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L’Institut ARI conclut un partenariat avec l’Université de Siauliai


Le site de la région de Šiauliai et le portail d’informations de la chaîne de télévision lituanienne a publié un  article intitulé « L’Université de Šiauliai a signé un contrat avec l’Institut ARI (Israël) ».

Le 22 Mars, à la bibliothèque de l’Université de Šiauliai, le vice-recteur aux relations internationales, le professeur de développement Teodoras Tamošiūnas et le directeur de l’institut ARI Institut, le Professeur Michaël Laitman (Israël), ont signé un accord de coopération entre  l’université de Šiauliai de Lituanie et de l’Institut ARI (Israël).

Lors de la conférence de presse, le professeur Michaël Laitman a présenté les principes de la formation intégrale et de l’éducation. Le Professeur Teodoras Tamošiūnas a dit que l’université de Siauliai a une longue tradition de formation des enseignants, et donc l’éducation intégrale, préconisée par le professeur d’Israël, peut être développée à Siauliai. Le vice-recteur a déclaré que la visite du professeur Michael Laitman à l’université de Šiauliai et la signature du contrat avec l’Institut ARI indiquent la reconnaissance de l’université de Šiauliai .

Selon le professeur Vida Skačkauskaitė, qui a participé à la conférence de presse, le système de l’éducation intégrale vise à créer un nouvel être humain et une nouvelle société. Selon elle, l’Université de Šiauliai qui a commencé à appliquer et promouvoir la méthode de l’éducation intégrale peut servir de modèle pour d’autres institutions de Lituanie.

Après la signature du contrat, la bibliothèque de l’Université de Šiauliai a organisé une conférence, au cours de laquelle le professeur Michaël Laitman a donné une conférence sur le thème de «l’éducation intégrale: Pourquoi? » Il y avait aussi d’autres orateurs de France, Ukraine et Israël.

Le professeur Michaël Laitman est un professeur d’ontologie et d’épistémologie, maître  ès sciences en biocybernétique, docteur en philosophie. Le Professeur Michaël Laitman est un membre du Conseil mondial de la Sagesse et le fondateur et le directeur de l’Institut ARI. En utilisant des idées novatrices qui sont appropriés pour résoudre les problèmes aigus de l’éducation moderne, il est à la recherche de changements positifs dans la stratégie d’éducation. Le professeur a présenté une nouvelle approche de l’éducation, qui applique les lois du monde interconnecté intégral.

Michaël Laitman mis en place de nouveaux repères et a expliqué comment vivre dans le nouveau village mondial de l’humanité, – plus connecté par la technologie dans notre monde interconnecté.

Son point de vue englobe différents domaines de la vie humaine: sociale, économique et environnemental. En outre, une attention particulière est accordée à l’éducation, un système qui fournit des valeurs universelles et crée ainsi une société harmonieuse dans notre réalité si étroitement connectée.

Au cours des trois dernières décennies, le professeur Michaël Laitman a publié plus de 40 livres qui ont été traduits en 18 langues.

Photo: Sigita Inchyurene

Ce sera soit l’intégration, soit la défaite

Dr. Michael LaitmanOpinion (Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit) : «Les difficultés de l’Europe réside dans le fait que maintenant elle doit s’unir encore plus, mais cela est presque impossible en raison de la méfiance de la population. Aujourd’hui, soit l’intégration sera plus profonde, soit nous sommes menacés par une totale défaite.  »

 

Mon commentaire : tout est correct, sauf qu’il n’y a aucun moyen d’intégration dans notre monde, parce que pour ce faire nous avons besoin de remplacer l’égoïsme par l’attribut du don, la haine par l’amour, et cela n’est possible que grâce à la méthode de l’éducation intégrale.

Information sur le plus sacré

Dr. Michael LaitmanQuestion : Une personne normale vivant dans le monde d’aujourd’hui n’est concernée que par des questions matérielles. Qu’est-ce qui pourrait la pousser à rejoindre les cours intégrales d’Education, alors qu’elle trouve difficile d’étudier ? Après tout, elle doit acquérir beaucoup de connaissances différentes. Que pouvons-nous faire pour intéresser une personne ?

