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L’égalité spirituelle

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, le chapitre « Vayigash (Et Juda s’est approché ), »Point 126: «Il y a un firmament au-dessus du firmament, et ce firmament les contrôle, ce qui signifie trois firmaments où droite et gauche sont l’une au-dessus de l’autre », c’est-à-dire trois firmaments, où le gauche et le droit sont au-dessus l’un del’autre, et celui du milieu « les régit, les soumet, et les mêle l’un dans l’autre » … «Sous le firmament leurs ailes étaient droites» car ils gouvernent tous ce pour quoi ils étaient désignés, puisque la ligne médiane établit l’illumination de tous les deux ensemble, où brille la droite de haut en bas et la gauche de bas en haut. C’est pourquoi l’aile droite est égale à l’aile gauche ….
Comment est possible de mesurer si les lignes droite et gauche sont égales? Peuvent- elles être mesurées par la qualité, le poids et le pouvoir? Elles ont des qualités complétement différentes, et nous n’avons pas tous les moyens de les évaluer avec un système externe de mesure, comme celui de notre monde. «Égal» signifie qui se complète l’une l’autre de telle manière que chacune d’elle fournit tout ce qui est nécessaire à l’autre. Hassadim de la ligne droite complète entièrement Hokhma dans la ligne gauche. De même, Hokhma brille dans Hassadim autant qu’elle est capable.

Cela signifie qu’elles sont égales. Ainsi, elles sont partenaires, et chacune donne tout ce qu’elle a de sorte que la connexion mutuelle, appelée la ligne médiane, existe dans une forme optimale. C’est pourquoi elles sont considérées comme égales. Peut-être, Hassadim fournit 90% et Hokhma seulement 10%, et au niveau suivant, le ratio peut être de 70% et 30%, ou 99% et 1%. C’est ce qu’on appelle l’égalité parce que l’on remplit l’autre au meilleur de sa capacité. Elles sont égales parce qu’elles détiennent les mêmes intentions, pensées et calculs. Le rapport entre elles ne doit pas nécessairement être de 50/50. Dans la spiritualité, l’égalité, c’est quand je vous remplis avec tout ce que vous voulez de moi, alors nous sommes égaux.

Action plus intention

Dr. Michael Laitman«Le Créateur est bon et fait le bien. » Nous devons accepter cela comme seul axiome dans la spiritualité. Rien de mauvais ne vient jamais d’En-Haut. Au contraire, la Lumière reste dans un état de repos complet, et seul le bien absolu est révélé. 

Le seul problème réside dans le récipient, le désir de la créature. En d’autres termes, tout dépend de la personne, de ses efforts et de sa préparation. L’action elle-même peut être la réception ou le don sans réserve, et l’intention peut être pour soi-même ou pour autrui.
Nous commençons notre développement à partir de «la réception pour soi-même», qui est la double dissimulation ou Lo Lishma. L’action est la réception, l’intention est pour soi-même. Mais alors, nos efforts nous amènent au degré du « don sans réserve pour soi-même. » La transition de la «réception pour soi-même» au « don sans réserve pour soi-même » implique de changer seulement l’action mécaniquement. C’est ce que nous sommes en mesure de faire!

Nous n’avons aucun contrôle sur l’intention qui ne peut être corrigée que par la Lumière. Cependant, nous sommes capables de changer nos actions de la réception au don sans réserve aussi longtemps que nous le faisons pour nous-mêmes. Nous donnons sans réserve pour améliorer notre propre état. Ce travail est appelé «Achète-toi un ami »

Mais pour passer de « donner pour recevoir » à « donner afin de donner sans réserve, » nous devons changer l’intention et pour cela nous avons besoin de l’influence de la Lumière qui ramène vers le bien. Nous déployons des efforts et faisons tout ce qui est nécessaire dans le groupe et dans les études, mais le changement d’intention se fait uniquement par la puissance de la Lumière.

Et quand nous arrivons à « donner afin de donner » (le degré de la foi, Lo Lishma, récompense et punition, et la première révélation), nous viendrons ensuite à nous élever consciemment au degré de « recevoir afin de donner sans réserve  » à la fois par nos actions et par l’influence de la Lumière.

Nous libérer de l’emprise de la déception

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: De quel genre de jeu s’agit-il ? pourquoi percevoir les amis comme les plus grands ?

