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Êtes-vous riche ou pauvre?

Dr. Michael Laitman

Le Zohar, le chapitre « Vayikra (le Seigneur a appelé), » Point 129: … L’offrande des pauvres est la plus légère : deux tourterelles ou deux jeunes pigeons. Et si non, ils apportent un peu de farine et ils sont ainsi pardonnés. A ce moment-là, il est déclaré et dit: «Car Il n’a ni mépris ni dédain pour l’humilité du pauvre», puisque l’offre des pauvres est la plus louée.

 

 

Cela parle d’une personne, avec quel degré de désir (Aviout) elle peut travailler en vue de donner. Dans la mesure où son désir de recevoir lui est révélé, elle prend des parties, les plus grossières et les plus épaisses, et si elle est capable de travailler avec elles afin de donner sans réserve, elle est appelée riche. Et si elle ne peut prendre que les plus petites, et les plus faibles parts de son désir de recevoir et de les apporter en sacrifice, c’est-à dire les rapprocher du Créateur, elle est appelée pauvre.

Le mot «sacrifice» (Korban) dérive du mot «rapprocher» (Lekarev). Selon la partie de son désir de recevoir avec laquelle une personne se rapproche du Créateur, afin de l’utiliser pour le don sans réserve, elle est appelée riche ou pauvre. Le riche apporte plus et le pauvre moins; chacun dans la mesure où il est capable de travailler avec sa volonté de recevoir pour donner sans réserve. « Sacrifice » est appelé le désir de recevoir que j’ai déjà utilisé pour recevoir, mais maintenant en me rapprochant du Créateur, et, ce faisant, en le transformant à partir d’une réception à un don sans réserve. En raison de cette nouvelle volonté de recevoir, je suis devenu plus proche du Créateur et je suis monté d’un degré sur l’échelle vers l’adhésion avec le Créateur.

La Lumière Infinie ou l’obscurité infinie?

Dr. Michael LaitmanEn étudiant la Kabbale, nous entrons en contact avec la Lumière elle-même. En nous unissant avec d’autres qui cherchent le même but et en étudiant ensemble, nous nous synchronisons avec Malkhout du Monde de l’Infini, où toutes les personnes existent dans leur unité intérieure, comme un seul tout. Comme nous désirons exister activement dans cet état, nous attirons vers nous la Lumière cachée à partir de cet état parfait, en accélérant notre développement spirituel. C’est ce qu’on appelle devenir Isra-El, ceux qui aspirent « directement au Créateur », qui est celui qui «accélère le temps », qui attire la Lumière à lui-même grâce à ses études et L’oblige à être révélée. Cela signifie également celui qui «éclaire le temps », ce qui signifie qu’il veut que la Lumière le dirige vers le don sans réserve (la sainteté est la qualité du don sans réserve).
Il s’avère que l’étude de la Kabbale dans un groupe nous donne les « rênes » ou le « volant» à travers lesquels nous pouvons nous contrôler nous-mêmes – notre forme de développement et sa vitesse – lorsque nous devenons indépendants de la Lumière. Toutefois, d’autre part, la Lumière est très puissante et Elle a un programme de développement pour chacun de nous,ainsi que pour nous tous ensemble. Par conséquent, lorsque nous essayons d’accélérer notre développement part nous-mêmes, tout à coup nous commençons à sentir combien nous sommes dépendants de cette Lumière, de son éveil. C’est seulement avec son aide que nous pourrons progresser.
La Lumière m’élève et m’abaisse, ce qui éveille en moi le désir de me développer afin de me rendre «semblable au Créateur », un être humain, en m’élevant au-dessus de ce niveau animé et de toute cette vie matérielle. J’attends que la Lumière commence à m’influencer. Je me prépare à me rendre à Elle complètement, à me synchroniser autant que possible aux études, au groupe, à la diffusion et à résoudre toutes les questions qui se sont ajoutées au cours de l’obscurité et de la dissimulation.
Je suis comme ce « coq », de la parabole sur le coq et la chauve-souris, qui attend l’aube. J’attends que la Lumière vienne éclairer le chemin pour moi, et je me réjouis quand la Lumière vient. Toutefois, la « chauve-souris », qui ne se prépare pas à la venue de la Lumière, perçoit l’éveil d’En-Haut comme l’obscurité.

