Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Qu’est-ce que la Lumière de Hokhma?

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, L’étude des dix Sefirot, partie 1, «Table des questions et des réponses pour le sens des mots»: question 18. Qu’est-ce que Hokhma? Cette Lumière est la base de la vie de l’être émané.
Du point de vue de l’être émané, la Lumière supérieure qui a créé le désir de profiter est divisé en deux formes, car deux types d’attitudes se posent dans l’être émané: 1) l’attitude envers la réalisation et 2) l’attitude envers le Donneur de cette atteinte. Par conséquent, quand on parle de la Lumière qui a créé le désir de profiter, comble le désir, et en prend soin, cette Lumière est appelée Hokhma (la Sagesse). Et quand nous parlons de la Lumière de la correction qui remplit l’être émané avec la qualité du don sans réserve, c’est appelé la Lumière de Hassadim (miséricorde).
En vérité, la Lumière à l’extérieur de l’être émané est uniforme. La Lumière supérieure reste toujours au repos absolu. Et toutes les qualités et les phénomènes en elle, comme la «Lumière ronde» et une «ligne» ou les Lumières «intérieure» et «environnante », ne sont que des impressions de la créature venant de l’influence de cette même Lumière.
Lorsqu’on se réfère à la vie de l’être émané, cette Lumière est appelée la Lumière de Hokhma, et quand on parle de notre don sans réserve au Créateur, c’est appelé la Lumière de Hassadim. Ce sont les deux principaux types de Lumière, qui se divisent ensuite en plusieurs sous-types.
En conclusion, la Lumière qui agit à travers le désir de la créature de profiter s’appelle la lumière de Hokhma.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/11, Talmud Esser Sefirot

Pourquoi Abraham?

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) » Point 5: Nous devons d’abord comprendre pourquoi la Torah a été donnée spécifiquement à la nation israélienne et non pas aussi à tous les peuples du monde. Le nationalisme est-il en cause ici, Dieu ne plaise ?
Comme nous le savons, la Torah elle-même donne une réponse négative à cette question. Elle explique qu’Abraham, l’ancêtre du peuple d’Israël, était un prêtre dans l’ancienne Babylone parmi des gens qui étaient loin de connaître la réalité du Créateur. Il a révélé la méthodologie kabbalistique comme par hasard, bien évidemment il était déjà très développé intérieurement.
Il y a eu dix générations à partir d’Adam, le premier homme qui a révélé le monde spirituel, jusqu’à Noé et puis encore dix autres générations avant Abraham. En fait, nous parlons du développement intérieur de points dans le cœur, dont le premier fut Adam. Il est possible d’imaginer ce processus comme des cercles concentriques, rayonnant à partir du centre vers l’extérieur. Le vingtième cercle du développement du désir est représenté par Abraham.

Ainsi, Abraham avait déjà un bagage, la base interne de préparation qui a été créé initialement à partir du degré d’Adam. Le niveau d’Abraham a été très élevé. Bien qu’Adam ait révélé le Créateur avec un petit désir de recevoir, Abraham L’a révélé au-dessus du grand désir égoïste qui a surgi à Babylone. D’une part, il avait la base nécessaire, et d’autre part, l’accablement du cœur. Comme d’habitude, l’un est compatible avec l’autre.
En conséquence, Abraham a été en mesure de comprendre et d’élaborer la méthodologie kabbalistique, tandis qu’Adam, avec un petit récipient et une petite Lumière qui n’avait pas encore grandi, ne pouvait pas se développer, communiquer, expliquer, et l’apporter aux gens.

