Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

« Œil pour œil, dent pour dent »

Laitman_085Une question que j’ai reçue: Il y a un dicton dans la Torah qui est devenu très populaire dans le monde entier: « Une vie pour une vie, œil pour œil, dent pour dent. » Qu’est-ce que cela signifie du point de vue kabbalistique? 

Ma réponse: Où il y avait une rupture, maintenant une correction est nécessaire au même degré, sur le même plan, et sous la même forme. Là où le désir a été endommagé, nous devons maintenant le corriger, le rendre approprié à utiliser. Nous avons besoin de discerner correctement le lieu où la rupture a eu lieu, et la corriger à l’endroit exact même. Pourquoi? Pour ce faire, nous étudions ce que le Créateur a fait, l’habileté de son plan, et comment Il me met des bâtons dans les roues dans chaque état afin que je demande son aide et afin que je n’apprenne de Son œuvre.

L’ensemble des travaux de correction est appelé l’œuvre du Créateur, parce que je discerne la corruption, je le prend Lui par la main, je l’amène à cet endroit, et je lui demande de réaliser la correction. J’imagine à l’avance comment cet état doit être corrigée. Une fois qu’il la corrige, je deviens son complément, et, par conséquent, lui et moi marchons ensemble. De cette façon, nous sommes connectés au Créateur.

Si j’étais capable de faire cette correction de moi-même, je n’aurais pas une connexion avec la Force supérieur. Si le Créateur était capable de le faire sans moi, alors qui serais-je? Quel serait le but de mon existence? C’est la seule façon pour que Lui et moi nous puissions travailler ensemble en tant que partenaires.

Le Créateur est en deuil pour les désirs brisés (Kelim). D’une part, il veut les corriger, mais, d’autre part, il est incapable de le faire dans le régime général sans que je le Lui demande, ma demande, et des instructions précises sur ce quoi corriger et où. Ainsi, lui et moi devenir de véritables partenaires dans ce travail.

Amour illimité

Laitman_104Une question que j’ai reçue: Comment peut-on maintenir intérieurement le besoin de donner sans réserve? 

Ma réponse: Le besoin de donner qui provient de l’amour ne meurt jamais. Vous ne pourrez jamais dire:  »Assez! » Au contraire, plus vous donnerez, plus votre besoin de donner sera grand. Cela n’est toutefois pas de l’amour, si l’amour rencontre une quelconque limite au-delà de laquelle vous n’irez pas, si vous pensez que votre amour à des limites, alors cela n’est certainement pas de l’amour.

Votre épouse peut très bien vous l’expliquer. Les femmes peuvent ressentir ces choses naturellement. Un homme tend à limiter son amour parce que sa racine spirituelle est la force de l’écran anti-égoïste qui lui dicte: «Voici la limite et je ne suis pas prêt à aller plus loin. » En revanche, une femme qui veut faire l’expérience de l’amour d’un homme ne peut pas comprendre comment l’amour peut avoir des limites. Ceci est inculqué dans notre nature.

Le plaisir ne peut jamais éteindre le désir d’aimer: l’amour réveille seulement un désir encore plus grand. Quand vous donnez à vos enfants, vous ne leur dites pas: «Assez, je ne vais pas te donner plus. » Peut-être que vous ne pouvez pas donner plus en raison de circonstances extérieures, mais vous ne pouvez pas restreindre volontairement le fait de donner à vos propres enfants.

L’amour annule toutes les frontières. Nous ne comprenons pas ce qu’est l’amour véritable. Nous pensons qu’il est comme de nous remplir l’estomac, mais l’amour est l’accomplissement du désir de quelqu’un d’autre. C’est une aspiration à satisfaire une autre personne. Je sens que cela concerne une autre personne (pas moi), je sens la distance entre nous. Pourtant, je tiens à réaliser le désir de cette personne.

