Category Archives: Egoïsme

Une période d’hésitation

533.02Question : Pouvez-vous donner un exemple de la façon de s’élever au-dessus d »un état égoïste ?

Réponse : L’état le plus fréquent qu’une personne traverse est celui où un événement « désagréable », une sorte d’incident négatif, est orchestré d’en haut, puis manipulé, soi-disant pour le révéler au monde entier. De ce fait, la personne se retrouve dans un état de contrainte, d’anxiété intense et de stress, craignant terriblement pour sa réputation.

Elle subit des pressions venant d’en haut pour montrer à quel point elle s’aime et à quel point elle est réticente à sacrifier son ego pour toute pensée spirituelle, à quel point elle est même prête à fuir le travail spirituel juste pour ne pas être exposée ou se révéler d’une manière ou d’une autre, afin que son insignifiance ne soit pas montrée. Ce sont là les exercices habituels exécutés d’en haut sur notre égoïsme.

Il est facile d’en parler, mais lorsqu’on se trouve réellement dans de tels états, les vivre pleinement est presque impossible. On oscille constamment sur cette frontière : soit la spiritualité est importante pour moi, soit mon ego, ma honte. On ne cesse d’examiner et de réexaminer cette question. Cet état est donné pour qu’on s’efforce constamment de comprendre qu’il faut suivre la voie du don sans réserve et s’élever au-dessus de sa honte. On ne peut l’ignorer.

Je crois qu’un jour des films et des livres seront créés sur ce sujet et que viendra le temps où ils seront publiés, non seulement sous une forme purement didactique comme aujourd’hui, mais aussi dans des styles plus populaires et accessibles à un plus grand nombre.

Nous savons qu’aujourd’hui nos sources ne sont comprises que par un faible pourcentage de la population. Par conséquent (comme le rêvait le Baal HaSoulam), nous devrons écrire de nouveaux livres, créer de nouveaux films et de nouveaux outils médiatiques qui permettront à chacun d’atteindre émotionnellement ces états, car la raison seule ne suffit pas. Ces outils devraient préparer l’individu, par le biais des sentiments, des définitions intérieures et des analyses internes, à la perception des influences spirituelles.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Au-delà du Makhsom » du 12/09/2025

Préparez-vous à entrer dans la spiritualité

235Question : Tout ce que nous faisons pendant la période de préparation vise-t-il à nous désillusionner quant à nos capacités ?

Réponse : Bien sûr ! La première phase est nécessaire pour confirmer que tout mon être est fondamentalement égoïste dans toutes mes pensées, mes actions et mes désirs.

Cet égoïsme me déconnecte du Créateur ; c’est là le point essentiel. Je ne suis pas simplement égoïste, non. Cet égoïsme me déconnecte tellement du Créateur que je commence à me mettre en colère contre moi-même, contre les autres et contre Lui, et je me demande pourquoi cela arrive. Je suis en proie à un conflit intérieur entre Lui et moi, et je ne sais pas si je dois Le justifier ou non pour ce qui m’arrive.

Les choses les plus désagréables, les plus terribles, m’arrivent avec une telle introspection et une telle analyse qu’une personne ordinaire n’y est pas confrontée. Pour me montrer la bassesse de l’égoïsme, je suis confronté à des situations où je suis terriblement embarrassé en société et où je crains par-dessus tout de « dévoiler » mes pensées et désirs inavouables, de peur d’être jugé ou marginalisé.

Ces sensations sont délibérément envoyées d’en haut pour ébranler l’individu afin qu’il s’élève au-dessus de ses états, qu’il ne les traite plus avec indifférence et qu’il réalise qu’ils sont tous le fruit de son égoïsme. Autrement dit, pour être dans la propriété du don sans réserve, vous devez ne pas penser à vous-même mais vous devez être au-dessus de vous-même, pas pour éviter la honte, mais pour révéler vraiment que la propriété du don sans réserve vaut tous les sacrifices.

Ainsi, il existe des introspections si profondes qu’elles sont indescriptibles. Je crois que dans le futur, des œuvres d’art décriront ce dont les kabbalistes parlent dans leurs articles, mais sous une forme plus artistique et psychologiquement plus nuancée.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Au-delà du Makhsom » du 12/09/2010

Ce qui nous donne la vie

276.02Question : Il est clair que la pluie est une bénédiction pour la terre, etc. Mais quelle est la signification du mot « pluie » ? Que signifie-t-il pour une personne ?

