Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Il n’y a pas de pause dans la spiritualité

Dr. Michael LaitmanQuand une personne atteint son premier contact avec le Créateur à un certain niveau, c’est-à-dire la révélation de deux contraires ensemble, elle a immédiatement besoin de l’aide du supérieur. L’alliance de la circoncision» est simplement la première action du supérieur sur l’inférieur.

C’est la Lumière qui révèle la force supérieure comme étant l’attribut du don et amour, force qui se dresse face au désir égoïste de la créature qui veut l’utiliser. Mais en même temps nous devons maintenant révéler un nouveau niveau de connexion entre nous, atteint à travers l’écran et la lumière réfléchie.

Il y a encore beaucoup de travail devant nous, avant que nous atteignions l’adhésion. Et tout cela est l’œuvre de la créature qui suscite le travail de la force de la lumière sur elle, créant une multitude de corrections des différents attributs, étape après étape. Nous devons comprendre profondément et soigneusement ce que nous demandons à la force supérieure de faire avec nous. Après tout, tout le sens de notre travail est de révéler à travers elle le plan de la création. Le processus que nous vivons nous permet de nous familiariser avec la force réelle supérieure, comme il est écrit : « Nous Te connaîtrons par Tes actions »

Lorsque nous passons par toutes les actions qu’Il a préparées pour nous, nous révélons, Sa pensée, l’intention et le plan de la création à travers Sa pensée. C’est pourquoi chaque action est suivie par une action plus compliquée encore. Il n’y a pas d’actions dans le monde spirituel, vous permettant de vous asseoir, de vous reposer et de profiter des fruits du travail accompli, telles que nous permettons à notre désir égoïste de se reposer un peu après le plaisir atteint dans notre monde. Il n’y a de telles pauses dans le monde spirituel.

Là-bas, il n’y a pas de notion de temps, parce que nous sommes continuellement sous la pression d’une force de don constamment croissante. Il peut y avoir des périodes de faiblesse et de confusion, mais il est impossible de tomber de ce chemin et d’arrêter de faire ce qu’il faut.

C’est pourquoi il n’y a pas de temps. Le temps est fait par un mouvement de balancier d’arrière en avant, comme une pendule qui compte les interruptions : elle s’arrête, puis oscille pour basculer vers l’arrière. Ces pauses n’existent pas dans le monde spirituel. L’ensemble du processus spirituel consiste à ce que nous unissions ensemble la lumière et les ténèbres. Il n’y a pas de descentes, car toutes les « descentes » n’arrivent que pour monter!

Et même quand nous ressentons une faiblesse, ce n’est pas notre faute, mais une condition obligatoire permettant de révéler un désir plus profond. Regardez combien il y a de sentiments, de pleurs, de peur, et de prières, dans le livre des Psaumes du roi David, tout cela ensemble avec la révélation d’un nouveau désir, qu’il perçoit avec joie. Sinon, cela n’aurait pas été un désir spirituel.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 31/08/2011, n°95 Shamati

L’égoïsme est roi sans couronne

Dr. Michael LaitmanLe Créateur créa des créatures,  pour leur faire du bien, parce que Sa nature est Bonté. En vertu de sa perfection, Il a l’attribut du don et veut nous amener à la même perfection,au même désir de donner, mais nous devons vouloir ce désir de donner, nous devons en sentir la nécessité.

Un besoin ne se fait sentir qu’à partir du manque de celui-ci, de son contraire. Je sens que j’ai besoin de quelque chose que je n’ai pas, je veux être quelqu’un d’autre, pas moi. Cette différence est appelée le besoin. Moi, ce besoin ne vient pas du Créateur, mais de la créature elle-même, il est appelé aspiration.

Pour atteindre une aspiration,un désir conscient, nous devons faire des efforts. Si nous travaillons pour réaliser quelque chose que nous connaissons à l’avance, on appelle cela «travailler dans la raison. » Si nous travaillons pour atteindre une récompense qui n’est pas clair pour nous, on appelle cela «travailler au-dessus de la raison», c’est-à-dire contre la logique. C’est pourquoi notre travail est d’aspirer à cet état, qu’il nous faut réaliser. Afin de nous permettre de développer cette aspiration, nous pensons à tort que nous devonsatteindre la satisfaction.

