Category Archives: Egoïsme

Longue vie à la non indifférence

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam écrit que tout phénomène dans le monde est fondé. C’est pourquoi nous ne devons pas détruire ou le liquider, mais le corriger. Toutefois, sur ce chemin nous devons agir d’une manière organisée, sans peur et sans se cacher. Le monde est entré dans une phase de développement où nous devons révéler toutes les cartes: notre objectif, notre credo, et nos sources originales sur lesquelles elles sont fondées.

C’est très bien si les gens ne l’acceptent pas tout de suite, mais leur haine pour nous les forcera à se familiariser avec notre méthode. Leur non-indifférence va bien les servir. En attendant, le monde se développe à un rythme tellement rapide que dans quelques mois, ils verront que nous avons raison et ils vont progressivement commencer à se rapprocher de nous.

Nous devons nous servir de cette période où ils sont contre nous. En effet, celui qui n’est pas indifférent a déjà une connexion avec nous. Elle peut être négative, mais est néanmoins une connexion. Nous savons que les conflits m’obligent à étudier mon adversaire pour le vaincre, mais en attendant, je suis connecté et impliqué.

Le problème réside dans ceux qui sont indifférents, alors que ceux qui sont contre nous sont en réalité nos plus proches partenaires. Nous devons les regarder comme la révélation de l’ego dans une forme spécifique de sorte que nous puissions les corriger.
De la leçon 3, l’Allemagne Convention 06/08/2011

Ne vous donnez pas un sentiment de culpabilité comme un voleur pris au piège

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous apprendre à haïr notre mal encore plus que nous le faisons maintenant?

Réponse: Nous ne serons jamais capables de nous résoudre à détester notre propre mal ou d’aimer la bonté. Cette attitude ne peut être créée en nous que par la lumière que ramène vers le bien. C’est exactement l’action qu’Elle effectue.

Nous n’avons besoin de rien en dehors de la haine du mal. Nous allons construire tout le reste au-dessus. Et si nous arrivons à sentir une véritable haine pour le mal, que nous acquérons de la Lumière, alors nous faisons en sorte que cette haine soit correctement et immédiatement utiliser pour construire notre attitude face à la Lumière, à la bonté.

Je ne vais pas rester là ayant un sentiment de culpabilité, en se demandant pourquoi je suis si mal. Ce n’est pas nécessaire du tout, car dans ce cas, je suis tout simplement à l’intérieur de mon ego. C’est une mauvaise approche de l’aide de la révélation du mal-comme un voleur qui se donne un sentiment de culpabilité pour avoir volé une fois qu’il a été pris parce que maintenant il va souffrir de cela.

Une indication de la bonne évolution (avec l’aide de l’étude, le groupe, et la diffusion), c’est quand j’accepte la révélation du mal avec joie parce que c’est ce qui me permet d’avancer. Il y a une histoire à propos de Rabbi Akiva qui rit quand il a vu comment le Temple avait été détruit parce qu’il percevait cela comme un signe que la correction finale se rapprochait.

Après tout, rien n’est nécessaire en dehors de la révélation du mal. Si le mal devient révélé avec l’aide de la bonne préparation, et si elle est utilisée correctement, alors nous atteindrons immédiatement le bien.

Tout bien est construit sur la révélation du mal. Par conséquent, si une personne ne révèle pas le mal comme un voleur piégé qui n’a pas réussi à voler à cause de son égoïsme, mais révèle plutôt le mal dans son attitude envers les amis et le Créateur, puis dans cette révélation du mal, il se sent immédiatement en opposition, celui qui a révélé le mal, la Lumière qui ramène vers le bien. Il adhère immédiatement à la Lumière et, basé sur la révélation de ce mal, construit le commandement, ce qui signifie va de la conséquence à la cause.

 De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 10/08/11, Shamati

L’égoïsme en bout de course

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que dit la science de la Kabbale sur l’époque actuelle/? Comment peut-elle nous aider dans cette période de transition importante ?

Réponse : Nous vivons à une époque particulière. Notre monde est au seuil de l’ascension d’un nouveau, interne et spirituel stade de développement de l’humain en nous.

