Question: La sagesse de la Kabbale a utilisé quatre langues à travers l’histoire: le langage de la Bible, le langage de la Halacha (loi juive), la langue de la Haggada, et le langage de la Kabbale. Peut-on dire que la langue de l’éducation intégrale est la cinquième nouvelle langue que nous utilisons pour communiquer avec le monde?
Réponse: Non, c’est plutôt le langage de la Kabbale, adapté pour « bébés ». C’est parce que nous parlons aux gens de l’amour, connexion, communication, sur la force collective du don qui se révèle dans la connexion entre nous. Cette force se révèle d’un niveau plus élevé et demeure parmi nous, tout comme la sagesse des masses (intelligence collective). Nous expliquons la psychologie de l’éducation intégrale en utilisant la terminologie d’aujourd’hui, derrière laquelle il n’y a rien d’autre que la sagesse de la Kabbale: les Sefirot, Partsoufim, des mondes, des montées et des descentes, la connexion mutuelle, les Reshimot (souvenirs), etc.
Question: Si dans le passé, ca me suffisait d’étudier la sagesse de la Kabbale et de me connecter aux amis et le groupe, dois-je aussi étudier ce style de langage kabbalistique aujourd’hui?
Réponse: Oui. C’est l’unicité de l’éducation intégrale. De la même façon, nous expliquons aux enfants et aux adultes les mêmes choses de différentes manières. La connexion avec le monde passe par un autre niveau de communication et nous devons apprendre.
C’est la Lumière qui ramène vers le Bien qui corrige tout le monde. Elle ne vient pas aux masses, si nous ne participons pas au processus. Si le monde essaie de se connecter de manière indépendante, cela accélèrera le rythme de l’avancée sur le chemin de la souffrance.
Par exemple, si l’Europe commence à renforcer l’union dont elle a tant besoin aujourd’hui, cela conduira à des régimes nazis et des communes locales qui bafouent les autres. Mais si nous travaillons sur l’unité de l’Europe, alors cela va prendre une forme spirituelle, selon la règle du «Aime ton prochain comme toi-même. » Par conséquent, nous ne devons pas laisser le temps au monde pour démarrer la connexion égoïste. Ce n’est que si nous lançons le processus de connexion entre eux que cela mènera à un résultat positif.
Question: Comment pouvons-nous faire cela?
Réponse: En utilisant les médias, à travers nos groupes, et principalement par le réseau général qui relie chacun d’entre nous « en dessous de la surface. » Grâce à lui, nous allons influencer les gens et ils vont commencer à comprendre que nous avons la bonne méthode de correction et personne d’autre.
En fait, le fait d’accepter l’éducation intégrale est le critère qu’indique qu’une personne est prête à être corrigée. C’est l’accomplissement de la sagesse de la Kabbale, comme il est dit dans les articles « Matan Torah » (le don de la Torah) et « L’Arvout » (Garantie mutuelle). Donc, notre rôle est de devenir enseignants, un «royaume de prêtres et une nation sainte» par rapport aux nations du monde. C’est en fait le domaine où nous effectuons nos actions extérieures, « un champ béni par le Créateur. »
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 03/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam
Question : Est-il possible de réaliser l’unité intégrale non seulement parmi les ouvriers dans les usines, mais au sein des entreprises au niveau de la gestion ?
Réponse : Oui. Nous avons déjà essayé de mettre en place la méthode intégrale parmi des enseignants, des directeurs d’usine, des maires, et toutes sortes de partis politiques qui sont dans une relation d’adversaire l’un avec l’autre, pour ne pas mentionner les élèves des écoles, les étudiants, etc. Et nous avons toujours connu le succès. Toujours ! C’est-à-dire, la bonne présentation de questions, la discussion où incidemment deux ou trois de nos représentants prennent part, élève merveilleusement la personne et elle devient complètement différente.
