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Tout ce qui est amer n’est pas impropre à la consommation

Dr. Michael LaitmanSi nous jetons un coup d’œil sur notre propre histoire, nous pouvons voir que nous sommes constamment en développement. Bien que les niveaux végétal et animal de la nature ne changent guère au cours des siècles, nous nous développons à chaque succession des générations et même pendant la durée d’une seule génération.

Moi, par exemple, j’ai commencé ma vie dans la première moitié du siècle dernier, et avec la transition au 21e siècle, je vois la façon dont le monde a changé. À l’époque, les gens étaient attachés à des villages,  des communautés rurales, et des petites villes avec leurs façons réglées de vivre, alors que tout aujourd’hui est dynamique, tout est différent: les modes de pensée, les approches de la vie, et ainsi de suite.

Une question se pose donc: n’est-ce donc pas assez que nous naissions et vivions notre vie d’année en année? Pourquoi avons-nous besoin de changer? Il est évident qu’un nouveau-né a besoin de grandir dans le but de commencer à vivre une vie d’adulte significative, fonder une famille, avoir des enfants, et leurs passer ses acquisitions afin qu’ils continuent leur chemin. Mais pourquoi les gens ont-ils besoin d’un certain développement supplémentaire, en dehors de la chaîne des générations inhérente au monde animal? D’où vient cette opposition ? Quel est l’objectif du développement humain? C’est quelque chose que nous ne voyons pas.

Pourtant, nous pouvons établir une analogie avec un bébé qui n’est pas encore prêt pour la vie. Un long développement est nécessaire pour un enfant en vue d’acquérir la raison, la force, et le sentiment, jusqu’à ce qu’il ou elle apprenne réellement à comprendre la vie, l’organiser et la modifier. Peut-être que c’est la même histoire avec nous? Peut-être que des milliers d’années de notre développement sont comparables à la vie d’une personne? Peut-être que chaque siècle de l’histoire humaine est comme un an pour un enfant?

Cependant, nous ne voyons pas encore où nous allons. Le développement de l’enfant se produit sur un chemin bien tracé, et nous savons comment lui assurer tous les moyens nécessaires, y compris des exercices, des jeux, et un milieu spécialisé. Et pourtant, l’objectif du développement humain universel nous est inconnu, et c’est pourquoi nous ne remarquons pas l’état d’avancement des générations. Il nous semble que ce progrès est aléatoire.

Comme certains parents désemparés, nous nous penchons sur le bébé et ne comprenons pas d’où il vient et pourquoi. Nous n’avons pas la moindre idée sur la façon de l’élever, quel exercice lui donner, ou dans quel environnement le placer. En conséquence, notre petit foulera un sentier épineux, dépourvu des désirs nécessaires naturels qui le pousserait vers un véritable chemin.

Avec nos propres enfants, nous leur donnons des connaissances, inculquons des sentiments, nous leur enseignons la lecture et l’écriture, la musique et le dessin. Ils vivent dans un monde artificiel en comparaison duquel le monde extérieur des adultes semble comme une prairie sauvage.

Mais où sont les parents attentionnés et les éducateurs de l’humanité tout entière? Ils sont absents, et c’est pourquoi chaque génération, malgré tous les progrès, est plus misérable que la précédente : il lui manque plus. D’une part, nous nous réalisons de plus en plus, tandis que de l’autre, nous devenons de plus en plus vides.

Alors où exactement sommes-nous arrivés aujourd’hui? Qu’avons-nous accompli? Que nous donne tout notre développement ? Nous sommes allés dans l’espace, avons marché sur la Lune, mais ce sujet n’est pas particulièrement populaire ces jours-ci, c’est banal et superficiel. Nous avons obtenu des résultats impressionnants, ici sur Terre, mais nous n’avons toujours pas trouvé le bonheur, n’avons pas encore découvert la façon d’organiser notre vie.

La crise mondiale est en hausse, les familles s’effondrent, parents et enfants souffrent de même, la société est souffrante, les toxicomanies sont en plein essor, le terrorisme tonne, et la dépression est  une maladie de plus en plus répandue. Où est la joie? Où est la bonne humeur?

Il s’avère que l’humanité n’a pas de bons parents pour l’entourer avec soin et l’élever correctement.

Dans le même temps, nous voyons que la nature se soucie avec zèle du bon développement de chacune de ses parties. Lorsque nous devenons parents, nous faisons l’expérience de l’incommensurable amour pour nos enfants, nous ne voulons leur donner que le meilleur absolu, nous leur consacrons toute notre vie. Les meilleurs experts, des ressources énormes, et des technologies de pointe sont mises au service des enfants et de leur développement.

Et malgré tout cela, nous ne réussissons pas, même si la nature nous a fourni tous les moyens nécessaires. Elle nous a donné l’amour sans lequel  nous serions restés indifférents à nos enfants. De la même manière, les animaux aiment aussi leur progéniture.