Jusqu’à présent, comme la science de la Kabbale l’explique, on se développait naturellement, obéissant aux impulsions de notre égoïsme. Celui-ci nous a forcés à transformer la société, à changer la vie de famille, à développer des technologies, à remodeler les pays et les formations, et à introduire des changements dans l’éducation et la culture. Nous avons toujours été dirigés dans la direction, vers laquelle le désir naturel interne nous pousse.

Mais aujourd’hui nous avons atteint une certaine satiété. Comme si le monde cessait de nous fournir des plaisirs. Il ne nous satisfait plus économiquement : Nous ressentons que certains obstacles nous empêchent de passer. La théorie américaine de la société de consommation avec une croissance infinie des exportations et des importations, avec une capacité technologique et productive illimitées s’est épuisée. Par ailleurs, la tendance est passée à la baisse, au déclin, période qui, selon les économistes, sera longue, et personne ne sait quand elle prendra fin.

Selon la science de la Kabbale, la manière dont nous l’entendons aujourd’hui, la crise ne finira jamais. A ce stade du développement, nous avons réalisé notre égoïsme, ainsi que le potentiel de la nature environnante, causant une détresse terrible pour elle. En conséquence, nous sommes sur le point de nous effondrer dans les domaines du développement humain et social, de l’éducation et de l’écologie.

Dans cette situation, nous devons considérer ce qui nous est arrivé. Allons-nous continuer de cette manière ? Nous nous sommes littéralement ruinés, ayant évidemment fait une erreur dans nos objectifs et nos buts. Voulons-nous augmenter la consommation détruisant l’environnement ? Voulons-nous rester enfermés dans notre course « mécanique »?

Ayant à peine utilisé les produits manufacturés, on les jette pour en acheter de nouveaux. C’est notre vie. Voulons-nous remplir notre être avec des jeux similaires dans les domaines de la richesse, de l’honneur et du pouvoir ? Le sens de la vie humaine se trouve-t-il dans les remplacements mensuels d’appareils mobiles et d’autres symboles de consommation ?

Aujourd’hui, le processus, que nous traversons, nous oblige à ralentir et nous invite à réfléchir sur lui. De toute évidence, il existe un programme différent construit dans la nature, et nous devons nous pencher sur lui.

La sagesse universelle, l’équilibre général, l’homéostasie, que nous découvrons dans la nature, reste en dehors de l’homme. Pour la nature, un être humain est un élément étranger, une tumeur cancéreuse, dévorant son environnement et lui-même.

Nous détruisons la société humaine, gâtant nos enfants et nous-mêmes, faussant tout, et ne nous laissant aucune possibilité d’existence correcte. Si nous regardons le monde « de côté », les gens semblent être aveugles, se déplaçant le long d’une voie suicidaire. Ils continuent à jouer à des jeux de puissance, à se détruire eux-mêmes, les enfants, la société et l’avenir, et ne sont pas conscients de cela.

C’est pourquoi nous sommes dans la crise. En fait, ce n’est pas une crise. C’est le salut. Aujourd’hui, quand tous les systèmes, que nous avons créés, s’effondrent, nous recevons un signe clair qui nous mène au point de vérité. Enfin, nous pouvons voir que nous n’avons pas d’autre choix, qu’un changement radical d’attitude envers la vie.

Au lieu de continuer à courir à l’autodestruction, après ce qui est toujours recherché par les politiciens, les économistes, et, en effet, par la plus grande partie de l’humanité, toutes les personnes, les communautés et les organisations, qui ont déjà vu ce qui se passe, doivent ensemble trouver une nouvelle approche envers le monde et la nature, afin de passer à un mode différent.

Le monde entier est sur un petit radeau

Dr. Michael LaitmanLa création tout entière est divisée en quatre niveaux de développement : minéral, végétal, animal, et parlant. Le développement humain suit également les quatre mêmes étapes.

Au niveau minéral, une personne n’hésite pas à être d’accord avec tout ce que la gouvernance supérieure fait avec elle. Au niveau végétal, elle acquiert son propre désir, l’accord et le désaccord.