Réponse : Le mot « pluie » contient le fondement, la racine, le commencement de toute vie corporelle. Car la pluie est essentiellement une bénédiction qui descend du ciel sur la terre. Elle symbolise la bienveillance du Créateur envers Ses créations.

Question : Veuillez m’expliquer, dans le cadre du travail intérieur et spirituel d’une personne, que signifie la pluie ? Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : La pluie est une grande bénédiction spirituelle bienveillante qui descend d’en haut et se manifeste dans notre monde corporel sous la forme de pluie, d’eau qui descend du ciel.

Question : Quelle est cette grande bénédiction pour mon cœur, pour mon âme ?

Réponse : C’est ce qui nous soutient ; c’est ce qui nous donne la vie.

Question : La pluie, précisément ?

Réponse : Oui, l’eau, précisément. Cela fait aussi référence à l’eau spirituelle : les eaux supérieures et les eaux inférieures. C’est la force de la nature, la bonté du Créateur envers nous qui descend et s’exprime corporellement par Ses actions sur nous.

Question : Quand quelqu’un dit « Mon âme est morte, je suis desséché intérieurement, tout en moi est desséché », est-ce une demande de pluie ?

Réponse : Oui, cet état peut être effrayant. Tout comme nous sommes immergés dans l’eau dans le ventre de notre mère et en sortons avec les eaux. Ces choses ne sont pas simples.

Question : Alors, concrètement, demandons-nous la pluie chaque fois que nous ne nous sentons mal ?

Réponse : Oui. La pluie, l’eau, signifie Hachamim, la miséricorde. Et c’est pourquoi nous la demandons.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » le 12/11/2025

Vous n’avez pas à perdre la tête même dans la spiritualité

222La création est un désir vide, tandis que le Créateur est Lumière. Comment ce vide peut-il être connecté à la Lumière alors que ce sont deux opposés absolus ? Autrement, la création dont la nature même est une volonté vide de recevoir resterait vide à jamais.

Comment ces deux opposés peuvent-ils s’unir ? Après tout, selon la loi d’équivalence de forme qui régit toute la nature, ils ne peuvent se rapprocher ni s’unir, comme des pôles opposés. Il est donc nécessaire de mélanger le désir de recevoir et celui de donner sans réserve.

Dans le Rosh (tête), l’intention de recevoir pour donner sans réserve s’élève. Mais dans le Gouf (corps) s’éveille la force égoïste, celle de recevoir pour soi-même. Ainsi se produit une brisure entre la tête et le corps, une perte de connexion entre eux, l’incapacité de penser et d’agir à l’unisson.

Une seule pensée réside dans la tête tandis qu’un désir complètement différent se trouve dans le corps. Le cœur et l’esprit ne sont plus ensemble.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 07/07/2010

Atteindre l’indépendance

443La création requiert deux aspects, deux qualités sans lesquelles elle ne peut se distinguer du Créateur. Elle ne perçoit que ce qui existe en elle-même et par conséquent, il n’y a pas de Créateur en dehors de la création.

Seul le premier acte, la création de quelque chose à partir de rien, semblait extérieur, émanant de l’essence éternelle et parfaite. C’est ainsi que les kabbalistes révèlent ce message : la propriété du don sans réserve a créé le point noir de la création, quelque chose d’extérieur à elle-même.

Toutes les actions ultérieures se déroulent au sein de la création, à l’intérieur de ce point même. En lui, la Lumière commence à se répandre, la qualité du don sans réserve commence à se manifester et, par comparaison avec elle, la création apprend à se connaître, elle perçoit la différence entre recevoir et donner sans réserve.

Ayant réalisé sa nature, la création éprouve naturellement un immense désir de correction, d’atteindre l’égalité et la ressemblance maximales avec la qualité originelle du don sans réserve.

Une partie de ce processus s’opère par la force. Deux qualités opposées agissant l’une sur l’autre provoquent la descente des mondes jusqu’à ce que leur interrelation donne naissance à quelque chose de particulier : une qualité intermédiaire, neutre, qui n’appartient ni à la réception ni au don sans réserve, ni à la qualité du Créateur ni à celle de la création.

A l’intérieur de la création, entre l’impureté et la sainteté, surgit la Klipa Noga, une part neutre. Cette nouvelle réalité confère à la création son indépendance, la capacité de s’exprimer. De plus, la création est désormais non seulement capable mais aussi tenue de décider de ce qu’elle est et de ce à quoi elle se rapporte.

Cela exige un travail particulier car la création doit accepter les deux forces opposées de manière égale. Mais alors, comment peut-elle déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais ?