Cependant, en réalité, nous devons atteindre l’équivalence de forme, qui est un objectif tout à fait différent. Nous ressentons le besoin de nous remplir. Chacun fait de son mieux, selon ses propres capacités, pour réaliser cela aux niveaux minéral, végétal, ou animal, mais le véritable contentement qui vient à nous est appelé «humain» et il n’est pas de simplement satisfaire notre désir. Le désir au niveau humain est rempli par un sentiment de similitude avec le donateur, de similarité avec le Créateur.

C’est ce qu’on appelle la Lumière, la satisfaction. Plus je suis comme Lui, plus le sentiment de plaisir est grand. Ce n’est plus un peu de lumière, mais la pleine lumière de NRNHY (Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, et Yekhida).

Notre tâche est de chercher cette satisfaction, l’imaginez et la désirez, et de découvrir la méthodologie qui nous permette de s’en approcher. Au lieu de chercher la satisfaction votre corps animal à travers divers plaisirs au-delà du nécessaire, nous devons aspirer à combler l’humain en nous par le désire de donner, par la similitude avec le Créateur.

Si ma demande est de ressembler au Créateur, je Le révélerai. Si je demande la satisfaction l’animal en moi, alors, selon le niveau de mon développement, je reçois habituellement l’effet inverse pour que je me tourne vers le but de la création.

C’est pourquoi une personne est placée toujours entre deux forces la conduisant vers un seul but: la force de sainteté et la force impure, la force égoïste. Toutes deux agissent sur une personne et la dirige, mais le plus souvent, nous sommes conduits par le mauvais penchant, car notre nature nous force constamment nous tourner que vers la satisfaction égoïste. Ce n’est que grâce à toutes sortes de chocs, de déceptions, et d’ajustements désagréables, que nous gardons la bonne direction et, ainsi, avançons.

Par conséquent, la force impure est appelé le «royaume sans la couronne », car il n’aspire pas à rejoindre la générosité royale et ne veut que se satisfaire elle-même. Elle place une personne dans la confusion et cultive son désir égoïste, avec un sentiment de vide et d’impuissance.

Peu à peu, à côté de ce sentiment, notre esprit commence à grandir. Finalement, une personne voit que ses désirs, ainsi que son esprit, ont augmenté parce qu’elle n’a pas obtenu ce qu’elle désirait depuis longtemps, et maintenant elle voit enfin que ce n’est pas la voie du progrès. Elle voit qu’elle doit agir d’une manière différente. Ainsi, au moyen de la force « opposée »,  nous avançons vers le but de la création.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 04/09/2011, n°17 Shamati

Un petit monde perdu

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que doit-on faire pour se connecter aux désirs des autres? Est-il suffisant de simplement le vouloir? 

Réponse: Nous avons besoin d’actions concrètes pour au moins expliquer à chaque personne pourquoi elle se sent mal. C’est comme lorsque l’on se comporte avec de jeunes enfants. Si un enfant se blesse et pleure, nous devons d’abord lui expliquer la raison de ce qui s’est passé, pour que la prochaine fois, il s’en éloigne. Ensuite, nous devons expliquer comment corriger ce qui s’est passé et comment atteindre le succès précisément grâce à ces erreurs. 

Maintenant le monde entier se retrouve dans une situation particulière où le champ de force supérieure s’est révélé – La connexion entre nous tous. En attendant, l’humanité n’est pas prête pour cela,cette situation ne correspondant pas à ses qualités. Par conséquent, le réseau qui s’étend au-dessus de nous suscite en nous un sentiment de rupture, de catastrophe, et de crise, et rien ne fonctionne pour nous, rien n’est clair, tout est comme dans un brouillard, dans un état de confusion. 

Alors tout d’abord, nous devons expliquer au petit enfant perdu pourquoi tout cela se passe ainsi, aussi bien que l’ensemble du processus. Certains commencent à comprendre plus tôt, les autres plus tard. En général, on appelle cela la connaissance du mal, première étape de la correction. On dit à quelqu’un : Regardez, c’est pourquoi vous sentez mal ! 

Et maintenant, examinons ce que nous devons faire pour nous sentir bien. Si nous restons dans notre état actuel et ne faisons pas le moindre effort pour parvenir à correspondreau réseau qui se révèle à nous, nous n’aurons jamais une belle vie. 