S’élever au niveau animal signifie avoir son propre caractère et destin, la direction et l’individualité, c’est-à-dire, effectuer un but spécial dans la création, posséder une force active dans le cadre général, la grande machine de la nature, et tourner ses engrenages correctement, selon les actions du Créateur, mais avec sa propre main.

Quand une personne devient elle-même, comme cette énorme machine, elle est appelée un homme, Adam. Ainsi, l’homme englobe tout ce mécanisme de la nature et le gère à la place du Créateur, il devient inclus dans le programme général de la création. Cela signifie qu’il s’éleve au niveau humain.

Aujourd’hui, l’humanité commence à s’éveiller, à s’élever au-dessus du niveau minéral vers le niveau végétal. C’est pourquoi nous sentons un malaise et une perte de direction ; nous ne savons pas où aller et pourquoi ? Et dans les prochaines années, apparaîtront de nombreux événements, qui laisseront les gens perplexes et les empêcheront de comprendre comment continuer.

Cela impliquera les choses les plus simples et apparemment claires et non pas des principes élevés. Soudain, la base de la vie disparaîtra : L’économie va cesser de fonctionner, les relations entre les gens se désintégreront, la confusion va submerger les structures du pouvoir. C’est comme si un brouillard tombait et que tout devenait trouble.

Tout ceux qui sont venus à la Kabbale ont commencé à étudier parce qu’à un certain moment, il sentirent qu’ils étaient entrés dans un tel brouillard. En d’autres termes, une personne ne se sent plus maître de sa vie, lorsque tout suit un ordre clair. Ici, apparaît un facteur obscur qui le déconcerte.

La fonction protectrice de l’organisme, qui veut se sentir confiant et sûr qui veut se tenir fermement sur le sol,avoir le contrôle de ses mains,et savoir qu’il a un travail,de l’argent,la santé et la retraite, commence à opérer. Mais, soudain, vous voyez tout cela disparaître dans le brouillard.

L’humanité entière se sentira dans cette condition. Et quand, au lieu d’être l’état personnel de quelqu’un, cela commencera à se produire sur une grande échelle, ce sera redoutable. Mais cela nous poussera vers la prochaine étape, nous obligera à chercher une protection, une nouvelle fondation, et nous conduira au niveau végétal.

Au niveau végétal, les gens seront obligés de chercher comment se tenir ensemble, c’est-à-dire, comment atteindre la connexion globale et intégrale, volontairement, consciemment, et en comprenant qu’ils ne pourront pas survivre sans cela.

C’est comme si nous étions tous sur un radeau flottant sur l’eau. Imaginez que tout le monde fasse des mouvements non coordonnés qui balancent le radeau dans des directions opposées. Afin de ne pas le renverser, nous devons nous tenir l’un à l’autre et maintenir l’équilibre tout le temps, sinon, nous nous noierons ! Ce sentiment  régnera dans le monde.

« Laisse mon peuple partir! »

Dr. Michael LaitmanQuestion : Jusqu’où doit aller l’humanité pour réaliser que le vrai problème est l’ego?

Réponse: Nous devrons aller jusqu’à la fin. Et je vois déjà les économistes se mettant à parler avec les mots de la Kabbale et comparant notre ego avec une tumeur cancéreuse.

A quelle limite le monde doit aboutir avant qu’il n’atteigne cette prise de conscience ? Proche d’une totale auto-destruction , car c’est ainsi que notre ego fonctionne. Ç’est exactement comme l’histoire de Pharaon. Imaginez une grande et belle terre, une véritable oasis au milieu du monde misérable des anciens, qui se ruine complètement suite aux dix plaies d’Egypte et la seule raison est que notre ego têtu persiste à demeurer sur son terrain.

Et il est incapable de faire autre chose parce qu’il ne sent pas ou ne comprend pas qu’il existe une solution. Nous pouvons utiliser cet exemple pour voir que nous devons toujours aller vers l’ego et lui demander : «Laisse mon peuple partir! »

Apprendre à vivre en équilibre avec la nature

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la nature, et  que signifie être en équilibre avec elle?