 

Nous parlons ici du Kli spirituel et de la science de la Kabbale plutôt que des caresses et des baisers. La nature en entier agit en fonction de ce principe de manque et de sa satisfaction, l’amour règne au-dessus de tout. Tout dans la nature s’unit, se rapproche, ou, au contraire, s’éloigne selon ce principe. Cette force unique agit dans la nature depuis que le Créateur est la puissance de l’amour. C’est pourquoi il n’y a rien d’autre que l’amour et la haine (qui est, de l’amour avec un signe négatif.)

« Tu aimeras ton prochain » n’est pas seulement un beau slogan, mais plutôt une loi de la nature. Pour remplir le désir d’une autre personne signifie de nous le sentir hors du temps, hors du mouvement, ou de l’espace, au-delà de toutes les limitations de ce monde. Cela est d’entrer dans la spiritualité. Ce faisant, nous avons la vie éternelle. Si non, nous vivons comme des animaux et nous sommes limités par notre corps matériel dans ce monde.

Don véritable ou égoïste?

Laitman_167Une question que j’ai reçue: Dans ce monde, nous éprouvons un plaisir égoïste dans le don. Quel est l’avantage d’être dans le monde Supérieur si nous recevons notre plaisir dans la qualité du don là aussi?

Ma réponse: Si on était capable d’apprécier le don dans ce monde, alors nous donnerions tout le temps. La question qui se pose est pourquoi nous donnons dans ce monde? Nous donnons dans le but de recevoir du plaisir. Ceci est la différence entre ce monde matériel et le monde spirituel.

Dans ce monde les gens sont prêts à tout abandonner pour un simple moment de plaisir. Le plaisir représente tout et l’action elle-même nous importe peu. Quand nous aimons quelqu’un d’autre, nous sommes prêts à lui donner tout incluant notre propre vie. Ceci est parce qu’il y a un mécanisme en nous qui sécrète une  »drogue » de l’amour et du plaisir à l’intérieur de nous. Mais si nous ne ressentons pas l’amour, alors nous ne sommes pas disposés à donner parce que nous n’éprouvons aucun plaisir.

Maintenant, la question qui se pose est celle-ci: Avons-nous besoin d’amour pour donner ou pour atteindre la satisfaction? Ceci est la différence entre les deux mondes.

Comme une mère aime son enfant

Laitman_057Le Créateur est un pur désir de don. Il reçoit du plaisir à donner. Il créé la créature, le désir de recevoir, de manière à lui donner sans réserve. Est-ce que le Créateur éprouve du plaisir à donner? Il en ressent! Est-ce qu’Il donne dans le but d’éprouver du plaisir? Non! Il reçoit son plaisir par le fait même qu’Il désire donner. Nous disons qu’Il souffre à cause de notre répugnance à recevoir Son plaisir, mais ce n’est que parce que notre perception est limitée à travers elle nous percevons Sa  »souffrance » en relation à nous-mêmes.Nous, d’un autre côté, sommes le désir de recevoir, et nos joies résident seulement dans la réception. Ce désir ne peut-être effacé en nous; il a seulement besoin d’être corrigé. Le désir corrigé participera au plaisir de sa satisfaction, mais sa satisfaction viendra en réalisant les désirs d’un autre.

Comment est-ce possible? Vais-je être moi-même rempli? Oui, mais seulement en raison du fait que je m’acquitte du désir de quelqu’un d’autre, et, ce faisant, je sentirai que je suis moi-même l’accomplissement. Je serai comme une mère avec son enfant et je prendrai plaisir à cet acte même. Une mère aime son enfant, et il s’ensuit que, moi aussi j’ai besoin d’acquérir cet amour. Si je parviens à l’amour le désir d’un autre, alors tout ce qu’il reçoit sera mon épanouissement. L’amour sera notre désir uni en un seul. Par ailleurs, l’amour rendra le désir d’un autre plus important pour moi que mon propre désir inhérent.

Par conséquent, tout ce que j’ai besoin, c’est la puissance de l’amour. Et ce pouvoir ne peut être reçu que du Créateur, car Il est celui qui aime. L’amour est sa qualité intrinsèque. Demandez-Lui et Il va le partager avec vous. Vous serez capable d’aimer aussi, alors l’amour se lèvera sur l’ensemble de votre haine.