Bien que nous existons dans un système commun, seuls ceux qui attendent la venue de la Lumière, La perçoivent comme une chose souhaitable; pour eux, c’est vraiment Lumière. Au contraire, ceux qui ne veulent pas se rapprocher de la Lumière, du don sans réserve, et à aimer son prochain, sentiront en permanence de plus en plus de crises et de problèmes de ce monde.
Nous existons tous dans le monde de l’infini, mais tout dépend de notre préparation. Nous pouvons soit sentir la Lumière infinie ou les ténèbres infinies là, ou bien nous pouvons ne rien ressentir du tout, comme si nous n’avions pas conscience et que nous menions simplement une existence animée. Tout dépend de notre désir de devenir Humain, ce qui signifie «semblable» au Créateur dans Son amour et le Don sans réserve.

La fenêtre sur un nouveau monde

Dr. Michael LaitmanL’homme est né en n’aimant que lui-même. C’est notre nature, et nous ne pouvons rien y faire. Nous y avons toujours vécu à l’intérieur et ne pouvons pas en sortir. Toutes nos actions sont uniquement pour notre propre intérêt, sinon, il est impossible d’aller de l’avant. Par conséquent, j’ai besoin d’une force étrangère qui agirait contre ma nature pour la changer.
Toutes mes pensées et mon énergie résident en continuant à travailler pour me combler et me réconforter moi-même. Mais il y a un point en moi qui me pousse à sortir de ma nature, à m’élever au-dessus du degré animé, et à atteindre le Créateur, c’est-à-dire, pour atteindre le niveau de l’homme. Seul ce point en moi appartient au degré humain, le niveau du Créateur puisque «l’homme» est semblable au Créateur.

 

J’appartiens entièrement au monde matériel, mais ce seul point en moi appartient au monde spirituel. S’il ne se réveille pas, un être humain vit seul dans ce monde et ne soupçonne pas quelque chose de plus, il est satisfait de cette vie matérielle. Si, toutefois, ce point est réveillé dans son cœur, il se sent mal à l’aise dans ce monde et cherche à s’élever au-dessus de lui. Il est influencé par deux forces: l’une le pousse par derrière sur le monde matériel, et l’autre le tire de l’avant, venant du monde spirituel.

 

Sans renoncer à soi-même (à son égoïsme) en s’élevant au-dessus sa nature, il est impossible de parvenir à l’adhésion avec le Créateur. Je dois décider à quelle nature je souhaite être relié: la nature du Créateur ou celle de la créature, c’est-à-dire, choisir le don sans réserve ou la réception.
Puisque donner est contraire à notre nature, il n’y a qu’un seul moyen de passer du matériel au spirituel: un groupe de Kabbale. Le groupe dispose d’un pouvoir immense, car nous travaillons ensemble et tout le monde annule le désir égoïste qui l’empêche de remplir le but pour lequel l’homme est né. L’objectif est de devenir semblable à son Créateur. Le Créateur est la force du don sans réserve, l’amour, et l’annulation de soi. C’est pourquoi j’ai besoin du groupe comme une force extérieure étrangère qui fonctionne comme un levier qui me permet de contourner ma nature.

Pour que cette force soit grande et vivifiante, le groupe doit être uni et forte en lui-même et brûler du désir d’atteindre le but spirituel. Puis, tout le monde dans le groupe peut user de ce pouvoir et sortir de l’asservissement de l’amour égoïste.

Un jeu: marcher dans l’inconnu

Dr. Michael LaitmanSe mouvoir dans un nouvel état inexploré que nous avons encore à découvrir, créer et sélectionner les actions appropriées, est appelé un jeu. Jouer, néanmoins, est une activité sérieuse, qui porte l’élément de l’inconnu. Pendant le jeu, nous étudions nos capacités, inclinations, et les objectifs, ainsi que leurs résultats. À chaque répétition, une personne va de l’avant vers un état inconnu.
Comment peut-on avancer dans l’inconnu? Si nous connaissons les états du début et de la fin, cela signifie que le programme est déjà en nous et que nous sommes tout simplement en train de le mettre en œuvre quand nous allons d’un état à l’autre. Toutefois, nous ne grandissons pas de cette manière. Marcher vers un état connu ne se traduit pas par l’acquisition d’un nouvel état, mais c’est seulement une accumulation d’expérience. Si une personne sait ce que l’état suivant devrait être, alors elle est en lui, elle est déjà en lui.
La «croissance», d’autre part, signifie que l’on acquiert un état totalement nouveau et que l’on devient la personne que nous ne sommes pas encore aujourd’hui. Comment pouvons-nous faire cela de la manière la plus rationnelle, mûre, et correcte si ce n’est avec l’aide d’un jeu, d’une simulation? La nature elle-même nous pousse sans cesse à apprendre en jouant.