Réponse : Je ne pense pas que ce doit être difficile, car nous donnons un enseignement parlant de la personne elle-même, de sa vie, et de la société où elle vit. Nous lui présentons un enseignement pratique sur ce qu’il voit et sur l’endroit où il existe. Nous ne lui apprenons rien de théorique.

Un problème dans l’éducation se pose lorsque vous enseigner théoriquement à une personne les lois et les actions qu’elle ne perçoit pas ou qui n’ont rien à voir avec elle. Où, il pourrait peut-être bien les voir si vous lui montriez un certain dispositif et si vous lui expliquiez comment cela fonctionne, mais il ne comprendrait pas.

Dans notre cas, vous devez tout montrer simplement et clairement à la personne, comme à un enfant : C’est la mère, c’est le père, un enfant, une grand-mère, un supermarché, le travail, et ainsi de suite. Vous lui montrer l’interaction de l’ensemble du système, la façon dont il est corrompu, et comment la nature exige de nous une intégralité et une mondialisation. Vous lui apprenez le corps : Comment celui-ci fonctionne, où se situent les problèmes, quand le corps n’est plus en équilibre (la cause de toutes les maladies), et comment nous pouvons le ramener à l’équilibre à l’aide de certains produits chimiques, car finalement, nous ne sommes qu’un «paquet d’électrons. »

Vous expliquez à une personne où elle existe et ce qu’elle est. Toute personne peut se rapporter à cela, et c’est pourquoi je ne pense pas que quiconque aura de difficulté avec les cours d’Education intégrale. Même nos enfants sont capables de percevoir cette connaissance comme quelque chose de naturel et de la comprendre rapidement.

Ici, nous parlons de l’âme d’une personne. C’est la chose la plus proche et la plus sacrée à ses yeux. Si nous lui montrons l’image de sa propre nature correctement, elle ressentira et comprendra cela.

Elle comprend que quelque chose d’important est en train d’être décrit, qu’il s’agit d’elle. En outre, on lui explique comment se débarrasser de toutes les sensations négatives et des problèmes et de parvenir à quelque chose qui ne peut pas être obtenu avec de l’argent ou des efforts, mais seulement à travers la connexion à l’éducation intégrale, non pas l’éducation, mais le développement.

S’éduquer signifie étudier la matière sous forme de discours ouvert aux questions et réponses mutuelles. Ceci a lieu dans une ambiance détendue, sous forme de conversation ouverte.

Je doute qu’il y ait quelqu’un dans le monde qui ne soit pas en mesure d’apprendre quelque chose sur lui-même à travers ce genre d’interaction. En outre, nous préparons un grand nombre d’informations différentes pour ces cours, comme la musique, la poésie, des livres, des romans, des films et des clips vidéo, qui portent de courtes explications verbales et écrites.

Je n’ai pas vu d’exemple où une personne n’était pas capable de percevoir. Au contraire, contrairement à d’autres enseignements et aux sciences, cette information sera perçue par les gens comme quelque chose qui se rapporte à leur propre personne.
D’un «Discours sur l’éducation intégrale» N°14, 18/12/11

La méthode de guérison

Dr. Michael LaitmanNous développons des programmes d’éducation spéciale et de développement car nous devons les transmettre à toutes les personnes qui quittent le marché du travail et qui deviennent chômeurs. Nous devons rassembler ces gens, les unir, et au lieu de l’emploi, leur fournir une éducation qui deviendra leur nouveau travail. 

Autrement dit, une personne devrait travailler deux heures par jour (voire pas du tout) et consacrer le reste du temps à l’étude. Chacun d’entre nous devrait s’asseoir à nouveau derrière un pupitre et devenir des étudiants. Nos allocations de chômage ne devraient pas être appelées ainsi, mais plutôt une bourse d’études, et nous devrions faire des efforts pour que chacun puisse bénéficier d’un niveau de vie suffisant. 

