne peut pas être observé par un individu, mais seulement par le consentement d’une nation entière. Et c’est pourquoi il a fallu attendre qu’ils soient sortis d’Egypte, quand ils sont devenus dignes de l’observer. Et puis ils ont d’abord demandé si chacun et tous de la nation ont accepté de prendre ce commandement sur ​​lui-même. Et une fois qu’ils en ont convenu, ils ont reçu la Torah.

Nous étudions au sujet de la structure du monde spirituel, la création de l’âme, qui est la seule créature, et  au sujet de la brisure de l’âme qui s’est divisée en plusieurs parties, à partir de sources kabbalistiques comme « Préface à la sagesses de la Kabbale (Ptikha)», « L’étude des dix Sefirot », et du Ari «  L’Arbre de Vie ». Nous pouvons dire que ces parties de l’âme existaient aussi avant, mais elles ont été fusionnées en une seule intention, une seule pensée, dans un état ​​spécial.

Dans le premier état ​​il y avait la notion d’un Infini, qui comprenait le récipient  qui était égal à la Lumière. Leur égalité, connexion et adhésion ont été fournies par la puissance de la Lumière. Toutes les âmes, les parties et les désirs étaient là auparavant, mais la Lumière a tenu le tout ensemble et ainsi elles sont restées imperceptibles.

Ensuite, le deuxième état ​​a été créé: le récipient brisé qui est totalement différent de la Lumière et existe sous sa propre autorité – le désir de recevoir afin de recevoir. Ainsi, la brisure des récipients a amené la créature à l’état de «ce monde».

Enfin, comme troisième état ​​, le récipient redevient égal à la Lumière. Nous atteignons l’Adhésion, mais par nous-mêmes maintenant.

Finalement, nous passons par tout ce processus consciemment, nous le comprenons et le ressentons. La descente dans notre monde a été préparée d’En-Haut et l’état actuel de remontée est le temps de la correction. Par conséquent, aujourd’hui, nous sentons que nous sommes à un point très particulier dans l’histoire, que les  kabbalistes désignent comme «1995». C’ est la frontière, après quoi l’ascension générale spirituelle de l’humanité commence. 

De la 4e partie du cours quotidien  de Kabbale du 22/11/2011 , « L’Arvout (Garantie mutuelle) »

Le monde matériel comme une garantie de sécurité

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi avons-nous besoin des désirs du niveau animal, si nous ne les corrigeons pas ? A quoi servent-ils?

Réponse : Nous avons besoin de ces désirs pour exister hors du monde spirituel. Ils nous donnent l’opportunité de nous élever sans être dépendant du monde spirituel, sans être soudoyé par lui.

Cela nous permet de vivre sans « faveurs spirituelles. » Nous décidons continuellement, si oui ou non, nous devons nous unir avec notre prochain, le groupe. Parfois, nous voulons tout laisser tomber et partir,et nous avons vraiment cette opportunité.

D’autre part, si nous n’avions que des désirs liés au groupe, nous serions semblables à, disons des fourmis.Sans autre chose, nous vivrions la vie de la société involontairement, et serions à nouveau au niveau animal, au niveau corporel.

Cependant, je vis dans mon corps et peux aspirer à la spiritualité ou non. Cela me permet d’être une personne spirituelle, parce que j’atteins, de mon propre chef, la forme du don, en dépit de mon désir naturel initial. Le Créateur a créé le mauvais penchant en moi, pour qu’en le surmontant, je devienne une personne libre. Je décide ainsi, si je veux ou non cela par mon propre libre-choix.

Sinon je vivrais dans le monde spirituel, mais au niveau animal. Je serais un «ange», un «animal spirituel» qui aime instinctivement tout le monde.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/11/11, « Garantie Mutuelle »