Ici seulement, la méthode, la sagesse de la Kabbale vient avec la lumière, expliquant à une personne la raison du mal et comment l’éviter. Nous commençons progressivement à réaliser que cela dépend de la connexion correcte et bonne entre tous les peuples, de la garantie dite mutuelle, parce qu’ainsi, nous parvenons à correspondre à ce réseau. 

Plus nous serons en adéquation avec lui, mieux nous nous sentirons. Au moins, à partir d’une mauvaise sensation, nous commencerons progressivement à nous rapprocher de la bonne. 

Et si l’on avance plus encore, alors, éventuellement, nous nous préparerons à la révélation de cette connexion, si bien que nous irons de succès en succès. Tout dépend de notre préparation. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 30/08/2011, n° 110 Shamati

Changer un «mauvais œil» en bénédiction

Dr. Michael LaitmanLa différence entre un «bon œil» et un «mauvais», entre une bénédiction et une malédiction, c’est que dans ce dernier cas, la révélation se fait toute seule, sans mes efforts préliminaires, et je manque de récipient approprié. Alternativement, d’abord, je prépare le récipient, le désir, et ensuite, quoi qu’il arrive c’est la révélation pour moi. Dans les deux cas, cependant, c’est la même chose qui est révélée.

Si elle devient révélée sans que mon désir soit préparé, sans mon récipient, je ressens l’obscurité, la dissimulation. Et si mon désir se révèle d’abord, je perçois le contraire: la Lumière, la révélation. Il n’y a aucune autre différence entre une malédiction et une bénédiction.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale  du 03/08/2011, Shamati # 110

Vous ne croirez jamais de quel genre de groupe il s’agit

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que faire si vous sentez que vous ne donnez pas assez au groupe, comme si vous aviez épuisé vos forces?

Réponse: En effet, la force s’épuise en s’exerçant, diminue à chaque instant. Et il est bon de ressentir que votre force vous est comptée. Typiquement, nous ne réalisons même pas ce qui se passe, mais tout simplement nous nous détendons et tombons de sommeil, en perdant notre désir. Et c’est seulement parce que nous ne nous soucions pas de notre éveil. Nous devons nous aider les uns les autres puisque c’est la seule façon de nous réveiller!

Si vous ne vous investissez pas dans les autres afin qu’ils se soucient de vous, vous ne recevrez pas de force. Et le niveau de l’environnement n’est pas grave, ni ce qu’ils font. La clé est pour vous de commencer à agir et à investir en eux, et vous verrez le résultat. Vous ne croirez même pas combien ce groupe et les amis peuvent vous donner. Tout dépend de l’investissement de l’individu et de sa sensibilité.

Et si vous vous investissez dans le groupe, vous découvrirez soudain qu’ils se sont également réveillés et sont en train d’agir sur vous. Même si vous ne l’aviez pas remarqué avant, vous serez reconnaissant de votre investissement. Et c’est ce qu’on appelle la  garantie mutuelle. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 04/09/2011, Shamati # 17

Entre le cœur et l’esprit

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi l’égoïsme est-il rattaché aux « dents » dans le travail spirituel, comme il est écrit que nous devons « briser l’égoïsme des dents » ?

Réponse: Nous avons 32 « dents » (Lamed – Bet), ce sont les qualités fondamentales qui « mâchent», ce qui signifie étudier la nourriture ou la satisfaction. Ceci se passe après que  nous apprenons au sujet du genre de satisfaction que nous pouvons et que nous ne pouvons pas accepter, le montant que nous pouvons accepter pour l’amour du don sans réserve  et de sa forme. Ceci se passe après l’évaluation finale effectuée par les  «lèvres» (une  supérieure, l’autre inférieure) et la langue au milieu (appelé la «langue sainte») qui est dans la ligne médiane.

Notre structure entière reflète la répartition des forces qui examinent nos désirs et nos pensées. Cela détermine la forme humaine dans ce monde,  la forme imaginaire.

L’examen de la satisfaction que nous pouvons accepter pour l’amour du don sans réserve  est le travail spécial des «dents », qui séparent et mastiquent le désir de recevoir du plaisir  en se heurtant.  La bouche est située au milieu entre le cœur et l’esprit, elle étudie et travaille avec des pensées qui viennent du cerveau et des désirs qui viennent du coeur.Et nous apprenons par la relation appropriée entre eux ce que nous pouvons accepter sous la forme de la Lumière intérieure en tant que  «saveurs» (Taamin).