C’est, de manière générale, la société à laquelle nous devrions très bientôt parvenir, sinon les divers mouvements de protestation deviendront un obstacle énorme dans le monde. Les jeunes, spécialement dans les pays ayant des taux élevés de chômage, comme l’Espagne, où ce taux atteint 50%, ne peuvent plus retourner au travail ni revenir aux études. Ils perdent rapidement leur intérêt pour la vie, pour le reste du monde et deviennent très inertes. Des villes entières, comme Detroit aux États-Unis, où les industries firent faillite, deviennent des villes fantômes : Vandalisme, pauvreté et drogue y prolifèrent. Ces villes ne sont pas rares dans le monde. 
Le problème est que l’humanité d’aujourd’hui ne comprend pas encore qu’elle doit se rééduquer à s’élever au niveau intégral et mondial, que la nature nous offre. Nous devons parvenir à un état d’équilibre mutuel avec elle, ainsi nous ressentirions une grande libération d’énergie et de possibilités. Chaque personne et l’humanité tout entière atteindront effectivement un état de satisfaction. C’est aujourd’hui l’objectif de l’humanité. C’est ce qu’enseigne la méthode d’éducation intégrale applicable aux enfants et aux adultes. 

Une partie de la méthode d’études intégrales est appelée «éducation intégrale». Elle décrit l’état global d’une famille : comment les familles, la dynamique familiale et l’éducation des enfants devraient être organisés. 

Nous élevons les enfants ne sachant même pas comment les élever correctement. Les jeunes qui ont des enfants ne savent pas que faire avec eux. Seulement de nombreuses années plus tard, ils commencent à réaliser combien d’erreurs ils ont fait en tant que jeunes parents. 

L’économie familiale et l’ensemble du processus de développement historique, l’égoïsme comme fondement de notre société, l’égoïsme correctement formé et une bonne interaction entre les personnes comme base d’une nouvelle société d’interaction entre nous, tout cela représente une partie de la méthode appelée  » l’éducation intégrale.  » 

L’autre partie de la méthode, «Education intégrale», se préoccupe de changer l’homme lui-même, le transformant d’un être égoïste à l’esprit étroit en un être humain qui peut se rapporter intégralement à la société, aux gens, et à l’environnement. 

Le fait est qu’une personne se forme sous l’influence de l’environnement ; sa seule liberté réside dans le choix du groupe ou de la société qu’elle veut intégrer. Par conséquent, quand elle se joint à une certaine société, elle commence à changer, c’est ce qui nous change. La seule chose que nous pouvons faire pour nous-mêmes est de nous changer nous-mêmes sous l’influence d’un certain environnement social. 

Lorsque nous créons autour d’une personne un groupe de personnes qui veulent changer intégralement, il exerce sur elle une certaine influence. Avec les personnes du groupe, elle commence à se transformer et à voir ce que cela signifie de vivre dans une société intégrale et mondiale, que la nature nous présente comme une condition de notre existence future. 

Il s’avère que l’homme dans cette petite société, dans ce petit groupe commence à révéler de toute nouvelles forces de la nature. Grâce à la connexion entre nous, nous commençons à sentir la force cachée de la nature, la force du don, la force de la coopération, une force supplémentaire. Nous commençons à ressentir la nature à travers notre nouvel organe sensoriel intégral. 

Du congrès de Vilnius du 22/03/12, Leçon préliminaire

L’humanité comme un système intégral

Dr. Michael LaitmanOn peut parler longuement de notre interconnexion, qui, ces derniers temps nous oblige à prendre contact les uns avec les autres sur le plan émotionnel. Nous devons commencer à nous connecter les uns aux autres, non seulement en conformité avec les lois écologiques, les procédés de fabrication, le système bancaire, l’éducation mutuelle et les soins médicaux, mais aussi personnellement. En conséquence, toutes les nations doivent s’engager dans de bonnes relations l’une avec l’autre.

Dans le processus d’évolution de la nature, le développement traversa les niveaux minéral, végétal, et animal avant d’atteindre le niveau de l’homme. La civilisation humaine se développa aussi à travers les mêmes étapes, qui nous conduisent au point où nous commençons à acquérir l’image d’un homme. Cet état est appelé précisément Adam, l’homme.