Le même processus peut être observé aux niveaux minéral, le végétal, et et  animal. Afin de continuer à avancer, une plante emploie des processus similaires au sein d’elle-même, comme un jeu. Si nous étudions la plante pendant sa croissance, elle semble identique à la nôtre aux niveaux animés et humains.
Une personne doit imaginer correctement l’état suivant en elle-même, si bien qu’elle reçoit d’elle la force de la croissance. Par conséquent, la présence du Créateur dans chaque créature est obligatoire. On peut faire un pas en avant que s’il existe déjà en lui. Une personne doit consciemment et délibérément attirer la Lumière du Créateur, qui vient de sa « moitié » cachée supérieure.

Par conséquent, une personne construit un modèle d’un état plus avancé en utilisant le groupe, qui est un simulateur du Monde de l’Infini, des états spirituels, et du don sans réserve mutuel. Quand une personne accomplit diverses actions, elle s’attend à ce que la Lumière agisse sur elle pour lui faire savoir que l’état le plus exact possible a été trouvé. Quand cela se produit-il? Lorsque la Lumière se revêt en elle.
La Lumière reste dans le repos absolu. Nous avons seulement besoin de trouver notre ressemblance avec elle. De toutes les formes possibles, dès que nous choisissons la forme similaire au Créateur, Il nous remplit immédiatement et nous nous unissons les uns aux autres. C’est ce qu’on appelle l’état suivant. De cette manière, nous avançons.

La gamme unique de chaque âme

Dr. Michael LaitmanL’Arvout (La garantie mutuelle) prend vigueur au moment où je jure qu’à partir de maintenant tous les autres seront toujours comblés de ma part. Cela semble assez simple, mais pour moi, pour atteindre ceci, je dois adhérer spirituellement à tous les gens et sentir leurs désirs. Puisque nous sommes connectés dans nos âmes, je dois découvrir où se trouve ma part à l’intérieur du désir de l’autre et il doit certainement recevoir quelque chose à travers mon âme, puisque cela fonctionne dans un corps physique commun.
Où est donc cette zone creuse que j’ai à remplir selon le système qui existe dans le Monde de l’Infini? Je dois prendre soin d’elle, et ainsi donc chacun de nous en ce qui concerne les autres. Il n’y a pas d’âme où je n’ai pas une partie et un besoin pour en remplir l’espace. Personne ne peut le remplir, sauf moi, c’est un espace spécial, une gamme unique, que moi seulement je peux remplir. Et j’assume la responsabilité pour cela, laissez-moi juste le faire!

 

Je n’ai besoin de rien, mais que de cela. Comme une mère qui prend soin de son bébé qui désire qu’une seule chose: la possibilité de prendre soin d elui. Essayez de dire à une mère de passer son enfant à quelqu’un d’autre. Même si elle est une reine et a de nombreux agents qui seraient heureux de l’aider, elle a toujours plaisir à nourrir sa progéniture. Elle reçoit du plaisir à le faire elle-même. Nous aussi, nous devons percevoir notre don sans réserve vers les autres comme un plaisir.

Grâce à notre liaison les uns avec les autres, au sein de chaque âme il y a un espace que je dois remplir. Mon âme contient 7 milliard de pièces; en dehors d’elle, il y a 7 milliard d’âmes supplémentaires, et dans chacune d’elles je dois remplir mon espace (comme fait chacun de nous). De mon point dans le cœur, je dois remplir mes parties dans toutes les autres âmes, et chacune d’elles doit remplir sa part en moi.

 

C’est ce qu’on appelle la pénétration mutuelle des âmes. Chacun a une racine à partir de laquelle on agit. Et tous les autres désirs en moi, sauf la racine sont étrangers. Ils sont présents en moi seulement parce que je les contient tous.

 

À l’origine, je suis juste un point. J’ai besoin des autres pour me donner satisfaction dans tous ces désirs et alors seulement, je vivrai! Quant à moi, je dois utiliser ces désirs pour comprendre les autres et réparer le trou en eux que seulement moi peut remplir. Lorsque je branche ces autres désirs en moi, je vois leurs besoins et je les remplis à partir de mon point dans le cœur. Vous me sentez à travers mon désir branché sur vous, et vous comblez dans votre espace en moi, à partir de votre point dans le cœur. C’est ce qu’on appelle l’Arvout. Il n’y a pas d’autre occasion pour nous tous d’être comblés. C’est le seul moyen.