Ma réponse: Ce n’est pas un jeu, c’est la brisure par la dissimulation. Mon égoïsme me cache des autres et les autres de moi: il ne me permet pas de voir l’ensemble du Monde de l’Infini. En ce moment je suis dans le Monde de l’Infini, mais ce que je vois est tout à fait un tableau sombre. Mon égoïsme dépeint l’ image de quelqu’un de laid, bête, paresseux, couché. Mais en réalité, tout est faux; cette image réside en moi, dans mon égoïsme. Si mes propres enfants, que j’aime beaucoup, étaient à côté de moi en ce moment, comment les verrais-je ? Ils me paraitraient parfaits maintenant parce que « l’amour couvrira tous les péchés. » Je les aimerais toujours, avec tous leurs défauts.

Seul mon ego est à blâmer, je ne vois rien au-delà. Au fond de mon cerveau, j’ai un écran. Il me semble voir le monde à travers mes yeux, mais il entre à travers le prisme de mon égoïsme et est projeté sur l’écran de mon cerveau. Tout dépend de mon attitude, et de la manière dont je me calibre pour le voir. Donc, je dois me mettre au diapason du groupe de telle manière que je les vois tous comme les gens les plus grands de cette génération, entièrement corrigés.

Est-ce un jeu? Non, c’est tout simplement l’annulation de la tromperie de l’ego C’est un acte rationnel. Au-delà de moi, il y a le Monde de l’Infini, et j’y ai déjà résidé, juste maintenant. Si vous retirez toutes les coquilles (Klipot), qui faussent le Monde de l’Infini vers cet état médiocre et inversé, vous verrez l’Infini.

Tout d’abord, essayer de faire semblant. Faisons un effort. Essayez de nous voir comme entièrement corrigés, grands, et unis. Par cette action, nous allons attirer une Lumière environnante très forte et elle va corriger notre nature. Au lieu de l’égoïsme, nous atteindrons le don sans réserve. C’est un principe très simple, et il est absolument vrai, il n’y a aucun mysticisme ici. Nous essayons, par notre propre effort, de nous voir dans l’état corrigé, et dans ce degré, nous recevrons une force intérieure, qui est contenue dans ce système corrigé. Notre désir le pousse à agir. Ce sont là les actions concrètes en direction de la correction

Ne vous faites pas d’idole!

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Le but de la lecture du Livre du Zohar est-il de développer notre sensibilité à ce que nous ressentons dans nos cinq organes de perception? Développe-t-il notre conscience de la vision de ce monde? 

Ma réponse: Absolument pas ! Pendant la lecture du Zohar, j’oublie ce monde, je ne le vois pas ou ne le ressens pas. Je suis entré dans le système de la Gouvernance et de la Supervision Supérieures, en lisant à son sujet, en étudiant et essayant de le percevoir, ce qui signifie me connecter à lui dans mes sensations et mon esprit.

J’essaie, au mieux de mes capacités, d’utiliser tous les noms et appellations écrits dans le Zohar. Essentiellement, l’ensemble du Zohar parle de YESHOUT, Zeir ANPIN, Malkhout, et les âmes. Tout se passe entre Zeir ANPIN et Malkhout, mais le Zohar exprime en milliers de noms et de situations.

Par conséquent, lors de la lecture du Livre du Zohar, je suis en train d’entrer dans ces états d’âme, mais pas de les attirer dans notre monde matériel. Pourquoi en ai-je besoin? Je dois me trouver dans le monde spirituel, ressentir comment je me revêts dans ZON du monde de Atzilut, m’identifier, et fusionner avec lui dans tous mes désirs et toutes mes pensées.

Je dois essayer de toujours voir tout ce qui se passe dans un corps singulier de l’âme commune, parce que ce sont toutes mes qualités: Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Joseph, Aaron, David, et toutes les actions don parle le Zohar, la Klipa et la sainteté, les étapes de ZON du monde de Atsilout.

Mais ce monde n’existe pas pour moi, pour ainsi dire. Je ne comprends pas ou ne le ressens pas; je n’ai pas besoin de ce monde imaginaire. Il est écrit que nous devons nous élever au niveau du Monde Supérieur, et à partir de lui, après avoir obtenu une certaine compréhension des racines spirituelles, nous sommes en mesure d’étudier leurs branches inférieures dans notre monde.