Le Baal HaSoulam explique l’ordre du développement global, qui est divisé en trois phases de deux mille ans chacune: HBD (Hokhma, Bina, Daat), HGT (Hessed, Guevoura, Tifferet), et NHY (Netsah, Hod, Yessod). Bien que les récipients propres des premiers kabbalistes soient proches de la Lumière, il est impossible de révéler la méthode sans un grand désir féroce qui demande plus de Lumières pour leur révélation riche en détails.
Essentiellement, il est clair pour nous que pour révéler la méthode à une certaine profondeur, on a besoin de grands désirs, d’un grand égoïsme, à l’opposé des quels une grande Lumière est révélée. C’est alors seulement que nous avons l’occasion de présenter de nouvelles choses afin qu’elles soient comprises.
C’est pourquoi Abraham devint le fondateur de la méthode de la correction. Cela ne pouvait pas être décrit correctement avant lui parce qu’il n’y avait rien à corriger encore. Les conditions dans Babylone devinrent la base. Le point dans le cœur s’est éveillé en Abraham et en des milliers de ses étudiants, et ils se sont dirigés vers la terre de Canaan, vers le désir dirigé vers la correction, de sorte qu’elle pourrait devenir la terre d’Israël dans le futur.
Babylone est un désir corrompu qui révèle la partie qui peut être corrigée. Le travail sur cette partie devient le pays de Canaan. Au fil du temps, le désir égoïste apparaît en elle, et il se transforme en Egypte, puis dans le désert, et enfin, dans la terre d’Israël.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21.06.11, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Trouver le courant dans l’océan de lumière

Dr. Michael LaitmanTous les articles du livre de Shamati sont destinés à harmoniser une personne vers l’attitude juste envers elle-même (ses capacités internes, ses aptitudes, ses forces et ses qualités) et vers tout ce qui est en dehors d’elle (les gens, la société, le groupe, l’enseignant, le Créateur , et la nature), de sorte qu’elle comprenne comment elle doit changer, grâce à quoi, et comment elle doit agir afin d’atteindre elle-même l’état parfait. Notre problème est le fait d’une part, qu’il n’y a rien que nous puissioons faire par nous-mêmes car nous sommes simplement le désir de recevoir, la volonté d’en tirer du plaisir.

D’autre part, si nous ne pouvons rien faire nous-mêmes et que nous ne représentons qu’un désir créé par opposition au Créateur, à la Lumière, alors comment pouvons-nous demander par nous-mêmes le changement, et exiger une action de notre propre chef ou par le biais d’autres systèmes?

En d’autres termes, nous sommes dans une double position. D’une part, je ne peux rien faire moi-même. D’autre part, je dois me résoudre au point où ma demande, mon désir, provoquera une telle influence sur moi qu’elle me fera changer. Ce point particulier est très difficile pour nous. Ici, une personne ne comprend pas son interaction avec la force supérieure qui l’a créée.

C’est, que je dois atteindre un état où je ressens mon incapacité totale à me corriger, où je réalise et je comprends que ma correction ne peut être faite que sous l’influence de la force extérieure. Inversement, cette force extérieure qui existe en dehors de moi est constante, et je ne peux l’atteindre d’aucune façon. Elle est absolue. Plutôt, je peux atteindre par moi-même en me soumettant à son influence c’est à dire par ma demande.

Ma demande est mon action lorsque je change mon comportement envers cette force supérieure et modifie ainsi son influence sur moi, et elle me corrige. Ainsi, pour l’essentiel, le travail se passe à l’intérieur d’une personne et il dépend de ses désirs, de son intention, de sa force et de sa direction. Une personne existe dans un domaine absolu, parfait, immuable. Mais le travail est fait précisément par ce domaine agissant sur une personne. Et elle se soumet à l’influence de ce domaine.

Du point de vue du désir d’être corrigé, une personne est un élément actif. Et du point de vue de la correction d’une personne elle-même, elle est passive: elle est corrigée par la Lumière qui existe en dehors d’elle, qui l’entoure, et qui est invariable. Il est possible de parler de cet état d’un grand échange, mais il doit être progressivement formé en nous comme un état défini, précis, interne et la Lumière, le Créateur.

L’article du Baal HaSoulam « Lishma est un éveil d’en Haut, et pourquoi avons-nous besoin d’un réveil d’en bas» est un de ces articles qui parle de l’alignement correct d’une personne avec le Créateur, avec la Lumière supérieure. Une personne signifie notre désir: comment peut-il être changé s’il se place correctement sous l’influence de la Lumière.

La propriété du don sans réserve que nous pouvons atteindre et auquel nous nous rapprochons progressivement sous l’influence de la Lumière est appelé «Lishma » ou « En Son nom. » Et sa propriété inverse est appelée «Lo Lishma» ou «Pas en Son nom», signifiant pour soi-même.