S’élever à une dimension supérieure

Dr. Michael LaitmanQuand les âmes s’unissent, une personne découvre une nouvelle réalité. Actuellement nous faisons l’expérience de vivre en ce monde, qui se situe au niveau de l’existence individuelle, chaque partie est déconnectée de l’organisme tout entier. Pourtant, bien que toutes ces pièces soient en vie et conscientes de leur existence individuelle, il y a une différence entre un corps qui est entier et un corps dont les parties sont déconnectées. 

À l’heure actuelle, chaque individu déconnecté reçoit une bouée de sauvetage et de maintien de la vie, comme un organe extrait du corps pour une greffe dans un autre organisme. Par conséquent, ils sont comme des «organes prêts-à-greffer » maintenus en vie, qui assure qu’ils ne descendront pas en dessous de l’existence animale. Ces organes se considèrent comme vivants dans cette réalité. C’est ce que nous sommes.

 Si nous; un groupe de tels organes, désirons nous unir et le demandons, alors notre volonté collective (la prière appelé MAN) tire d’En-Haut (à partir d’un niveau plus élevé) la force qui nous unit. Par la suite, dans notre unité nous percevons la réalité spirituelle, comme un corps dont les organes commencent à se connecter les uns aux autres.

 

Ainsi, l’organisme tout entier expérimente une vie différente, non pas l’existence que chacun d’entre eux a vécu séparément en s’efforçant de survivre au degré de l’animalité. Nous remontons du niveau animal de l’existence à un nouveau niveau appelé l’homme.

La sensation de cette vie collective de tous les « organes du corps » (l’âme collective) est appelée le monde spirituel. Nous allons même plus être capables de percevoir l’existence préalable comme la vie parce que nous ne vivons plus pour survivre, mais soutiendrons les autres lignes de vie. La lumière nous donne une réalité complètement nouvelle et différente.
Notre vie antérieure au niveau animal semblera très basse et pas souhaitable. Nous en aurons besoin dans le seul but d’absorber les désirs de ceux qui vivent encore dans notre monde comme des animaux: ce sont les désirs qui n’ont pas rejoint notre connexion pour le moment. Peu à peu, ils commencent également à monter. Toutefois, après avoir atteint notre vie spirituelle, ce niveau inférieur ne sera pas nécessaire puisque nous serons tous montés à une dimension supérieure.

Comment éviter la souffrance

Dr. Michael LaitmanPendant que nous analysons nos désirs nous avons besoin de pénétrer profondément en eux pour comprendre qu’ils, ainsi que leur intention égoïste, viennent du Créateur. Nous avons besoin d’atteindre la profondeur extrême de la reconnaissance du désir et de sa racine, atteindre l’endroit d’où vient le désir.
Lorsque nous révélons que le désir lui-même et son intention égoïste nous sont envoyés par le Créateur, nous comprenons qu’il n’y a pas d’autre choix. Nous n’avons personne d’autre vers qui nous tourner avec notre appel pour nous corriger, sauf le Créateur. Sinon, une personne n’a pas besoin de la Torah, tant qu’elle ne crie pas ou n’appelle pas vers le Créateur. On ne se perçoit pas encore comme un être régi par la Force Supérieure à laquelle on peut faire appel.
Notre origine égoïste est le même ange qui nous rapproche du Créateur. Nous recevons des coups, et, par conséquent, nous comprenons qu’ils ont un but et qu’ils sont envoyés par une personne plus haute que nous. Nous pouvons arriver à cette conclusion par la souffrance, et nous pouvons également y accéder à travers les études, l’environnement, et le développement spirituel.

« Un sage voit l’avenir », il voit l’éveil d’un état avant qu’il ne soit atteint et il a la capacité de le changer. La souffrance physique de ce monde se transforme en souffrance de l’amour lorsque je tire peu de Lumière Supérieure et que je ressens mon état par rapport à elle. Puis je commence à souffrir du fait que je n’ai pas l’amour du prochain ou l’amour pour le Créateur. C’est là que réside le point de notre libre choix.