Il n’est pas nécessaire d’être dans les branches « juste parce que. » En fait, il est interdit d’attacher les racines Supérieures à celles du bas. C’est ce qu’on appelle l’idolâtrie quand vous prenez les noms et les actions du Monde Supérieur et que vous essayez de voir leurs effets en ce monde dans la correspondance exacte de l’un à l’autre. C’est interdit, car c’est faux. Qu’est-ce que ça veut dire « interdit »? Cela n’existe pas. Cela signifie «se faire une idole ».

Essayez de voir la vérité derrière l’illusion

Dr. Michael Laitman«Préface au commentaire du Soulam » Point.61.Une Grande règle en temps et lieu, » Sache que tout ce qui dans la sagesse de la Kabbale, exprime le temps et le lieu ne se réfère pas à l’imaginaire ni au lieu dans la ùatérialité, puisque tout dans la spiritualité est au-dessus du temps et au-dessus de l’espace. Au contraire, «avant» et «après» désignent la cause et la conséquence. Nous nous référons à la cause comme «avant» et à la conséquence comme «après», puisque chaque cause précède ses conséquences… c’est ainsi que « au-dessus et au-dessous» et «montée et la descente » sont des mesures de la grossièreté et la pureté du désir, car « montée » signifie purification du désir et « descente » désigne l’épaississement rugueux.

Et quand nous disons que le degré inférieur a augmenté, cela signifie que l’inférieur a été purifié et est devenu aussi pur que le degré supérieur. Par conséquent, on le considère accroché à lui parce que l’équivalence de forme attache les degrés spirituels les uns aux autres …Etudiez- les de cette manière, c’est-à-dire, dans les significations spirituelles, selon la question. »

La Kabbale utilise le langage des racines et des branches, qui utilise les mots de notre monde pour décrire ce qui se passe dans le monde spirituel, le Monde Supérieur. Dans le monde spirituel, le sens de notre monde comme le temps, le mouvement, l’espace, la distance et la direction n’existent pas. Mais les noms mêmes que nous utilisons pour identifier certains objets et des actions dans le monde signifient, dans le monde spirituel, les forces, les qualités et leurs actions.

Par conséquent, nous devons faire de notre mieux pour essayer d’imaginer des actions spirituelles derrière ces mots. Ces efforts sont très utiles car ils créent une demande (MAN), le désir, le besoin de comprendre et de percevoir le Monde Supérieur, et commencer à vivre en lui. Grâce à ces actions, nous nous aidons à y entrer.

 Ainsi, dans l’article du Baal HaSoulam « Préface à l’étude des dix Sefirot, « Point 155, il est écrit que même si nous ne comprenons pas ce que nous étudions, en raison de notre profond désir et de notre volonté de comprendre les textes étudiés, nous attirons la Lumière qui entoure nos âmes. En conséquence, cela nous apporte des qualités dont ous avons besoin afin de percevoir le monde spirituel.

Cela ne signifie pas qu’une nouvelle image extérieure nous est révélée. Mais notre désir entraîne un changement dans notre perception, dans nos qualités intérieures, dans lequel nous commençons à voir ce que nous lisons.

C’est OK si vous ne savez pas ce que la purification et l’épaississement du désir signifient ou ce que l’ascension et la descente de l’écran sont, mais il faut essayer d’imaginer cela sous la forme de désirs et d’intentions. C’est tout ce qu’il y a : un désir, son intention, et la Lumière qui travaille sur eux. Voilà comment je dois me connecter à ces mots avec ce que je sais et comment je devrais être impressionné par ce qui est écrit.

C’est déjà assez pour se connecter avec ce système. Que ce soit erroné, n’a pas d’importance! Ce qui importe c’est mon effort, mon désir d’entrer dans ce système même s’il est artificiel. Certes, je ne me sens pas une connexion sensorielle, mais c’est naturel, et surtout, on n’attend rien de plus de moi.

En donnant nous recevons plus

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: le don sans réserve égoïste est-il d’un degré plus élevé que la réception égoïste? 

Ma réponse: « Donner sans réserve dans le but de recevoir» est un degré plus avancé, une réception plus complexe. De toute évidence, on peut gagner plus, et causer plus de tort à autrui avec son aide. Pourtant le don sans réserve égoïste permet à une personne de comprendre que le don sans réserve est une qualité précieuse qui lui permet de gagner.