C’est là que réside le don de la Torah (la Kabbale): un pouvoir vient d’en haut, qui unit votre désir avec ceux des autres, et vous commencez à les aimer comme vous-même. « Comme vous » signifie encore plus que vous. Votre amour est si grand qu’il vous oblige à prendre soin des autres avant même de prendre soin de vous-même. Vous devenez comme une mère qui est prête à donner à son enfant tout au monde.

Au degré animal un tel comportement est contraint par la nature (le Créateur). Mais au degré humain, nous devons parvenir à cet état de notre propre chef.

Ma plus grande vertu est mon manque

Laitman_053_05Tout le monde pose la même question: si le Créateur est tout-puissant, pourquoi veut-il nous faire subir la souffrance de cette vie qui est parfois pire que la mort? Si il nous traite avec amour, alors pourquoi nous  plonge t-Il dans ces états horribles? S’il n’y a rien hormis Lui, comment peut-Il faire cela? Pourquoi a-t-il créé en nous une nature mauvaise et demande que nous arrivons au bien à travers un si long chemin de souffrance?

Le fait de la question est qu’il n’y a pas de manque dans le Créateur, et nous devons nous amener à un sentiment de manque de notre propre chef. Ce n’est pas possible sans un dur travail. Nous ne travaillons pas dur afin de recevoir satisfaction, mais pour nous sentir un manque. Ceci constitue l’ensemble du processus que nous traversons.

Il nous semble que nous essayons de nous satsifaire, mais ce n’est pas le cas. Nous travaillons uniquement sur la construction d’un  »Kli »  qui donne, un désir de donner en nous. Plus nous nous élevons, plus grand est le manque de don sans réserve, la nécessité de donner. Quand nous arrivons à l’Infini, ce sera un infini récipient vide (Kli), avec une sensation infinie d’un manque de la qualité du don. Ceci est la réalisation ultime de la créature.

De là, nous comprenons que nous ne pouvons pas terminer le processus d’une autre manière. Il n’y a pas de manque dans le Créateur pour commencer avec, le concept même du Créateur à qui il manquerait quelque chose n’existe pas. C’est nous qui avons besoin de parvenir à une sensation de manque et en particulier du manque de la qualité du don.

 
Pourtant, Son désir de vouloir plaire à ses créatures n’est-il pas une déficience? Non, ce n’est pas le cas. Cette volonté du Créateur vient de la perfection. Nous ne pouvons pas comprendre ce que notre désir est une conséquence de la carence. Le Créateur et moi sommes debout en face l’un face à l’autre, donnant mutuellement l’un à l’autre des désirs  égaux, mais nos désirs sont des racines complètement différentes. Son désir est de la perfection puisqu’Il est d’abord parfait, et mon désir est d’un manque que j’ai développé en moi de mon propre chef.

 
Par conséquent, ce manquen’est pas à mon détriment, c’est ma vertu et j’y suis arrivé de moi-même. J’ai construit l’amour pour Lui en moi car le manque de qualité de don ou le désir de donner sans réserve, est, en fait, l’amour.

S’élever vers l’infini sur les marches de l’amour

Laitman_415_01Si nous devons donner sans réserve au Créateur étant donné le désir qu’il a Lui-même instillé en nous, pourrait-il y avoir un amour plus superficiel que cela? Pour l’essentiel, nous l’aimerions Lui parce qu’Il nous oblige à l’aimer. L’amour n’est possible que quand le désir prend origine en nous.

C’est pourquoi ce n’a pas été une option de nous créer en un désir prêt à L’aimer, car cela aurait été dégoûtant. L’amour doit être complètement uthentique à sa racine, il doit s’épanouir dans un espace vide, absolument désintéressée et indépendamment de tous plaisirs reçus.

Comment peut-on atteindre un tel absolu, pur, et amour éternel, tout à fait désintéressé, sans demander aucune récompense? Comment la créature peut-telle latteindre la même attitude envers le Créateur que Lui a pour la créature? Ce désir, la nécessité de don sans réserve, doit être développer par nous. C’est là que réside tout notre développement de ce monde et ce jusqu’au monde de l’Infini: pour atteindre le besoin d’amour.