Voici alors une question : Comment atteindrons-nous cet objectif ? Il est impossible d’exister d’une autre manière, car notre développement futur exige en outre une bonne relation mutuelle, et sans elle, nous ne pourrons pas corriger les lois de l’économie, de l’industrie et du commerce. Le monde est dans une impasse, confus, il ne comprend pas ce qu’il faut faire. Les gens ont perdu leur interconnexion, parce qu’à notre époque, c’est une connexion du fond du cœur, de l’âme qui nous est demandée, quelque chose qui n’a jamais existé entre nous.

Soit nous nous méprisons les uns les autres, nous échangeons des biens, soit nous collaborons par désespoir dans l’industrie manufacturière et le commerce. Mais on n’exige pas d’un individu ou d’un gouvernement d’avoir une bonne relation avec leur partenaire. Cependant, nous devons maintenant faire des efforts internes, psychologiques par rapport à un étranger, et notre développement ne se compose que de cela.

Nous pouvons ressentir que, sans ces relations, nous ne pouvons pas exister correctement, même dans notre propre maison. Si je partage un appartement avec certaines personnes, nous trouvons le moyen de faire en sorte que chacun a son propre espace. Mais maintenant, nous sommes tellement dépendants les uns des autres – chacun dépendant de tout le monde – que sans relations correctes entre nous, notre vie devient tout simplement horrible.

Par conséquent, il est nécessaire que nous parvenions à un accord, et cet accord est appelé la garantie mutuelle. En d’autres termes, nos relations doivent être de telle sorte que chacun doit avoir le sentiment que sa vie dépend des autres. C’est ainsi que les soldats d’une même unité savent que leur vie dépend de toutes les autres, et si chacun ne soutient pas et ne s’occupe pas des autres, tous perdront.

Ces systèmes de dépendance mutuelle existent dans la nature et  la technologie: Ils sont appelés systèmes intégrés ou analogiques. A l’intérieur, toutes les parties sont tellement interconnectées que si un seul élément ne fonctionne plus, le mécanisme entier ne fonctionnera plus. De toute évidence, alors que la société humaine s’est développée, nous avons grandi au point d’atteindre ce type de connexion.

De KabTV «Une nouvelle vie » Episode 5, 02.01.12

« Nous» est un nouveau détecteur

Dr. Michael LaitmanÀ compter d’aujourd’hui, nous sommes encore à un niveau de développement animal. Nous avons déjà traversé les niveaux de développement minéral, végétal, et animal, mais n’avons pas encore atteint le niveau « Humain ». Le niveau « Humain » est l’image collective dans laquelle nous sommes tous intégralement liés ensemble.

Qu’est-ce que la connexion intégrale nous apporte ? Pourquoi la nature nous pousse-t-elle dans cette direction par sa loi de l’équilibre, nous obligeant à nous connecter ?

Aujourd’hui, nous percevons le monde à travers nos cinq sens: la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Si nous nous connectons intégralement, nous commencerons à nous sentir à la fois nous-mêmes et les autres, comme un seul tout, et une nouvelle sensation de «nous» apparaîtra en nous.

Cette nouvelle sensation intégrale, ce nouveau capteur, va nous permettre de ressentir la nature globale. Nous commencerons à ressentir la puissance de la nature, qui nous entoure, nous conduit, et nous dirige et qui produit tous les phénomènes. Elle est la force qui détermine notre avenir, notre destin.

Nous commençons à sentir le flux de la vie – le passé, le présent et l’avenir – comme un unique flux d’information. C’est ce que nous pouvons ressentir lorsque nous atteignons une connexion intégrale avec les autres. Ainsi, une personne s’élève à un niveau qui est supérieur à son corps animal et commence à ressentir ce qui existe au-delà de la matière – les forces, les courants existant hors de nous, au-dessus de nous.