Réponse: Nous existons dans la nature. Un grand nombre de paramètres nous influencent, comme la température, la pression, les différentes vibrations, toutes sortes d’ondes, la radioactivité, et d’autres. Nous devons exister en équilibre avec l’ensemble de ces phénomènes naturels.

Telle est la loi physique: Un corps qui existe dans un état d’équilibre avec son environnement est dans son état le plus confortable. Si la température, la pression ou d’autres paramètres augmentent même un peu, je me sens mal. S’ils diminuent un peu, je me sens mal également.

Voilà la façon dont je suis créé dans cette nature: je ne peux exister dans la nature que dans certaines limites, et dans ces limites, je dois me rendre équivalent à la nature environnante. C’est pourquoi en hiver, j’ai besoin de m’habiller chaudement pour être en équilibre avec la nature, et en été, c’est le contraire, et ainsi de suite.

Cela concerne la partie que nous pouvons voir, mais il y a aussi une partie de la nature que nous ne pouvons pas voir. Elle se compose des lois des désirs, de nos lois de développement souhaités, qui sont, les lois morales. L’homme doit se conformer aussi à ces dernières, pour être en équilibre avec elles.

Nous ne connaissons pas ces lois. Nous pensons que nous sommes si bien dans ce monde que si l’on donne une contribution, aider les pauvres ne dérange personne, payer nos impôts, aider les vieilles dames dans la rue, ou ce que vous pouvez imaginer. N’est-ce pas suffisant?

Non seulement ce n’est pas assez, mais cela ne compte pas pour rien du tout parce que je ne fais que ce que je pense et comprend avec mon esprit égoïste. Afin de faire ce que je dois, je dois étudier la nature elle-même et aspirer à lui être semblable.

Cette loi de similitude est la seule loi à laquelle je dois obéir. Chaque jour je change, grandis, et je deviens quelqu’un d’autre. C’est ainsi chaque jour, à tout moment, je dois corriger et ajuster mon équilibre avec la nature.

À cette fin, nous devons d’abord apprendre les exigences que la nature ou le Créateur (ce n’est pas grave ce que nous appelons cela) nous présente, la mesure dans laquelle nous nous conformons à ces exigences, et comment parvenir à l’équilibre. C’est ce dont la sagesse de la Kabbale parle: Que la nature environnante, c’est ce que nous sommes, dans quelle mesure on ne correspond pas avec la nature, en fonction de ces paramètres, et comment pouvons-nous atteindre l’équilibre avec eux. C’est ce que toute la sagesse révèle.
De la série des leçons virtuelles du dimanche 31/07/2011

Une demande pour devenir humain

Dr. Michael LaitmanAujourd’hui nous nous trouvons dans un état ​​spécial où nous découvrons que nous ne survivrons pas sauf si nous atteignons la force de l’unité. Mais dans le même temps, nous avons à discerner: pourquoi avons-nous besoin de cette force?

Est-ce pour rendre notre vie plus confortable au niveau de ce monde, et ainsi au lieu de la force maléfique qui règne sur nous, nous nous armerions de la force de la bonté et parviendrons à l’équilibre à notre niveau actuel? Ou voulons-nous nous élever à une grande hauteur vers la force du don sans réserve de sorte qu’elle nous gouvernerait et révélerait en elle et venant d’elle la grandeur de ce don sans réserve?

Peut-être que nous aspirons à la force du don sans réserve, afin de l’utiliser simplement pour équilibrer la force de la  réception et vivre paisiblement dans ce monde. Dans ce cas, nous voulons utiliser la force du don sans réserve pour aider la force de l’égoïsme, qui est appelée le don sans réserve pour le bien de la réception. Ou voulons-nous atteindre la réception pour l’amour du don sans réserve ?

C’est la question: voulons-nous que la qualité du don sans réserve nous gouverne, ou bien la qualité égoïste? C’est là que réside notre liberté entière de choix. Ceci est décrit dans la prière appelée «la prière des 18 bénédictions»,  quelle miséricorde est-ce que je demande?