Parce que nous le développons en nous-mêmes, ce besoin d’amour ne disparaît pas. Nous nous accrochons à ce manque, grâce auquel nous pouvons aimer et donner. Pour cette raison, le récipient spirituel ne peut jamais être trop rempli. Il ne peut être comblé; nous nous contentons de le couvrir d’en Haut, comme il est écrit: «L’amour couvrira toutes les fautes. » Le fait de couvrir ne fait qu’augmenter le manque. Nous le couvrons, mais il continue de croître, il continue à flamber avec de plus en plus de brillance.

C’est pourquoi le processus que nous traversons ne peut pas en être autrement, tel qu’il découle de l’objectif final. En effet, si le Créateur veut nous amener à l’amour mutuel, le même amour qu’Il a pour nous, il n’y a pas d’autre choix. L’échelle spirituelle entière a déjà été tendue du point final pour nous, du début du chemin, et nous devons continuer notre voyage tout le chemin jusqu’à la fin.

Ouvrez moi une ouverture comme le chas d’une aiguille

Laitman_422Le Livre du Zohar, chapitre  »Emor » (Parle), point 129: « Ouvrez-moi une ouverture comme le chas d’une aiguille, et j’ouvrirai pour vous les hautes portes… Ceci est pourquoi quand le roi David a voulu venir au Roi, il a dit,  »Ouvrez-moi les portes de la vertu est Malkhout, elle est la manière de venir au Roi.  »C’est la porte du Seigneur », pour le trouver Lui et pour adhérer à Lui. D’où,  »Ouvre-moi, ma soeur, mon amour », pour me joindre à toi et pour être à jamais en paix avec toi. 

Dans une de ses lettres, Baal HaSoulam décrit l’entrée au monde spirituel. Vous avez un mur solide en face de vous qui n’a pas d’ouverture, et puis, tout d’un coup, une entrée s’ouvre pour vous. Dans le monde matériel, nous savons qu’il y a une porte à un certain endroit, elle est fermée, mais elle peut être ouverte. Toutefois, dans le monde spirituel, il n’y a pas de porte, rien n’est visible à l’avance, tout est complètement caché. Il est absolument impossible d’imaginer que quelque chose peut être ouvert ici. Puis, soudain, une entrée s’ouvre.

 Tout se passe en fonction de la similitude des propriétés de la personne en face de la paroi, et le du Créateur qui est derrière elle. S’ils partagent au moins un pour cent des propriétés semblables, la personne peut entrer à l’intérieur. Il y arrive à la condition qu’il ne veut entrer que dans la mesure de ce pour cent et en laissant le reste à l’extérieur.

Cela signifie qu’une personne veut devenir connecté avec le Créateur que par les désirs qui lui conviennent à Lui. Ensuite, l’entrée s’ouvre et il se trouve dans le monde spirituel. Les corrections de nos désirs nous conduisent finalement à un désir appelé «portes au Créateur.

Une attaque spirituelle ne cesse jamais


Une question que j’ai reçue: Ce week-end aura lieu une Convention en Amérique du Nord, intitulée La Convention mondiale du Zohar, où nos amis du monde entier se réuniront. Vous nous avez déjà relaté qu’un jour où vous étiez dans une même situation d’inspiration générale, vous avez demandé au Rabash,  »Que nous manque-t-il pour atteindre le but? » Il a répondu,  »Une attaque! » Qu’est-ce qu’une attaque et comment pouvons-nous atteindre cet état ce week end à la Convention, ou même maintenant, à cet instant précis? 

Ma réponse: Lors d’une attaque spirituelle, on ne doit pas penser à quand elle sera finalement terminée. Une attaque est quand je rassemble toutes mes forces et que je travaille avec.