Le cœur contient des désirs qui n’ont pas encore été évalués au final pour la correction. L’endroit où la correction se passe est la bouche. Mais sa zone la plus spéciale est la gorge située au-dessus du corps, mais en dessous de la tête, à la place de la transition de l’un à l’autre. C’est pourquoi la gorge (Garon) sonne comme le mot « Guer» (celui qui traverse et rejoint Isra-El).

C’est comme si toute la différence entre l’animal et l’homme était contenue dans la gorge, le degré « parlant » qui suit les niveaux inanimé, végétal, et animal. C’est comme si cette partie que j’utilise pour parler, la gorge, me sépare d’un animal et me rendait humain. L’esprit tout entier, les clarifications, les pensées qui découlent de la raison, ainsi que les désirs qui viennent du cœur atterrissent dans la gorge, où l’essence humaine toute entière est concentrée.

La gorge contient un mécanisme spécial contrôlé par le cerveau en vertu duquel e nous effectuons des clarifications, parlons et chantons –essentiellement nous exprimons ainsi  notre niveau humain. Tout ce qui existe dans notre cœur et l’esprit est exprimé par la parole, ce qui signifie la gorge. On pourrait penser: qu’y a-t-il de si spécial à ce sujet, considérant qu’il consiste simplement en un tuyau, plusieurs cordes et des muscles …

Mais ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Ce mécanisme de la parole a besoin de comprendre tout ce qui existe dans notre esprit et dans notre cœur, et l’exécuter en l’exprimant. Elle est activée par les « cinq zones pulmonaires cinq » de bas en haut, puis atteint les « cinq sources dans la bouche» (la langue, le palais, la gorge, les dents et les lèvres). C’est un mécanisme  spirituel très compliqué.  

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale  du 01/06/2011, Shamati # 101

Une prière est un désir de connexion

Dr. Michael LaitmanQuestion : Si le Créateur est ma propriété intérieure, alors à qui dois-je faire ma prière ?

Réponse : Vous êtes en train de l’élever vers cette propriété parfaite que vous avez besoin d’atteindre. Prier, c’est le désir d’obtenir un certain lien avec quelque chose dont vous voulez devenir plus proche. Une prière est un désir, un besoin de connexion, comme il est dit : « Je désire ! »

La connexion peut être externe, ce qui signifie à distance, ou bien elle peut être étroite et plus interne dans la mesure où il n’y a pas de différence entre nous. Dans les deux cas il s’agit de connexion. Il n’y a rien d’autre dans notre réalité sauf d’être plus ou moins proche de quelque chose. Je veux m’éloigner de quelque chose de mauvais et me rapprocher de quelque chose de bon dans la mesure où je deviens inclus dans lui-même ou qu’il devient inclus dans moi.

La façon dont nous sentons notre connexion dépend du degré spirituel où nous existons. Si nous sentons le degré supérieur, alors c’est un lien plus intérieur, où l’AHP de la partie supérieure existe dans le GE de l’inférieur. Si nous sentons le degré le plus bas, nous entrons dans sa partie intérieure et agissons là.

Cependant, il n’y a rien d’autre que de tirer plus loin ou plus près. Toute ma prière  et tous les désirs sont à ce sujet: soit se rapprocher de quelque chose soit l’éloigner de moi.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/09/2011, Le Zohar

La lecture est la révélation

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, Chapitre  » VaYakhel (Et Moïse  assembla), «Item 226:  Il est interdit de lire dans le livre de la Torah, mais uniquement seul, et tout le monde écoute et se tait pour qu’ils entendent ses mots comme s’ils venaient juste de la recevoir au Mont Sinaï. Et quelqu’un doit se tenir au-dessus de celui qui lit dans la Torah, montant à la Torah, et se tait, pour entendre que celui qui parle et non deux. La langue sainte doit avoir un lecteur, et c’est une et non deux paroles.

Il ne faut pas oublier que nous parlons d’une personne. Celui qui lit la Torah et celui qui l’écoute, la nation, le  Créateur et la créature, la montagne et le pilier par lequel les gens prient, toutes ces propriétés existent dans une seule personne. Ils sont tous ses états intérieurs. Nous avons à les reconnaître en nous-mêmes et à trouver comment chaque mot et chaque propriété se rapportent à eux.