Les désirs apparaissent en nous indépendamment de nous, nous ne pouvons pas les régler, mais nous pouvons régler notre intention: Ce que nous voulons à chaque instant, ce que à quoi nous aspirons.
De la leçon quotidienne Kabbale de Moscou 15/06/11, Shamati # 5

L’amour est une rue à double sens

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous expliquer aux gens pourquoi l’amour est nécessaire?

Réponse: Vous pouvez aimer manger du poisson pour le déjeuner, vous pouvez aimer votre petit-fils, ou vous pouvez aimer votre prochain ou le Créateur. Les mêmes mots désignent des notions complètement différentes.

Est-il digne d’intérêt de faire l’éloge pour son prochain d’une personne qui aime le poisson? Comment pouvez-vous lui décrire le plaisir du don sans réserve? Que va-il comprendre? Qu’il doit donner son poisson à quelqu’un d’autre? Est-ce l’amour?

Que signifie aimer son prochain? Cela a un sens complètement différent. Aimer son prochain signifie inclure son désir au vôtre et travailler avec votre désir afin de satisfaire son désir. Puis tous deux nous fusionnons en un seul ensemble, dans lequel je le comble et il s’accomplit. En quoi il se réalise? Dans son désir. Son désir par rapport au mien est comme Malkhout par rapport à Zeir Anpin. Je suis comme le Créateur, et Il est la création. C’est ce qu’est mon travail.

Ainsi, «l’amour» est la relation entre le Créateur et la création. Seul cet amour- l’attitude de la création envers le Créateur. Si je peux construire ce genre d’attitude envers les autres, ou en d’autres termes, si je acquière la qualité du Créateur, la qualité du don sans réserve, et par ce moyen, je lie la volonté de mon prochain, tout comme le Créateur fait, il s’avère que le Créateur est à l’intérieur de moi, et je fais les actes nécessaires en relation avec mon prochain. Cela signifie que j’aime mon prochain.

Nous n’avons pas le droit d’utiliser le mot «amour» dans un autre sens, dans un autre contexte, ou dans un autre cas. Sinon, nous confondrons « l’amour » avec notre « amour du poisson. »

Nous parlons de la mesure dans laquelle le Créateur, la qualité du don sans réserve, me revêtit à l’intérieur. Tout d’abord nous devons appliquer le principe: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. » Voilà comment je deviens neutre. Après cela, je dois acquérir son désir plutôt que le mien. Le désir d’une autre personne devient plus important pour moi et donc il devient plus élevé que moi. Je suis prêt à tout faire pour elle, tout comme je le ferais pour mon enfant malade dans notre monde. Je suis complètement «court-circuité » sur son désir, c’est ce qui me fait agir.

C’est exactement pourquoi je suis semblable au Créateur, comme Zeir Anpin qui reçoit une demande de Malkhout. Le plus grand désir d’une autre personne est capable de m’activer vers le don sans réserve, plus élévé je suis à lui. C’est l’amour. Voyez-vous comment cela est différent de nos conceptions actuelles?

Plus je peux donner sans réserve à une autre personne, plus je lui fournis la Lumière qui corrige. Après tout, il ya la garantie mutuelle entre nous. Je ne remplis pas son désir égoïste, mais je dévoile à l’intérieur de lui le désir d’être dans un seul système avec moi afin que la Shechina règne entre nous. Alors, que dois-je lui fournir? Je lui donne mon soutien de la garantie mutuelle, qu’il me fournit aussi  en la révélant dans son désir. C’est l’amour.

Personne ne cède à  l’égoïsme de l’autre. Je ne révèle pas le désir égoïste de l’autre personne, mais le désir de se soutenir mutuellement, afin de révéler le Créateur dans la relation entre nous. Le Créateur ne peut être révélé à une personne ou seulement dans mon attitude vis-à-vis d’une autre personne, sauf si c’est fortifié par la même attitude de sa part. L’amour ne fonctionne pas dans une seule  direction. C’est une voie à double sens. L’amour nécessite un réseau permanent à travers lequel les impulsions du don sans réserve se répandent, un réseau imprégné par des sentiments d’amour, de relations de garantie mutuelle et de réciprocité par lequel nous nous renforçons les uns les autres.