Dans notre monde une attaque est un coup concentré, suivi d’une chance de se reposer. Toutefois, la spiritualité est parfaite et donc ne peut pas être transitoire. Si votre désir est authentique, alors il est éternel! Par conséquent, une attaque spirituelle signifie la mobilisation de forces, quand on doit les concentrer sans cesse de plus en plus, sans pause ou sans répit. (En fait, on reçoit effectivement un  »répit » d’En-Haut, tel que l’état de  »Hanoukka », qui provient des mots  »Hanuu-Koh » , arrêtez-vous ici. Cela se produit pendant une transition dans les moyens que l’on possède pour avancer plus loin.)

Cette Convention offre de grandes opportunités pour l’avancement de tous les étudiants à travers le monde. Bien que nous nous réunissons ensemble à la Convention en Amérique du Nord, il y aura en direct la retransmission de tous les cours. Et bien entendu, ils seront dédiés à l’union de ce grand désir en entier, le récipient spirituel (Kli).

Espérons que tous comprendront que la science de la Kabbale parle précisément de cette unité, plutôt que des fils rouges, des sorts, et ainsi de suite. De par l’unification de nos désirs nous atteignons la vie dans la dimension éternelle. Espérons que nous allons réussir!

Réunissons le cœur du monde


Une question que j’ai reçue: La Convention mondiale du Zohar va ouvrir à New York dans seulement deux jours, et il semble que tout a déjà été dit à ce sujet, comme la façon de s’y préparer et de ce qui se passera là-bas. Néanmoins, pourriez-vous donner quelques instructions sommaires finales? 

Ma réponse: Le résumé est d’atteindre une connexion dans nos cœurs. C’est la seule chose que nous devons corriger ce qui doit être la chose la plus importante pour nous.

 

Vous ne devez pas vous inquiéter maintenant d’être capable de voir et tout entendre, ou ne pas être en mesure de tout comprendre. La chose la plus importante est votre cœur: Vous avez à vous soucier de le connecter à tous les autres désirs similaires de la population participant à cette Assemblée mondiale.

 

Il y aura plus de mille personnes présentes à ladite convention, et elles seront rejointes par des centaines de milliers à travers le monde. Si ces cœurs désirent s’unir à l’intérieur du seul désir d’atteindre la révélation du Créateur, d’acquérir les qualités de don sans réserve et d’amour à travers leur union, alors cela se produira! L’objectif est réalisable. Il peut être accompli, et il se produira d’une manière ou d’une autre dans un très proche avenir.

 

Ces dernières années  je n’ai pas parlé d’amour et d’unité, mais maintenant nous sommes déjà pratiquement sur le seuil de la révélation du Créateur, de la qualité du don sans réserve et de l’amour, dans notre monde. Donc, nous arrivons à cette Convention dans l’espoir d’un grand succès.

Pourquoi l’herbe est toujours plus verte chez le voisin?

Laitman_718_02Nous recevons toujours l’impression d’un désir (Reshimo de Aviout) et de la Lumière (Reshimo de Hitlabishout), qui ne s’assemblent pas. Nous sentons que nous pouvons recevoir une plus grande Lumière que nous ne pouvons présentement accommoder, et en fait cela est bon! Toutes nos propriétés – la jalousie, l’ambition, l’aspiration au pouvoir et à l’honneur – germent de là.
Si je suis une  »cellule » de perception qui ressent le désir de quelque chose de précis ( »A », le Reshimo de Aviout), je perçois autour de moi ce qui a trait à  »A ». Si j’ai des données additionnelles ( »B », le Reshimo de Hitsalbishout), à l’intérieur de moi, je perçois ce qui a trait à  »B ».
La contradiction ou la différence entre les Reshimot (mémoires) du désir et celle de la Lumière (plaisir) me font voir  »l’herbe du voisin » comme étant plus verte que la mienne. En d’autres mots, j’ai cette habileté d’envier, de mieux comprendre, de me comparer aux autres, et de reconnaître qu’il y a qu’un de supérieur à moi. Cette habileté à percevoir et à prendre connaissance de niveaux additionnels est une propriété humaine.
C’est cette divergence qui engendre notre développement. Il y a pas une telle contradiction dans les Reshimot des degrés inanimés, végétaux, et animaux. Seul l’homme possède cette qualité étant donné sa forme spirituelle.