Category Archives: Egoïsme

Comprendre l’importance du Créateur

939.02Question : La révélation du Créateur est-elle en réalité la révélation d’une nouvelle forme en soi ?

Réponse : La révélation du visage du Créateur est appelée la manifestation de Son importance car en fait c’est ce que je recherche. Il ne s’agit pas de la révélation du plaisir, mais de la révélation de Sa supériorité, de Ses attributs et de Sa perfection. Cela m’aide à respecter le Créateur plus que mon désir de recevoir.

Ce désir grandit constamment chez une personne. De plus en plus de Reshimot (enregistrements spirituels) émergent. Autrement dit, la ligne gauche s’accroît en elle. Elle a alors besoin de révéler le visage du Créateur comme un être plus grand, plus exalté, qui l’influence davantage afin qu’elle puisse résister au désir de recevoir et respecter le Créateur plus que son désir égoïste. Cela signifie que l’être humain a la force d’agir afin de donner.

Il s’ensuit que le désir de recevoir a été originellement créé à l’échelle du Créateur ; tous deux sont d’égale grandeur. Cependant, l’intensité de ce désir n’est ressentie qu’à la mesure de la capacité à le surmonter, tout en révélant le Créateur comme étant important et grand.

À chaque fois, c’est comme un jeu. Au départ, le désir de recevoir nous est caché ; nous n’en percevons qu’une infime partie sous la forme de la réalité de ce monde. A vrai dire, il s’agit de la même réalité générale simplement appelée « ce monde » car nous la percevons sans tenir compte du Créateur.

Tout le reste, en dehors de ce niveau, est déjà perçu en accord avec la réalité du Créateur, c’est-à-dire que nous ressentons réellement le Créateur ; c’est ce qu’on appelle le Monde Supérieur. « Tout le reste » signifie que nous prenons déjà en compte l’importance du Créateur par rapport à celle du désir de recevoir.

Ce désir grandit progressivement, partant de son état le plus bas et le plus infime, jusqu’à atteindre le niveau du Créateur. Il nous est utile de demander sans cesse au Créateur de nous révéler toujours davantage Son importance, Sa grandeur et Sa supériorité. Et lorsque nous révélons le Créateur et choisissons de Lui plaire plutôt que de servir notre ego, alors nous adhérons à la forme du Créateur, nous l’absorbons, nous l’adoptons, et elle devient véritablement la nôtre.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Article 29, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Justifier un ami

571.03Question : Comment est-il possible de voir les autres comme imparfaits, de percevoir leur désir de recevoir sous une forme non corrigée, mais sans le voir en soi ?

Réponse : Comment se fait-il qu’une personne regarde les autres et voit qu’ils sont tous dans le désir de recevoir, alors que ce n’est pas son cas ?

Le Rabash donne un exemple très simple : j’ai un enfant, et mon voisin en a un aussi. Mon enfant est mignon, adorable, intelligent et bien élevé. Je le regarde et je vois un petit homme. Mais lorsque je regarde l’enfant du voisin, il me paraît sale, ignorant, négligé, malpoli et bruyant. Pourquoi ? Tout est une question d’attitude.

Mon enfant est-il différent de celui du voisin ? Ce sont tous deux des enfants, il n’y a pas de différence, mais je vois le bon côté chez mon enfant, et le mauvais chez celui du voisin. Autrement dit, vous et vos amis êtes semblables. C’est seulement moi qui peux me justifier, je sais pourquoi je suis ainsi. Mais pourquoi mon ami est-il comme ça ? Voilà la différence.

Plus tard, vous découvrirez quelque chose de différent, vous verrez des choses négatives en vous et des choses positives chez votre ami, et alors vous commencerez à l’envier. Ce sera une bonne envie. Au début, elle sera mauvaise, puis peut-être bonne, lorsque vous voulez vous rapprocher de lui pour apprendre de lui et grandir grâce à son aide. Vous lui donnerez sans réserve, et il vous rendra la pareille.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 20/01/2026

Pour que le Créateur soit satisfait

629.3Question : Est-ce qu’une personne craint toujours que le Créateur ne lui donne rien ?

Réponse : Une telle crainte est toujours présente chez une personne. Si je crois même un peu que je reçois du Créateur, alors je crains qu’Il ne me donne rien. Je cours de ce fait à la synagogue, je fais une aumône, je fais n’importe quoi juste pour recevoir de Lui.

Cela n’a rien à voir avec la Kabbale. La Kabbale nous enseigne comment nous devrions nous relier au Créateur pour Lui plaire, sans aucun lien avec nous-mêmes.

Tout d’abord, nous faisons une restriction (Tsimtsoum) et acquérons les qualités de Bina, qui ne sont liées à aucun calcul nous concernant, mais existent uniquement dans le but de donner sans réserver (« Al menat lehashpia »). Nous recouvrons notre désir de recevoir afin qu’il n’ait aucun contact quel qu’il soit avec la réception, et ce n’est qu’alors que nous commençons à recevoir pour le bien du don sans réserve.

