Opinion (du Deutsche Welle) : « Un récent sondage révèle que la confiance du public dans l’Union Européenne a touché le fond. Depuis le début de la crise de l’euro, les européens ont perdu la foi dans le bloc, même dans les pays pro-européens, comme l’Allemagne.
« Le résultat le plus surprenant, c’est que presque tous les européens se considéraient comme des victimes », a déclaré José Ignacio Torreblanca. « Les pays à la fois débiteurs et créanciers sentent en fait qu’ils ont perdu le contrôle de ce qu’ils font. »
C’est un risque en effet bien réel que l’Europe puisse échouer en raison d’un manque de soutien de ses citoyens.
C’est un problème commun lorsque les politiciens nationaux attribuent les succès de l’Europe à leurs propres politiques, alors qu’ils accusent Bruxelles lorsqu’il s’agit d’échecs. C’est un schéma bien connu pour expliquer pourquoi l’Union Européenne n’est pas populaire. »
Mon commentaire : Seule une union plus profonde permettra de sauver l’Union Européenne et l’Europe en général. Mais l’union ne devrait pas avoir lieu au niveau de l’établissement financier et politique, mais au niveau des sociétés et des nations.
Aux nouvelles (Euronews) Le chômage est en constante augmentation en France et pourtant tous les postes offerts par les entreprises ne sont pas pourvus loin de là. Après avoir publié récemment une étude sur le sujet, le Medef, l’organisme patronal français le plus important, affirmait : “nous constatons tous une inadéquation entre les besoins des entreprises et la situation que vivent de nombreux demandeurs d’emplois”.
Confirmation avec cette cadre du secteur bancaire.
“Je pense qu’avec 3,2 millions de chômeurs, il n’y a pas 3,2 millions de chômeurs qui disent “ça ne me convient pas” donc il y a peut-être une inadéquation entre les profils qui sont sur le marché et ce qu’on recherche, explique Maël Bernier.
Mon commentaire: Et pourquoi quelqu’un devrait travailler si les allocations de chômage sont décentes ou s’ il n’a jamais travaillé du tout? Il est clair que de quel genre de «spécialistes» parlons-nous ici. On peut dire que sans rééducation les chiffres ne feront que s’aggraver.
Aux nouvelles (France.24) Une nouvelle loi votée dimanche en Grèce prévoit le renvoi de 15 000 fonctionnaires et la baisse du salaire minimum en vigueur dans le pays. En contrepartie, les bailleurs pourraient prêter 8,8 milliards d’euros supplémentaires à Athènes.
La réduction du nombre des fonctionnaires était l’une des conditions posées par la troïka pour débloquer une nouvelle tranche de prêts de 8,8 milliards d’euros dont la Grèce a besoin pour payer ses salaires et retraites.
La nouvelle loi a été adoptée à l’issue d’un débat houleux à l’assemblée, par 168 voix sur un total de 292 députés présents. 123 députés ont voté contre tandis qu’un autre a simplement voté « présent ».
Les fonctionnaires censés être renvoyés sont ceux sanctionnés pour corruption ou incompétence, ceux poussés au départ volontaire à la retraite ou les victimes de la suppression de leur poste après la fermeture de dizaines d’organismes publics.
Mon commentaire: N’est-il pas plus facile dans les pays comme celui-ci de réformer l’ensemble de la structure de l’Etat en égalisant le segment des revenus les plus faibles de la population, en introduisant l’enseignement obligatoire pour les chômeurs (sur les chaînes de télévision), en encourageant la création de fonds d’entraide, et ainsi de suite? La principale tâche à laquelle le gouvernement doit faire face est d’occuper la population inactive et en faire l’avant-garde de la société future au moyen de l’éducation.