Pendant ce temps, l’égoïsme reste en dessous, sans faire de calculs pour être accompli. Après tout, nous nous élevons au-dessus de l’égoïsme, reliés par notre intention mutuelle dans l’intention du don sans réserve. Et quand il atteint un niveau spécifique d’unité, en créant un réseau au-dessus de nous, alors nous révélons le Créateur, la qualité mutuelle du don sans réserve et de l’amour entre nous.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, «Matan Torah (Le Don de la Torah) » le 20/06/11

Ne vous laissez pas corrompre dans votre recherche de la vérité.

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on ne pas reculer face à demande de la vérité alors que nous révélons que nous nous mentons?

Réponse: Si une personne est capable de détenir la vérité, alors elle est très chanceuse. Nous voyons dans le monde qu’il y a beaucoup de gens qui n’ont pas besoin de la vérité et qui ne demandent pas ce pourquoi ils vivent.

Pour d’autres, cette question se pose déjà, mais du point de vue de «Pourquoi je souffre? », ce n’est pas une question sur le sens de la vie, mais sur la façon de retrouver le goût de la vie maintenant que vous ressentez un goût amer au lieu d’un goût agréable.

Et il ya d’autres personnes qui ne demandent pas une vie agréable, mais de trouver la vérité dans la vie. Et il ya des gens qui ne demandent pas la vérité de la vie, mais qui nous a donné cette vie, au sujet du Créateur. Et cette question n’est plus à propos de moi, parce que je ne me soucie plus de qui je suis et de ce qui va m’arriver dans la vie, d’une façon ou d’une autre. Je veux parvenir à Le connaître, pour atteindre le Créateur, et exister en Lui dans la source, la racine.

Il y a plusieurs niveaux dans ce comportement en fonction de la demande d’une personne, de son ressenti et de sa réalisation. Ici, tout dépend de la racine de l’âme et du cycle de vie existant, ce qui signifie, à quel stade de développement, elle se trouve.

Mais même si dans notre état actuel nous n’avons pas encore admis la chance de se poser des questions sur la vérité, alors nous pouvons développer ces désirs à l’intérieur de nous par le biais de l’environnement, le « professeur, le groupe, et les livres », et avancer de cette façon. Cependant, ce n’est pas facile et cela vous oblige à révéler ce qui se trouve au plus profond de vous-même, à l’intérieur de vos gènes informatifs, Reshimot.
De la 1ère partie de la leçon quotidienne Kabbale 20/06/11, Écrits du Rabash

Le lien de connexion

Dr. Michael LaitmanLa Torah, la méthode de correction, a été révélée dans l’ancienne Babylone, où les désirs ont émergé, à la fois liés et non liés à la correction. Depuis lors, cette méthode de correction a existé dans l’humanité.
Pourquoi seulement une petite partie de l’humanité l’apprennent ? A Babylone, elle a été absorbée par ceux qui étaient attirés par elle à l’origine, ceux qui, par la loi de l’équivalence de forme ont estimé qu’elle était pour eux. D’autres ont pris « un détour ».
La question ici n’est pas au sujet d’une nation donnée, mais au regard du monde entier. Pourquoi tout le monde ne trouve-t-il pas cette méthode? Pourquoi les désirs, les intentions dirigés vers la correction ne se manifeste-t-ils pas dans tous les peuples?
Pour trouver la réponse, nous devons nous tourner vers la brisure des récipients et voir pourquoi tout s’est passé de cette façon. Ccertains récipients ont trait aux désirs de réception et d’autres contiennent plus de désirs de donner sans réserve. Ils se sont mélangés les uns avec les autres, et comme résultat, disons, à 99 pour cent de tous les récipients sont incapables d’aspirer à la correction eux-mêmes. Ils exigent le point dirigé directement vers le Créateur pour les tirer vers l’avant, pour devenir le lien entre eux et la Lumière qui ramène vers le Bien.
De même, les gens avec le point dans le cœur aussi besoin du lien de la connexion: les livres à travers lesquels la Lumière est tirée. Un « livre » signifie la révélation dans la Kabbale. Le livre permet d’attirer la Lumière vers le groupe, c’est-à-dire le désir d’être uni. Ainsi, sur le chemin spirituel, le rôle d’un « adaptateur » est joué par l’enseignant, le groupe, et les livres. Cependant, les personnes sans la base préparatoire ne font que souffrir et ont besoin d’être connectées avec les gens qui sont maintenant prêts pour le développement.
Cet ordre est le résultat de la brisure des récipients. Le fait est que les récipients de réception ne peuvent pas se corriger eux-mêmes avant que les récipients du don, la Lumière de Bina, se connecte avec eux, ce qui signifie avec Malkhout. Seule cette combinaison entre Bina et Malkhout leur permet de s’élever.