Ce dilemme se reflète en nous, il se manifeste comme la Lumière et les ténèbres, comme la confusion des sensations, comme la foi au-dessus de la raison, comme quelque chose qui apparaît et disparaît. Cette qualité intermédiaire s’exprime dans nos pensées et nos désirs jusqu’à ce que, finalement, nous atteignions une position indépendante pour révéler notre indépendance en elle par notre propre décision.

C’est très difficile. La nature nous prépare à devenir indépendants en dehors d’elle-même, en dehors de la création. Nous contemplerons alors le Créateur et la création, l’univers tout entier, d’un point de vue extérieur. C’est à cela que nous préparent les deux forces opposées.

En nous appuyant sur la qualité médiane, nous intégrons à la fois la sainteté qui se trouve au-dessus d’elle et l’impureté qui est en dessous, afin de nous construire comme un être spirituel complet, un Partsouf. En lui, le Créateur et la création fusionnent en un seul être grâce à notre juste usage de ces deux forces, et nous embrassons la création tout entière en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Les Principes de l’Éducation Globale » du 27/03/2011

Voir la réalité du Créateur

928La foi au-dessus de la raison nous permet de voir la réalité telle que le Créateur la voit.

D’ordinaire, nous percevons le monde à travers notre connaissance égoïste, à travers le prisme de l’intérêt personnel. Le Créateur nous a délibérément créés au sein de cet égoïsme, où nous nous ressentons, ainsi que le monde, séparés et limités.

Mais par la foi au-dessus de la raison, nous nous élevons au degré du don sans réserve, au niveau de Bina, et nous entrons dans la vision du Créateur, dans Son monde, dans Sa perception de la réalité.

Par conséquent, la foi au-dessus de la raison n’est ni une illusion ni de l’imagination. Au contraire, elle nous transporte dans le monde véritable, le monde de la vérité. Alors, nous nous voyons à l’intérieur de la réalité du Créateur et contemplons toutes choses à travers Ses yeux.

La foi au-dessus de la raison est le degré le plus élevé, l’attribut de Bina, du don sans réserve, la qualité même du Créateur. Lorsque nous entrons dans cette qualité, nous l »appelons par rapport à nous la foi au-dessus de la raison, car la raison représente la vision de notre égoïsme, tandis que la foi représente le degré de Bina, le don sans réserve, le niveau du Créateur.

Ainsi, lorsque nous aspirons à la foi, nous ne devenons ni rêveurs ni idéalistes. Au contraire, ce faisant, nous atteignons le monde de la vérité, une réalité préservée de notre égoïsme.

Extrait de la Préparation à la Leçon quotidienne de Kabbale du 23/06/2020

La psychologie dans une impasse

423.02Question : Pourquoi le Baal HaSoulam avait-il un respect particulier pour la psychologie matérialiste ?

Réponse : Parce qu’à l’échelle de notre monde, elle explique tout correctement ; cependant, à l’instar des autres problèmes de notre monde, elle aboutit à une impasse.

Que pouvons-nous faire dans le monde avec notre psychologie actuelle ? Nous étudions l’être humain par tous les moyens possibles, nous sommes prêts à investir des milliards de ressources et d’efforts, et pourtant nous n’obtenons aucun résultat car nous ne prenons pas en compte le monde intérieur d’une personne.

La psychologie est comme un outil avec lequel je voudrais ouvrir une personne, regarder à l’intérieur, creuser, comme on le fait avec un ordinateur ou un moteur, afin de découvrir comment elle fonctionne, comment la corriger, l’ajuster, l’adapter à moi-même, comprendre quels sont ses problèmes, etc.

Mais en réalité, la psychologie ne m’aide pas dans cette voie. C’est comme essayer d’utiliser un tournevis et un marteau pour pénétrer à l’intérieur d’un mécanisme moderne composé de toutes sortes de circuits électroniques afin de le comprendre. C’est impossible de travailler de cette façon.

Pourtant, nous ne pouvons agir autrement car notre égoïsme, à travers lequel nous observons et étudions autrui, est très unilatéral et vil. Il nous empêche de comprendre ses motivations, ses ressources, ses causes et ses problèmes. Nous avons l’impression que la psychologie est inadaptée aux enfants, aux adultes, aux couples mariés, à tout le monde. Nous ne comprenons pas les gens et sommes incapables de les cerner. C’est le problème majeur de notre société : nous ignorons nos propres besoins.