Ai-je envie de m’élever au niveau du don sans réserve et de donner du plaisir au Créateur, d’atteindre la foi au- dessus de la raison, d’utiliser tous mes désirs pour le bien du don sans réserve, et même de recevoir pour son bien de sorte que mon désir entier travaillerait pour le don sans réserve ? Ou dois-je parler seulement de la vie dans ce monde et vouloir le rendre meilleur?

Cela fait toute la différence: vais-je exister au niveau animé ou çà celui de l’humain? La différence entre eux est celle de la qualité. Au niveau animal nous percevons notre vie comme la vie du corps et ressentons ce monde comme nous le faisons aujourd’hui: notre corps et le monde environnant avec tout ce qui se place en lui.

Nous vivons pour le bien de l’existence de ce corps, chaque personne pour soi-même. C’est pourquoi nous sommes disposés à équilibrer notre vie avec la force du don  sans réserve en vue d’atteindre une existence plus agréable, plus confortable et paisible. Ou encore, pouvons-nous nous élever au  degré humain et obtenir une existence éternelle, au-dessus du monde de la matière?

La matière s’achève vers le bas, aux  niveaux minéral, végétal, et animal. Dans notre monde il n’y a pas d’autre degré, aucun degré  humain. Un être humain est un degré qui comprend l’esprit et le cœur, ce qui signifie le désir et la pensée, l’analyse.

C’est ce qui pousse à partir de notre esprit et de notre cœur, mais ce n’est pas corporel. Les gènes d’information (Reshimot), les données de la brisure, s’unissent ensemble: tous les cœurs, tous les désirs s’unissent en un seul cœur, comme un seul homme, et l’ensemble de nos intentions, ce qui signifie les pensées et l’esprit, s’unissent ainsi. Cette unité crée l’image de l’homme-un certain être virtuel qui n’existe pas dans la matière, qui ne se compose pas d’électrons  ni  de molécules qui s’unissent en un corps.

Nous le créons nous-mêmes, en unissant toutes nos pensées et nos désirs. C’est ainsi que nous commençons à exister à un niveau supérieur, appelé le degré humain (Adam), qui signifie « semblable » (Dommé) au Créateur. Puis l’ensemble de nos désirs et de nos intentions commence à fonctionner comme un récipient spirituel, avec un désir intérieur et un écran au-dessus du désir.

C’est le sens de l’être humain, ou «pré humain» (Adam Kadmon), l’homme du monde de BriyaYetsira, et Assiya. Mais notre corps n’est pas appelé humain. Nous l’appelons  humain parce que nous anticipons l’avenir, en espérant qu’il va nous amener à l’état où nous allons devenir humain.

C’est sur quoi repose la prière : pour nous aider à unir nos cœurs ensemble, ce qui signifie nos désirs, pensées et intentions, de sorte que nous compilions hors d’eux l’image complète de l’homme, d’un individu indépendant.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 25/08/2011, Shamati

L’équilibre qui produit le développement

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « La Paix« : la providence avec grande sagesse procure un endroit sûr et capable de recevoir la vie. La providence lui donne aussi son pain quotidien en exacte quantité et elle lui prépare aussi une couverture merveilleuse dans le ventre de la mère de façon à ce qu’aucun étranger ne puisse lui faire de mal. Elle pourvoit à chacun de ses besoins comme une nourrice confirmée qui ne l’oublierait pas même pour un court instant, jusqu’à ce que la personne ait acquis assez de force pour venir dans notre monde…Comme une mère aimante, elle l’apporte à des personnes loyales et aimantes, appelées Mère et Père, à qui elle peut faire confiance, qui vont l’aider à travers ses jours de faiblesse jusqu’à ce qu’elle grandisse et soit capable d’assurer sa propre subsistance

Mais ceux qui examinent le point de vue existentiel ainsi que la raison d’être de cette réalité, peuvent clairement voir grand désordre et confusion, comme s’il n’y avait pas de dirigeant ni aucune providence. Chaque homme fait ce qui est juste à ses propres yeux, se bâtissant sur les ruines des autres, le mal prospère et le juste est piétiné sans pitié…
Il faut garder à l’esprit que cette opposition est placée devant les yeux de toute personne sensée et qu’elle a préoccupé l’humanité même dans les temps les plus anciens. De nombreuses méthodes ont essayé d’expliquer ces deux opposés présents dans la providence et qui résident dans un même monde.