La méthode de la Kabbale est la seule méthode qui fonctionne à l’inverse. Toutes les autres méthodes reposent sur le principe « Je Te donne, Tu me donnes ». Il s’agit d’un échange, d’un calcul : « Tu veux des commandements ? Je les accomplirai, et Tu me combleras, Tu combleras ma vie, Tu me donneras la santé, de l’argent, l’honneur, le respect, une famille, afin que tout aille bien. »

Le hassidisme et d’autres méthodes sont fondés sur cette approche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Faire attention aux pauvres

239Il est écrit : « Faites attention aux fils du pauvre… car c’est d’eux que sortira la Torah. » Celui qui se sent pauvre, qui ne possède pas les véritables récipients (Kelim) pour recevoir la Lumière de la révélation du Créateur, est appelé pauvre. Par exemple, « pauvre en connaissance ».

Que signifie «Faites attention » ? En réalité, on néglige ces états, on les refuse et on fuit le sentiment de pauvreté lorsqu’on ne possède rien. Après tout, le désir de recevoir, l’égoïsme, est par nature réfractaire à la souffrance, telle est sa nature.

On se rassure toujours et on refoule le sentiment de manque, le sentiment d’un problème. On ne se sent pas prêt à révéler ses véritables désirs.

L’égoïsme est prêt et aime donner à une personne l’occasion de s’apitoyer sur son sort et de se « ronger », mais cela ne s’appelle pas un sentiment de pauvreté.

Ici, le sentiment de pauvreté est un manque de force pour donner sans réserve, et ici, le désir de recevoir ne nous laisse aucune opportunité, il nous en éloigne toujours. C’est pourquoi il est écrit « Prenez garde aux fils du pauvre », c’est-à-dire que nous devons prêter attention précisément aux conséquences du sentiment de pauvreté, à ce que j’exige en conséquence. Après tout, c’est précisément depuis cette demande que jaillit la Torah, et c’est de là que provient la Lumière qui ramène à la source. Le Kli pour recevoir la correction est appelé « le pauvre ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18-19/01/2026

Le travail du Créateur avec les êtres créés

232.01Lorsqu’une personne franchit la Makhsom (Barrière) et possède déjà des récipients de don sans réserve, le Créateur recommence à lui révéler la récompense et le châtiment. Et malgré cela, la personne doit toujours préférer la connexion avec le Créateur car elle désire fusionner avec la vie véritable, avec sa racine.

Si auparavant elle jugeait le Créateur selon la récompense et le châtiment dans les récipients de réception, elle Le juge désormais selon la récompense et la punition dans les récipients de don sans réserve. Ainsi, les récipients de réception sont unis aux récipients de don sans réserve, et l’on dit qu’il corrige d’abord la double dissimulation, puis la simple. Le Créateur œuvre donc constamment avec l’être créé. Dans Son « jeu » avec le désir de recevoir, Il peut élever l’être créé au-dessus de ce désir à chaque fois.

Lorsqu’Il donne un plus grand désir de recevoir, la récompense et la punition apparaissent à l’individu comme plus importants, et c’est sur cette base qu’il s’attache à la racine. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison. Ainsi, il se connecte de plus en plus au Créateur jusqu’à ce que tout son désir de recevoir se mette en action ; la récompense et la punition deviennent alors immenses et emplissent tout le volume de son âme.

Il s’avère qu’il a pleinement réalisé la récompense et la punition afin d’adhérer pleinement au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que Sa providence est cachée et révélée ? » du 25/01/2026

En quoi pouvons-nous être égaux ?

232.06Question : Le principe fondamental de l’Union soviétique était que tout le monde devait être pareil. Quel est l’intérêt de cette uniformité ? Qu’apporte-t-elle ?

Réponse : La Kabbale ne parle pas de cela. Elle affirme que chacun doit être égal, mais chacun à sa manière, dans la pleine réalisation de son âme, et les âmes sont fondamentalement différentes.

Si l’on considère les 613 désirs et qu’on les représente linéairement, on constate qu’ils forment ensemble une sorte de spectre. Or, une fois ces 613 désirs alignés selon leur niveau, chacun décrit une courbe différente.

Autrement dit, chaque personne a ses propres désirs. Mais lorsque chacun s’exprime pleinement, ils le font dans le don sans réserve envers l’ensemble du système, envers autrui. Et en cela, tous sont égaux. En d’autres termes, nul n’est semblable à un autre, ni par la quantité ni par la qualité du don sans réserve, et pourtant tous sont égaux en ce que chacun agit au maximum de ses capacités, selon sa propre singularité.