Par conséquent, il est nécessaire d’organiser aussi des ateliers pour les chefs d’entreprise, car en dépit de tout cela, ils appartiennent à un corps collectif unique, et nous devons ainsi commencer à créer une compréhension mutuelle et interne entre eux. Ils verront combien ce sera plus facile et plus agréable pour eux de résoudre des problèmes après un atelier, car la crédibilité se créé entre eux.
C’est comme si nous organisions un seul esprit, un seul cœur, un seul sentiment, qui est déjà opérationnel au niveau suivant. Certes, ils vont obtenir des résultats et prendre des décisions qu’ils ne considéraient même pas auparavant.
Ils comprendront comment il est possible de réaliser une variante optimale de sorte que chacun d’entre eux tirera également un bénéfice sans ennuyer l’autre. La vie devient simple et facile.
De KabTV, « Au Fil du Temps » du 17/03/13
Question:Que signifie utiliser l’enseignant afin de se connecter au niveau supérieur
Réponse: Utiliser l’enseignant signifie suivre les recommandations et les commandements de l’enseignant. Le professeur recommande que l’étudiant devrait travailler sur sa relation avec les amis et participer à la diffusion de cette méthode, de l’éducation intégrale, ce qui inclut travailler sur la préparation du matériel et sa diffusion, et de l’incorporation d’une personne dans le groupe. Mais il doit faire tout cela, en pensant qu’à cet égard il apportera du contentement à l’enseignant.
C’est un système très simple. Il y a mon groupe de dix, et nous devons être impressionnés les uns par les autres afin de nous connecter ensemble à un niveau supérieur, qui est appelé un enseignant, le Rav (Rav signifie celui qui est plus grand, ce qui signifie un niveau supérieur). Nous voulons surmonter et remplir l’écart entre notre niveau et le sien, ce qui signifie monter.
Mais comment puis-je monter si je suis repoussé par le niveau supérieur? Je dois voir cela comme une grâce, comme extrêmement attractif, et donc je dois être impressionné par les amis comme par la grandeur du niveau supérieur. Si je peux imaginer par moi-même que ce niveau est grand et qu’il contient tout ce qui est bon, alors je ne pense probablement pas correctement, mais bien au contraire.
C’est ce qu’on appelle utiliser le corps de l’enseignant, qui fournit une aide extérieure dont vous êtes sûr que c’est son désir. Le professeur dit quoi et comment nous devrions le faire: comment étudier, comment se connecter, comment diffuser la méthode, et selon quels critères il faut exister.
Question: Comment pouvons-nous vérifier que nous sommes déjà en contact avec l’enseignant?
Réponse: Vous ne pouvez vérifier cela quand vous avez la reconnaissance du niveau de l’enseignant.
De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 05/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam, “Un discours de conclusion du Zohar”
Question: Le commandement d’aimer son prochain comme soi-même est connu dans le monde entier. Alors, comment son interprétation originale est différente de la classique?
Réponse: Il s’agit de la différence entre Abraham et Babylone. À Babylone, il était accepté de garder l’égoïsme non corrigé et, en même temps, parler tout haut de l’amour. D’autre part, la méthode d’Abraham, qui est la propriété de la miséricorde (Hassadim), est l’autocorrection sur le chemin du don sans réserve où l’autre devient plus important que vous-même.
Ceci peut être réalisé seulement par le travail de groupe basé sur et construit par Abraham. À l’époque, des personnes se sont rassemblées autour de lui, et il se mit à leur enseigner l’abnégation, l’auto-annulation, et l’unité jusqu’à atteindre l’amour pour l’autre comme soi-même. Il faut effectuer ce travail précisément dans le groupe où nous construisons notre environnement dans les faits.
Donc, je ne vois nulle part des personnes engagées dans cela. Dans les dernières générations, personne d’autre que Baal HaSoulam, et Rabash en particulier, ont écrit sur la nécessité décisive de l’unité et la garantie mutuelle.
Est-ce que les diverses religions et croyances, des cercles et des organisations qui prêchent l’amour pour l’autre facilitent la correction de l’égoïsme ou juste implantent-elles tels ou tels attributs collectifs? Par exemple, l’Allemagne nazie a également réuni les gens.