Il est essentiel de s’attaquer à la racine de la souffrance et de comprendre que c’est à dessein qu’elle est envoyée d’En-Haut. Si nous comprenons qu’il n’y a pas de choix et commençons à crier vers le Créateur, cela signifie que nous avons atteint la plus grande profondeur. Toutefois, si nous attribuons encore notre souffrance à diverses raisons dans ce monde et à nous-mêmes, nous n’avons pas vraiment atteint le bas.

 
Je plonge de plus en plus profondément dans la souffrance par ses degrés d’Aleph, Bet, et Guimel (inanimés, végétal, et animé) et je pense que je reçois un coup de la nature. Toutefois, lorsque j’arrive dans sa dernière phase, Behina Dalet, je révèle là que sa source est au-dessus de la nature, qui est dans le Créateur, et c’est comme si le Créateur pointait un doigt. Alors, je crie vers Lui.

 
Est-il possible d’accélérer ce processus? Oui, bien sûr. La Torah nous fut donnée pour cette raison, afin d’avancer par un chemin simple et rapide en fonction de notre propre volonté plutôt que par le chemin de la souffrance. Je peux organiser un groupe autour de moi et tirer la Lumière d’En-Haut par les études (par exemple, en étudiant le Zohar) et j’atteins rapidement le même résultat. C’est ce qu’on appelle le chemin de la Torah. La différence entre les deux chemins se compose de milliers d’années de souffrance.

D’abord faire la soupe!

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Quand je lis Le Zohar, mon esprit continue à voir des images superficielles. Comment puis-je me rappeler que toutes ces choses se passent en moi alors que le texte parle des connexions entre nous? 

Ma réponse: Pour vous dire la vérité, cela n’a pas d’importance. « Le temps fait ce que l’esprit ne sait pas. » Le temps est à l’étude et au rapprochement avec les amis. Lorsque, pendant la leçon, une personne n’est pas capable de penser (avec la tête) sur le but (avec son cœur), qu’elle écoute son cœur.

Le plus important est de toujours s’en tenir à l’idée de ce que vous voulez de l’étude. La Torah n’a pas d’effet sans cela. La Torah nous influence en fonction de notre intention. Comme il est écrit: «J’ai créé le mauvais penchant et j’ai donné la Torah comme épice. » Avez-vous un mauvais penchant? Apportez-le puis vous recevrez la Torah pour l’épicer (le moyen de sa correction).

Cependant, d’avoir cette épice comment cela peut-il vous aider si vous n’avez pas le mauvais penchant? Les kabbalistes nous donner des exemples simples. Avez-vous de la soupe ? Souhaitez-vous lui ajouter du poivre, du sel, et toutes sortes d’assaisonnements? Allez-y, mais comment allez-vous profiter du sel et du poivre si vous n’avez pas la soupe? Par eux-mêmes, le sel et le poivre ont un goût répugnant.

Dans notre cas, nous devons d’abord préparer la « soupe ». Sans elle, il n’y a pas besoin de demander pour l’assaisonnement; nous ne serions même pas en mesure de le demander. C’est au cours du processus de faire de la soupe (dans le groupe) que la nécessité se pose pour l’assaisonnement (pour que la Lumière nous unisse). Seuls ceux qui ont besoin de la Torah ont (découvert), le mauvais penchant.

C’est pourquoi nous devons aborder la lecture du Zohar et toutes nos leçons avec l’intention appropriée, en sachant exactement ce que nous désirons, ou, en d’autres termes, avec une nature préparée au mal. Avec le mal révélé en vous, vous avez quelque chose à corriger, vous recevrez la correction pour cela. Si vous n’avez pas découvert le mal intérieur, vous devez d’abord le chercher. Si vous vous sentez droits, la Torah n’est pas pour vous, c’est pour les pécheurs, pour leur correction. C’est pourquoi celui qui est plus grand que les autres est celui qui découvre un plus grand égoïsme en lui, un mal plus grand, et il a quelque chose à corriger.
Ainsi, cela n’a pas d’importance combien on comprend au cours de la leçon. «Ce n’est pas le sage qui étudie » (Lo ha-Hacham Lomed). Ce qui importe c’est le sentiment que l’on a quelque chose à corriger dans la connexion avec ses amis.

 
Nous devons nous unir en un seul désir, l’âme d’Adam, et nous devons devenir frères dans notre objectif. Même si maintenant nous nous haïssons les uns les autres, que nous ne voulons pas des autres, et les méprisons, nous comprenons que l’unité est le but. C’est pourquoi nous attendons que la Lumière vienne et nous ramène à la source où nous deviendrons un désir complet, et que le Créateur sera révélé au milieu de nous.