Certains des récipients du don sont liés au monde d’Atsilout, de Galgalta ve Eynaim (GE). Toutefois, les récipients des mondes de Bryia, Yetsira, et Assiya sont liés à AHP (Ozen-Hotem-Peh). En raison de la brisure, GE est tombé dans AHP. En faisant des corrections, nous élevons à nouveau GE et AHP monte s’ils adhèrent à GE. D’abord, seuls les récipients de Galgalta ve Eynaim s’élèvent parce qu’Israël se corrigent. Puis, cela corrige AHP aussi bien.

C’est l’ordre de la correction. Initialement, elle est destinée à AHP et le but est de le corriger.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21.06.11 «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

 

Une question de proportion

Dr. Michael LaitmanQuestion: La vie dans notre monde apparaît comme un chagrin d’amour sans fin, avec de petites pauses pour donner à une personne le temps de revenir sur ses pieds après un coup, juste pour recevoir le prochain. Ceci est l’histoire humaine en général et la vie d’une personne en particulier. Quel genre de progrès est-ce là, et où sont les dons que le Créateur donne à la création?

Réponse: Imaginez que je sois dans une galaxie lointaine, où je regarde l’infini de l’espace et cherche quelque chose dans cet infini. J’accélère à la vitesse de la lumière et me déplace lentement à travers des milliards d’années lumière, en me rapprochant de notre galaxie, de notre système solaire, et de notre terre. Je me pose sur la surface de la terre, et là je découvre des gens.

Il est difficile d’imaginer l’échelle à laquelle je pourrais comparer des proportions si différentes. De façon analogue, nous ne comprenons pas dans quel genre de système nous sommes. Nous savons comment faire des mesures et faire des recherches à notre propre échelle, en fonction de nos proportions. Nous comparons le poids de quelque chose par rapport à ce que nous pouvons soulever, la distance par rapport à jusqu’où nous pouvons voir, le bien et le mal-avec ce qui est bon ou mauvais pour nous. Notre spectre est un minuscule fragment de l’énorme échelle totale et nos distinctions sont minuscules.

Cependant, maintenant nous parlons du système spirituel dans lequel notre univers entier est imperceptible. Nous parlons des mécanismes qui sont énormes en raison de leurs caractéristiques qualitatives. Comparé à eux, notre monde tout entier est dans une seule qualité- un petit désir égoïste qui est animé par une petite étincelle de Lumière. La matière de ce désir est créée comme « quelque chose à partir de rien» par la Lumière qui a traversé jusqu’ici, ébauchant une projection exacte de la création spirituelle.
Et maintenant, à partir de cet état, vous êtes à spéculer sur la souffrance de l’humanité toute entière. C’est vrai, c’est comme cela que nous ressentons. Toute personne nie les choses selon sa propre imperfection et les juges en fonction de ce que ses yeux voient. Mais que pouvez-vous faire? C’est ainsi que nous devons avancer, et maintenant nous sommes incapables de percevoir quelque chose de plus. Il y a un gigantesque canevas défait devant vous, mais vous ne pouvez pas vous en sortir.

Nous sommes seulement en mesure de nous rattraper un peu sur le simple fait qu’il ya un manque de désir, un manque de récipients. Les questions abondent, « Le Créateur immuable peut-il changer ? Peut-Il créer une pierre qu’Il ne peut pas soulever? Pourquoi nous a-t-Il initialement rendus imparfaits? » Mais toutes ces énigmes sont inutiles.
Nous devons comprendre un principe de notre vie: nous devons passer par des états opposés. Ce n’est qu’à partir de ces opposés, en reconnaissant l’avantage de la lumière à partir des ténèbres, que nous formons les récipients pour des sensations plus hautes, plus élevées. Quand j’acquière les récipients qui sont prêts pour cela, le monde s’ouvre à moi. Rien ne m’est caché derrière un mur de pierre. Je dois simplement construire des récipients à l’intérieur de moi afin de voir la réalité.