Donc, la question est de quelle sorte d’unité parlons-nous.
Nous avons une méthodologie qui permet à une personne de s’unir à d’autres, de se donner à l’environnement afin de révéler le don sans réserve mutuel et l’amour pour le bien de l’humanité toute entière, et pas seulement une partie de ce qui se préserve par des méthodes fascistes ou protectionnistes, et finalement, d’atteindre une forme abstraite, absolue, du don et de l’amour, en d’autres termes, pour apporter contentement au Créateur.
Vous pouvez trouver une grande quantité de matériel en ligne sur l’amour d’autrui. Tout le monde en parle, sans mentionner Israël et Abraham, comme si elle était son invention personnelle ou la propriété de sa religion. Quand l’égoïsme couvre les yeux, les gens ne comprennent pas la profondeur de la question, ne connaissent pas l’histoire, et affirment qu’ils connaissent la vérité ultime. Il n’y a rien que vous puissiez faire à ce sujet
De notre côté, nous sommes déjà basés sur la méthode d’Abraham. Il a découvert l’amour pour autrui comme pour soi-même et, après avoir quitté Babylone, a adopté cette méthodologie. Ensuite, Moïse l’a développée par l’unité au Mont Sinaï et ainsi de suite. En général, nous parlons de la tâche du peuple d’Israël, au sujet de sa fondation. Il a été initialement formé sur cette base. S’il n’y avait pas de fondement, il n’y aurait eu aucune nation.
Toutes les autres nations ont vu le jour naturellement, mais Israël n’est pas « un peuple » dans ce sens. Il n’est pas parmi les autres nations parce que son fondement est le don sans réserve, l’amour pour l’autre comme soi-même, séparé de la réalité de notre monde. Israël est le peuple des gens connectés les uns aux autres par le désir de trouver entre eux le don sans réserve et l’amour, et de grandir dans cet amour au-dessus de leur désir égoïste. Il n’ya pas de nation d’Israël sans cette fondation. En d’autres termes, il ne peut être appelé «peuple» alors qu’il est en exil du monde spirituel.
Les Juifs en Egypte n’étaient pas une nation jusqu’à ce qu’ils sortent de l’esclavage et aient accepté les moyens qui leur permettaient de vivre comme un seul homme avec un seul cœur, dans la garantie mutuelle. Ce n’est qu’alors qu’ils sont devenus un peuple. Aujourd’hui, ils ne sont, encore une fois, pas un peuple, mais un rassemblement des exilés.
Ce n’est pas un hasard si tout au long de l’histoire les Juifs étaient tellement préoccupés par l’éducation. Nous voulons aussi établir la méthode d’éducation intégrale parmi nous, puis la transmettre à la nation tout entière et le monde entier. Il y a une seule raison: Il n’existe pas sans la nation.
Les notions mêmes de «peuple», «pays» et «société» parmi les Juifs ont suivi l’éducation. Avant qu’Abraham ait éduqué, enseigné ceux qui ont fui avec lui abylone, ils n’étaient pas un peuple. Après tout, il est nécessaire d’avoir la «colle» qui permettra de relier les gens dans une nation, sinon ils seraient restés des étrangers les uns envers les autres. C’est l’éducation sur le principe de l’amour pour l’autre comme pour soi-même qui les rassemble en un groupe unifié ou une nation unifiée. Bien sûr, c’est un peuple unique, différent de tous les autres. Ils sont unis selon les conditions de notre monde, et dans le but de s’unir, Israël doit accepter les termes du monde spirituel.