D’une part, nous voyons que la nature est sage et assidue envers toute créature. Elle développe chaque élément successivement et avec précaution. Regardez la structure des organismes, leur capacité à croître, pour donner naissance à leur progéniture, et interagir. Tout est construit dans une forme intégrale, chaque personne a sa propre place et est en équilibre avec les autres. Si nous pouvions voir l’équilibre du monde, perturbées par le despotisme de l’homme, nous révèlerions un système merveilleux, celui qui n’est pas statique, mais parfaitement équilibré pour le développement.

Cependant, nous ne voyons pas les causes de ce développement et ne comprenons pas pourquoi tout doit être précisément de cette façon. Par conséquent, nous ne comprenons pas les phases de la trajectoire. Par ailleurs, nous les regardons à travers le prisme de notre égoïsme et nous l’évaluons en fonction de nos critères. Par conséquent, nous voyons le monde à l’envers, comme s’il se retournait au cours de notre perception.

Néanmoins, à partir de la recherche scientifique, il est claire pour nous que pour développer l’espèce, la nature a créé, produit, et formé  tous les systèmes nécessaires qui prennent soin de la créativité idéale.

Mais d’autre part, un problème se pose avec l’existence ultérieure. Une fois qu’une partie de la nature grandit et « se dresse sur ses propres pieds», elle commence la lutte pour la survie et l’intégration dans l’environnement sans l’aide des parents. Cela arrive à toutes les créatures vivantes, mais parmi les gens cela prend les formes les plus difficiles parce qu’une personne doit se préparer à la vie dans une société qui est complexe et artificielle, construite sur une multitude de mécanismes. L’envie et la soif de pouvoir s’enflamme en elle, la poussant à s’opposer à d’autres. D’autres semblent avoir été efficaces, alors qu’il semble être à la traîne derrière eux en raison de sa nature ou en raison des circonstances.

La Nature, qui a pris grand soin de nous quand nous grandissions, maintenant nous place dans des conditions qui nécessitent des efforts pour survivre. Alors le Créateur existe-il ou non? Si tout allait bien, alors nous dirions: «Dieu merci. » Mais si tout n’est pas tout droit, qu’est ce que vous pouvez dire?

C’est le problème que le Baal HaSoulam décrit avant de parler de la tentative de le résoudre. 

De la leçon quotidienne de Kabbale 31/07/11

Une union d’égoïstes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Toutes les strates et tous les secteurs de la société israélienne sont fédérateurs pour protester contre les prix élevés du logement. Travaillent-ils dans la bonne direction? Que manque t-il à une telle union?

Réponse: Vous appelez cela « union », mais je ne vois rien de la sorte. A mes yeux, il n’y a pas de véritable union. Il est assez semblable à un complot entre deux hommes qui se sont unis afin de battre le troisième en place, ou une alliance de voleurs, qui tente de voler une banque. Ils ont une grande solidarité et se soucient vraiment de l’autre.

Donc, du point de vue de la Kabbale, les gens qui scandent des slogans dans la rue sont beaucoup plus attachés comme deux égoïstes qui veulent faire un peu d’argent au détriment du troisième. Ils n’ont pas une forme correcte de l’unité, et donc ils n’auront rien. Nous ne pouvons pas faire appel à eux encore, mais en fait, nous devons leur expliquer que l’Union doit être intégrale, pour le bénéfice de la nation toute entière. Il est impossible d’agir à l’unisson tandis que chacun poursuit ses propres intérêts égoïstes peu profonds. Dans ce cas, on aura toujours l’avantage au détriment de l’autre.

 Après tout, nous avons un «trésor» pour tous, et nous ne pouvons pas l’utiliser pour nos besoins personnels. Si nous le faisons, quelqu’un d’autre en manquera par la suite. Alors pourquoi devriez-vous être le seul à recevoir un « cadeau »?