Ce développement est nécessaire et le Créateur ne peut pas le faire arriver à l’avance. Pourquoi? Pour l’instant, je ne sais pas pourquoi. Je peux faire certaines conjectures, mais cela ne me donnera rien. Je vais tout mettrte de côté, en disant: «Je ne le crois pas! Il pourrait le faire! »Et il n’y a pas d’autres faits en face de vous.

Pourtant, il y a une règle: l’avantage de la Lumière est atteint à partir de l’obscurité. Toute chose est évaluée uniquement à partir de son opposé. C’est pourquoi nous devons passer par ces étapes pas à pas, en formant les récipients pour révéler la réalité où nous sommes.

Nous sommes dans le monde de l’Infini, mais vous ne le ressentez pas. Alors développez vos récipients. On vous a donné l’occasion de les développer, ou dit autrement, de les corriger. On vous a donné délibérément des désirs brisés qui sont opposées à ceux corrigées. Pour quoi faire? De sorte que vous puissiez les faire grandir et les collecter, en comprenant et révélant le monde.

Il n’y a pas d’autre moyen d’aller. Et plus tard, vous justifierez la création. Le long processus, qui dure depuis plusieurs milliers d’années durant lesquelles nous souffrons, c’est la vérité à notre échelle. Cependant, en réalité nous ne réalisons pas ce genre de proportions où nous sommes. Outre cette petite « pièce », il ya tout un monde en-dehors que vous n’avez jamais vu. Vous êtes comme un ver vivant dans un radis c’est l’exemple que le Baal HaSoulam donne.

Question: Mais pourquoi ce ver a-t-il parlé du Donneur et de Son amour?

Réponse: Dans le but d’aspirer à cela, afin de lui faire comprendre qu’il y a un objectif pour lequel cela vaut la peine de sortir du radis. En outre, non seulement vous recevez la compréhension de cela, mais aussi les moyens de le faire. Nous sommes tous comme des vers dans un radis, mais si chacun de nous commence à pousser les autres vers l’extérieur, nous allons vraiment sortir.

Par conséquent, il ya une solution. Tant que vous avez été satisfait par la vie dans ce monde, personne ne vous l’offrira. Mais maintenant vous êtes placé dans un nouveau système mondial et la solution vous est donnée.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23.06.11, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Le goût de la spiritualité est dans le sentiment de gratitude

Dr. Michael LaitmanDu travail correct que nous avons effectué dans le «palais du roi » et dans la mesure où nous avons corrigé nos récipients (désirs) sera déterminée la « fête » où nous arriverons et le goût que nous y trouverons : doux ou amer. Nous nous réjouirons de notre ressemblance avec le Créateur et goûterons ce plaisir, alors que dans nos désirs non corrigés nous faisons l’expérience de l’amertume.
Cependant, ce n’est pas les traitements qui sont amers, c’est notre intention, la révélation de notre mal, la sensation de l’absence d’intention à donner sans réserve ce qui fait que nous sommes incapables d’atteindre le Roi. En d’autres termes, venir à la reconnaissance du mal est tout un processus.
Dans mon travail, alors que j’anticipe le festin royal, j’ai besoin d’atteindre un état où le travail lui-même va devenir la fête pour moi, la récompense qui me rend si heureux que je n’ai besoin de rien d’autre. Si je fais plaisir au roi, je suis disposé à rester dans l’état considéré « ce monde ». Je ne Lui demande rien sauf une chose : une occasion d’être reconnaissant envers Lui. Je n’ai même pas besoin de sentir que je suis en train de le ravir puisque cette sensation apporte le plus grand plaisir de tous. Par conséquent, je ne souhaite même pas ressentir ça.
J’ai envie de rester au même endroit où je suis pour l’instant, sans y ajouter quelque compréhension, réalisation, connexion, ou goût que ce soit. Si je n’ai besoin de rien du tout, c’est pour remercier le Créateur et rien de plus. C’est ce qui constitue mon travail et ma récompense toute entière.
C’est très bien si je ne sais pas à qui et si je donne sans réserve et ce qui va arriver après – rien. Je me suis coupé de toute compréhension, réalisation, ou sensation égoïste. Ainsi, après que toutes les corrections ont été apportées, je commence à ressentir le vrai goût de la Torah.
J’élève la Shekhina (divinité) de la poussière, mais ce n’est que dans mes yeux que c’est ainsi tandis que la Shechina elle-même ne change pas. Il est écrit: «Et vous mangerez des anciennes récoltes longtemps gardées ». Je me trompe quand il me paraît vivre dans ce monde. Rien ne change sauf pour la valeur que je lui donne. Si j’accepte avec reconnaissance du Créateur mon état actuel, le pire état possible, il n’y a pas meilleur état.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/06/2011, Écrits du Baal HaSoulam