Nous sommes face à la révélation de la nature supérieure à la créature en fonction de la similitude des propriétés dans le degré de la correction qu’il subit. Lire  signifie révéler.

Si une personne est incapable d’imaginer le véritable état, il vaut mieux ne pas imaginer quelque chose. Sinon, on va commencer à imaginer une image corporelle: comment ils prennent le livre de la Torah à partir d’un placard, l’amènent à la plate-forme surélevée d’où la Torah est lue, et commencent à le lire. C’est tout. Cependant, ce n’est pas ce dont parle le Zohar.

Certes, ce sont tous des symboles reflétés dans la matérialité. Toutefois, de là une personne doit s’élever à la forme originale. Au lieu de l’imaginaire qui est révélé à nous maintenant, on a besoin de révéler le véritable monde: le désir de recevoir du plaisir corrigé dans toutes ses parties qui se manifestent dans une certaine forme, ainsi que le livre de la Torah, la révélation de la Lumière dans le désir.

Notre désir est en constante évolution. Il est semblable aux lettres qui voltigent en permanence  et se révèlent, tandis que les voyelles (TaaminNekoudot et Taguin) remplissent  les lettres. De cette façon, une personne dévoile la Lumière dans le récipient ou le désir. C’est ce qu’on appelle la lecture du livre de la Torah, au sujet de laquelle il est dit qu’une personne doit écrire le livre de la Torah sur son cœur. Le cœur est tous ses désirs.

Alors, tous mes désirs, toutes mes propriétés, et de tout ce qui existe en moi va se transformer en lettres de la Torah. Quand je veux les organiser correctement, je remplis ces lettres avec « les goûts » (Taamin), « les  points » (Nekoudot), et les « couronnes » (Taguin). Puis j’ai le texte du livre de la Torah, que j’habite et  ressens sur moi-même. C’est ma vie spirituelle. La personne devient elle-même le flux du texte de la Torah. Nul n’est séparé de la Torah ou séparé à partir des lettres de la Torah. Tout cela est la personne elle-même.

 De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 31/08/2011, Le Zohar

 

Une bonne habitude: désirer donner sans réserve

Dr. Michael LaitmanTout le monde sait que l’habitude devient une seconde nature. Disons que je veux apprendre une certaine technique et que je me propose comme apprenti chez un tourneur ou un charpentier. Je ne suis encore pas familier avec la matière, et on m’apprend progressivement à travailler avec elle. Ainsi, j’acquière des compétences (habitudes) dans le travail et commence à sentir cette matière: comment elle se comporte sous mes actions et comment travailler au mieux avec celle-ci.

 

Grâce à l’expérience, je reçois un sentiment supplémentaire de la matière que je touche. C’est quand nous disons que l’habitude devient notre seconde nature. Et je commence à sentir et à reconnaître mieux les choses, qui étaient auparavant pour moi inconnues, incompréhensible, insaisissables, et indiscernables, je discerne même des détails que je ne n’avais pas du tout remarqués et qui m’avaient échappés.

De toute évidence, rien n’arrive sans cause, alors pourquoi soudainement l’habitude devient ma nature ? La lumière agit toujours sur notre matière, notre désir de recevoir. Selon l’aspiration de l’homme, selon son désir d’atteindre un certain état, la Lumière agit sur lui et le rapproche de cet état, lui permettant de comprendre et de sentir.

C’est ainsi que nous nous sommes développés tout au long de notre évolution depuis des milliers d’années : Grâce à des habitudes faisant partie de notre nature. La lumière se tenait derrière chacun de nos désirs et nous aidaient à les réaliser. Le désir attire la lumière, ainsi l’homme évolue, et de cette manière nous nous développons.

Nous voyons combien de fois un jeune enfant répète la même action, jusqu’à ce que finalement il s’habitue (apprend) et arrête. Les jeunes enfants semblent faire des choses stupides, mais pour eux, c’est absolument nécessaire, et c’est la nature qui les pousse à cela, parce que c’est la façon dont ils sont censés grandir.

Nous aussi, nous grandissons constamment par le contraste d’états opposés, par des hauts et des bas, par un sentiment de manque et de satisfaction. Tel est le chemin.