 
La réception directe est limitée dans ses possibilités, alors que le don sans réserve peut offrir davantage de possibilités et d’avantages. L’humanité n’aurait pas évolué si l’on n’avait pas ouvert des entreprises où on donne aux autres en vendant ses services afin d’avoir un profit. Les gens se sont tout simplement retirés en eux-mêmes, comme des animaux qui ne peuvent recevoir qu’égoïstement. Seul l’homme avec son égoïsme développé comprend comment donner à son propre profit, ce qui signifie dans le but d’avoir beaucoup plus en retour ultérieurement.

Toutefois, la Kabbale ne parle que de l’unité entre nous, et pour cette raison même au premier degré, la réception égoïste, elle parle des relations entre amis et non pas de la vie quotidienne. Tous ces degrés appartiennent à ma relation avec les autres âmes et à la révélation du Créateur au sein de cette connexion.

Un nouveau désir vient avec une nouvelle lumière

Dr. Michael LaitmanIntroduction à l’étude des dix Sefirot, Point 40: Dès lors, comment dites-vous, « travaillé et trouvé »? Et si il y avait eu un effort ici, on aurait dit: « travaillé et acheté» ou «travaillé et acquis » … S’il y a un effort, la conséquence du travail ne devrait-il pas être un paiement ou une récompense, c’est- à -dire, un résultat attendu ?


En revanche, nous avons ici un écart où des efforts conscients prolongés sont couronnées d’une trouvaille surprenante, un résultat complètement différent que ce que nous imaginions en récompense. C’est quelque chose de nouveau et inattendu. En même temps, même si nous le recevons dans la forme d’un résultat imprévu, il ne nous déçoit pas !

J’ai travaillé dans le but d’atteindre un certain but, en m’attendant à recevoir la récompense égoïste que je me représentais. En exerçant mon effort, j’ai agi en fonction de mon esprit et de mes sentiments terrestres. Toutefois, je me suis transformé en cours de route ! J’ai acquis un nouveau désir vers le don sans réserve que je ne pouvais même pas me représenter pour moi-même avant.

Le désir a changé, tout comme la satisfaction anticipée. Je me représentais la réception comme une récompense, mais il s’est avéré que la récompense est dans le don sans réserve, où le Créateur se révèle en moi. Tout cela est appelé une « trouvaille » : un nouveau désir et une nouvelle Lumière.

La chance: libérer la lumière goutte à goutte pour nous

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, chapitre « Va Yigash (Puis Juda s’est approché) », Point 55: les nourritures de l’homme devant le Créateur sont aussi difficiles que le passage de la mer Rouge. Il en est ainsi parce que les nourritures du monde viennent d’En Haut, de ZA, du Massakh de Hirik sur la ligne médiane. Il en est ainsi parce les fils, la vie et les nourritures ne dépendent pas du mérite, mais dépendent de la chance. Et pour cette raison, les nourritures de l’homme devant Lui sont difficiles , car cela dépend de la chance, à partir de laquelle les fils, la vie et les nourritures arrivent. C’est pourquoi les nourritures du monde sont difficiles devant Lui, car elles ne sont pas en sa possession avant qu’il ne soit béni par la chance.


La chance (Mazal) signifie « couler » (Nozel) et indique l’abondance Supérieure qui vient en gouttes. Elle ne se déverse pas comme un courant infini en raison de notre limitation, notre incapacité à en recevoir davantage. Le Supérieur veut nous donner tout le Monde de l’Infini, mais Il est contraint de libérer pour nous la Lumière en gouttes, dans la mesure où nous sommes en mesure de la percevoir.

C’est pourquoi il est écrit que « les nourritures de l’homme devant le Créateur sont difficiles comme la traversée de la mer Rouge ». Selon Sa nature, il est «bon et fait du bien», et il est difficile pour Lui de retenir et ne pas donner à l’homme tous les bienfaits à la fois. Pour cette raison, il est difficile pour le Créateur de donner goutte à goutte seulement.

L’infini est l’union sans limites

Dr. Michael LaitmanAfin de percevoir correctement la réalité, nous avons besoin de rassembler toutes les formes qui nous sont révélées. Seul le monde intérieur d’une personne existe. L’infini, ce ne sont pas des distances infinies, c’est l’union infinie ! A un certain point une barrière émerge dans ce Monde de l’Infini, pour déterminer à quel point vous pouvez être proche de moi. C’est-à-dire, que dans cet infini, un désir égoïste se révèle et qu’il crée une distance entre les différentes parties. 