Naturellement, la Kabbale remplace complètement la psychologie. Elle l’utilise lorsque c’est possible puis la développe car la psychologie ne peut évoluer d’elle-même. C’est pourquoi nous accueillons favorablement la psychologie matérialiste, mais nous devons d’abord la faire évoluer vers le domaine de la Kabbale.

Remarque : D’ailleurs, de nombreuses personnes ayant étudié ou poursuivant des études en psychologie s’intéressent à la Kabbale.

Ma Réponse : Naturellement, je suis certain qu’à l’avenir tous les psychologues et les philosophes se tourneront vers l’étude de la Kabbale car ils y trouveront des réponses aux questions auxquelles la psychologie ne peut répondre.

Extrait de KabTV, « Les Fondements de la Kabbale » du 13/12/2018

125 étapes vers l’Infini

534La Lumière nous a créés avec le désir d’avoir du plaisir, et cette même Lumière le soutient et le développe. Nous creusons sans cesse à l’intérieur de ce désir de plus en plus en profondeur, du niveau zéro (Bkhina Shoresh) jusqu’au quatrième niveau final (Bkhina Dalet).

En travaillant à une profondeur toujours plus grande du désir et en le transformant de la réception au don sans réserve, du mal au bien, nous révélons une nouvelle réalité en lui appelée le monde spirituel.

C’est-à-dire que nous réalisons et exploitons ce désir d’avoir du plaisir à travers les phases 0, 1, 2, 3 et 4, le transformant grâce à la Lumière depuis la puissance de l’intention égoïste initiale, du mal et de la haine révélés dans les couches de ce désir, jusqu’à l’amour, la bonté et le don sans réserve.

Dans ce désir d’avoir du plaisir, nous découvrons un nouveau monde, 125 étapes ou cinq mondes, selon le désir que nous sommes déjà capables de transformer de la haine à l’amour envers notre prochain ou le Créateur, la Lumière, et de la réception au don sans réserve.

Et le mal bien sûr demeure ! Sinon, sur quoi fonder la bonté ? Comment apprécier le bien s’il n’y a pas de mal ? Le désir d’avoir du plaisir ne peut rester empreint de bonnes intentions que s’il traverse tous les états opposés sur lesquels nous nous trouvons, et s’il s’élève telle une échelle jusqu’à une hauteur de 125 échelons, retournant au Monde de l’Infini.

Par conséquent, toute cette tension persiste, tout le potentiel par lequel nous pouvons nous élever au-dessus de la haine, la révélant à chaque fois à des profondeurs toujours plus grandes.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Une transgression n’éteint pas une Mitsva » du 10/08/2011

L’obstacle principal

231.01Question : Quel est l’obstacle le plus important à la révélation des étapes du développement du désir en soi ?

Réponse : L’obstacle réside dans le fait que nous devons découvrir le Kli (Récipient), le désir (Ratzon) dans lequel la Lumière s’exprimera pleinement.

Il existe ici de nombreuses nuances et composantes. Nous allons continuer à étudier cela et à l’appliquer.

Extrait de la 3e partie du Cours quotidien de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 10/09/2025

« Soit tu me corriges, soit tu me tues »

281.02Question : Mes amis et moi devons parvenir à une requête au Créateur : « Soit tu me corriges, soit tu me tues. » Mais en regardant dans mon cœur, je vois que je suis comme un chat qui grâce à son environnement a été dressé à marcher avec un plateau, et si une souris passe, je me précipiterai à sa poursuite. Comment parviendrai-je à un désir sincère ?

Réponse : Cela n’est possible que sous l’influence de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon). Pensiez-vous pouvoir y arriver seul ?!

Question : Le désir doit-il être tel que la Lumière agisse ?

Réponse : Non ! Vous ne pouvez pas avoir un tel désir. D’où viendrait-il ? Vous êtes égoïste par nature. Si vous vous annulez légèrement devant les autres égoïstes, alors le Créateur répondra à votre annulation mutuelle.

Lorsque vous créez au centre de la dizaine un tel champ où chacun d’entre vous s’annule, un espace vide se forme, un point blanc. Le Créateur agira sur cela.

Question : Nous en arriverons donc au désir « plutôt mourir que de vivre », ou est-ce impossible ?

Réponse : Vous en arriverez au désir de vous unir grâce à la jalousie, lorsque vous vous montrerez les uns aux autres à quel point chacun de vous a déjà progressé. Alors votre ego vous forcera à être différents.

Extrait de la 5e Leçon du congrès en Moldavie, le 07/09/2019