Nous avons du mal à croire que même maintenant, nous sommes dans le monde de l’Infini! Mais avec l’aide des hauts et des bas que nous subissons, nous commençons à nous habituer progressivement à cette idée. Après tout, nous voyons que le monde apparaît ainsi en fonction de notre perception.

Quand je me réveille le matin, de bonne humeur, il me semble que tout va bien et que le monde entier est bon. Et si quelque chose gâte mon humeur, le monde devient alors immédiatement mauvais.

Et pourtant en même temps, nos propriétés ne changent pas, c’est seulement leur équilibre qui se décale légèrement. Si nous commencions à changer nos propriétés, alors, comme disent les kabbalistes, nous verrions des mondes très différents, une réalité différente.

Tout dépend de la personne qui l’atteint. Mais la réalité elle-même est la même Lumière de l’Infini, et vous voyez ce que vous pouvez actuellement en tirer pour vous-même sur son fond. Ceci définit votre monde: un degré de dissimulation de la lumière de l’infini, dans lequel vous êtes actuellement présents en fonction de vos propriétés. Donc, si nous voulons être semblable à cette lumière et donner sans réserve comme elle le fait, nous pourrions attirer la Lumière qui ramène vers le bien, qui nous corrigera et qui transformera notre désir de recevoir. Et il voudra exister dans la forme du don.

Ces actions deviendront nos habitudes. Mais cette habitude s’oppose toujours à notre désir et exige un effort jusqu’à ce que nous révélions en nous les mêmes propriétés, dans lesquelles nous vivrons la forme du don, la forme du Créateur. C’est ce qu’on appelle la révélation du Créateur aux créatures.
Tout se passe en vertu de l’habitude, qui devient une seconde nature. Nous nous entraînons à susciter en nous le désir, avec l’aide de l’environnement et des études, afin de se rapprocher de l’attribut du don, en partant d’un état très éloigné de lui.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 19/08/2011, n°7 Shamati

 

Que faire si vous êtes tombés

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si je suis tombé, que dois-je faire pour avancer?

Réponse: Lorsque vous êtes tombés, vous en êtes tout d’abord désolés, et vous voulez sortir de cet état de chute, vous élever au-dessus de votre nature, que vous ne pouvez plus supporter. Vous justifiez même cette chute et vous comprenez qu’ «il n’y a rien hormis le Créateur. »

Et puis, progressivement, vous oubliez et vous revenez à votre état habituel, en pensant qu’il n’y a rien d’effrayant à ce sujet et que toutes sortes de choses arrivent. Et ainsi de suite jusqu’au prochain coup.

Le nombre de coups nécessaires dépend de la mesure dans laquelle vous connectez votre esprit à cette chute et travaillez sur elle avec l’aide du groupe. Le groupe doit devenir votre cellier, accumulant l’ensemble de votre esprit au moment où vous êtes complètement sous le contrôle de vos sentiments, afin de l’équilibrer.

Et au contraire, quand vous tombez sous le contrôle de la froide et aride raison, et quand vous ne savez même pas comment éveiller des sentiments en vous, afin d’être inspiré par la spiritualité, alors vous recevez du groupe une impression sous formes de sentiments.

Mais vous ne serez jamais en mesure de posséder à la fois, le sentiment et l’esprit. C’est pourquoi la connexion au groupe nous est si nécessaire, elle peut compenser l’opposé manquant et d’une certaine manière réunir deux opposés ensemble. A condition que vous vous abaissiez devant le groupe et que vous soyez prêts à accepter sa douleur. Ensuite, vous pouvez en quelque sorte connecter le cœur et l’esprit à l’intérieur de vous-mêmes.

Bien qu’en réalité, ils ne soient pas vraiment connectés, car vous n’êtes pas encore vraiment connecté au groupe, ce dernier vous influencera pourtant à distance. Et cette influence indirecte et enveloppante vous permettra de réunir en quelque sorte les deux opposés à l’intérieur de vous-mêmes. Et cela vous aidera déjà à comprendre un peu ce qu’est le spirituel et ce que signifie le l’union de ces deux pôles, quand vous ressentirez et comprendrez le spirituel simultanément au même endroit.

C’est un sentiment tout à fait spécial, dans lequel il y a la compréhension De telles choses sont presque inexistantes dans notre monde.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne Kabbale 08/08/11, Shamati