Cette distance entre les désirs, entre l’égo, est imaginaire. Et par conséquent, les mondes commencent à se propager de l’infini vers le bas, ce qui signifie que la sensation de la distance entre les différentes parties se dégage dans le même lieu. C’est ce qu’on appelle une descente de l’univers ou l’intensification de la dissimulation entre nous.

Après tout, cette distance n’est pas physique, mais sensorielle. Nous devons passer à une perception plus interne. Nous devons prendre conscience que je peux être physiquement proche ou éloigné de certaines personnes tout en estimant qu’elles sont soit à proximité soit loin de moi; un facteur est complètement indépendant de l’autre. Dans la spiritualité, ce monde imaginaire des distances n’existe pas, il n’y a que des sentiments. Nous mesurons la perception sensorielle dans les Sefirot, les Partsoufim, et les mondes en fonction de l’équivalence des propriétés entre les objets spirituels ou les désirs.

D’une part, il y a certainement des différences entre les désirs puisqu’ils sont tous différents. Mais d’autre part, ils sont semblables les uns aux autres puisqu’ils s’efforcent d’être ensemble, indépendamment de leur différences naturelles immuables. Seule cette «distance» est mesurée dans la spiritualité, et ce n’est que cette « proximité » dans l’intention que nous aspirons à réaliser.

Malgré les différences entre nos désirs initiaux qui sont infiniment éloignés les uns des autres, à travers l’écran et la Lumière Réfléchie (le don sans réserve mutuel), nous obtiendrons une aspiration commune à nous rapprocher. Nous atteindrons l’union sensorielle qui sera infinie et dépourvue de toutes limites. Dans nos désirs nous ressentirons la distance physique infinie pour ainsi dire, tandis que dans notre aspiration sensorielle d’être ensemble, nous allons franchir cette limite et sentir notre union infinie et sans limites où nous existons tous en un seul point.

Ces deux formes de mesure doivent coexister ensemble et fournir l’intensité de notre unification et de notre adhésion. Une forme est la distance infinie qui sépare nos désirs qui sont à l’opposé les uns aux autres, tandis que l’autre forme est sans fin, une union sans limites de tout le monde, en un seul point dans une intention et une aspiration communes.

L’accord en or

Dr. Michael Laitman«Préface au commentaire de la Soulam », « Trois sortent d’un, un existe en trois « , Point 52: Ainsi, il a été expliqué que le second discernement en élevant MAN de Zeir Anpin à YESHSOUT est d’unir les deux lignes de YESHSUT, la droite et la gauche. Elles ne peuvent briller qu’à travers le Masakh de Hirik dans Zeir Anpin (point 39), qui complète la ligne médiane en elles, et détermine les deux lignes de Bina….Il y a deux lignes dans Bina: la ligne de droite, qui est Hassadim (la %iséricorde) et la ligne de gauche, qui est Hokhma (la Sagesse). Elles ne sont pas en mesure de se réunir. En fait, chacune est prête à occuper entièrement le désir à 100% par elle-même. Elles demeurent dans l’opposition l’une à l’autre.
Toutefois, elles ne peuvent émaner l’une sans l’autre! Elles viennent toutes deux d’En Haut, mais la ligne droite, c’est comme si elle disait : «Comment est-ce possible sans don sans réserve ? Le don sans réserve n’est-il pas le but de la création? « Alors que la ligne de gauche, c’est comme si elle soutenait :« Je suis le fondement de la création! Je suis la Lumière de Hokhma qui doit être révélée en elle ! Comment cela se peut-il sans moi?  »
Et elles se disputent l’une avec l’autres, sans possibilité de compromis ou de réconciliation. Pourtant, dans leur accord se trouve la solution: la réception pour le bien du don sans réserve.
Pour faciliter un accord, un troisième facteur est nécessaire. Ce troisième facteur permet à chacun de bouger de sa ferme position et de comprendre l’autre. La solution se trouve au milieu. La solution n’est pas un compromis! Il s’agit plutôt d’une occasion unique et remarquable de se comprendre l’ une et l’autre, pour se revêtir dans l’autre, et arriver à l’accord en or.

 

Avant la ligne médiane il n’existait que les qualités du Créateur. La Création commence avec la ligne médiane qui permet l’union du don sans réserve et de la réception. C’est la forme sous laquelle la créature peut participer pleinement au don sans réserve et peut devenir semblable à son Créateur. C’est comme un enfant qui unit ses parents (les deux lignes opposées du Créateur), et les fait devenir une famille.