Par conséquent, l’interprétation erronée de l’égalité consiste à rendre tout le monde identique, de sorte qu’on ne puisse pas distinguer une personne d’une autre. Au contraire, en réalisant nos âmes autant que possible, nous différerons les uns des autres autant que possible.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Tout le monde devrait être pareil » du 01/10/2010

Au lieu de « moi » : « le groupe »

938.01Quelle est la connexion entre nous ? Dans la mesure où nous avons une connexion les uns avec les autres et que nous la préservons, alors à partir de cette connexion, nous nous connectons avec quelqu’un d’extérieur. De plus, il se peut que seul l’un d’entre nous se connecte à une personne extérieure, mais il le fait à partir de la connexion créée par le groupe tout entier.

Se connecter à partir de cette connexion entre les amis signifie que chaque ami se ressent ainsi, se présente comme un représentant du groupe entier et se connecte à quelqu’un au nom du groupe entier.

Question : Que signifie le fait de se ressentir comme le groupe tout entier ?

Réponse : Ce sont déjà des sensations intérieures. Mais s’il existe une connexion entre les amis dans le groupe, alors en chacun d’eux, au lieu de son « je », il y a la notion de « groupe », et le « je » s’efface. Si le « je » disparaît et que le « groupe » apparaît à sa place, alors, grâce à cette qualité appelée « le groupe », on se connecte à une personne extérieure.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, «  la peur et de la joie » du 07/01/2026

Un pas au-dessus

79.01Question : Comment une personne voit-elle que ses récipients de don sans réserve ne sont pas corrigés ? En quoi cela s’exprime-t-il ?

Réponse : Cela se manifeste par le fait que la personne demande au Créateur de la corriger. Et le Créateur comprend que cela fait partie de Sa contribution à la correction de toute la création et, par conséquent, Il la corrige.

Alors, la personne s’élève déjà d’un pas au-dessus. Voilà comment cela se produit.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Hanoucca » le 20/12/2025

À la mangeoire vide

294.2Nous devons montrer à l’humanité qu’il existe un remède à la mort, un élixir d’immortalité. Mais pas d’une manière qui permette à chacun d’en faire l’expérience, de l’essayer et puis c’est tout ; je ne lui en donnerai pas plus.

Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, au fil de plusieurs mois, on lui montre un peu qu’il existe d’autres états et qu’elle les traverse constamment.

Elle voit qu’il y a quelque chose qui change en elle : sa psyché, sa psychologie, son attitude envers le monde, envers la vie et envers elle-même ; sa conscience s’élargit, elle commence à penser sur deux plans : le spirituel et le terrestre.

À un parfait inconnu, il suffit d’expliquer brièvement la méthode, de donner des exemples logiques. Le Baal HaSoulam écrit dans le livre La Dernière Génération qu’il n’y a pas d’autre issue.

Nous voyons dans les exemples de notre monde comment, malgré tout, on nous aide à montrer que quelque chose doit être fait avec le monde et avec nous-mêmes. Si notre monde était en bon état, il serait bien plus difficile d’arracher une personne à cette source de nourriture matérielle. Mais en l’état actuel des choses, elle constate que la mangeoire est déjà vide et que bientôt tout sera fini.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le quai de Harry Potter » du 04/10/2010

La pertinence de la diffusion

271Question : Comment la diffusion devrait-elle s’exprimer ? Existe-t-il certaines limites que nous ne pouvons pas franchir ?

Réponse : Les limites devraient être celles qui sont acceptables et décentes, sans crainte, sans équivoque ou sous-entendus. Simplement, directement. Mes amis, regardez où nous en sommes aujourd’hui : d’un côté, le chemin de la souffrance, de l’autre, le chemin de la correction. Et vous commencerez immédiatement à vous percevoir différemment, vous et le monde.

Oui, ce n’est pas facile. Mais c’est simple si nous sommes ensemble. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie un changement dans les relations sociales. Cela signifie de nouvelles relations sociales fondées sur la fraternité, la camaraderie, l’entraide, sur le fait que nous sommes les éléments d’un seul et même système. Commençons à nous construire exactement comme ce système existe en nous. Ce réseau existe entre nous.

Acceptons d’abord de ne pas nous nuire les uns aux autres comme objectif. Partout (à la maison, au travail, en voyage, où que vous soyez), considérons-nous comme membres d’une seule et même famille.

Commentaire : Cet instinct est caractéristique des fourmis protégeant leur fourmilière.

Ma Réponse : Quelle importance ? Grâce à cela, vous atteignez le niveau du Créateur ! Et en réalité, aujourd’hui, vous êtes une fourmi.

En appliquant les lois de la Kabbale, nous ne nous avilissons pas mais nous nous élevons, car dans la connexion correcte qui nous unit, nous révélons la force supérieure de la nature.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 2012 » du 25/08/2010