Nous sommes tous responsables les uns des autres

Laitman_420_05Le Baal HaSoulam écrit dans l’article « Arvout (garantie mutuelle) « que tous ceux qui aspirent au Créateur sont une nation où tout le monde est responsable l’un de l’autre. C’est ce qu’on appelle la garantie mutuelle. La Torah (la Lumière de la correction) a été donnée à cette nation uniquement après que chaque personne se soit demandée: êtes-vous d’accord pour mener à bien le commandement de l’amour du prochain? « Tu aimeras ton prochain comme toi-même» signifie prendre soin des autres au moins autant que notre nature nous oblige à prendre soin de nous-mêmes. C’est la condition qui nous permet de d’attirer la Lumière qui corrige sur nous. La lumière viendra corriger nos récipients spirituels seulement si nous révélons que nous voulons nous unir dans ce sens.La garantie mutuelle, c’est quand, après être monté au-dessus de notre propre désir, nous avons déjà composé un corps unifié, un organisme, et nous dépendons tous les uns des autres. Pour ce faire, chaque personne doit disposer d’un écran anti-égoïste et être dans le monde spirituel sur le niveau du don sans réserve (Hafetz Hessed), tout en traitant sa vie matérielle comme une composante nécessaire pour sa vie spirituelle.

En fonctionnant dans la garantie mutuelle, chaque personne comble une autre et comprend qu’elle doit être connectée avec les autres. Sa vie entière prend place pour ces raisons-là, comme cela se passe avec les cellules à l’intérieur de son corps. Chaque cellule et chaque organe du corps vit afin de s’acquitter de sa fonction par rapport à l’organisme commun. Le sens de sa vie est amour et don. Lorsque nous percevons cet égard, parmi nous, c’est ce qu’on appelle la vie spirituelle.

Si nous voulons nous réunir de cette manière, nous allons recevoir la force pour le mener à bien !

La préparation pour recevoir la Torah: la Lumière de la correction

Dr. Michael LaitmanLa Torah est la force de la correction, et elle nous change vers l’équivalence avec le Créateur. Lorsque nous devenons semblables au Créateur, nous sommes appelés « Adam», et chacun de nous est appelé « Ben Adam  » (Être humain) pour sa part. Adam signifie «semblable» (en hébreu – Edame) au Créateur. Ainsi, un « être humain » n’est pas l’un des milliards qui existent dans notre monde, mais celui qui réalise l’équivalence avec le Créateur.
Toutefois, afin de s’élever au niveau du Créateur, afin de mettre en œuvre la Torah, une volonté suffisante est nécessaire. Nous sommes consommés avec les préoccupations terrestres, alors comment peut-on se préoccuper de l’aspiration à la spiritualité, pour nous élever à la dimension suivante? Cela fait partie de la préparation pour recevoir la Torah. Il est écrit que le Créateur nous donne la Torah chaque jour. Ce moyen est toujours prêt à l’emploi et il ne dépend que de notre désir.
Par conséquent, tout d’abord, j’ai besoin de cultiver le désir de passer de mon degré animal vers un monde nouveau, qui est le monde spirituel. Toutefois, si je n’ai pas ce désir, je vais vivre comme un animal et je ne verrais pas ce moyen puisque je n’en ressens aucun besoin; je ne veux pas ou je ne comprends rien de ce qui va au-delà des royaumes de ce monde. Sinon, je pourrais déjà progresser vers le monde spirituel. Jusqu’à présent, je n’ai pas un désir suffisant pour utiliser ce moyen pour entrer dans la dimension Supérieure. Ainsi, j’ai besoin de me préparer pour la réception de la Torah.

Ce n’est que si je révèle le mauvais penchant en moi et que je clarifie ce que j’ai besoin de corriger afin d’atteindre le Créateur (l’amour et de don sans réserve), que je me prépare vraiment pour recevoir ce moyen appelé la Torah. S’engager dans la Torah signifie extraire d’elle la Lumière qui ramène vers le bien. J’ai besoin d’aspirer à elle et de désirer qu’elle me corrige. J’ai besoin d’ouvrir un livre, comme si je recevais de lui le médicament, sans lequel je suis condamné à mourir. Y a t-il beaucoup de gens qui étudient la Torah de cette façon dans notre monde?