On appelle cela le niveau de «l’homme», le niveau d’information supplémentaire, lequel détermine notre vie entière. La nature nous pousse vers ce niveau pour que nous connaissions le sens de notre vie et son but. C’est ce que nous apporte la connexion intégrale entre nous.

Nous sommes donc confrontés à un problème très intéressant, qui semble avoir une solution facile. Mais bien que la solution soit à portée de main, elle contredit totalement notre ego.

C’est pourquoi nous sommes préoccupés par la diffusion de cette connaissance, qui permet de réduire la souffrance : Nous voulons commencer à ressentir cette nécessité non pas par la souffrance mais par la reconnaissance ; Nous voulons comprendre à l’avance pourquoi tout se passe ainsi ? Quand une personne commence à voir que le monde est global, pourquoi et comment elle est interconnectée, elle commence déjà à prévoir les événements et comprend ce qu’il doit arriver et pourquoi, si nous agissons de telle ou telle manière.

Nous espérons que cette méthode sera employée pour prendre de nouvelles décisions, et que l’humanité sera capable de sortir de la crise – non seulement de la crise économique, mais aussi de la crise générale.
En fait, la crise est la naissance d’un nouvel état. C’est comme les douleurs de l’accouchement, lorsque le bébé fait des efforts pour sortir de l’utérus, dans notre monde. Nous aussi sommes actuellement en train de prendre le même tournant au niveau de notre conscience, de notre compréhension du monde et de nous-mêmes.

Du congrès de Vilnius du 22/03/12, Leçon préliminaire

La crise du système éducatif est la crise de l’humanité

Dr. Michael LaitmanAvis (Natalia Shlemova , Université pédagogique d’Etat de Moscou): « Le problème principal de l’ensemble du système de l’enseignement russe, du préscolaire à l’enseignement supérieur, c’est qu’il n’enseigne pas aux gens à penser, ni ne leur apprend à comprendre. En raison de l’absence d’une telle méthodologie et de structure dialogique, le système d’éducation est autoritaire, conçu pour l’acceptation passive de l’information par les étudiants. Il manque d’algorithmes, de mécanismes, et de paradigmes de compréhension, de sensibilisation créative et de développement des connaissances acquises.

« L’effondrement du système de l’enseignement secondaire et supérieur reflète la phase finale de la crise mondiale de la nature humaine.

« La panne du système de l’éducation, le noyau d’une société développée, indique un défaut grave dans l’évolution mentale de la race humaine, tandis que le développement du corps mental de l’humanité toute entière est la tâche principale à ce stade de son évolution. »

Mon commentaire: La transition vers une nouvelle phase de développement implique la négation de l’ancien, vers un état ​​d’être incapable d’exister en  lui, ainsi que vers une nouvelle vision: limpide, évidente, n’ayant rien d’utopique, perçue pratique, prévue, calculée, rien de révolutionnaire ni violente, mais fondée sur une nécessité. Presque tout le monde nie ce qui existe, mais ne voit pas son remplacement. Notre diffusion de l’éducation intégrale devrait être plus spécifique.

Quand l’argent mène le bal

Dr. Michael LaitmanLa catastrophe écologique à laquelle nous sommes confrontés est le résultat d’une poursuite sans fin de revenus accumulés par la vente de produits et la mise en concurrence de comptes bancaires de milliards de dollars. Nous avons eu l’illusion que cela ne finirait jamais, mais maintenant c’est fini, il n’y a plus de consommateurs et nous n’avons nulle part où avancer.

La crise se manifeste dans l’éducation, la culture (les interrelations), et les difficultés actuelles quand il s’agit de satisfaire des besoins immédiats. Les fabricants ont encore du potentiel à développer, mais il n’y a presque plus personne pour être en mesure d’acheter leurs marchandises. De grandes parties des populations des pays occidentaux qui ont perdu leur revenu ne peuvent pas acheter des biens à la même vitesse qu’auparavant. Avant, les marchandises étaient produites et consommées dans un cycle complet allant de l’argent aux produits. Maintenant, le cycle est rompu.