Tout ceci doit être pris en compte. Aujourd’hui, à travers le monde, de telles initiatives réuniront des résultats positifs à une seule condition: si nous nous soucions du bien-être de la société et si nous sommes engagés dans le don sans réserve. Ensuite, nous commencerons à protéger les intérêts de toutes les couches de la société et ainsi nous réussirons.

 Si nous ne pensons pas en termes d’intégration et ne nous ne sentons pas concernés pour l’ensemble de la société, nous échouerons, et personne n’en bénéficiera, sauf des égoïstes enragés. Mais même eux ne gagneront pas le plaisir de cela continuant à boiter de crise en crise une crise ensemble avec tout le monde.

  De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale  27.07.2011″La Paix »

Comment surmonter le poids de l’égoïsme habituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est écrit que le travail intérieur doit devenir une habitude. Mais d’autre part, on doit quitter son monde et toutes ses habitudes antérieures, et entrez dans un lieu inconnu, de la façon dont le  Créateur  a fait partir Abraham, ou comme  traverser « la mer Rouge ». Comment puis-je franchir ce nouveau  chemin, car je pense que si je reste comme je suis, je vais rester au même endroit?

Réponse: C’est une observation très sage. L’habitude est bonne pour atteindre le niveau actuel. Mais afin de s’élever au-dessus, on doit quitter sa terre,  de la façon dont Abraham l’a fait. 
Laisser une vieille habitude signifie en acquérir une nouvelle. Mais nous sommes toujours en train d’acquérir une nouvelle habitude, une nouvelle nature, un nouveau degré.

Si je veux apprendre quelque chose, alors je prends exemple sur un spécialiste. Pour lui, cette science est devenue habituelle, mais pour moi- ça ne l’est pas. Il a une compréhension habituelle,  une atteinte, et un comportement, alors que je ne les ai pas. Mais je veux devenir  comme lui. C’est pourquoi je dois laisser mes habitudes, que j’ai acquises dans le passé et que j’ai au niveau actuel. Une fois que j’ai fini  de maitriser ce niveau, je m’attache à quelque chose de supérieur.

Cependant, quand je fais cela dans la spiritualité, je dois regarder le comportement interne du supérieur plutôt que le comportement extérieur. Je ne vois rien en regardant l’externalité. Je dois en quelque sorte discerner à quoi je dois m’attacher à l’intérieur de lui, ce qu’est la qualité que j’ai à révéler en lui, comment l’utiliser pour m’élever à son niveau et apprendre de lui.

Je dois lui demander de m’élever parce que je suis retenu par mes vieilles habitudes, comme par des freins. D’une part, elles me soutiennent à mon niveau, mais d’autre part, elles s’accrochent à moi et ne me laissent pas monter plus haut.

Je dois recevoir une force spéciale contre ces obligations, contre les habitudes, ce qui va me faire  sortir. Ces habitudes sont comme la gravité de la terre, comme un poids qui ne me permet pas de m’arracher à la terre. Si je pèse 70 kg , alors j’ai besoin d’une force plus grande que ce poids, afin de m’élever. Il faut au moins 71 kg. Sinon je ne vais pas monter.

Et la même chose arrive dans la spiritualité. Je dois demander au supérieur d’appliquer sur moi une force plus grande que mes habitudes et mes forces actuelles. Ce sont des mécaniques très simples.

Comment puis-je Lui demander d’annuler ma nature entière précédente, à laquelle j’étais tellement habitué ? Nous sommes comme des petits enfants qui sont si attachés à leur vieille couverture ou à un oreiller qu’ils s’accrochent à eux et n’acceptent pour rien au monde de s’en séparer.  C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement pour me permettre de laisser derrière mes  chères habitudes et acquérir quelque chose de nouveau, quelque chose de supérieur!

C’est comme si vous entendiez une voix intérieure vous dire, «Va, quitte ton pays»-c’est un réveil venant d’en haut. C’est ce que le Créateur a dit à Abraham. Nous sommes enterrés à l’intérieur de nos habitudes et sommes incapables de même penser à les quitter. A l’intérieur de mes habitudes, je me sens confiant et mieux que jamais. Si une personne ressent une quelconque aspiration à quitter ses habitudes, cela  lui vient d’En-Haut.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 19/08/2011, Shamati