En fin de compte, il devient évident que la nature, tout en s’occupant de l’élaboration de toutes les créatures, démontre à leur égard une attitude assez particulière. D’une part, elle crée des conditions sûres pour la croissance correcte en induisant chez les parents cet amour instinctif envers les enfants. En conséquence, nous n’avons pas d’autre choix, nous sommes tout simplement obligés de nous occuper d’eux. Mais d’autre part, nous voyons que l’espèce humaine ne parvient pas à atteindre le moindre succès.

Un fruit sur un arbre  naît amer et peu attrayant, mais à la fin il mûrit et apparaît dans toute sa gloire, juteux et parfumé. Que faire si nous sommes semblables à ce fruit? Que faire si en ce moment nous sommes au cours des étapes de transition du développement et n’avons tout simplement pas encore mûri? Il est possible que notre état actuel s’apparente à une pomme verte, aigre, dure qui n’a pas encore acquis ses pleines couleurs ? Sans le savoir à l’avance, comment peut-on prévoir la fin heureuse de son développement?

De même, en regardant un petit enfant insensé qui a encore beaucoup à faire pour devenir adulte, il est difficile d’imaginer qu’un jour il émerger à la vie adulte, pour agir de façon indépendante, et apprendra de nouvelles choses, en changeant le monde. En revanche, un animal se développe à peine au-delà de quelques semaines après sa naissance. En agissant par instinct, il ne se change pas lui-même, pas plus que le monde.

Par conséquent, les conclusions suivantes peuvent être tirées. Tout d’abord, notre développement se produit en plusieurs phases. Par ailleurs, plus « amère » est la création à l’origine, plus « douce » elle sera à la fin. Et plus elle se développe, plus lesétats qu’elle subit, plus magnifique sera la fin de son développement, et plus exaltées seront  ses réalisations.

En recueillant tous ces exemples que la Nature nous montre en une seule image, nous pouvons conclure que nous allons le long d’une voie particulière de développement. De génération en génération, nous nous développons comme un être qui n’a pas encore terminé les phases transitoires. C’est pourquoi nous sommes si « amers »,  avec si peu de succès. Toutefois, à la fin de notre développement, un merveilleux, et parfait état nous attend sans aucun doute.

Nous voyons que l’espèce humaine domine le monde végétal et animal. Un être humain est le couronnement de la création. C’est pourquoi le développement de l’homme prend le plus de temps. C’est pourquoi il subit les états les plus extrêmes sur le chemin, qui apparemment ne se rapportent pas à la même espèce.

Et dans la mesure où la nature qui nous développe est concernée, nous ne pourrons tirer de conclusions sur nous-mêmes et la relation de la nature avec nous, que lorsque nous verrons la fin du développement. Sinon, nous commettrions une erreur, tout comme avec la pomme, dont les premiers stades de maturation ne semblent pas promettre quelque chose d’utile.  C’est seulement à la fin qu’on voit avec quelle sagesse la nature l’a nourrie, formant un fruit merveilleux et délicieux.

Selon cette loi, nous devons reconnaître que nous aussi, faisons l’objet d’un développement similaire, et son but est sans doute pour nous amener à la fin des générations à un état aimable, merveilleux, sain, absolu, «doux», et beau.

 De KabTV «Une nouvelle vie »  Episode 2, 28/12/11

20 signes que l’Europe plonge dans une dépression économique totale

Dr. Michael LaitmanOpinion (extrait du rêve américain) : « Les augmentations d’impôts et les compressions budgétaires qui sont mises en œuvre dès maintenant en Europe se feront sentir pendant des années encore. L’immense prospérité économique, qui fut alimentée par un amoncellement de dettes sans précédent, va maintenant céder la place à une souffrance économique considérable.
 

« Voici 20 signes indiquant que l’Europe est en train de plonger dans une dépression économique totale ;

# 1 Le taux de chômage pour les personnes âgées de 16 et 24 ans est de 28 % en Italie, 43 % en Grèce et 51 % en Espagne.

# 2 Dans l’ensemble, le taux de chômage pour les moins de 25 ans dans l’UE est de 22,7 %.

# 3 Le Citigroup prévoit que l’économie du Portugal se réduira de 5,7 % cette année.

# 4 Le total de toutes les formes de dettes au Portugal (du gouvernement, des entreprises et des consommateurs) est équivalent à 360 % du PIB.

# 5 La « récession » grecque entre maintenant dans sa cinquième année.

# 6 L’économie grecque a reculé de 6 % en 2011.

#7 Il est prévu que l’économie grecque se réduira de 5 % supplémentaire au cours de 2012.

# 8 Le taux de chômage global en Grèce est maintenant de 18,5 %.

#9 En Grèce, 20 % de tous les magasins de détail ont été définitivement fermées.

# 10 Le nombre de suicides en Grèce a augmenté de 40 % au cours des 12 derniers mois.

#11 Selon le FMI, le montant de la dette accumulée par le gouvernement grec est égal à environ 160 % du PIB.

#12 Au total, il y a maintenant plus de 5 millions de chômeurs en Espagne.