A certains points les capitalistes sont arrivés  à une mauvaise décision: ils ont commencé à jouer avec les finances seulement, séparément des produits. Une grande bulle gonflée a été créée, ajoutant sa contribution à la crise globale. Parce que la bulle est vide de contenu réel, elle a éclaté avec l’aide de la publicité et un jeu qui se déroule entre les différentes banques et les systèmes financiers.

Ainsi, dans toutes les sphères de l’activité humaine, dans l’éducation, la culture, les relations interpersonnelles, les gens ne sont pas capables de vivre comme ils  avaient l’habitude de le faire. L’humanité est impuissante.

Prenons l’Espagne comme exemple: les jeunes qui ont reçu une formation universitaire en Europe ne peuvent pas trouver d’emploi, ils ne peuvent pas se marier parce qu’ils n’ont pas la capacité de subvenir à leurs familles, ils ne peuvent pas faire de progrès dans leurs professions. Tout le monde veut mettre en pratique ses connaissances, avoir une famille, acheter une maison, etc., mais personne n’a besoin d’eux. Les gens ne peuvent pas se réaliser; ils ne peuvent trouver nulle part un endroit pour eux-mêmes ; ils ne peuvent pas mener une vie normale. Tout ce qu’ils ont, c’est le chômage et l’incertitude.

Cela se répand partout dans le monde. Une personne n’a pas de solution dans une situation où je ne me soucie que de moi-même et ne me soucie pas du monde ; si nous ne se soucions pas des autres, nous ne pouvons pas fournir aux autres des moyens de subsistance. Nous ne se soucions pas des uns des autres ; par conséquent, d’une part, nous lançons une énorme quantité de marchandises en surplus, et d’autre part, l’excédent ne va pas vers les destinations correctes où ils en ont désespérément besoin. Notre ego ne nous permet pas de nous soucier des autres. Ce n’est que si nous nous sentons une menace que nous commençons à satisfaire leurs besoins.

Comme autre exemple, regardons l’Afrique, qui, autrefois fois produisait de nombreux produits et se développait de façon remarquable. Mais ensuite les Européens ont commencé là-bas le dumping de leurs importations en cassant les prix. Ceci a détruit le marché local;  les Africains ont cessé de produire des biens de première nécessité, les gens ont abandonné leurs emplois précédents et leurs professions. Plus tard, les mêmes entreprises qui faisaient artificiellement baisser les prix tout en introduisant leurs produits ont commencé à les augmenter une fois que la concurrence locale a été éliminée. En conséquence, les Africains ont été laissés sans moyens, et leur situation de pauvreté persiste à ce jour.

Il y a des conditions très difficiles dans le monde et elles sont exacerbées par une aggravation de la crise mondiale. Elle a un impact tant sur les pays développés que sur les nations du Tiers-Monde, dont certaines ne font que commencer à se développer. Tout cela est causé par l’égoïsme humain. Mais nous avons déjà aussi  le sentiment que nous sommes connectés: nous sommes tous en train de naviguer sur un seul bateau, si quelqu’un endommages le bateau, cela touche tout le monde. Nous ne pouvons pas avancer. Notre égoïsme fonctionne comme un boomerang et frappe chacun de nous.

En Europe, cela apparaît d’une manière très particulière. Afin de parvenir au pouvoir et au succès, les nations européennes ont engagé des connexions mutuellement bénéfiques, et il est impossible de les faire éclater. La séparation entre eux causerait une disparition complète. Par conséquent, au lieu d’un marché commun, d’une production conjointe, et d’une société unie, nous assistons à une situation dangereuse, qui interdit à quiconque de bouger un doigt sans le consentement des autres.

Nous avons déjà abordé la nécessité de prendre en considération les uns les autres. Même si l’histoire européenne est remplie de guerres et de conflits et de nombreux événements tragiques, tueries , et asservissement d’une nation par une autre … encore aujourd’hui, il n’existe aucun autre moyen pour les Européens, sauf d’aller vers la coopération, même si elle aura encore pour origine la haine et l’indifférence. Il ne suffit pas de juste compter avec d’autres ; nous voyons que cela ne fonctionne pas. Il devient progressivement évident qu’un marché commun ne tolère pas les anciennes lois économiques qui sont construites sur une fondation égoïste. L’ancien système n’est plus fonctionnel.