Telle est l’origine de son opposition complète avec le reste du monde en termes d’éducation et l’essence de l’amour pour l’autre. Si d’autres sont prêts à diffuser ce principe à leurs nations, Israël ne peut pas se limiter à elle-même parce que ce n’est pas l’amour comme il se doit. Nous devons d’abord être conscients de l’objectif de la création et le montrer au monde. Sinon, au lieu de l’amour, il y aura «l’ego de personnes», «l’ego national», ou, comme on l’appelle aujourd’hui, «la fierté nationale», ce qui est absurde. Israël ne peut rien avoir de tout cela. Il doit limiter son ego et se connecter à des valeurs supérieures, spirituelles, au lieu de se vanter de ses différences dans les affaires de ce monde.
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 03/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam
Opinion (Yevgeny M. Primakov, homme politique et diplomate russe, académicien, membre de l’Académie des Sciences de Russie, a servi comme Ministre des Affaires Étrangères et Premier Ministre de Russie) : « L’Europe montre que l’intégration ne peut exister sans structures supranationales. Or, dans l’ensemble de l’Union Européenne, les choses vont mal, mais je ne pense pas que cela va conduire à la fin de l’UE. Il y a un plus grand besoin de structures supranationales, auxquelles les pays donnent une partie de leur souveraineté. »
« Ces structures nationales gèrent l’environnement bancaire, le processus budgétaire de tous les membres de cette union. Si cela n’existait pas, l’intégration ne pourrait pas s’approfondir. Il est important que tous les pays de l’UE à comprennent que nous avons besoin de structures supranationales. Mais l’Union Européenne s’est élargie trop vite – vous ne pouvez pas accepter de nombreux pays à la fois dans le processus d’intégration, ils coulent l’union. »
Mon commentaire : Le problème n’est pas dans la rapidité d’entrer dans l’union supranationale, mais dans la volonté de ses membres potentiels pour l’intégration, ce qui n’est possible qu’après l’implémentation de cours d’éducation intégrale dans ces pays pour les masses. Toute union se brisera si nous ne modifions pas les relations entre les nations.
Question: Avec les dictateurs qui sont arrivés au pouvoir comme Hitler, il est clair qu’ils agiront comme des éducateurs pour sauver la société.
Réponse: Hitler n’était pas un dictateur. Il a accédé au pouvoir dans une élection démocratique. Les gens l’ont choisi. Par conséquent, il est impossible de dire qu’il a conquis le gouvernement par le pouvoir comme cela s’est fait, disons, en Russie ou dans certains autres pays. En outre, l’Allemagne n’est pas un pays qui peut être conquis avec l’aide de la force militaire. Cela a été fait grâce à la puissance de persuasion.
Question: Vous voulez dire que les sages qui ont besoin d’accéder au pouvoir maintenant doivent aussi convaincre les gens?
Réponse: Ils n’ont pas besoin de convaincre, mais plutôt de les éduquer, d’expliquer à une personne le sens de sa vie.
La persuasion n’est possible que lorsque vous agissez au niveau bestial. Hitler a réalisé spécifiquement ceci: Il a mis la pression sur les instincts bestiaux du peuple allemand. La même chose peut être faite avec n’importe quel autre groupe de personnes puisque tous sont intimement convaincus que « nous sommes uniques», et cette inclination vers l’unicité peut être élevée au rang du fascisme, le nazisme, ça veut dire, les gens peuvent être réunis par cela et dirigés contre autrui.
Dans la société intégrale, un nouveau paradigme vers lequel nous avançons est complètement différent: l’humanité en général, l’intégralité pleine, la similitude à la nature comme un seul système, un équilibre entre nous et la nature où chacun est à sa place de façon à élever l’humanité, pour aider tout le monde à « sortir d’eux-mêmes. » Cette sortie se fera sentir chez chacun comme l’acquisition d’une méthode d’existence tout à fait nouvelle dans laquelle une personne commence à sentir la vie précisément à l’extérieur de lui-même et non à l’intérieur de lui-même.
Plus précisément c’est ce que la sage, le chef du nouveau monde, diffuse promouvoit, et ainsi ceci peut être absolument différencié de ce que tous les dirigeants et les dictateurs ont fait avant lui.
Du programme de KabTV “Au fil du temps” du 17/03/13