# 13 Les mauvais prêts ont récemment atteint en Espagne une durée de 17 ans.

# 14 Le taux général de chômage en Espagne a atteint maintenant un bon 22,8 %.

# 15 Le nombre de saisies de propriétés en Espagne a augmenté de 32 % dans l’année écoulée.

#16 Lorsque la dette arrivant que le gouvernement italien doit rembourser lors de son échéance en 2012 est ajoutée au déficit budgétaire prévu, le total s’élève à environ 23,1 % du PIB de l’Italie.

#17 L’activité industrielle dans la zone euros a diminué durant cinq mois de suite.

#18 L’économie du Royaume-Uni s’est en fait réduite pendant le 4e trimestre de 2011.

#19 L’économie allemande s’est en réalité réduite pendant le 4e trimestre de 2011.

#20 L’Indice des prix pour le transport maritime en vrac, souvent utilisé comme étalon de mesure de la santé de l’économie mondiale, a dégringolé de 61 % depuis Octobre.

«La morosité économique s’étend lentement à travers l’Europe comme un nuage sombre. Quelques-unes des économies les plus fortes d’Europe ne font que commencer à ralentir. D’autres sont déjà en proie à une souffrance économique considérable. Une grande partie de l’Union européenne connaît déjà une crise économique …. Alors que l’état de l’Europe se dégrade, les querelles politiques deviendront encore plus intenses.  »

Mon commentaire : La méthode de correction de l’homme et le monde témoigne de la nécessité pour une personne d’atteindre le désespoir complet sur sa capacité à corriger sa situation. Ce n’est qu’à ce moment que la vision de la solution se révélera en elle : la transition vers un nouveau système de relations sociales intégrales et nationales (le principe de la garantie mutuelle).

Toutefois, la prise de conscience de cette tendance et de la loi naturelle du développement social vers une sorte d’unité intégrale, ainsi que la dissémination de ce savoir peut accélérer dans la société le sentiment qu’il est nécessaire de corriger notre nature et de commencer à changer avant qu’une situation dramatique n’arrive, qu’il faut «prendre le médicament à un stade précoce de la maladie. « Mais comment pouvons-nous atteindre les gens ?

A travers les lunettes de la vision intégrale

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans la méthode de l’éducation intégrale, une attention particulière est accordée à la corrélation entre l’esprit et les sentiments. Dans le monde corporel de l’égoïsme et de l’aliénation, les désirs et les pensées sont cachés au fond d’une personne et sont souvent inaccessibles par sa conscience. Habituellement, en règle générale cela génère des sentiments négatifs: colère, irritation, et heurt. Quelle est la bonne façon de connecter les sentiments pour ne pas gêner la communication entre les gens?

Réponse: La méthode de l’éducation intégrale, d’abord et avant tout, prend en compte le fait que les sentiments et les désirs soient primaires.

Nous ne savons pas d’où ils viennent et comment ils apparaissent en nous. Toutes les qualités de notre esprit et les pensées sont destinés à la réalisation de ces sentiments et à nous accomplir.

Notre désir fondamental est le désir de recevoir du plaisir. Qui, quoi et quelles sont les conséquences. Amusez-vous! Et c’est pourquoi tout notre esprit se développe que dans la mesure de nos désirs et pour seulement les servir. Les grands désirs développent un grand esprit chez une personne. L’égoïsme, qui pousse de génération en génération et au cours de la vie d’une personne, développe son esprit.

Si l’on prend un animal, son développement se termine pratiquement quelques semaines après sa naissance. Il a déjà tous ses instincts donnés, et il s’adapte à l’environnement. C’est pourquoi les animaux ne se trompent jamais. Ils savent comment se comporter, comment se sauver, et comment interagir avec l’environnement. Leur esprit et leurs sentiments sont instinctivement en équilibre. Dans ce cas aussi, le désir est primaire et l’esprit est secondaire. Un animal sait ce qu’il est capable de réaliser dans ses désirs et ce qu’il n’est pas capable, ce qui limite d’autant son esprit.

Mais une personne a un gros problème ici. Le truc est que si son égoïsme se développe, il lui donne des désirs, qu’il n’est pas en mesure de réaliser. C’est pourquoi il s’enferme, s’isole, devient plus brutal, plus compétitif, etc.

Si ses désirs étaient en corrélation avec tous les autres désirs (les siens et ceux de l’environnement) alors ils se complèteraient harmonieusement les uns des autres, il n’y aurait pas de conflit, et son esprit s’élargirait à l’infini.

A partir de la société intégrale  qui est une société de compromission absolue de tous en chacun de nous, cela signifie qu’une personne acquiert les désirs de la communauté tout entière. Elle comprend ce qui importe à la société, et, en conséquence, son esprit cesse d’être personnel et devient partie intégrante, et il raisonne avec elle. C’est comme mettre des lunettes de vision intégrale du monde, et elle comprend qu’elle et le monde sont un tout; ce qui est bon pour moi et ce qui est bon pour le monde sont la même chose.