Une niche confortable est un piège sur le chemin

Dr. Michael LaitmanLa difficulté réside dans le fait que nous avons à passer par la reconnaissance du mal, la confusion, suivie par les déceptions et les corrections. Une personne sera toujours tentée de se justifier et de se sentir en position de décider, comme si elle comprenait ce qu’il faut faire.
Elle trouvera un millier de citations et construira toute une théorie pour se soutenir. Elle va pleurnicher et agir. C’est pourquoi il est nous est si difficile de trouver la vérité.
Ce n’est que si une personne a une aspiration à la vérité, rejette l’hypocrisie, et cherche la vérité qu’elle va réaliser avec une clarté croissante qu’elle a été elle -même trompée dans chaque Etat. Par conséquent, elle le regrettera et se corrigera elle-même.
En fait, il est très difficile d’apprécier le travail en raison de son goût amer et de son inutilité du point de vue de l’esprit. Surtout, nous ne pouvons pas trouver aucun soutien égoïste pour cela et nous le considérons toujours comme quelque chose de stupide, comme des clowneries. Nous sommes prêts à prendre n’importe quoi, mais faisons la fine bouche avec le Créateur, la propriété pure du don sans réserve qui est au-delà de toute préoccupation pour soi-même.
La Torah est divisée en deux parties: « le travail des créatures » et « les travaux du Créateur ». Ceci est un autre obstacle sur notre chemin car nous devenons confus quant à ce qui est primaire et ce qui est secondaire en lui. Habituellement, une personne fait une erreur et devient l’esclave de ces créatures, ce qui signifie qu’elle ne les sert pas afin d’en arriver de ce fait au travail du Créateur, mais tout simplement tire d’elles une satisfaction égoïste.
Ce sont des questions très simples, mais elles sont impossibles à expliquer. Une personne doit ressentir elle -même combien de nombreux pièges nous attendent sur le chemin. Nous pouvons trouver une certaine niche pour nous-mêmes, un havre de paix, et nous figer en son sein pour le reste de cette vie.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/06/2011, Écrits du Baal HaSoulam

Quand le Livre du Zohar se révèle

Dr. Michael LaitmanL’objectif de la création est d’acquérir la qualité du don sans réserve, et à travers lui d’atteindre l’union avec le Créateur. Nous existons dans la qualité opposée, dans l’intention de recevoir pour notre propre bien.
Afin de corriger notre intention de la réception au don sans réserve, nous devons attirer sur nous la Lumière qui corrige, qui nous ramène à la source, le Créateur. Cette Lumière est d’​​un niveau plus élevé que là où nous nous trouvons, et elle nous corrige sans cesse, nous élevant à des niveaux plus élevés de don sans réserve et d’amour.
La lumière vient à nous lorsque nous nous unissons ensemble dans nos cœurs, dans nos désirs, les intentions deviennent correctes, et lorsque nous étudions le même système corrigé c’est ce que les kabbalistes nous racontent. En étudiant ce système et en souhaitant qu’il nous arrive ce que les textes décrivent pour nous révéler entre nous, de cette façon nous attirons la même Lumière qui est à l’intérieur de ce système aux niveaux de la connexion correcte entre les créatures. Ensuite, nous corrigeons notre connexion et nous entrons dans  les mêmes états que ce que le Livre révèle. Et cela signifie que le Livre se dévoile.
Le Livre avec le plus fort rayonnement sur le lecteur, avec la plus grande capacité pour l’amener à l’état corrigé, vers le don sans réserve et l’amour, est le Livre du Zohar. Par conséquent, tout en lisant ce Livre, laissons agir le désir de nous ressentir tous ensemble pour qu’à l’intérieur de la bonne connexion entre nous, nous puissions révéler la qualité générale du don sans réserve, Celui qui est bon et fait le bien, le Créateur qui se révèle aux créatures .