Aujourd’hui, à la fois la nature humaine et l’environnement apportent une nouvelle condition: la compassion égoïste ne fonctionne pas, nous avons à mettre en œuvre l’amour de notre prochain.

Il est difficile de prononcer ces mots. Ils semblent tellement irréalistes, si loin de nous. Nos cœurs les rejettent.

Cependant, nous continuerons d’aborder cet état si nous ne parvenons pas à attirer la force irrésistible sur nous. Aujourd’hui, la nature nous oblige à gagner l’amour pour notre prochain, car la seule alternative à cela est la mort, la faim, les maladies et les cataclysmes. C’est notre devoir de former une force de rechange qui nous oblige à aller vers l’amour mutuel.

Quel type de force est-ce ? C’est nos environnements qui sont organisés d’une manière qui nous pousse à nous unir plus encore que l’écologie, l’économie, l’éducation, l’absence possible de l’approvisionnement alimentaire, etc. La société doit être suffisamment solide pour soutenir notre nature égoïste, imposer un nouveau type de relations entre nous, et donc nous conduire d’un bord à l’autre-de la haine à l’amour.

De KabTV: «Une nouvelle vie » Episode 13, 1/11 / 12

S’agit-il de services spéciaux ou de nous ?

Dr. Michael LaitmanQuestion: nous racontons qu’en raison de notre unité, la situation dans le monde a changé: Il est devenu plus pacifique, il y a moins de terrorisme. Si un employé des services secrets nous entendait, il dirait : «Nous travaillons du matin au soir pour neutraliser les terroristes, de sorte que la situation s’est améliorée grâce à nous, et non pas parce que vous vous êtes unis ensemble. » Que pouvez-vous dire à ce sceptique ou est-ce préférable de ne pas le contredire ?

Réponse : J’ai pour habitude de ne pas entrer en conflit avec quiconque. Laissez-les parler, cela n’a pas d’importance. S’ils pensent qu’ils le font mieux, qu’il en soit ainsi !

De plus, je ne pense pas que nous pouvons remplacer les services de sécurité, ou autres, parce que l’humanité est loin d’être en mesure de progresser consciemment. Et ces gens qui veulent faire du mal doivent se heurter à un ordre public et organisé.

Je n’ai rien à lui dire, il ne voit pas et ne comprendra jamais ce que nous faisons, s’il ne vient pas à nos cours.

D’un «Discours sur l’éducation intégrale» N°14, 18/12/11

Une zone tampon entre la nature et l’humanité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nos efforts dans l’union et la diffusion créent des changements dans le reste du monde. En retour en sommes- nous affectés ? Par exemple, si nous créons des cours pour les masses et commençons à connecter ces personnes, leur nombre va-t-il croître. Est-ce que cela va avoir une incidence sur notre capacité à progresser et à nous unir plus rapidement ? Ces processus sont-ils interconnectés?

Réponse: Ces processus sont définitivement connectés. Nous avons reçu la possibilité de progresser de telle sorte que nous soyons en mesure de guider l’humanité tout entière. De la perspective de la nature, cela n’est pas nécessaire à notre existence. Nous servons de tampon qui doit travailler en coordination avec la nature et avec le reste de l’humanité, car il ne peut pas avancer de soi-même.

Pour cette raison, nous devons être ensemble avec les sept milliards de personnes. Nous devons essayer de créer une méthode qui leur soit compréhensible et tout organiser d’une manière qui sera facile, agréable, pratique et joyeuse. Nous devons susciter leur intérêt à nous suivre. Cela ne doit jamais être forcé car leur avancement doit être volontaire et conscient.

Nous devons constamment élever leur développement afin qu’ils réalisent l’importance d’avancer. Ainsi, ils avanceront. Essentiellement, notre éducation est dirigée pour amener les gens à la réalisation de la nécessité du développement personnel.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale» N°14, 18/12/11