Il n’y a naturellement aucune contradiction dans cette corrélation harmonieuse entre elle et le monde. Elle peut simplement s’ouvrir sans aucune crainte, elle comprend, voit, et ressent tout conformément au monde, et participe activement à toutes les actions, en tout. Absolument toutes les raisons d’être malheureux ou en concurrence avec d’autres disparaissent.

Nous avons donc besoin d’amener une personne à cet état, sans limiter ses désirs, ses pensées, et son esprit, et nous devons agir d’une manière complètement différente depuis le début pour lui donner l’explication qu’il est inclus dans tout le monde et qu’un certain désir commun est en cours de création.

Cette collectivité de tous les désirs, c’est quelque chose de nouveau que nous créons. Nous créons le système de « Adam » notre volonté commune et notre esprit commun, conformément à lui. Quelque chose d’intégral apparaît au-dessus de nous, et nous existons en elle.

De cette façon, nous n’accordons pas la moindre attention à la personne, mais seulement à son but, son intégration dans cette collectivité, le degré suivant de notre développement. Nous ne le limitons pas, elle ne se sent pas qu’elle est sous une certaine pression. Il n’a rien à cacher. Elle reste pratiquement tel que, mais tout son développement est orienté vers l’intégration.

L’harmonie entre les sentiments et l’esprit se développe quand elle commence de plus en plus à sentir l’interconnexion entre elle et les autres, avec ce que le monde actuel nous dicte, mais nous ne sommes pas encore prêts pour.

L’éducation intégrale a l’intention de diriger l’homme vers le commencement de ressentir «nous», l’humanité collective, et d’agir sur cette base. C’est alors seulement qu’il se sentira son état est comme libre. C’est exactement là où sa liberté de volonté et sa liberté de comportement va se manifester, mais seulement une fois, il s’incorpore en elle.

Et il sort une fois de plus de cet état nouveau, et de nouveau il tombe dans son petit égoïsme, et les mêmes problèmes recommencent. De cette façon, la nature nous aide en nous montrant que le repos ne peut être trouvé que dans l’intégration, et dans l’isolement d’une prison privée n l’absence de liberté.

D’une « discussion sur l’éducation intégrale » N°9,15.12.11

A l’état prénatal

Dr. Michael LaitmanAfin de comprendre et d’établir dans le monde moderne en constante évolution, nous avons besoin de savoir ce qui suit: Quels sont les changements que nous devons subir et pourquoi avons-nous besoin de faire ces changements? Quelle est la raison de notre manque actuel de réussite dans tout ce que nous faisons? Quel est le moyen qui nous aidera à la transition vers le nouvel état?Peut-on considérer l’état actuel comme prénatal, où la mère nous donne naissance, c’est la nature, à la fois notre nature interne et externe qui est nous presse et nous oblige à atteindre un nouvel état?

Est-ce un processus naturel pour le développement de l’humanité? Après tout, si nous savions à l’avance, nous prévoirions ce processus.

Les gens, vivant dans une époque d’esclavage, ne savait pas ce qui allait arriver à partir d’une société nouvelle qui leur donnerait une certaine liberté. Ils pensaient que l’esclavage était l’état le plus pratique, car ils n’avaient pas besoin de s’inquiéter pour eux-mêmes. Je suis prêt à travailler quand je sais que quelqu’un va se soucier de me nourrir et me loger. Etje n’ai pas besoin d’autre chose.

C’est ce qu’une personne pense quand elle est devenue un esclave. Elle espérait que le propriétaire prendrait soin d’elle et elle était prête à travailler pour lui. Le propriétaire était intéressé de fournir à l’esclave de la nourriture, des abris, des conditions de vie normales, et une bonne santé car il gagnait plus que ce qu’il investissait dans l’esclave. Alors, ils coexistaient sur ces conditions mutuellement avantageuses.

Mais tout à coup il est devenu clair qu’il n’était plus profitable pour le propriétaire de garder un esclave qui demandait un investissement plus grand que le profit que le propriétaire lui avait donné. Mais si je devais lui donner sa liberté, où serions-nous d’accord pour qu’il reste près de moi et continue à travailler, et de son travail, afin que je reçoive un pourcentage: C’est mieux que de penser à le maintenir.

De cette façon, la société a évolué vers un nouveau degré. Même aujourd’hui, nous sommes sur un certain stade de développement rationnel vers un nouvel état. Alors pourquoi ne sommes nous pas en mesure de voir et de planifier ce nouvel état?

Nous avons assez de grands esprits et une vaste expérience de toute l’histoire de l’humanité, nous avons la science, les scientifiques, et un monde très développé. Pourquoi devenons-nous soudainement petits, pathétiques, aveugles, incapables de quoi que ce soit, en dépit de nos comités et organismes internationaux, des instituts de recherche et des universités, des armées de psychologues, sociologues, économistes, et d’experts financiers?

Avec tout cela, il n’y a rien que nous puissions faire. Alors de quoi nos scientifiques manquent pour trouver la solution? C’est tellement désespéré que vous et moi sommes en train d’étudier pour trouver la solution. Nous ne pouvons plus compter sur l’expérience, nous devons maintenant artificiellement étudier cette nouvelle vie que nous approchons.

De KabTV «une nouvelle vie » 27/12/11

Le caractère unique du système intégré

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand je rencontre la loi de la garantie mutuelle et que je la vois en action, je commence tout de suite à surveiller les autres pour qu’ils ne soient pas en train de percer un trou dans le bateau, et je leur fait remarquer, purement égoïstement, qu’ils ne devraient pas faire cela.

Réponse: Avec une approche altruiste, corrigée, j’agirais différemment. Je me dirais: « Ils sont tous idéaux, je peux être absolument sûr d’eux. Je n’ai qu’à me contrôler pour les compléter correctement. »

Si je me comporte correctement dans le système intégré, l’ensemble du schéma sera correct. Il s’agit d’une implication inverse de la même loi, où chacun est responsable pour tous. Si, tout en existant au sein d’un système intégral, je me comporte correctement, j’oblige l’ensemble du système intégral à faire de même. Si quelqu’un enfreint la loi, l’ensemble du système échoue.

L’ingénierie a des exemples de divers systèmes, parmi eux il y en a un intégral. Il y a un système discret, avec un début et une fin strictement définis, où toutes les parties qui travaillent communiquent les unes avec les autres par des impulsions. Et puis il y a un système qui est excité par un signal qu’il reçoit, puis il se calme, arrive à un état d’équilibre, et c’est seulement après cela qu’on peut mesurer sa production comme solution à un problème. Il s’agit du soi-disant système intégral, analogique.

S’il y a une perturbation alors naturellement, un ralentissement moyen va avoir lieu dans de tels systèmes. Vous ne serez pas en mesure d’observer des résultats avant que tout se calme et arrive à un dénominateur commun, à une solution.

Dans un premier temps, quand vous donnez un signal, on va dire que vous amenez un environnement égoïste dans un état ​​perturbé. Puis la correction a lieu: peu à peu, un équilibre entre absolument toutes les parties du système est atteint ; le système se calme. Et puis vous mesurer le potentiel qui résulte de sa connexion. Si nous parlons de la société humaine, alors le résultat obtenu est accepté par tous de manière uniforme, de façon égale et agréable ; tout le monde essaie de faire respecter cet état ​​particulier parce qu’il est le plus confortable pour tout le monde.

De «Cours  sur le nouveau monde » n°8, 15.12.11

Une mine d’or de bonnes relations

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez donné un exemple que dans une société intégrante quand je me verse une tasse de thé, je dois d’abord faire en sorte que tout le monde ait du thé. Comment dois-je comprendre cela?

Réponse: J’ai donné l’exemple que la moitié du monde est en train de mourir de faim, tandis que l’autre moitié est en train de jeter les deux tiers de ce qu’ils consomment. Alors, pourquoi devrions-nous vivre dans un tel monde? N’est-ce pas là d’où vient la terreur, tous les autres problèmes et les guerres, le gaspillage insensé de l’énergie, la pollution de la nature?

Question: Mais maintenant, si je veux boire un verre d’eau, comment dois-je agir correctement, selon votre exemple?

Réponse: Nous allons étudier comment se préoccuper de l’autre au sein de notre groupe. Par la suite, nous allons passer du groupe aux nations, et nous allons commencer à construire des systèmes de relation entre eux, qui nous permettront de progresser vers une vie plus équilibrée.

En pratique, si vous vous versez un verre d’eau, alors vous demandez à ceux autour de vous s’ils veulent boire un verre. Vous n’irez pas passer de l’eau aux gens dans la rue. L’eau arrivera dans la rue par le fait que nous allons construire des systèmes spéciaux pour cela.

Mais je veux qu’ils soient là! Après quelques petits changements qui se produisent en moi, une certaine compréhension atteinte grâce aux  cours, et après des études pratiques, je suis d’accord  pour que la société doive devenir plus équilibrée et atteindre un standard de vie plus ou moins similaire.

Dans un premier temps, nous allons organiser pour que chacun puisse disposer d’un ensemble nécessaire des choses: X, Y, Z. Nous allons fixer un objectif de sorte que dans les cinq ans nous fournissions à tout le monde  un toit au-dessus de leurs têtes, une provision complète de vêtements, de la nourriture, et tout ce qui est nécessaire pour la maison.

Nous fournissons tout cela sur la base de l’excédent, car si vous faites le calcul, il s’avérera que nous avons 90% au-delà de ce dont nous avons besoin. Si je vous  aime, alors vous pouvez venir prendre la moitié de mes vêtements dans ma garde-robe. Croyez-moi, je ne serai pas fâché. Ou, je pourrais prendre 10% de salaire en moins pour l’amour de quelqu’un d’autre et je ne le regretterais pas non plus.  

De tels  systèmes doivent être construits à l’échelle gouvernementale et mondiale, mais pas par la force, non par contrainte, mais par l’éducation préalable. Les bolcheviks ont une fois essayé d’imposer ceci par la force, et tout le monde sait ce qu’il en est advenu. C’est pourquoi les gens doivent d’abord être éduqués afin d’obtenir leur soutien pour ce que nous faisons.

Chaque fois que nous devons démontrer les résultats positifs que nous atteignons : où sont les riches qui se sacrifient  pour les autres, où sont les pauvres qui reçoivent, comment tout est équilibré, et comment tout le monde est heureux. Grâce à l’attention mutuelle, nous serons en mesure de nous débarrasser des excédents dont personne n’a besoin. Nous allons arrêter la production de milliers de médicaments inutiles, qui sont actuellement produits par quelqu’un pour son propre profit, et qui empoisonnent l’humanité.

Pourquoi devrions-nous jeter de telles sommes énormes pour les armes, les militaires, et bien plus encore? Il y a de nombreuses choses que nous devrons corriger maintenant que nous avons atteint cette nouvelle ère. Nous ne serons pas en mesure de continuer dans cette voie. La crise va nous conduire à un tel état que nous aurons à nous serrer la ceinture. Nous n’aurons pas les moyens de soutenir les excès, les systèmes égoïstes que nous avons construits. C’est pourquoi ils sont touchés par la crise et commencent à se décomposer.

Nous devons montrer cela ensemble: quel mal nous est fait en raison de l’absence d’attention pour l’autre et quel trésor se dévoile devant nous grâce à nos bonnes relations, une mine d’or de bonnes relations.

Toutefois, tout d’abord, l’éducation intégrale est nécessaire. Le tout est de ne pas redistribuer l’excédent et compenser les pénuries. Le point est qu’il y a une tendance interne, qui existe et nous a amenés à la nécessité de nous unir. Le réseau, qui nous relie tous, est révélé, il nous oblige à être dans des relations aimables.

Pour cette raison, la crise mondiale commune se passe à tous les niveaux de nos activités dans tout ce qui nous relie les uns aux autres. La crise est le manque de bonnes connexions entre les gens. C’est l’explication de toutes les crises distinctes: dans la famille, l’éducation, la culture, en tout, et maintenant l’économie. En raison des mauvaises connexions entre nous, nous souffrons tous.

Ces crises, c’est-à-dire  les connexions externes entre nous, ne vont pas s’améliorer jusqu’à ce que nous nous investissions sincèrement en elles et renforcions la confiance l’un dans l’autre. C’est alors seulement que nous serons en mesure de développer des systèmes qui nous conduiront à l’équilibre.

Nous voyons qu’il y a une échelle mondiale, une forme intégrale qui se révèle dans notre monde extérieur ainsi que dans nos états internes. C’est-à-dire que nous n’avons nulle part où courir. Ce  n’est pas en vain que nous sommes entrés dans cette crise ; nous ne sommes plus en train de nous développer tout simplement sous la pression de la nature.

Maintenant nous sommes entrés dans une telle situation que tant que l’homme n’y pense pas et ne découvre pas son mal, tant qu’il ne décide pas qu’il doit changer, et ne le considère pas comme un choix de vie ou de mort, jusqu’à ce que cela arrive, il ne sera pas d’accord pour une nouvelle éducation. Il doit voir qu’il n’y a pas moyen d’en sortir et qu’il a besoin de se former d’une manière nouvelle et construire de nouveaux systèmes.

Puis il commence à rechercher ce qui peut lui venir en aide à ce sujet? À ce stade, chacun doit avoir son mot à dire: les psychologues qui conseilleront le travail par le biais d’un groupe, les sociologues, politologues, pédagogues, éducateurs, formateurs et entraineurs sportifs. Nous avons besoin de construire de tels systèmes de sorte qu’une personne commence à comprendre la nécessité du changement basée sur les connaissances acquises et qu’il ou elle sache comment se rendre compte des changements dans la pratique. Dans ce but, il est nécessaire de prévoir une place pour l’éducation.

De KabTv «Une nouvelle vie » Episode 6, 03.01.12

Suicide : Le résultat d’un dysfonctionnement familial

Dr. Michael LaitmanOpinion (Peter Bezmenov, Pédopsychiatre, médecin en chef adjoint, à l’hôpital psychiatrique pour enfants de Moscou № 6): «L’adolescence est caractérisée par le comportement oppositionnel d’un enfant par rapport aux adultes. Les adolescents essayent de prouver leur indépendance et leur autonomie. Le suicide est l’un des moyens qu’ils ont pour y parvenir.
 

« La Russie est un pays avec un taux de suicide très élevé. Tant que l’approche n’est pas systématiquement changé et le développement du comportement d’adaptation de l’enfant n’est pas souligné, lutter contre le suicide n’apportera aucun résultat.

« Si vous souhaitez vraiment réduire le risque de comportement suicidaire chez les enfants, il est nécessaire de mener des activités destinées aux familles. »

Mon commentaire : Ce phénomène ne fera que s’accroître. Jusqu’à ce que nous modifions la structure de la société et éprouvions le besoin de nous rassembler vers un même bien, aucunes autres mesures n’aideront.

La liberté dans le cadre étroit de la vie familiale

Dr. Michael LaitmanQuestion: Une fois une femme a dit que sa liberté était limitée par certaines obligations à l’égard de ses enfants, sa famille, son mari, le ménage, etc. Elle se sent plus libre au sein de ces obligations. Mais si tout cela devait lui être enlevé, son sentiment de liberté disparaîtrait.

Réponse: Cela est vrai. Quand une personne n’a pas de limites strictes, il est difficile pour elle de déterminer où est la liberté, et elle se sent tout simplement perdue, parce que la liberté absolue lui paraît être un manque absolu de la liberté.

La liberté, comme tout autre sentiment, est défini entre le négatif et le positif en soi. Par conséquent, c’est dans certaines limites et la possibilité de rester, d’agir, et d’exister confortablement en leur sein, c’est-à-dire de gérer, exécuter toute obligation et profiter de leur réalisation, qu’est perçue quelque chose comme la liberté.

Mais en fait lorsque nous devenons partie intégrante de notre société contre notre volonté, selon le plan de la nature, nous sommes incapables de nous sentir en mesure de créer le cadre approprié, car il est violé tout le temps: d’une part, nous devenons plus interconnectés avec d’autres, et d’autre part, nous n’avons pas l’impression que nous pouvons faire quelque chose par nous-mêmes au sein de notre propre cadre parce que nous dépendons d’une énorme quantité de facteurs externes.

C’est pourquoi la seule façon de dépasser nos limites consiste à introduire le système intégré, qui donne le sentiment de liberté.

La nature nous pousse inévitablement vers le sentiment d’être «coincés» dans un état ​​de nécessité, dans une lutte constante pour la survie au sein de notre propre cadre, partout: dans nos familles, au travail, à la maison, dans la rue, n’importe où.

C’est ici que nous avons besoin de montrer aux gens que la liberté ne s’acquiert qu’en interagissant correctement avec les autres: dans le monde et l’harmonie.

Une personne, surtout une femme, ne se soucie que de ses limites, son confort à l’intérieur de son petit domaine au niveau animal et égoïste de l’existence. Quand elle a une maison, une famille, des enfants, des responsabilités, et qu’elle est capable, compétente et équipée pour fournir du bien-être à l’ensemble de son petit ménage, alors bien sûr, elle peut avoir un sentiment de confiance totale, de liberté, et de réalisation.

Ce n’est pas aussi simple avec une personne moderne, même une femme moderne. Elle aspire à se lancer dans les affaires et à se réaliser. Mais encore, le facteur déterminant, l’orientation de base du caractère féminin est dirigée vers la famille, et pour que les choses soient correctes en son sein.

Cependant nous voyons que les familles sont brisées. Les dernières statistiques ne sont que menaçantes! Le nombre de familles monoparentales divorcées ou célibataires est supérieur à 50%!

Ici nous observons une tendance à pousser une personne hors de son petit cercle de famille où elle se sent à l’aise en s’appuyant sur ses parents, où il lui suffit de pouvoir s’occuper de son ménage et de pourvoir aux divers besoins du ménage. En dépit de son esprit, l’homme est poussé vers quelque chose de plus grand contre son gré.

Nous sommes liés à tout le monde. Notre bien-être intérieur dépend de l’ensemble du monde. Ainsi l’éducation intégrale est ici simplement nécessaire pour compenser l’insécurité, les craintes, et l’absence de liberté.

Comme nous nous élevons au niveau suivant, nous acquérons spécifiquement la liberté, en dépit de notre début égoïste habituel.

Lorsque je me connecte avec d’autres, je me procure quelque chose en commun avec eux, des désirs communs et une compréhension commune, c’est cela lorsque nous décidons tout ensemble, en interagissant les uns avec les autres, et d’aucune autre manière –  c’est quand je me sens libre.

Ma liberté dépend de moi. Elle ne dépend pas d’autres, parce que tout le monde dans  le groupe intégral commence à m’apparaître absolument corrigé. Ils sont déjà partie intégrante de l’état de garantie mutuelle, de la connexion, et je peux commencer seulement à ressentir là où j’ai encore besoin d’ajouter et de m’ajuster. Et en général, toute personne se sent de cette façon par rapport aux autres.

Une personne acquiert un besoin tout à fait nouveau de lutter sans relâche vers une relation correcte avec tous les gens.

Il s’agit d’un tout nouveau niveau. Il est encore égoïste, mais dans le même temps, c’est un niveau différent et souhaitable lorsque je sens que je manque d’une intégration plus complète. C’est en cela, après m’y être brisé , en exécutant un virage psychologique à l’intérieur de moi comme en tirant sur une gâchette, et en changeant à l’opposé, que j’ai soudain effectivement acquis la liberté.

C’est comme quand un embryon est né du ventre de la mère, il tourne la tête vers le bas et semble perdre tout ce qu’il avait, après quoi il apparaît dans un nouveau monde, nous avons besoin de tourner la tête en bas, commencer à comprendre le monde d’une autre manière, et puis nous allons naître  dans le nouveau monde intégral.

D’une « Discussion sur l’éducation intégrale » N°9, 15.12.11

Qui va nous sauver de la noyade?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Au milieu des années 1960, il y eut un incident à Paris ; une personne se noya dans une piscine devant 150 témoins oculaires, parce que personne ne vint à son secours. Si une seule personne l’avait aidé, elle l’aurait sauvé, mais c’est comme si la responsabilité fut diluée parmi les 150 personnes. D’où la loi, que plus il y a de monde, moins chacun personnellement a de responsabilité. Comment pouvons-nous appliquer cette loi au général?

Réponse : Que signifie la «garantie mutuelle »? Je suis responsable de tout le monde. Le général et le particulier sont égaux dans leur pouvoir et leur influence – c’est ce que la loi de la garantie globale implique.

Si, dans le système final intégral (et nous le prenons comme point de départ de toute explication) même une minuscule particule est manquante – moi, toi, ou lui – il ne sera pas en mesure de fonctionner. Il ne pourra pas fonctionner à 100%. Il sera cassé non pas à 99% ou 50% seulement, mais à 100%, car un système intégral implique la participation d’absolument tout le monde.

En fin de compte, la loi est telle que l’on est égal au tout, on est important pour tout le monde. Il n’y a pas quelqu’un qui pourrait se faufiler en dehors, choisir de ne pas participer.

Dans l’éducation intégrale, nous présentons un exemple simple : Nous (l’ensemble de l’humanité) sommes dans un grand bateau. Si je perce un trou sous moi dans la coque du bateau, tout le monde se noiera. Je pourrais dire : «désolé, les amis, ce sont mes affaires personnelles. Je veux me noyer. Ou je veux prendre un bain. C’est tout. Cela n’a rien à voir avec vous. De quel droit marchez-vous sur mes plates-bandes et me faites-vous la morale ou me donnez-vous des ordres !  »

Si nous existons dans le cadre d’une loi naturelle unique – dans le même bateau, comme dans l’arche de Noé ; si quelqu’un y perce un trou, nous serons tous noyés.

Il s’ensuit donc que la responsabilité ne peut pas être répartie entre tous. Chaque personne a la même responsabilité que tout le monde ! C’est pourquoi chaque personne, qui se trouve autour de la piscine et qui voit quelqu’un se noyer, doit imaginer que si elle n’entreprend aucune action, alors personne ne le fera. Et ainsi tout le monde plongerait dans l’eau.

Des «Leçons sur le nouveau monde » n°8, 15.12.11

Au-dessus du niveau de la mort

Dr. Michael LaitmanL’éducation intégrale enlève d’une personne pratiquement tout ce qui caractérise notre société moderne. Ce qui reste est seulement son existence normale, paisible, et régulière (que nous appelons le niveau animal, non pas par mépris car c’est le niveau auquel notre corps physique existe). À ce stade, une personne consacre toutes ses ressources uniquement à maîtriser le degré suivant, celui de «Adam», le degré de la garantie mutuelle universelle, de l’élévation, et de  l’unité. C’est précisément dans notre unité que ce révèle le prochain niveau de notre existence: la réalisation de l’éternité et de la perfection.

Et cela est possible car en rompant avec notre corps animal et en atteignant l’image complète de la nature, son mécanisme, sa dynamique et les forces qui l’imprègnent de bout en bout, tout ce processus, une personne se connecte et s’associe à ce processus et vit déjà simplement à ce niveau. C’est comme si il ou elle se détachait de son propre corps (nous ne pouvons pas encore imaginer cet état ) et on s’associait à l’union atteinte en commun et qu’on existait au sein de l’union de telle sorte que même si notre corps mourrait, on ne ressentirait pas la mort. C’est comme si c’était la mort de son animal de compagnie bien-aimé qui vivait à côté de soi. On ne ressentirait pas que notre «moi» perdrait quelque chose de ce fait.

Puisque notre corps ne représente que la somme de nos désirs et notre notion de l’égo, si nous ne nous associons plus avec lui, c’est comme si nous vivions en lui étant détachés de lui. C’est aussi un problème psychologique, mais il peut être surmonté dans le cadre de l’éducation intégrale.

Nous devons progressivement mener nos étudiants à cela car le problème de la mort, malgré les tentatives constantes de « le réprimer», mène néanmoins l’être humain. Dans n’importe quelle tâche que nous mettons devant nous, nous incluons inconsciemment cet élément et sommes contraints d’y remédier. Toute décision que nous prenons: avoir des enfants, soutenir une famille, paraître d’une certaine façon aux yeux de la société, etc.,  tout présuppose un élément de l’inclusion de soi dans quelque chose en dehors de nous-mêmes puisque, de cette manière, c’est comme si nous continuions sur la lancée.

Des «Cours sur le nouveau monde » n°8, 15.12.11